Interview avec Sébastien Night, coach en séduction (2e partie)

Par | 18 juillet 2008

sebastien-night-2e-partie.jpg

Voici donc la 2e partie de l’interview de Sébastien Night. Si vous n’avez pas lu la première partie, vous la trouverez à cette adresse.

Pensez aussi à soumettre les thèmes d’articles que vous souhaitez voir traité par Sébastien Night sur C’éclair! dans les commentaires à la fin de la page!!

Alexandre : J’aimerais qu’on parle un peu du Inner Game. C’est à dire quelles sont les méthodes que tu appliques, dont tu sais qu’elles fonctionnent. On a déjà cité la PNL…

Sébastien Night : Alors Inner Game, tu parles de confiance en soi?

Alexandre : C’est à dire comment on va se préparer psychologiquement pour avoir les effets que l’on veut. Peut-être qu’on va faire un peu d’hypnose pour la confiance en soi, ou faire un peu de méditation pour trouver la paix intérieure. Est-ce que tu es l’avocat de certaines techniques qui fonctionnent mieux que d’autres, que tu as testées toi-même et que tu aimes appliquer?

Sébastien Night : Je ne crois pas aux techniques, de façon générale. C’est pour cela qu’il n’y a pas de technique dans ma méthode de séduction. Par contre je crois aux principes de base, qui resteront toujours vrais et qui font que la confiance en soi se construit premièrement en ayant la maturité d’essayer ce qu’on veut essayer, d’échouer et d’apprendre de ses échecs.

Je ne crois pas par exemple à l’utilité de faire de l’hypnose pour se donner de la confiance en soi. Autant peut-on réaliser de l’hypnose et des transes, je le sais parceque je l’ai déjà fait : j’ai pas subit de transe hypnotique, mais j’en ai déjà induites, et c’était plus pour m’amuser et voir si ça marche que pour se donner confiance en soi. C’est quelquechose de beaucoup trop profond pour qu’on puisse l’induire avec une technique que va être l’hypnose.

Donc si vraiment quelqu’un décide qu’il n’a pas confiance en lui, c’est pas une heure d’hypnose ou une heure de méditation qui va l’aider à passer outre ça. On dit que quelqu’un a confiance en lui tout simplement parcequ’il ose faire ce qu’il a envie de faire. Et on peut aider quelqu’un qui dit ne pas avoir confiance en lui à se lancer et à faire ce qu’il a envie de faire juste en lui montrant qu’on ne va pas le manger, qu’il va rien lui arriver de catastrophique si ça marche pas. Juste en aidant à avoir plus de clarté. Et donc je pense que derrière le terme confiance en soi, on a planqué tellement de petits défauts qu’on peut corriger et qui font qu’après on aura confiance en soi qui sont :

-manquer de clarté sur ce qu’on veut, ses objectifs, etc
-manquer d’information sur comment ça va se passer et du coup on a peur de l’inconnu alors qu’au final si on se renseignait un peu, on se rendrait compte que c’est tout simple
-peut être ne pas avoir envie de parler aux autres par manque d’habitude, être trop casanier

Il y a vraiment tous ces aspects là qui sont planqués derrière la confiance en soi.

Avant de travailler sur la confiance en soi, je pense qu’il est important de savoir ce qu’on veut, savoir sortir de sa zone de confort et faire de temps en temps des choses inhabituelles, savoir se renseigner sur ce qu’on veut atteindre comme objectif pour se donner les outils de réussite, et avoir un environnement constructif, qui soit encourageant. Je pense que si on travaille là-dessus, on n’a pas besoin ni d’hypnose, ni d’aucune technique pour avoir confiance en soi.

Alexandre : Si on en vient à la réaction de ton entourage, j’ai appris que tu es dans une relation sérieuse en ce moment. Et au delà au niveau de la famille, quelles sont leurs réactions par rapport au mode de vie que tu as choisi?

Sébastien Night : De façon générale, je ne parle pas de ce que je fais comme métier aux gens que je rencontre dans une conversation. Premièrement déjà parceque j’ai plusieurs activités. Je fais effectivement du coaching en séduction, mais je donne aussi des cours de danse, je suis webmaster, enfin je fais ce qui m’amuse. Deuxièmement, je ne trouve pas utile de parler du fait que je suis coach en séduction. Tout simplement parceque quand on parle du coaching, si je vais dire que je suis coach personnel par exemple, les gens se sentent soudain pseudo-motivés à essayer de trouver un moyen, un truc ou une astuce pour réaliser leurs objectifs.

C’est à dire que de la même façon que si je disais : je suis chirurgien dentiste, quelqu’un qui aurait une carie extrêmement grave et extrêmement profonde, au cours d’une conversation, me dirait : est-ce que tu n’aurais pas une astuce pour avoir moins mal?

Dans ce cas là, il n’y a que deux choses qu’on peut faire : soit on fait vraiment une opération, douloureuse, et on va vraiment faire un vrai travail de coaching ou de chirurgie dentaire, soit on fait rien du tout. Mais le chirurgien à qui tu dis « est-ce que tu pourrais me donner une petite astuce pour avoir moins mal » alors que t’as une carrie qui commence à s’infecter, qu’est-ce que tu veux qu’il te réponde? C’est exactement ce qui arrive en fait quand on parle du coaching. Donc du coup j’évite d’en parler.

Les gens qui ont vraiment besoin d’être accompagnés et qui sont vraiment dans une démarche pour chercher à progresser, ceux-là ils me trouvent via mon site, via ma newsletter. Mais des gens avec qui je vais discuter pendant un cocktail de coaching ou de coaching en séduction, ça va pas être des gens qui d’un seul coup vont se motiver réellement à changer. Donc ça n’a pas forcément d’intérêt. Donc c’est pour ça que j’évite d’aborder le sujet.

Alexandre : Un autre point qui serait important à voir, c’est ton activité. Comment as-tu fait pour passer de programmeur à temps plein à la réalisation de ton projet-rêve comme tu l’appelle, c’est à dire à vivre en faisant ce que tu aimes? Comment t’organises-tu pour réussir à lancer ces projets?

Sébastien Night : Il y a une règle absolue qui permettrait à n’importe qui d’atteindre au moins le succès que j’ai aujourd’hui et beaucoup plus étant donné ce que j’ai l’intention d’accomplir pendant les prochaines années. C’est tout simplement de savoir utiliser l’effet de levier.

On a tous à l’heure actuelle des ressources, qu’on en soit conscient ou pas. Il y a des ressources soit financières, soit dans ce qu’on sait faire. Par exemple si je sais chanter, danser, peindre, bricoler, tout ça c’est des ressources. Il y a des ressources qui sont aussi tout ce qu’on a pu créer, donc tout ce qu’on a pu écrire (pour ceux qui sont familiers avec ce travail) : écrire sur un blog, des bouquins, des travaux de thèse, des articles, tout ce qu’on a pu enregistrer : des interviews, des chansons, des vidéos : tout ce qu’on a créé.

Tout ce que les gens autour de nous savent faire ou ont fait, ou ont créé, c’est aussi une ressource à laquelle on peut accéder. Et en fait à partir de ces ressources là, c’est très facile de passer à une étape au-dessus. Par exemple si je suis employé et que je veux créer mon entreprise, je peux taper dans toutes ces ressources pour dire « je vais focaliser mon entreprise sur une de ces choses là ». Je sais faire des gâteaux de mariage? Je connais une fille, c’est le seul truc qu’elle sait faire, elle sait faire des gâteaux de mariage. Très simplement tu peux commencer à dire : je vais faire des gâteaux pour des mariages, demander aux gens de me payer, ça me fera déjà une source d’entrée d’argent, et à partir de là je pourrai dégager un premier bénéfice. Ce premier bénéfice-là c’est encore une ressource qu’on peut utiliser pour un effet de levier pour atteindre le niveau supérieur de son projet. Donc pour quelqu’un qui va ouvrir une épicerie, ça va être embaucher quelqu’un ou suivre un cours sur « comment gérer une entreprise », ou suivre un cours de marketing. Pour passer au niveau supérieur, il y a toujours dans les ressouces qu’on possède maintenant, quelquechose qu’on peut utiliser pour justement faire jouer cet effet de levier.

Et depuis la toute jeunesse de Sébastien Night en tant que personne qui a commencé à consulter du développement personnel, tout ce que j’ai fait c’est simplement exploiter ce que je savais faire ou ce que j’avais déjà construit.

J’oublais aussi : les relations qu’on a ce sont des ressources qui sont extrêmement utiles. Si je connais par exemple des recruteurs, des investisseurs, si je connais des gens qui travaillent dans le domaine que je veux aborder, toutes ces relations là, ce sont des relations utiles. Si par exemple demain, toi Alexandre tu voulais créer un site musical, tu pourrais me contacter parceque moi j’ai un gros site musical, qui a plusieurs dizaines de milliers de membres, tu pourrais me contacter et me demander des conseils. Parceque c’est une relation que tu as avec moi. Et en fait, les relations qu’on a avec les gens nous permettent d’avoir des informations, d’avoir des conseils de la part des personnes qui sont déjà expérimentées dans le domaine qu’on veut aborder.

Du coup avec cet effet de levier, on gagne énormément de temps, on économise énormément d’argent par rapport à ce qu’on pourrait payer par exemple pour faire une formation. Si on a un pote qui fait exactement le même métier, ça sert à rien de faire une formation. Donc c’est vraiment la clé, surtout pour ceux qui veulent créer une entreprise et ceux qui veulent avoir du succès professionnellement c’est savoir jouer de cet effet de levier en permanence pour toujours faire grandir son projet.

Alexandre : On a vu que tu as beaucoup de projets. Comment fais-tu pour ne pas saturer, pour ne pas te crever au boulot et être contre productif. Certains disent : il faut s’engager à fond pour que ça marche. Donc comment se partager 1/3, 1/3, 1/3 si on a 3 projets?

Sébastien Night : Je ne m’engage pas 1/3, 1/3, 1/3. Ce que je fais c’est que je m’engage à fond sur un projet. Je fais en sorte que ça marche, que ça puisse tenir tout seul, marcher tout seul sans moi pendant au moins un temps. Et quand ça peut marcher ou tituber sans moi tout seul, je peux passer à autre chose.

Par exemple le site musical dont je parlais tout à l’heure, il fonctionne sans moi, il y a des bugs là-dessus : il titube sans moi. Et là pas plus tard que la semaine dernière, si j’étais pas retourné régler un truc en urgence, le site il était mort. Effectivement de temps en temps ça nécessite qu’on y prête attention, mais je fais en sorte que ça puisse fonctionner sans moi et qu’il y ait une équipe de gens qui soit prête à faire en sorte que ça marche, comme ça je peux me focaliser sur un autre projet. Je vais faire en sorte que les choses soient aussi automatiques que possible, nécessite le moins de présence constante possible.

Mon cours de salsa par exemple, il y a plusieurs soirs par semaine où je donne des cours de danse, je fais en sorte qu’il n’y ait pas besoin que je le fasse les autres jours de la semaine pour que mes cours continuent de marcher. Typiquement je fais en sorte que tout le monde revienne de semaine en semaine sans que j’ai besoin de leur dire toutes les semaines : « revenez », ou que j’ai besoin de leur donner des horaires toutes les semaines.

Comme je fais ça dans tous mes projets, j’ai plus besoin de m’occuper du projet n, je peux m’attaquer au projet n+1, et je commence à travailler dessus, je le conçoit, je le fais fonctionner et je passe à autre chose. C’est plus comme ça que je vois les choses en terme d’occupation de mon esprit, j’essaye d’éviter d’avoir plusieurs choses qui tournent simultanément, parcequ’à ce moment là on n’est plus efficace.

Si on est à 33% sur trois trucs différents, on n’est pas efficace. Mieux vaut dire, par exemple je passe 2 jours de la semaine à travailler que sur le premier projet et les deux jours suivants à travailler sur le deuxième projet, ça c’est déjà un peu mieux. Donc mieux vaudrait dire je passe 4 mois sur un truc, 4 mois sur le suivant et ainsi de suite.

Alexandre : Ok, donc tu essaie de trouver le point de bascule à partir duquel le projet va fonctionner un peu tout seul et tu peux t’occuper des projets suivants.

Au niveau organisation, au niveau des tâches, comment tu fais pour garder le fil des choses? Par exemple pour un projet que tu n’as pas touché depuis un mois, comment tu fais pour te remettre dans le bain, est-ce que tu prends note sur des logiciels ou dans ton calepin, pour être sûr de retrouver ce qui est le plus important, ou est-ce que tu gardes tout dans ta tête?

Sébastien Night : J’ai acheté et lu un livre qui s’appelle Getting Things Done, de David Allen. Dans son livre, il dit juste avant le chapitre « Collection » que c’est le chapitre le plus important et que si on s’arrête de lire le livre de s’arrêter seulement après le chapitre « Collection », ce que j’ai fait d’ailleurs puisque j’ai pas encore fini de lire le livre. Et clairement j’ai fait comme il conseille, c’est à dire que je ne garde aucune idée dans ma tête, je les couche tout de suite sur papier ou sur un moyen électronique qui fait que je suis obligé de m’en souvenir.

Si je pense à quelquechose alors que j’ai pas mon calepin ou que j’ai pas mon agenda sous la main, je vais le mettre dans mon téléphone en rappel et je vais le mettre en rappel automatique à un moment où je sais que j’aurai accès à du papier. Typiquement mes projets, là en ce moment, ils sont indiqués sur un mur, chez moi j’ai un mur qui est entièrement couvert de papier et j’ai dessiné dessus un mindmap. Donc un mindmap c’est un système d’organisation des idées en forme d’arbre. J’ai réparti toutes mes idées et tous mes projets pour cette année et l’année prochaine. Tout est écrit de façon détaillée, toujours sous forme d’arbre, c’est pas rédigé.

Et du coup si je retourne à un projet, j’ai qu’à retourner à mon bureau, observer ce mur de papier et je saurai exactement où j’en suis. J’ai pas encore eu besoin pour le moment d’effacer. Là il va y avoir des grandes parties que je vais avoir besoin d’effacer, donc je sais pas comment je vais faire puisque c’est écrit au stylo à bille. Mais c’est ça l’idée : j’utilise des moyens physiques pour me rappeler où j’en suis.

Alexandre : donc finalement, toi tu es resté au papier

Sébastien Night : Oui, j’ai pas de logiciel d’organisation sur mon ordinateur vu que de toute façon je suis amené au cours des prochains moi à m’en servir de moins en moins. En plus le problème avec l’ordinateur c’est que ça enlève de la clarté, on ne peut pas voir l’ensemble d’un projet sur un ordinateur. Quand on pense et qu’on a du papier comme support, c’est beaucoup plus clair, pour moi du moins, que quand on a un PC comme support.

Alexandre : Très intéressant, parceque moi je rentre tout dans un logiciel qui s’appelle Essential PIM. Je n’aime pas quand je vais ailleurs ne pas retrouver mes informations. Alors que l’ordinateur je l’ai tout le temps avec moi.

Sébastien Night : Ah, c’est à dire que tu transportes ton ordinateur. Moi je transporte un portefolio noir. Les portefolio qu’on peut trouver un peu partout en papeterie, signés Ben. Et où il est marqué dessus un truc du style « Mes idées donnent naissance au monde ». J’avais bien aimé le message. Donc j’ai un portefolio comme ça où je garde justement les feuilles avec les idés à réaliser dans les prochains jours ou les idées sur lesquelles je vais réfléchir.

Alexandre : Si on parle au niveau marketing, tu as une position spéciale parceque comme tu es coach, tu rencontre naturellement les gens qui vont parler de toi et qui vont asseoir ta notoriété. Mais avant d’être coach, par exemple comment as-tu fait pour obtenir presque 20 000 membres sur ton site de musique?

Sébastien Night : Il y a plusieurs étapes. Ce qui a fait que je suis une des personnes les plus reconnues en France et sans doute la personne la plus lue en France en ce qui concerne la séduction, c’est déjà dans un premier temps que j’ai fait ça dans le but d’aider les gens.

Parceque au tout début j’avais juste mon blog Séduction By Night. Et étant donné que l’objectif, c’était de partager ma connaissance, de créer un esprit d’entre-aide et d’apporter aux autres :

-Premièrement ça démarque énormément
-Deuxièmement ça crée de la bonne volonté, ça crée de la bienveillance.

Tout simplement le fait que quand je rentre en contact avec quelqu’un, qu’il s’agisse d’un prospect, c’est à dire d’un « client potentiel » ou qu’il s’agisse d’un autre blogueur ou qu’il s’agisse d’un webmaster ou qui que ça soit. Quand j’entre en contact avec quelqu’un, ou quand quelqu’un me contacte, je me demande toujours : qu’est-ce que je peux apporter à cette personne-là et comment je peux l’aider.

Avant de penser à autre chose, c’est la première chose à laquelle je pense. Cet état d’esprit là fait que j’ai créé énormément de bienveillance autour de moi et autour de mon nom, contrairement à plein d’autre sites ou même d’autres confrères coachs qui eux ont créé de la négativité parcequ’ils ont pas le même état d’esprit dans leur façon d’intéragir avec les gens.

Donc en fait sur un aspect marketing, je pense qu’un des principaux facteurs de réussite de Séduction By Night, c’est cet aspect de bienveillance parceque moi je fais en sorte d’apporter aux autres et dans les différents secteurs où travaille mon entreprise, dans les différents secteurs où on va travailler au cours des prochaines années, c’est toujours l’approche qui est prioritaire, c’est : « qu’est-ce que je peux apporter à cette personne là », « qu’est-ce que je peux faire pour l’aider », et à partir de ce moment là ça crée de la bienveillance.

La deuxième chose c’est ce que j’expliquait auparavent, c’est l’effet de levier, c’est que je vais utiliser le fait que mon site ait tel volume pour pouvoir grossir le site vers le volume suivant et ainsi de suite. Quand mon entreprise va être bénéficiaire de 1000 euros, au lieu d’aller faire le malin avec les mille euros et de rouler en limousine pendant deux semaines, ce que je vais faire c’est que je vais les réinvestir dans mon entreprise, ce qui me donne davantage de moyens.

Il y a aussi l’aspect que je suis quelqu’un qui travaille énormément. Et là je vais devoir prendre des vacances un jour. Mais je suis passé de ne pas savoir quoi faire pour travailler. Au tout début, avant que je crée une entreprise, j’étais là : qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire cette semaine pour travailler tant d’heures minimum? Et je suis passé de ça à très vite : « putain mais je bosse 70 heures par semaine ». Là je bosse facilement plus de 70 heures par semaine. Donc il y a aussi cet aspect là. Je suis aussi effectivement la personne la plus lue en matière de séduction en France parceque je suis celui qui travaille le plus. Je suis debout tôt le matin pour ouvrir la porte à mon stagiaire et je suis couché tard le soir pour écrire mes articles. Donc il y a cet aspect qui est non négligeable aussi.

Alexandre : Par rapport à ta notoriété. Tu dis que le secret c’est de se mettre au service des autres. Il y a quand même des limites, on ne peut pas se mettre au service de tout le monde. Ce que je veux dire c’est que par exemple, tu ne vas pas donner ton adresse email à tout le monde…

Sébastien Night : Ils ont tous mon adresse email. Tous ceux qui sont inscrits à ma newsletter ont reçu au moins une fois mon adresse email. D’ailleurs pour ceux qui écouteraient si c’est un enregistrement, mon adresse email c’est flirtez {arobase} topgun-seduction.com. Effectivement cette adresse email-là, je la donne parceque c’est l’adresse à laquelle on peut me poser des questions, on peut interagir avec moi. Par contre je peux pas répondre à tout le monde, mais je lis tous mes emails.

Là par exemple la dernière fois que j’ai relevé mes emails, c’était juste avant le début de l’interview, si je clique sur email, ça fait à peu près 1 heure qu’on parle, et j’ai quelques dizaines qui m’attendent dans la boite.

Alexandre : Tu arrives à t’en sortir?

Sébastien Night : Il y a beaucoup d’histoires très sympatiques que je trouve dans les messages qu’on m’envoie.

Alexandre : Tu trouves des idées pour tes cours?

Sébastien Night : Pas que des idées. Disons que sur un plan humain, étant donné que moi je donne des conseils aux gens, c’est toujours intéressant de voir comment ils les ont appliqués, ce que ça a donné pour eux, comment ils ont réussi. J’ai énormément de messages de remerciements, mais j’ai aussi des messages de gens qui me demandent à mieux comprendre. Qui me racontent un peu les anecdotes qui leurs sont arrivées. Tout ça je lis effectivement. Je pense que si un jour je les mettait bout à bout il y en aurait de quoi en faire des pages et des pages, enfin des bouquins.

Alexandre : Parlons un peu de ce qu’il va arriver prochainement. J’ai appris que tu vas bientôt déménager vers San Diego. Quelles sont tes motivations, est-ce que c’est parceque c’est un peu la source de la communauté de la séduction?

Sébastien Night : On va prendre les choses depuis le début. En décembre dernier, j’étais à Nantes et il faisait très très froid. Je suis quelqu’un qui viens de Guadeloupe, et la température qu’il a fait cette année à Nantes est inadmissible. Donc j’ai décidé qu’il était temps de partir ailleurs. Seulement il se trouve qu’en Guadeloupe, il fait trop chaud.

Il me fallait un endroit intermédiaire. Donc je me suis dit : où fait-il beau toute l’année? Où parle-t-on français, anglais ou espagnol? (puisque c’est les trois langues que je parle et que je préfère à part le créole) Où pourrais-je danser la salsa? Et je me suis dit : tant qu’à faire j’aimerais bien vivre tout près de la mer, en centre ville. Et du coup ça élimine tellement de villes de la carte du monde que je commençais à désespérer. J’ai regardé un peu en Espagne, j’ai pas trouvé non plus au niveau climat. Et puis un jour m’est venue la révélation que la ville parfaite pour moi, c’était San Diego.

Il fait entre 18 et 24 toute l’année, c’est au bord de la mer, c’est une grande ville, on y danse la salsa, c’est au sud des Etats-Unis à la frontière mexicaine. On y parle anglais et espagnol. Ils l’ont construite pour moi alors je me suis dit que je vais quand même leur faire le plaisir d’y aller.

Alexandre : Pas de problème de Visa pour aller travailler?

Sébastien Night : Pour pouvoir partir là-bas, il me faut un Visa investisseur et c’est en cours de réflexion.

Alexandre : Tu n’as pas peur de perdre de vue la communauté française autour de ton site?

Sébastien Night : Les gens qui sont inscrit sur le Forum Tout Change, j’ai accès à eux que via le forum Tout Change. Donc quel que soit l’endroit où je suis dans le monde, ça change pas grand chose pour eux.

Alexandre : Mais tu as des employés en France?

Sébastien Night : Non j’ai pas d’employé dans mon entreprise. J’ai eu un assistant effectivement, j’ai eu un stagiaire informaticien. Mais à l’heure actuelle j’ai pas d’employé dans mon entreprise.

Alexandre : Donc tu es mobile

Sébastien Night : Si quelqu’un crée une entreprise et qu’il y a un livre qu’il doit lire, c’est le livre de Tim Ferriss : The 4-Hour Workweek. Je sais pas du tout comment ça a été traduit en Français.

Alexandre : La semaine de 4 heures

Sébastien Night : Clairement la mobilité c’est une obligation. C’est quelquechose qu’il faut intégrer à son style de vie.

Alexandre : Peux-tu nous citer quelques buts qu’il te reste à atteindre dans ta vie. Là tu es allé très loin en ce qui concerne la séduction. Est-ce que tu vas continuer sur la séduction ou est-ce que tu as d’autres projets en tête que tu voudrais communiquer aux lecteurs?

Sébastien Night : Le premier ça va être déjà de faire réussir tous les gens qui sont membres du Projet Night, de les amener à atteindre leurs objectifs et à réussir à séduire les femmes qui les intéressent. C’est mon premier but chronologiquement. Ensuite, beaucoup m’amuser, et beaucoup contribuer au succès des autres.

Alexandre : D’autres commentaires?

Sébastien Night : J’aimerais bien savoir s’il y a des lecteurs de C’éclair! qui peuvent suggérer des idées. Parceque moi j’aimerais publier quelques articles pour publier sur C’éclair!

Sinon si on veut en savoir un peu plus sur Sébastien Night, il suffit de visiter tout simplement le site de ma Newsletter qui est apprendre-a-draguer.com pour s’inscrire. Sinon pour me rejoindre sur Facebook, c’est SebastienNight.com.

Ceci clôture donc cette interview avec Sébastien Night.

Merci d’avoir lu jusqu’au bout.

On espère à présent que les idées d’articles pour Sébastien vont fuser dans les commentaires. C’est l’occasion ou jamais de bénéficier de toute l’expérience en développement personnel d’un coach d’exception!

4 commentaires sur l'article “Interview avec Sébastien Night, coach en séduction (2e partie)

  1. ockwick

    Belle interview, Night a bien l’air de quelqu’un avec les pieds sur le sol. Moi j’encourage vraiment (si tu lis, night) ton projet de déménager à SD. J’ai fais quelque chose de semblable récemment, je suis parti du Canada vers Londres – c’était l’une des décisions les plus merveilleuses de ma vie!

    Pour ma part, je suis bien content d’en voir un coach francophone qui ne nous ressort pas le « A-C-S » comme s’il l’avait inventé 😉

    ock

  2. Pingback: Productivité et jonglage d’assiettes tournantes

  3. SBN

    Ahah ockwick, je vois exactement où va l’allusion :-)

    Sébastien

    PS : oui, j’ai les pieds fermement au sol, mais toujours la tête dans les nuages…

  4. farouk

    voila je sais que ca date de 2 ans mais je me fais le plaisir de repondre a seb, continue sur la voix secrete(pour l’instant) que tu prends, jte souhaite beaucoup de reussite, de joie et tout ca pour ton anniversaire mais pour ta vie surtout, allez bye.
    un fan de toi..

Les commentaires sont fermés.