Die Strategie der Wasserrinne - 4. Teil: der Pseudo-aufgeklärte Karpfen

Die Strategie der Wasserrinne

Nach dem Teil auf Wasserrinnehier die Folge unserer Zeitschrift des Buches die Strategie der Wasserrinnemit heute die Vorstellung der letzten Persönlichkeit: Pseudo-aufgeklärter Karpfen (EPZ). Es ist ein Stand, der ein wenig den Karpfen des Delphins näher bringt es ohne jedoch, zu erreichen, daher der Begriff „Pseudo-aufgeklärt“.

Wenn Sie sich gut erinnern an: der Karpfen, unsere erste Persönlichkeit wurde durch ein Mangelgefühl verdunkelt. Aber für den Pseudo-aufgeklärten Karpfen ist es im Gegenteil ein Gefühl vonabsoluter überfluß wer überwiegt. Im Leben sieht die EPZ weder ein übel noch wahren Verlierers, denn langfristig, jeder, der durch Gewinner zu sein beendet wurde. Sie benötigt viszerales Heilung. Sie betet an, sich zu pflegen, indem sie sich vom Gut macht, und indem sie Gut an den anderen macht. Folglich ist sie nicht an der Bequemlichkeit mit den Vergeltungsmaßnahmen oder der Flucht. Sie kann ihre Liebe durch die Macht nicht manifestieren, und diese Machtlosigkeit stellt es in Zorn. Meistens stellt sich der Pseudo-aufgeklärte Karpfen mit lâcher genommen zufrieden, das ihm erlaubt, in der Leitung mit einer höheren Kraft zu schwimmen, der sie sich mit Vergnügen unterbreitet.

Diese Persönlichkeit hat mich besonders für den Sinn interessiert, wo er Echo an einer Methode sehr in Beliebtheit macht momentan: positive Einstellung. Wie unterstreicht Marc Traverson in seinem Artikel Positives thinking ja, aber nicht zuviel!kann man „die Komplexität es zu sein und Seele unter den Fluten eines gentillette Aufzugmusik nicht ertränken,“. Auch führt das Leben vereinfachen zu wollen, indem es alles in Rose sieht zu einer Sackgasse, die die EPZ daran hindert, ihr Potential in vollem Umfang zu entwickeln.

Nach dieser Feststellung, wie der Autor des Werkes es unterstreicht, ist dieser Stand Pseudo-aufgeklärten Karpfen ein erster Schritt gegen mehr Wahlmehr Spielräume hinsichtlich der getönten Fatalismusstatik, die sich im Verhalten der zwei ersten Persönlichkeiten ausdrückt: der Karpfen und der Haifisch. Der Pseudo-aufgeklärte Karpfen würde sich insgesamt in einer grauen Zone entwickeln, die dem Delphinstand vorausgehen würde, denn sie sieht die unermeßlichen Kapazitäten des menschlichen Wesens vorher, selbst wenn sie es nicht erreicht, sie vernünftig zu entwickeln.

Le plus grand mérite de la carpe pseudo-éclairée est sans aucun doute son pouvoir de guérison. Elle se fait un devoir de guérir tous les maux du monde. Les enfants des ghettos, les femmes battues, les alcooliques, les victimes d’abus sexuel trouveront un havre réparateur en sa compagnie. Cette notion de havre est comparée par l’auteur aux campements des autochtones nord-américains. Ce sont comme des étapes, où la CPE se guérit et guérit les autres.

Cependant, les carpes pseudo-éclairées ont tendance à généraliser le havre à tout ce qui les entourent. Aveuglées par une impression d’abondance absolue, elles ne voient aucune limite à craindre ou à surmonter, aucune frontière à poser à la réalisation du potentiel humain. Devant la réalité des choses, cette croyance en un univers omniscient qui prendra soin d’elles les pousse finalement à se dérober et à rejeter leurs responsabilités, tout comme les carpes communes.

Soucieuses de prouver et d’alimenter leur croyance dans un monde sans limite où tout est possible, les CPE saisissent chaque occasion de généraliser des phénomènes extraordinaires. L’histoire du centième singe en est un exemple. Elle raconte que des singes vivant au japon ont été éduqués par des hommes à laver leur patate douce dans l’eau pour enlever les saletés avant de la manger. Ces singes transmirent le tuyau à tout leur entourage, et à partir d’un certain seuil (le 100ième singe), toute la population était instantanément pourvue de ce savoir faire, même les singes des îles environnantes qui n’avaient pourtant aucun contact avec les autres singes! Bien sûr, ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres facultés métaphysiques fabuleuse qu’on prêterait à la nature et au genre humain.

Ce genre de croyances laisse place à une carpe enragée lorsqu’elle se rends compte que le monde n’est pas sans limite, instantané, et qu’elles restent impuissantes contre les requins. Elles se mettent alors à se définir en fonction de ce à quoi elles s’opposent. Elles maudissent “le système” dont pourtant elles dépendent puisque cela leur donne une excuse pour ne pas changer et rejeter leur responsabilité.

Dans les organisations, l’auteur classe les CPE en deux groupes distincts : la CPE métaphysique, et la CPE sociale. La première se situant parmi les employés de l’organisation, tandis que l’autre critique l’organisation de l’extérieur.

Notamment, les CPE métaphysiques sont :

  • Antimatière : elles cherchent souvent à s’évader par des drogues ou thérapies spirituelles favorisant la dématérialisation.
  • Antimâle : elles pensent que le gouvernement et la testostérone forment une combinaison impossible.
  • Antistructure : les CPE refusent les structures car elles n’acceptent aucune limite.

Et les CPE sociales sont :

  • Antitechnologie : car la technologie risque de perturber le “flux” de l’univers.
  • Anticomplexité : car cela donne trop d’endroits aux requins pour se cacher.
  • Anti-autorité : parce qu’accepter que l’autorité est nécessaire revient à accepter l’existence du mal.

On voit surtout des carpes pseudo-éclairées parmi les adeptes du gagnant-gagnant basique. C’est à dire le genre d’association qui partage les gains par un compromis “acceptable” au lieu de générer plus de valeur. Elles sont conciliantes parce qu’elles veulent se montrer gentilles envers leurs proches, sans se demander si une éventuelle percée serait possible à long terme. Dans ces conditions, les requins seront nombreux à faire la queue au seuil de la porte pour dévorer ce qu’il y a à dévorer.

Au final, on pourra résumer la stratégie de la carpe pseudo-éclairée de la manière suivante :

  • Les carpes pseudo éclairées ne croient qu’à l’abondance et ignorent l’existence de limite, de mal ou de perdant.
  • Elles croient qu’elles nagent dans un univers bienveillant qui prendra toujours soin d’elles, et qui converge vers une fin heureuse.
  • Les CPE ne veulent pas assumer la responsabilité de résoudre tous les torts contre lesquels elles se révoltent, elles ne sont pas à l’aise avec les représailles. Elles croient qu’il suffit de les signaler et que l’univers prendra soin d’améliorer la situation en temps voulu.
  • Pour elles, il suffit d’être dans le flux, se fondre dans la masse. Elles ne se rendent pas compte que c’est parfois inefficace.
  • Elle ont bien un but ultime dans la vie mais elles ne se donnent pas les moyens de l’atteindre.

En une phrase, les carpes pseudo-éclairées voient d’immenses capacités dans l’être humain mais rechignent à provoquer le changement pour ne pas troubler la marche du monde, qu’elles idéalisent, au moins à long terme.

C’est ainsi que se clôture notre présentation des personnages qui peuplent l’univers du livre La stratégie du dauphin. Bien sûr, ces articles ne sont qu’une invitation au voyage offert par le livre, où vous trouverez bien d’autres éléments complémentaires. Je pense cependant que j’en couvrirai certains à l’occasion, alors restez connectés!

Pour le moment je vous propose de faire une pause et de réfléchir aux personnages que nous avons vus. Autant vous le dire tout de suite, je m’identifie plutôt à la carpe pseudo-éclairée, mais vous vous doutez bien que j’aimerais évoluer progressivement vers le dauphin!

Et vous? Auquel de ces poissons vous identifiez-vous? Est-ce que c’est un mix entre plusieurs poissons? Ou alors peut-être changez-vous de race selon la situation à laquelle vous êtes confronté?

Je serais ravi d’en discuter avec vous!



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4 commentaires »

  1. Alban said,

    Wrote on avril 9, 2010 @ 11:10

    C’est marrant que tu t’identifies à ce dernier personnage. Sans te connaître je t’imagine plutôt comme quelqu’un qui a pas mal développé son sens critique à l’égard des mouvements « carpes-pseudo éclairées » justement.

    De tous les personnages décrits, celui-là m’a le plus marqué car il correspond à un type de pensée qui me fait réagir (probablement parce que je suis un peu comme ça aussi). Notamment les CPE métaphysiques, des personnages qui sont en général très spirituels, mais assez faibles sur le plan physique. Et leurs connaissances spirituelles finissent souvent par devenir un échappatoire où l’on se sent bien et qui permet de ne pas faire face, de ne pas « combattre » (au sens figuré).
    Cela va souvent de pair avec un rejet de la masculinité et du pouvoir.

    Pour eux, je pense que le développement personnel devrait avoir une composante plus terre à terre, physique, matérielle même, et pas seulement une histoire de débat d’idées et de spiritualité à base de « tout est parfait », « nous sommes Un » etc. (ce qui est peut-être vrai à un certain niveau, mais qui a besoin d’être confronté à la réalité).

    En tout cas merci pour ces quatre derniers articles, c’était intéressant ;)

  2. Argancel said,

    Wrote on avril 12, 2010 @ 10:54

    @Alban : eh oui, je pense que j’ai des progrés à faire en matière de « pensée critique ». On me décrivait déjà comme un rêveur étant jeune, ça doit encore jouer maintenant ;) Peut-être que ça a à voir avec la partie droite du cerveau, plus axée sur l’imagination que sur les détails, qui sait.
    Ta description de l’ »échappatoire spirituel » décrit très bien la CPE je trouve. Qu’est-ce que tu suggèrerais comme activités plus « terre à terre »?

  3. heiwanobushi said,

    Wrote on avril 13, 2010 @ 17:51

    J’ai bien aimé tes articles et comme je te l’ai dit, j’ai fait l’acquisition du livre dès le premier et donc merci ;)
    Comme toi et surement bien d’autre, je me retrouve dans la CPE.
    La question est de savoir si ce n’est pas juste parce que c’est ce qui semble le mieux pour nous.
    Se sentir dauphin serait un peu prétentieux à nos yeux, et carpe ou requin, que nenni…
    Bref, tout cela pour dire que je me suis demandé si ma vision de moi-même était la bonne…

  4. Argancel said,

    Wrote on avril 14, 2010 @ 6:54

    Très bonne réflexion Heiwan.
    Remarque que déjà le fait de démarrer un blog démontre une certaine assertivité qu’on ne pourrait attribuer à la carpe ou au requin. Bien que celui qui veut faire un blog uniquement dans le but de piéger des visiteurs pour faire de l’argent pourrait bien être assimilé à un requin. Quant au dauphin, oui en effet ça paraîtrait prétentieux de s’en identifier d’entrée de jeu puisqu’il s’agit d’un idéal, une perfection toujours hors de portée, qu’on n’atteint jamais vraiment.
    Ensuite je pense que ça pourrait dépendre des situations, les situations les plus inconfortables et donc où l’on se sent vulnérables étant plus propices à un comportement de carpe, dans d’autres situations où l’on se sent tout puissant on pourrait être tentés d’agir en requins, tandis que la carpe « pseudo-éclairée » pourrait être une situation où l’on se sent mieux parce qu’on est éduqué mais où dans le même temps nous manquons d’expérience ou nous refusons de confronter nos théories à la réalité.
    Peut-être que demander à l’un de nos proches comment il ressent notre attitude serait un meilleurs indicateur que s’estimer soi-même.


4 rétroliens

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