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Epoustouflante Heeah Lee : la pianiste à 4 doigts

Je ne résiste pas à l’envie de partager avec vous cette vidéo de Heeah Lee, une pianiste née avec seulement 4 doigts (2 doigts pour chaque mains), et qui joue pourtant la plus exquise des musiques.

Vous aurez certainement reconnu le célèbre morceau “Fantaisie Impromptu” de Chopin. J’ai toujours adoré ce morceau, il me rappelle le cheminement de la vie qui cours à perdre haleine, avec ses vicissitudes et ses moments de plénitude. Je trouve qu’il se prête bien à Heeah Lee, car on pense à tous les efforts qu’elle a dû consentir jour après jour pour affronter son handicap.

Quand on écoute ce morceau, on imagine une myriades de doigts qui parcourent le clavier. Alors quand on pense que Heeah Lee l’exécute en utilisant seulement 4 doigts, il faut le voir pour le croire! Les pédales aidant, les notes sont liées à tel point qu’il est difficile de faire la différence avec un joueur à 10 doigts. Comme quoi avec de la passion et de la détermination, on arrive à réaliser l’impossible!

Que ferais-je si je n’avais plus jamais besoin de travailler pour de l’argent? (3)

[Retour à la 2e partie]

Il est bon d’improviser, mais pour atteindre ces états de grâce où la créativité coule à flot, il faut bien maîtriser son art. Et tout ça, c’est… du travail! Donc finalement on n’y échappe pas, mais remarquez que c’est bien du travail choisi, et non pas forcé par des contraintes pécuniaires.

Personnellement pour évoluer le plus rapidement, je m’approprierais les services d’un virtuose de l’art en question. Par exemple, vu que je suis un fan du break-dancing de Michael Jackson, j’aurais pu regarder à longueur de journée ses clips pour m’inspirer… en voici d’ailleurs un rien que pour le plaisir :


Mais si j’embauche directement son professeur de danse, j’apprendrais évidemment beaucoup plus vite. Sans compter que celui-ci saura aussi m’inculquer la motivation et la discipline nécessaires pour avancer, étant déjà passé par là.

Je sais bien que certaines disciplines peuvent aussi s’apprendre tout seul, en autodidacte, mais l’interaction avec un maître restera toujours essentielle. Même les plus grands génies ont été assistés à un moment ou à un autre. Un maître connaît les pièges à éviter, les réseaux d’experts, les meilleurs fournisseurs d’équipement, il sait où aller chercher l’information et a le pouvoir d’inspirer rien qu’en montrant l’étendue des possibilités offertes. Son regard critique saura aussi faire évoluer l’apprenti dans la bonne direction et lever les difficultés qui se présentent.

Si avec ça je reste à un niveau médiocre, il me faudra alors faire la part entre persistence et entêtement. Car finalement, comment être sûr d’être vraiment fait pour cette activité que je rêve de maîtriser? Faut-il passer 10 ans à s’entraîner dur pour atteindre un niveau moyen dans un art, là où 5 ans suffisent à se propulser au top dans un autre? Il est certain que la réalité est parfois dure à accepter, et il faudra de réels talents d’introspection pour choisir judicieusement. Mais si la piste se révèle sans issue, ce n’est pas un problème : j’explorerai tout simplement la prochaine discipline qui m’attire.

L’exposition à l’ancienne discipline ne sera pas perdue pour autant. Car elle aura déjà fait germé tout un tas de concepts nouveaux qui pourront être utilisés dans la prochaine discipline que j’explorerai. Par exemple, si j’ai appris les rudiments du break dancing, peut-être pourrai-je mêler certains mouvements au tango argentin, afin de créer un nouveau style! Bien entendu, cet exemple est facile puisqu’on parle ici de deux disciplines faisant partie d’un même art : la danse. Mais il est clair que le mélange peut aussi se produire, et sera même plus innovant s’il se situe à l’intersection de deux secteurs radicalement différents.

J’emprunterai pour cela l’exemple du rapprochement qu’a fait Richard Dawkins dans son livre Le gène égoïste, écrit en 1976, entre l’évolution génétique et l’évolution culturelle. Il suggéra que les idées, qui constituent les briques de notre culture, évoluent et se propagent comme les gènes. Il appela ces briques des « mèmes » et écrivit qu’un mème peut être une chanson, une idée, une attaque de phrase, une tendance de la mode, une façon de faire des poteries ou de construire des arches. De la même façon que les gènes se propagent à l’échelle mondiale en passant d’un corps à l’autre via le sperme et les oeufs, les mèmes se propagent en passant d’un cerveau à l’autre grâce au processus d’imitation.

Vous imaginez? Chaque mème lutte donc pour sa survie dans nos boites craniennes. Certains persistent et se transforment, tandis que d’autres disparaissent. Cette nouvelle notion, sortie de nulle part, était tellement nouvelle qu’elle a engendré une nouvelle discipline : la mémétique.

Il est donc évident que se diversifier sera un atout majeur pour atteindre une ouverture d’esprit la plus large possible. A l’inverse d’un boulot conventionnel, grandir à l’intersection de tant de disciplines permet de nous mettre à l’abrit de la routine, ce qui produira une vie plus passionnante. Au terme de ce périple, on aura plus de chance d’avoir trouvé sa vocation ou des talents cachés, plus de chance d’avoir inventé ou découvert des choses propres à faire avancer la société d’une manière sigificative.

Et puisqu’on nous donne ici le luxe de l’argent mais pas de la jeunesse éternelle, il sera bientôt temps de coacher la relève, transmettre tout ce précieux savoir acqui de tant d’expériences variées. S’assurer que nos mèmes les plus précieux ne tomberont pas dans l’oubli. Pour mourir enfin en ayant le sentiment d’avoir goûté au plaisir d’une vie exaltante menant au progrès.

Que ferais-je si je n’avais plus jamais besoin de travailler pour de l’argent? (2)

[Retour à la 1re partie]

La concentration et la discipline, voilà bien un défi qui serait dur à tenir si j'étais libre de faire ce que je veux. Car ce qui me plaît le plus en fin de compte, c'est d'improviser. L'improvisation est un des moyens les plus agréables de vivre dans l'instant présent, au lieu de penser en mode projet. On crée de manière spontanée au lieu de rejouer un scénario préétabli. On part en live. On savoure à sa juste valeur le goût de la liberté!

Parmi les activités propices à l'improvisation, deux disciplines m'ont beaucoup marqué : l'improvisation au piano et la danse en couple.

Si vous voulez avoir un aperçu de comment on peut s'amuser en improvisant au piano, je vous propose de regarder cette petite vidéo de Tom et Jerry, sur le morceau très connu de Liszt : Hungarian Rhapsody n°2 :

Notez l'évolution du morceau, qui commence très structuré et finit en total freestyle. Ceci reflète parfaitement le processus d'improvisation, qui part généralement d'un thème bien précis auquel on applique au fur et à mesure de plus en plus de variations. D'après vous, quelle partie du morceau fera le plus vibrer le spectateur?

Du côté de la danse en couple, c'est l'aspect complicité qui ajoute du piment à la discipline. Les deux partenaires doivent agir en totale osmose s'ils veulent offrir du spectacle. Et c'est par de subtils indicateurs comme une pression dans la poignée de main ou le regard que la partenaire saura comment elle doit réagir. La séquence des passes n'est pas connue à l'avance, et on peut les faire varier de bien des manières, donnant un résultat unique à chaque fois.

Une dernière discipline que je n'ai pas eu l'occasion de pratiquer mais qui me fascine, c'est le théâtre d'improvisation. On y retrouve aussi cette complicité entre les divers acteurs, à part que cette fois-ci, il n'y a généralement pas de leader. Et donc les acteurs sont plus à même de combiner leur pouvoir créatif. Dans leurs meilleurs moments, ces spectacles produisent une authenticité, une spontanéité et un humour ravageurs capable d'enflammer les audiences les plus exigeantes.

3e partie

Que ferais-je si je n’avais plus jamais besoin de travailler pour de l’argent? (1)

Michael, auteur du blog Esprit riche et organisateur de l’événement A la Croisée des Blogs de ce mois-ci nous propose un exercice de dreamstorming très intéressant : imaginer ce qu’on ferait si on n’avait plus besoin de travailler pour de l’argent. Vous voyez le scénario? Fini les années de servitude, vous pouvez désormais faire comme bon vous semble sans vous soucier si les gens vont payer pour ce que vous apportez à la société. Vous avez carte blanche!

Est-ce que cela veut dire qu’on doit devenir feignant, passer son temps à faire la fête ou à se prélasser devant les eaux turquoises d’une île tropicale? Il y a de fortes chances que ce genre de chose évacuera tout le stress généré par l’ancien boulot dans un premier temps. Mais à vrai dire, un ennui mortel viendra vite s’installer en remplacement, et il faudra bientôt trouver de nouveaux défis.

Car lorsqu’on parle de bonheur, je crois fermement à la définition que donne Tim Ferriss dans son livre La semaine de 4 heures, à savoir l’excitation. Vous savez : ces petites flammes de la passion qui s’allument dans les yeux, voilà bien un état qui prouve qu’on est vraiment vivant.

Personnellement, ma vie ressemblerait beaucoup à ce que décris Tim Ferriss dans son livre. Ce serait un ensemble de voyages où j’apprendrais à chaque étape l’espace de quelques mois le meilleur de ce que ma destination aurait à m’enseigner. Comme cité dans le livre de Tim, j’irais bien me faire la main sur les arts martiaux en Asie ou les danses latines en Amérique du Sud. Mais pourquoi pas encore la cuisine indienne, la musique tziganne, les chants arabes… ou d’autres arts dont je ne soupçonne même pas l’existence.

Si vous avez lu un peu mon parcours, vous savez que j’ai déjà eu souvent l’occasion de voyager. Et c’est comme une drogue : une fois qu’on y a goûté, plus moyen d’en sortir. Mais malgré tout le bonheur que m’apportent mes séjours dans les divers pays où j’ai eu l’occasion de résider, il y a toujours ce goût amer du travail. Non seulement il vous arrache des heures précieuses, mais en plus il pompe votre énergie, de sorte que sorti du bureau, n’importe quelle activité annexe sera beaucoup moins productive que si elle avait été pratiquée à plein temps.

Un des meilleurs exemples a été mon apprentissage du malgache pendant les deux ans et demi où je suis resté à Madagascar. Malgré toute ma bonne volonté, les heures interminables à lire les livres de dialogue et de vocabulaire, les contacts quotidiens avec les habitants et mes collègues, je dois bien admettre que mes connaissances sont restées très limitées. Je n’ai pas pu atteindre le point de bascule à partir duquel je peux soutenir une conversation intéressante. Par conséquent, passé les phrases usuelles, j’étais coincé et je ne pouvais pas parler sans ennuyer mes interlocuteurs. Et comme les gens de la capitale sont en majorité bilingues, il y avait toujours la solution de facilité du français!

Je reste persuadé que j’aurais pu apprendre plus en quelques mois si j’avais fait un stage en immersion totale. Car pour apprendre une langue, le meilleur moyen est de s’en imprégner à tel point qu’on finit par penser dans cette langue. Mais là avec mon activité professionnelle, pas moyen de se concentrer sur le malgache.

2e partie

Comment ralentir / accélérer une musique sans modifier sa tonalité et sans distortion

ralentir-accelerer-musique-winamp-plugin-chronotron.jpgEcouter un enregistrement audio au ralenti est très utile si vous voulez transcrire une musique ou mieux comprendre un livre audio.

Cependant, si on se contente de diminuer ou augmenter la fréquence de l’enregistrement, on se retrouve avec un Barry White en drag queen ou une Céline Dion en Terminator.

Pour éviter tout ça, il faut recourir à des programmes qui changent le rythme de la musique tout en conservant la tonalité.

C’est notamment le cas de certains plugins winamp gratuits qui vous permettent de ralentir ou accélérer une musique en temps réel pendant que vous l’écoutez. Cependant, la plupart génèrent des distortions très désagréables à l’oreille.

Il en existe pourtant un qui conserve la qualité de l’enregistrement original : Chronotron. Et le résultat est assez bluffant. Avec le succès, il est devenu maintenant payant mais vous pourrez trouver la dernière version gratuite ici.

Un logiciel à télécharger et à conserver avant qu’il ne disparaisse.

A noter : le plugin pour Windows Media Player est également disponible sur le site officiel.

Coup de coeur : les cours de rock de Ceroc

le club de danse cerocCeroc est un réseau britannique de clubs de danse rock. De tous les clubs de danse que j’ai connu, c’est celui-ci qui m’aura le plus marqué. Et le large succès qu’ils ont outre-manche est amplement mérité.

Leur méthode d’apprentissage est très efficace, pour ne pas dire géniale.

D’abord, alors que la plupart des clubs enseignent les pas, le club Ceroc ne se focalise pas là dessus. Quel est le pied à avancer, gauche ou droit? Peu importe, vous pouvez danser des deux manières.

De plus, personne ne s’ennuie, les couples tournent tout le temps.

La formule est très moderne : on commence par un cours débutant, puis le cours intermédiaire arrive et pendant ce temps, les débutants s’entrainent dans une autre salle avec des tuteurs. Et ça se termine par une heure et demie de danse libre où tout le monde s’invite.

Les passes sont en plus très esthétiques. Pour vous faire une idée, vous pouvez consulter ce site qui vends des vidéos des cours (une petite remarque : je ne touche pas de commission! lol) mais qui possède une section de démonstration.

Coup de coeur : cuisinez comme un pro avec le Chef Simon

les fameuses recettes du chef simonCa fait déjà 4 ans que je connais ce site et grâce à lui je suis passé du statut de néophyte à, disons, amateur éclairé. Une de mes recettes préférées, que j’ai faite découvrir à quelques malgaches, c’est la ratatouille juxtaposée. Essayez-là c’est excellent!

Ce qui est bien avec ce site, c’est que tout est illustré à outrance. Et surtout on nous explique pourquoi une recette peut réussir ou aussi bien râter lamentablement. Il y a même une section cuisine curieuse où l’on réalise des expériences, en voici quelques unes :

Bref, une adresse exceptionnelle à garder au chaud dans vos favoris!

Coup de coeur : il fait le tour du monde à vélo depuis plus de 40 ans!

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Au chapitre aventures extraordinaires, ma plus grande idole est sans doute Heinz Stücke. Le plus grand voyageur de tous les temps d’après le livre Guinness des record. Il voyage à vélo autour du monde depuis les années 60!

Son palmarès : 192 pays, 15 passeports remplis, 415.000 km parcourus,… et ce sont des chiffres qui datent déjà de quelques années.

Il faut souligner qu’il a toujours voyagé avec le même vélo à 3 vitesses, ressoudant le cadre au besoin. Une vie simple finalement pour un homme hors du commun.

Si vous allez sur ce site, vous pourrez lire son histoire, à grand renfort de photos des 4 bouts du monde. Il paraît qu’il n’est jamais revenu dans son pays natal, l’Allemagne.

Ca fait rêver tout ça…

Coup de coeur : apprendre l’improvisation au piano

jan krammer improvise au pianoUne de mes grandes passions, c’est l’improvisation au piano, et je dois dire que la découverte du site de Jan Krammer coïncide avec mes meilleurs progrès en la matière.

Malheureusement décédé récemment, son site continue à vivre et sa fille, que j’ai eu l’occasion de contacter, attache beaucoup d’importance à le maintenir en ligne.

Jan Krammer donnais des cours chaque semaine à un groupe de 12 élèves. A chaque cours, chacun improvisait à sa manière et Jan donnait à la fin ses conseils et discutait d’un thème particulier.

L’efficacité de sa méthode réside dans son approche pratique. Il n’essaye pas d’enseigner la notation musicale, le solfège et tout le reste. Mais au lieu de cela, il fourni les bases de l’harmonie et raconte avec passion tous les trucs qui rendent une impro divertissante et animée. Et lorsqu’on écoute ses enregistrement au format midi ou mp3, on ne peut qu’être conqui.

Jan Krammer est hollandais, néanmoins il a traduit tous ses cours en anglais et j’ai moi-même contribué à plusieurs traductions en français.

La perte de cette personnalité m’a beaucoup ému et je vous conseille fortement de visiter son site, ne serait-ce que pour écouter les possibilités illimitées de l’improvisation au piano.