Archive de juin, 2009

Alcool : peut-on s’en passer?


L'alcool est un lubrifiant social

Récemment, j’ai eu l’idée (saugrenue?) de ne plus boire du tout d’alcool. C’était une résolution ferme. J’avais de bonnes motivations. D’une part, j’ai lu que l’alcool pouvait être à l’origine de mes crises d’algie faciale – une maladie rare provoquant des maux de tête terribles. Et puis ça me semblait sympa de dire au revoir à tous les autres désagréments de l’alcool : la gueule de bois du lendemain, le gros bide de la bière, la conduite en état d’ébriété sans oublier le cancer du foie!

A côté de ça, j’avais commencé à sortir en boîte avec un ami qui ne boit pas. Et ça ne l’empêchait pas de s’amuser. Alors je lui ai emboîté le pas, et finalement, c’est vrai que j’arrivais quand même à être dans l’ambiance, à danser sur la piste et aller aborder des inconnues. Alors je me suis dit que je pourrais peut-être bien m’affranchir de l’alcool.

Le hic(sans jeu de mot) c’est que l’alcool est tellement ancré dans les moeurs qu’on ne peut pas refuser de boire en toute situation. Dans le film Roger Dodger, il y a une réplique révélatrice, où un adolescent qui refuse de boire se voit répondre par son oncle : “l’alcool a été un lubrifiant social pendant un millier d’années, et tu crois que tu vas t’asseoir ici ce soir et réinventer la roue?” (précisons bien aussi que ça se passe à Londres).

Il est vrai que, en particulier dans la culture occidentale, ce serait être bien naïf de penser qu’on va pouvoir échapper au système. Moi-même lorsque je suis récemment retourné en France pour une fête de famille, j’ai réalisé combien ce serait vu comme une offense, comme un signe de ne pas vouloir faire honneur à la fête si j’avais dit non à l’alcool. D’autant qu’on m’a toujours vu boire…

Refuser de boire de l’alcool, c’est comme vouloir rester trop sérieux, raisonnable. On privilégie la santé sur la fête. On dit non aux plaisirs de la vie par peur de braver la mort. Et la peur ce n’est pas viril du tout pour nous les hommes. Celui qui a peur de s’envoyer en l’air ne sera probablement pas un bon coup au lit. ;)

Alors au lieu de dire “ça me donne mal à la tête”, j’aurais pu trouver d’autres excuses plus convainquantes. Du genre : “je suis sous antibiotiques”, “je m’entraîne pour un marathon” ou carrément “mon père battait ma mère sous l’emprise de l’alcool”.  Mais ça n’empêcherait pas d’être mis un peu de côté, de passer pour un marginal. On se rends compte que dire au revoir à l’alcool, c’est dire au revoir à beaucoup dopportunités de rencontre.

C’est là qu’on voit toute la difficulté qu’ont certains alcooliques qui dépendent physiquement de l’alcool à arrêter de boire. Même en sensibilisant leur entourage à leur maladie, ils ne pourront pas échapper au rituel de l’alcool lors de nouvelles rencontres. Moi-même il y a quelques jours, j’avais à peine discuté avec un groupe de mauriciens attablés à un restaurant qu’ils m’avaient déjà commandé une bière, suivie d’une autre avant que j’ai terminé la première. Dur dur de refuser ce rituel d’hospitalité.

Maintenant si on admettait que les moeurs évoluent, et que la raison du plus grand nombre ne nous impose plus de boire. Est-ce qu’on se contenterait de choses plus saines comme la musique, la danse et le rire?

D’après le livre de Ronald Siegel Intoxication : The Universal Drive for Mind-Altering Substances, rien n’est moins sûr. Selon lui, la recherche de substances qui altèrent l’esprit est une tendance naturelle. Ce serait même le quatrième instinct après la soif, la faim et le sexe. Et nous la partageons avec les animaux. Ainsi s’emblerait-il que les amérindiens des andes aient découvert les vertues des feuilles de coca en observant les lamas qui se nourrissaient avec frénésie de ces mêmes feuilles!

Donc finalement, on peut facilement prédire que le recul de l’alcool serait au bénéfice d’autres drogues. Ronald Siegel utilise une belle analogie pour illustrer cela :

Interdire de consommer des drogues pour prévenir les problèmes qui y sont liés serait comme interdire d’avoir des relations sexuelles pour prévenir la propagation du sida

Notre tendance à consommer des drogues comme remède à notre condition humaine n’est donc pas près de disparaître, et nous devons l’accepter. D’ailleurs on peut s’apercevoir que nous consommons déjà beaucoup d’autres substances actives au quotidien par le biais de la cigarette, du café, du thé ou du chocolat.

Le défi est maintenant de consommer les drogues de façon responsable. Boire l’alcool de façon modérée, fumer sans déranger. Voire mieux : trouver des drogues moins nocives pour la santé et la vie en communauté. Certaines solutions existent déjà : par exemple les patchs de nicotine évitent de s’entartrer les poumons. Bon évidemment dans ce cas précis on perd la plupart des codes sociaux des fumeurs : produire de belles volutes de fumées, demander du feu à une demoiselle ou prétendre qu’on est occupé quand on ne fait rien. Mais on trouvera bien un jour quelquechose qui se rapproche de la drogue parfaite.

Pour répondre à la question posée par cet article, on pourra conclure que l’arrêt de l’alcool sera d’autant plus dur que vous êtes dans une société qui en est dépendante. Ainsi arrêter de boire à Londres sera beaucoup plus dur qu’arrêter en Iran où l’Islam l’interdit. Cela dit, comme le souligne cet article, il est à noter que beaucoup résistent à l’interdiction en Iran, donc si on vous offre de l’alcool là-bas, ça sera peut-être encore plus difficile de refuser qu’en Europe étant donné les risques encourus pour vous en trouver!

Pour ma part, je m’en tiendrai à une consommation occasionnelle comme je l’ai toujours fait, m’en servant comme tremplin pour de nouvelles rencontres si nécessaire ou comme moyen pour me lâcher les jours de grande fête entre bons amis. Car finalement la vie serait trop sérieuse sans jamais boire d’alcool! [EDIT : 02/07/09 : suite au commentaire de ambiome, je voudrais tempérer la dernière phrase pour ceux qui souffrent de dépendance à l'alcool. Un arrêt total sera probablement dans votre cas le meilleur moyen de vous guérir.]

Cet article est ma contribution au festival A la Croisée des Blogs du mois de Juillet, dont le thème était “s’affranchir d’une dépendance” et organisé par Guillaume du blog S’améliorer.com.

En projet : liste des forums francophones sur le développement personnel

forums

Si vous lisiez C’éclair! début 2008, vous avez dû voir passer un article où j’avais demandé aux lecteurs de citer les blogs sur le développement personnel qu’ils connaissaient afin de bâtir une liste complète. Ca avait débouché sur la création d’un annuaire publié sur le domaine developpementpersonnel.org, que j’avais acheté pour l’occasion.

Je vous propose aujourd’hui d’utiliser la même approche, mais cette fois-ci pour les forums. Car soyons clairs, les forums et les blogs sont deux sources majeures de contenu sur le web. En outre, de plus en plus de blogs se dotent d’un forum. Et d’ailleurs je ne saurais trop vous rappeler de réagir sur les forums de C’éclair!, qui vivent grâce à vos messages.

J’ai déjà créé une ébauche de la liste que vous trouverez ci-dessous, et qui contient les liens vers les forums que je connais. J’espère que vous allez nous faire découvrir de belles perles.

Dans un soucis de qualité, je retiendrai uniquement les forums qui sont suffisamment fréquentés pour avoir un intérêt, ou qui sont rattachés à un blog, et donc appelés à grandir si le contenu est déjà au rendez-vous du côté blog.

Voici la première ébauche de la liste :

Argent

Forum Esprit Riche

Entreprenariat

Forum “Des livres pour changer de vie”

Marketing

Forum-marketing

Productivité

Forums C’éclair!

Psychologie et spiritualité :

Club Positif
Forum Psychologie.com
Forum Psychanalyse-en-ligne.org
Forum Transe-hypnose

Relations sociales

Forum Stop Timidité

Séduction

Forum Art de Séduire
Forum French Touch Seduction
Forum Seduction by kamal
Spike Club
Forum Tout change

…servez-vous des commentaires pour proposer vos trouvailles!

L’art de ne pas travailler


L'art de ne pas travailler

Cet article est écrit par un auteur invité, Cédric, l’auteur de Business Attitude, un blog parlant d’argent, de développement personnel, de business et du web. Il a souhaité donner envie aux lecteurs de C’éclair! de lire le livre qui suit.

Je me promenais dans l’allée « Sociologie/Développement personnel » d’une bibliothèque quand j’ai aperçu un exemplaire de « L’art de ne pas travailler ». Le livre était corné et avait été rafistolé ce qui indiquait qu’il avait dû être emprunté et lu des centaines de fois. Je me suis dis que ça devait être bon signe. Après la lecture des 251 pages du bouquin, je ne regrette vraiment pas mon choix.

L’auteur Ernie Zelinski entra dans la vie active en tant qu’ingénieur dans une entreprise où il était sensé travailler de 9 à 17h. En réalité c’était plus souvent 8h à 18h plus des soirées et weekends supplémentaires passés à travailler sans aucune reconnaissance tant financière que morale. Après 3 ans sans prendre de vacance, Ernie Zelinski décida de prendre 10 semaines de vacances consécutives sans demander l’autorisation à ses supérieurs. Il se fit licencier, déprima durant quelques jours puis se rendit compte de la chance qu’il avait de disposer d’autant de temps libre. Il allait dorénavant travailler uniquement les mois en « R » dans le but de vivre une vie de loisirs et devenir un « fainéant créatif ».

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Faites-le demain! ou la gestion du temps selon Mark Forster

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Ceux qui s’intéressent comme moi à la gestion du temps auront tous entendu parler de best-sellers tels que S’organiser pour réussir de David Allen, plus connu en anglais sous le nom de GTD : Getting Things Done, ou La semaine de quatre heures du très célèbre Tim Ferriss.

Après les avoir lus, on pourrait s’imaginer avoir fait le tour de la question. Mais le livre que je viens de lire, au nom provocateur de Do it tomorrow ou “Faites-le demain” est un complément très appréciable qui apporte une bonne dose d’idées neuves dans le domaine. Un livre qui sent le vécu et que j’ai savouré, tandis qu’il répondait à de nombreuses problématiques trottant encore dans ma tête.

Le présent article sera l’occasion de vous donner un avant-goût des concepts clés du livre, afin de vous donner je l’espère l’envie de vous y plonger…

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Il y a un an sur C’éclair! - juin 2008

Le principe des blogs fait que seul les nouveaux articles disposent d’une visibilité optimale sur la page d’accueil du site. Pourtant, beaucoup d’articles restent encore valables aujourd’hui.

Pour ceux qui n’ont pas suivi ce blog depuis ses débuts, je vous propose donc chaque mois un récapitulatif des articles qui ont été publiés l’année passée à cette période.

Voici le récapitulatif du mois de juin 2008 :