Interview avec Sébastien Night, coach en séduction (1re partie)

Par | 16 juillet 2008

Sébastien Night, coach en séduction

Connaissez-vous Sébastien Night du blog SeductionByNight.com?

Sébastien Night est un des coachs en séduction les plus célèbres du paysage français et il m’a récemment contacté en vue de publier quelques articles sur C’éclair!

En guise de présentation, on s’est donc dit qu’une interview serait la meilleure manière de l’introduire et voici donc le compte rendu de l’interview menée lundi soir par Skype. Comme elle a duré plus d’une heure, j’ai scindé le tout en 2 parties, et ce qui suit est donc la première partie.

Une dernière chose : n’hésitez pas à nous faire part dans les commentaires des domaines du développement personnel que vous souhaitez voir traité par Sébastien!!

Alexandre : Est-ce que tu peux te présenter rapidement, en quelques mots (ta région d’origine, tes études, ton âge) :

Sébastien Night : Je suis Sébastien Night. Actuellement je travaille en tant que coach en séduction et plein d’autres choses. Je viens de la Guadeloupe. C’est là que j’ai fait toute ma jeunesse jusqu’à mon baccalauréat. Ensuite je suis parti faire mes études. Je suis allé d’abord à Bordeaux où j’ai fait une classe Prépa. Je suis allé à Nantes ensuite pour faire des études à l’école centrale, une école d’ingénieur.

A la base mon rêve c’était de faire de l’informatique, depuis le collège. J’ai donc décidé de suivre ce cursus. J’ai eu mon diplôme d’ingénieur en informatique. J’ai travaillé pendant quatre mois en tant qu’ingénieur en informatique. Puis je me suis rendu compte que ça ne me convenais plus. C’était un objectif que j’avais depuis longtemps, que j’avais atteint, et c’était plus moi, donc il était temps de faire autre chose.

Alexandre : …une sorte de saturation de l’informatique?

Sébastien Night : C’est pas l’informatique en tant que tel qui me posait un problème, mais plutôt le fait d’être dans une société avec des gens qui n’avaient pas la même vision que moi, pour qui l’informatique était une fin en soi. Alors que pour moi c’était plus pour m’amuser et faire des choses « utiles », càd pour mettre en relation les gens principalement.

Sur le plan des valeurs, une grande société de service, c’est sympa mais ça ne poursuit pas une mission. Ca a pour mission de réaliser le plus de travail pour des clients et de faire le plus d’argent possible. C’était pas quelque chose que je voyais sur un long terme comme contribution au monde. Donc c’est pour ça que je suis parti.

Alexandre : Comment as-tu découvert la communauté de la séduction? Est-ce par hasard?

Sébastien Night : Pendant que je faisais mes études, j’étais quelqu’un d’assez réservé encore. Puisque c’est un trait que j’avais depuis tout petit. Même pendant les fêtes de famille, j’étais celui qui n’allait pas danser parceque j’osais pas danser. Donc je suis arrivé à mes études en étant toujours quelqu’un d’assez timide et d’assez réservé. Et puis je suis tombé complètement par hasard mais grâce à l’informatique sur un site qui parlait de drague, puisque le webmaster était venu poser une question car son forum fonctionnait mal. Et comme je suis spécialiste technique sur la question, je suis allé lui débugger son site et je me suis rendu compte que le sujet même du site, à savoir la drague, pouvait être assez rigolo à lire.

Donc j’ai lu un peu, effectivement je trouvais ça très drôle, je me suis dit peut-être si ça se trouve ça marche. Ca vaut peut-être le coup d’essayer. Donc j’ai essayé et ça a marché. Donc j’y suis resté. C’est un peu comme ça que j’ai découvert l’ancienne communauté de séduction.

Alexandre : Quelles sont les premières étapes qui t’on permi de vaincre ta timidité et de commencer à prendre confiance en toi?

Sébastien Night : Je me suis rendu compte que quand je parlais aux gens en étant sympa, en souriant, j’en retirais toujours une expérience positive. C’est à dire que étape par étape, à chaque fois que je parlais à une personne inconnue et que j’arrivais en étant souriant et que j’apportais de la bonne humeur, ça se finissait toujours bien. Du coup c’est devenu très facile pour moi de prendre l’habitude de le faire. Puisque à chaque foi l’ambiance de la conversation et le fait que j’étais content d’y être arrivé me récompensais automatiquement d’avoir vaincu cette timidité que je pensais avoir.

Je pense que le premier problème de la plupart des timides est qu’ils se considèrent comme timides. Et ça leur donne une excuse pour ne pas oser aborder des inconnus, ne pas oser engager de nouvelles conversations ou essayer de nouvelles choses. Ce qui m’a permi de vaincre ça, c’est que ça ne m’apportait pas grand chose d’être timide ou d’être renfermé, ça me servait à rien. Donc autant passer à autre chose.

Alexandre : …exorciser ces mauvais sentiments, ce mauvais karma, et passer à quelquechose de très positif?

Sébastien Night : Oui, même passer à quelquechose de très positif en oubliant l’existence des appréhensions. J’ai pas essayé de les exorciser ou de les vaincre, j’ai juste décidé de mettre ça de côté et de l’oublier.

Alexandre : A ce moment là, grâce à cette communauté, est-ce que tu rencontres des personnes qui vont commencer à t’influencer, éventuellement te donner des conseils, te montrer comment ils font? Est-ce que c’est des personnes de la communauté ou des personnes que tu rencontres par hasard?

Sébastien Night : Un de mes meilleurs amis, que je connais depuis très longtemps est lui aussi tombé à peu près en même temps que moi sur les sites de conseils de drague. D’ailleurs je crois qu’en fait c’est peut-être même de ma faute s’il est tombé dessus, j’ai dû lui donner un lien au sujet du site que j’avais réparé. Et en fait lui aussi est resté dessus et on ne s’était pas dit qu’on commençait à prendre les conseils de drague et les appliquer. Ce n’est que quelques mois plus tard qu’on a commencé à communiquer et que j’ai vu qu’il avait commencé à prendre de l’avance.

Ce qui a été un facteur déclenchant aussi et qui m’a énormément fait chier pendant des semaines, c’est quand il m’a envoyé un SMS la première fois qu’il a réussi à emballer une fille, à l’embrasser le premier soir où il l’a rencontrée grâce aux conseils sur l’internet. Il m’avait envoyé un SMS pour me narguer et ça, ça m’avait trop fait chier. Donc j’ai décidé de lui rendre la monnaie de sa pièce en continuant à progresser plus vite.

Alexandre : Donc c’est important d’avoir toujours ce qu’on appelle un « wing » en anglais, c’est à dire une personne qui soutiens?

Sébastien Night : On dit un acolyte. Oui c’est important d’avoir quelqu’un même s’il est pas présent. Parceque Urashimakun, il est à Paris et moi je suis à Nantes. Donc il n’était pas physiquement présent pour m’accompagner et aller draguer des filles. Mais comme il était dans la même démarche, on pouvait se soutenir mutuellement. On pouvait s’aider d’après les expériences qu’on avait eues, se donner des conseils, etc.

Il y a aussi l’aspect que moi quand j’étais à Nantes il n’y avait personne dans ma ville qui essayait ce genre de chose, qui faisait partie de la communauté. Alors qu’aujourd’hui, dans les grandes villes de France, il y a des groupes qu’on appelle des Lair, qui n’existaient pas auparavant. Les Lair sont des regroupements de gens qui apprennent la drague. Il y en a aussi dans les grandes villes de tous les pays. D’ailleurs je parie qu’il y en a un aussi à Antananarivo?

Alexandre : Ca ne s’est pas encore formé, mais il y a des communautés qui s’en rapprochent. D’ailleurs j’ai une bande de copains avec qui on a essayé d’appliquer quelques méthodes du livre The Game.

Sébastien Night : Donc à quand la création d’un Lair officiel à Madagascar?

Alexandre : En fait, je vais l’annoncer officiellement : le mois prochain je pars à l’Ile Maurice, donc ce sera peut-être à l’Ile Maurice… mais il y en a peut-être déjà un là-bas…

Donc toi tu animes le Lair Atlantique, c’est ça?

Sébastien Night : Non, j’ai quitté le Lair Atlantique début 2008, parceque moi j’avais créé effectivement ce groupe là pour que les gens puissent s’entraider à apprendre à séduire. Mais maintenant je suis engagé dans une démarche plus vaste puisque j’ai créé mon entreprise de coaching en séduction. Donc j’ai des objectifs qui sont nettement différents et j’ai choisi plutôt de laisser le Lair Atlantique aux mains de personne qui étaient déjà là, que j’ai formées à l’époque et de me concentrer sur mon projet de Séduction By Night.

Alexandre : Alors tu voyages beaucoup aussi pour te perfectionner? J’ai appris que tu es allé en Irlande et peut être en Angleterre?

Sébastien Night : Non, clairement quand je voyage c’est pour m’amuser. Je voyage pas pour aller travailler ou étudier ou quoi que ce soit, c’est vraiment pour déconner. Je pars en vacances.

Alexandre : Je voulais faire le parallèle avec le personnage de Neil Strauss dans le livre The Game, qui fait le tour des Etats Unis pour aller voir les coachs en séduction. Donc c’était pour savoir si tu avais rencontré d’autres coachs en voyageant.

Sébastien Night : En fait, la plupart des coachs francophones, je les ai déjà rencontrés, soit à l’époque d’avant qu’on crée nos entreprises restrictives, ou alors on a eu l’occasion de discuter au téléphone ou via internet. Je ne voyage pas pour les rencontrer, c’est pas nécessaire, d’autant plus que… en France, comme c’est un marché tout nouveau, comme les entreprises viennent d’être créées, il y a un certain état d’esprit qui n’est pas forcément celui dont je suis fan. Et donc je ne me déplace pas pour aller les rencontrer. J’ai d’autres activités à réaliser.

Alexandre : …c’est à dire qu’il y a des rivalités?

Sébastien Night : Il y a beaucoup cet état d’esprit là en France. Il y a beaucoup d’entreprises qui sont rivales les unes des autres. Moi je suis un peu à part de ça parceque c’est aussi des conflits entre personnes. Comme tout le monde se connaît, ils ont des raisons de se détester les uns les autres. Moi comme j’ai toujours été à part avec une façon de voir les choses très différente, je ne rentre pas dans les débats, les guerres comme je les appelle. Mais ça existe effectivement pas mal encore en France.

Alexandre : C’est important ça le détachement, pour ne pas que des influences extérieures minent le moral?

Sébastien Night : C’est pour ça que je ne regarde pas les nouvelles à la télévision.

Alexandre : En effet, tu n’y perds pas forcément…

Sébastien Night : Je ne consulte pas les actualités et je me tiens à l’écart de ce qui est susceptible d’apporter une influence négative sur ma vie ou sur mon état d’esprit sans pour autant que j’ai le pouvoir d’y changer quelque chose. C’est à dire que si on me dit qu’il y a des enfants qui meurent sur des mines anti-personnelles, il faut s’investir, il faut participer, il faut les aider, là je peux faire quelquechose. Mais si on me dit juste : il y a des enfants qui meurent sur des mines antipersonnelles, il faudrait comémorer en venant pleurer ensemble, là je vais dire non ça sert à rien. Ca va pas les aider, ça va pas m’aider moi. Et en plus ça va me détourner du temps que j’ai besoin d’utiliser pour aider des gens. Donc au final c’est complètement inutile. C’est pour ça que vraiment je me tiens à l’écart de ce qui peut apporter du négatif sans m’aider à apporter du positif à mon tour.

Je peux donner un autre exemple. Une association comme Amnesty International. Ils aident les journalistes à travers le monde qui sont emprisonnés, torturés ou qui souffrent de conditions qui ne respectent pas les droits de l’homme. Donc c’est une association qui a un but très louable, c’est pour ça que je suis membre et donateur à Amnesty International. Mais quand Amnesty International m’envoie un bouquin de 400 pages. Un bouquin avec une couverture noire expliquant à quel point la situation est terrible dans le monde, avec rien à faire d’autre que : lisez ça et soyez déprimés parceque la situation est vraiment pourrie dans le monde. Typiquement ça je vais pas le lire. Tu comprends ce que je veux dire?

Alexandre : Oui tout à fait : se lamenter sur son sort n’est pas une fin en soi… Pour en revenir à tes influences. Est-ce que tu as lu beaucoup de livres, ou est-ce que tu t’es cantoné au web. Est-ce que tu peux nous citer quelques influences que tu as eues.

Sébastien Night : Dans quel domaine? Développement personnel?

Alexandre : Dans un premier temps au niveau de la séduction et dans un deuxième temps au niveau du développement personnel

Sébastien Night : En fait c’est extrêmement lié étant donné que quand moi j’ai commencé ma quête pour découvrir comment séduire, je me suis rendu compte qu’il y avait des choses à travailler en profondeur qu’on ne trouve pas dans les livres classiques sur la séduction.

Dans les livres sur la séduction, on va t’apprendre comment aborder une fille, discuter avec elle ou prendre son numéro par exemple. Mais jamais comment avoir une vie intéressante, comment être quelqu’un de remarquable, de super-sociable etc. Et ça c’est des points qui sont beaucoup plus importants que savoir prendre le numéro de téléphone. Donc niveau lecture, effectivement j’ai lu pas mal de trucs sur la séduction. Je pense que je fais partie de ceux qui ont lu le plus dans le domaine. On est quelques-uns en France, parmi ceux qui font du coaching, à avoir tout lu, on va dire. C’est à dire toutes les sources anglosaxones, américaines.

Alexandre : …ça devient de plus en plus dur avec tout ce qui sort en ce moment

Sébastien Night : Oui effectivement, quand je dis tout lire, c’est lire tout le matériel des gens qui sont internationalement connus. Parceque maintenant il y a tout le monde qui sort à son tour du contenu. Donc effectivement on ne peut pas suivre tout le monde. Mais on va dire que je me tiens quand même au courant, je lis quand même quand y’a d’autres personnes en France qui écrivent ou qui sortent quelquechose de nouveau.

J’ai lu pas mal dans ce domaine là mais ce qui a été le plus constructif, c’est plus les choses que j’ai lues dans le domaine du développement personnel. C’est des choses que je vais avoir lues chez Antony Robbins par exemple.

Alexandre : Puissance illimitée par exemple?

Sébastien Night : Oui, Pouvoir illimité, mais je ne l’ai pas lu en entier d’ailleurs, parceque j’avais les cassettes audio d’Antony Robbins en MP3. J’avais aussi 5 étapes pour la pensée positive (je pense que c’est à peu près ça le titre). J’avais tout en anglais, alors c’est dur pour moi de traduire les titres… C’était Five steps to positive thinking, Unlimited power aussi en audio. Bandler a fait aussi un audio excellent qui est sur la conversation et qui s’intitule quelquechose comme « Comment avoir une conversation passionante » mais en anglais. En fait tout ça, c’est des trucs que j’écoutais pendant que j’allais en cours quand j’étais étudiant, ou en faisant mon jogging, ou dans le tram avec un lecteur MP3 qu’on m’avait offert spécialement pour l’occasion. Donc vraiment c’est des trucs comme ça qui m’ont construit, plus que les livres sur la drague.

Pour tout ce qui est drague, j’ai plus appris en lisant les forums et les newsletters qu’à travers des bouquins.

Alexandre : Quand on lis tous ces livres, toutes ces méthodes, comment fait-on pour trouver des idées originales qui vont sortir du lot, pour parvenir à créer sa méthode à soi. Quelle est la démarche que tu as appliquée?

En fait, tout ce que j’ai lu, je l’ai testé après pour voir ce que ça donnait. Tous les trucs que j’ai lus en matière de drague où on proposait des phrases à employer, où on proposait des choses à faire tel quel, j’ai toujours cherché à voir : est-ce que c’est sérieux ou est-ce que c’est bidon. Souvent, c’était bidon. Il y a des choses qu’on va trouver dans les livres dont l’auteur est fier d’en avoir eu l’idée et où il se soucis peu du fait que ça fonctionne ou pas, que ce soit utile ou pas de l’enseigner.

Donc il y a beaucoup de blah blah ou de théories, et la théorie c’est pas ça qui aide à draguer. Donc au bout d’un moment, à force de faire des approches (j’en ai fait plus d’un millier la première année), je me suis rendu compte qu’il y a des trucs que je faisais systématiquement et qui marchaient. Et c’est en prenant des notes sur l’ensemble de tout ce que j’ai fait, de tout ce que j’ai testé, de ce qui fonctionnait, etc que j’ai rassemblé ça dans un logiciel de Mind Mapping, et que j’ai commencé à organiser mes idées et à structurer la méthode PRINCE.

Ce que j’ai fait, ça ressort de mon expérience et de l’expérience d’Urashimakun notament, qui a testé plein de chose, qui a été un peu mon cobaye à chaque fois que j’avais une nouvelle idée et qu’il me fallait un regard extérieur pour tester aussi. Au final ça sort donc de notre expérience, il n’y a pas de théorie, des affirmations du style : les femmes font ceci… ou les femmes font cela… qu’on s’est dit que ça serait bien de mettre. Il n’y a pas des choses qui viennent de lectures en sociologie. Pourtant j’ai lu des trucs de psychologie sociale, où j’ai appris plein de choses intéressantes, mais je n’ai pas mis ça dans ma méthode parceque c’est de la théorie, ça sert à rien. C’est pas quelquechose qu’on va pouvoir utiliser concrètement pour changer. Donc ce n’est pas la peine de le mettre dans le bouquin. Je pense que si un jour je fais un livre Méthode PRINCE, et que je fait la méthode PRINCE brut telle que je l’enseigne, ça ferait déjà 100, 120,… 200 pages. Mais il y a moyen de faire la version longue avec tous les fondements théoriques de psychologie sociale, etc. Et ça dépasserait facilement les 500 pages.

Alexandre : D’accord donc toi tu met l’accent sur le concret

Sébastien Night : Oui, franchement l’important avec un mec qui viens me voir, c’est d’avoir des résultats avec les filles, c’est pas du tout de savoir à l’origine pourquoi on a fait ça. C’est pas la partie la plus intéressante ni la plus utile.

Alexandre : Est-ce que tu peux nous donner un bref apperçu de ta méthode PRINCE? Un petit avant-goût pour ceux qui voudraient s’initier?

Sébastien Night : La méthode de séduction PRINCE, c’est une méthode complète pour séduire la femme ou les femmes qu’on veut. Donc déjà dans un premier temps, il y a la partie Préparation, c’est la lettre P de la méthode PRINCE. Ca consiste vraiment à mettre en ordre dans sa tête tout ce qu’on a l’intention d’obtenir des femmes. Ce qu’on veut comme relation, ce qu’on veut comme type de femme, ce qu’on veut comme vie sentimentale. C’est aussi une question de préparation dans son style de vie pour vraiment devenir quelqu’un d’intéressant avant de chercher à intéresser qui que ce soit. Ensuite il y a toutes les étapes jusqu’à ce qu’on se retrouve dans une relation avec une femme et chacune des étapes corresponds à une des lettres du mot PRINCE. Donc l’acronyme PRINCE, c’est Prêt, Remarquable, Intéressant, Naturel, Conclure, et savoir Entretenir la relation.

C’est une méthode que je n’ai pas encore rédigée sous forme de livre, qui est disponible uniquement pendant mes ateliers de séduction, ou pendant le Projet Night qui a démarré mardi dernier et qui est mon programme de coaching de juillet à décembre où je reprends des gens à qui je vais enseigner tout ce que j’ai appris en matière de séduction, et faire du coaching en continu pour qu’en décembre ils soient absolument au point.

Alexandre : Et donc tu as sorti aussi un DVD : personnalité du séducteur, est-ce qu’on pourra trouver la méthode PRINCE à l’intérieur?

Sébastien Night : Non, le DVD Personnalité du séducteur est vraiment axé sur l’aspect : qu’est-ce qu’il faut avoir comme trait de personnalité pour être séduisant et attirant aux yeux des femmes. Tout ce qu’il faut intégrer comme état d’esprit, comme attitude, comme façon de se comporter, comme façon d’exprimer ses passions pour être vraiment séduisant. Donc ça c’est un des DVDs de la série Séduction By Night puisque c’est une série de DVDs qui est mensuelle. Personnalité du séducteur, c’est le premier, ensuite il y a eu Objectif zéro rateau qui est comment aborder une fille, comment entamer les premières minutes de la conversation, être sûr que ça se passe bien, etc. Ensuite il y a eu L’art du flirt pour apprendre à gérer une conversation, faire en sorte d’être intéressant, faire en sorte de toucher les filles, les faire rire pour leur donner envie de discuter avec nous et de nous revoir. Et là le DVD de ce mois-ci, le n°4 sort dans 2 jours et c’est Faites-là vibrer, sur la séduction au téléphone. C’est à dire qu’une fois qu’avec tous ces conseils là on a réussi à prendre le numéro de la fille, comment faire pour que quand on les rappelle, que ça se passe bien, qu’on puisse fixer un rendez-vous, etc.

Alexandre : …donc ce sont des DVDs qui suivent peu à peu les étapes de la méthode PRINCE

Sébastien Night : Pas nécessairement, il y aura un DVD, par exemple en septembre, qui va concerner la séduction avec un acolyte. Enfin il n’y a pas un ordre obligatoire. Nous on les a sorti parceque c’est un ordre qui est logique, un ordre de progression. Mais c’est juste un DVD mensuel pour mieux séduire.

Alexandre : Dans ta méthode, tu soulignes l’importance de bâtir un bon réseau d’amis, parcequ’être séducteur c’est pas toujours être avec une fille, c’est aussi des moments de solitude

Sébastien Night : …pourquoi ça serait des moments de solitude?

Alexandre : Ce que je veux dire c’est que sans réseau d’amis, ce sont des moments de solitude, donc il faut un bon réseau d’amis pour arriver à positiver et à avoir la pêche. Comment rencontrer les gens qui vont nous motiver?

Sébastien Night : Ah, comment rencontrer les amis du fameux cercle d’amis?

Alexandre : C’est ça.

Sébastien Night : Déjà dans un premier temps il faut savoir ce qu’on veut comme amis. C’est à dire qu’il faut savoir avec quel type de personne on se sent à l’aise. Ensuite une fois que je sais vraiment qu’est-ce que je cherche comme amis, le simple fait de sortir tout le temps, de parler avec les gens, va me mettre en situation de rencontrer ces gens là, de croiser les gens qui aiment faire les mêmes choses que moi puisqu’ils sortent dans les mêmes endroits que moi. Et en plus si on se concentre vraiment sur l’aspect : proposer des sorties, proposer des choses sympa à faire, les gens tout naturellement vont suivre. Donc la création du cercle d’amis va se faire tout naturellement.

Alexandre : …donc finalement, il y a aussi ce concept d’être organisateur, d’organiser des manifestations, de proposer des sorties, d’être un noeud au milieu du réseau de façon à ce que les personnes viennent naturellement à soi

Sébastien Night : Oui, pour reprendre une expression que j’aime bien d’Urashimakun : il faut être la locomotive sociale. Etre celui qui fait avancer les choses, qui fait avancer les autres. Il faut être celui qui propose et aussi, par exemple, si je vois un ami qui cherche du boulot et qui travaille dans l’informatique, j’ai aussi sans doute d’autres amis dans mon cercle d’amis qui travaillent dans l’informatique et qui pourraient l’aider. Vraiment être capable d’apporter de l’aide à une personne à partir des ressources que j’ai dans le reste de mon réseau.

Alexandre : Et en ce qui concerne le mauvais côté des choses? Je suppose qu’il doit y avoir de temps en temps certaines jalousies, rivalités, comérages. Comment tu proposes de réagir aux moment où une mauvaise ambiance se crée?

Sébastien Night : Parmi mes amis il y a un conflit?

Alexandre : Oui

Sébastien Night : Si au sein de mon groupe d’amis, il y a un conflit, c’est pas à moi de régler le problème. Parceque tout simpement c’est des adultes aussi. C’est à eux de régler leurs problèmes. S’ils ne veulent pas se parler, ils ne veulent pas se parler, un point c’est tout. Par contre, il y a aussi une question d’attente qu’on doit créer chez les autres en terme de respect. Il faut montrer aux autres que le respect c’est une chose qui est essentielle et qui ne doit pas être violée. Et donc si tu ne peux pas voir quelqu’un en peinture et que tu sais qu’il est invité chez moi et que tu viens pas à une invitation chez moi, je vais pas me vexer, mais c’est aussi un manque de respect envers moi, de dire « je viens pas chez toi parcequ’il y a un tel ». Si les deux viennent chez moi et s’engueulent chez moi et pourrissent l’ambiance, ça aussi c’est un manque de respect par rapport à moi.

Du coup, du fait que je ne m’entoure que de gens qui savent qu’il y a un certain respect à avoir les uns envers les autres, ce genre de situation n’arrive effectivement jamais. Les gens s’arrangent pour ne pas exposer leurs problèmes sur la voie publique, ou alors tout simplement ne pas se croiser, ou ne pas parler d’un sujet qui fâche. Vraiment, je ne m’ingère pas dans les conflits des autres parceque c’est pas utile, et parceque je sais que mes amis vont avoir assez de maturité pour oublier.

Alexandre : Et s’ils n’en ont pas, ce ne sont pas de vrais amis?

Sébastien Night : Non, ils peuvent ne pas en avoir, mais dans ce cas-là, je vais leur faire remarquer, effectivement.

–Fin de la 1ère partie–

Dans la deuxième partie, nous avons parlé de confiance en soi, d’organisation et de la manière dont Sébastien gère son entreprise.

En attendant, voici quelques liens pour découvrir la méthode de séduction de Sébastien Night :

2 commentaires sur l'article “Interview avec Sébastien Night, coach en séduction (1re partie)

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  2. ProLire

    Très sympa le contenu de cet article. Il commence à dater, mais il pourrais très bien être remis sur le devant de la scène.

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