Gagner du temps avec la gestion de conflit

Avez-vous de temps à autre des conflits avec votre chef, vos collègues, votre conjoint, ou d'autres personnes ?

Félicitations ! Vous êtes normal 🙂

On a tous nos propres opinions, centres d'intérêts et manières de voir le monde.

Et les conflits se résolvent en principe naturellement par un processus de négociation entre les parties.

Par contre, s'ils sont source d'angoisse, de colère ou de ruminements intempestifs, ils peuvent totalement ruiner votre productivité.

C'est pourquoi je voulais vous parler aujourd'hui de gestion de conflit.

Eviter l'escalade

La première étape dans le processus de gestion de conflit est de reconnaître l'existence du conflit.

Un conflit n'est pas mauvais en soi.

C'est juste un désaccord qui persiste entre vous et une autre personne ou groupe de personnes.

Même si c'est avec votre supérieur, il a le devoir de le prendre positivement, car l'esprit critique est le moteur de toute innovation.

Le problème, c'est qu'on a souvent tendance à étouffer ce désaccord ou prétendre qu'il n'existe pas, alors que ça ne fait qu'empoisonner les choses.

La meilleure façon d'agir est donc de reconnaître son existence et d'utiliser un peu de métacognition pour s'en détacher et éviter qu'il soit la source de ruminements sans fin dans votre tête.

A ce sujet, je suis le premier à reconnaitre que ce n'est pas si simple.

Parfois en rentrant du travail le soir, ça m'est arrivé de regarder un film rien que pour éviter de penser à un conflit non résolu.

Mais si vous réfléchissez en termes de stratégies de gestion de conflit, vous pouvez parvenir à y penser de façon constructive.

Ouvrir le dialogue

La clé de la gestion de conflit est le dialogue.

Lorsque j'étudiais pour obtenir la certification PMP (Professionnel en Management de Projet), il y avait un type de question d'examen qui revenait souvent.

Elle avait même un nom.

On l'appelait la question "organiser une réunion".

Dans le titre de la question, l'examen décrivait une situation de conflit.

Et dans les choix, on avait plusieurs réponses, dont plusieurs suggéraient de prendre une décision unilatéralement.

Pourtant, à chaque fois, c'était la réponse "organiser une réunion" qui était la meilleure.

Pourquoi ?

Lorsque vous êtes dans une situation de conflit, il vous manque souvent des éléments pour prendre une décision.

Et souvent, vous aurez naturellement tendance à combler ce vide par des à-prioris, qui peuvent s'avérer totalement faux sur les personnes avec qui vous êtes en désaccord. 

Si vous vous basez sur ces à-priori pour résoudre le conflit, vous ne trouverez pas de solution convenable.

C'est plutôt par le dialogue et l'écoute active que vous arriverez à cerner la racine profonde du conflit.

La quête de la solution élégante

D'après le manuel du PMP, il existe 5 stratégies de gestion de conflit :

  • La collaboration/résolution de problème
  • Le compromis/conciliation
  • L'acceptation/accomodement
  • La force/compétition
  • Le retrait/évitement

D'après vous, quelle est la meilleure stratégie ?

Oui, il s'agit de la collaboration.

C'est la seule stratégie qui permet d'obtenir une solution élégante qui résoud la racine du problème.

Une solution qui fera consensus à la fois avec vous et la partie adverse.

Les autres stratégies sont utilisables mais dans des situations très particulières.

  • Le compromis aboutit à une situation qui ne satisfait pas tout le monde. Mais au moins on a une solution si on n'arrive pas à trouver la solution élégante.
  • L'acceptation met l'accent sur l'harmonie et la bonne volonté. Elle ne résoud pas le conflit mais prépare le terrain à une future collaboration sur le sujet.
  • Imposer son point de vue par la force ne doit être utilisé qu'en situation d'urgence.
  • Enfin, l'évitement est la pire des stratégies. Mais elle peut être utilisée pour des conflits mineurs et temporaires. Par exemple : le choix de la couleur de la perforeuse ou le film qui sera présenté pendant le voyage en bus.

Pour résumer, gardez bien à l'esprit que la collaboration est toujours la stratégie de premier choix.

Mais il vous faudra faire preuve de créativité et d'écoute pour parvenir à trouver la solution élégante qui mettra tout le monde d'accord.

Je vous souhaite bon courage dans cet exercice 🙂

Désamorcer une crise de procrastination

Etes-vous parfois prisonnier d'une crise de procrastination tenace, incapable de vous résoudre à vous mettre au travail malgré les conséquences fâcheuses d'un retard potentiel ?

Ne vous en faites pas. Tout le monde procrastine de temps à autre. Le tout est de savoir comment minimiser la fréquence des crises de procrastination.

Et c'est ce que nous allons voir ajourd'hui.

Attaquer le mal à la racine

Il existe beaucoup de petites techniques pour minimiser la procrastination.

Je vous en ai déjà présentées beaucoup sur ce blog. Par exemple, on peut réduire l'exposition aux tentations en coupant sa connexion internet, ou bien décomposer la tâche si elle paraît trop dure à réaliser.

Cependant, il faut parfois creuser plus loin pour obtenir un effet profond et durable sur vos crises de procrastination.

L'idée est que la procrastination vient principalement d'une chose : la sensation d'être obligé de faire quelque chose malgré soi.

Si encore c'était quelque chose de détestable, on comprendrait.

Mains non. Il s'agit le plus souvent d'un travail constructif que vous avez accepté de faire...

Enfin... étiez-vous réellement en accord avec vous-même quand vous l'avez accepté ?

Pris en otage

Car il y a une partie en vous qui boude complètement la tâche à réaliser.

Une part de vous-même qui brûle de surfer de lien en lien sur wikipedia.

Une part de vous qui aimerait savoir si quelqu'un vous a écrit un email, ou si vos amis ont posté une photo rigolotte sur les réseaux sociaux...

Et tout au long de la journée, vous faites le bras de faire avec cette part de vous-même.

Au début, quand vous êtes tout frais, vous allez peut-être gagner souvent.

Mais au bout d'un moment, votre volonté s'épuise.

Jusqu'à ce que le château de cartes s'effondre : vous procrastinez d'autant plus que vous avez refoulé vos envies d'escapade !

N'est-ce pas fatiguant de lutter constamment pour tenir le cap ?

Et si vous choisissiez plutôt le chemin de la coopération ?

Le déclic

Mais comment parvenir à un accord ?

Faut-il prétendre que le travail est agréable et amusant, alors qu'au fond de vous-même, vous savez que ce n'est pas vrai ?

Essayons autre chose...

Et si vous n'étiez pas contraint de la faire cette tâche ?

Laissez-moi vous expliquer.

Dans le livre "Le pouvoir du moment présent" de Eckart Tolle, l'écrivain propose un exercice plein de sagesse.

Il s'agit d'imaginer qu'à chaque instant, nous "choisissons" l'instant présent.

Remarquez comment cela change votre posture.

Vous n'êtes plus la "victime" des circonstances de votre travail.

Désormais, vous êtes un "acteur", et même un "créateur".

Vous créez, en quelque sorte, chacun des instants que vous vivez.

Ce qui veut dire que vous n'êtes plus contraint par une force extérieur de faire cette tâche.

Et il n'y a plus de raison de procrastiner.

En résumé, il s'agit de vous dire simplement, à chaque fois que vous avez une tâche peu ragoûtante à réaliser, que vous avez "choisi" vous-même cette tâche.

Et d'un certain point de vue, c'est bien la réalité.

Examinez un instant la chaîne de conséquences qui ont mené à cet instant.

N'est-ce pas vous qui avez choisi d'aller au travail ce matin ?


N'est-ce pas vous qui avez décidé de vous faire embaucher, et qui salivait à l'idée de rejoindre la société où vous travaillez actuellement durant l'entretien d'évaluation ?

Théorie X, Théorie Y

Pour illustrer la puissance de cette technique, laissez-moi faire un rapprochement avec la Thérorie X, Théorie Y de Douglas McGregor.

En management, on distingue 2 styles de leadership.

La Théorie X signifie que l'on considère les employés comme des paresseux qu'il faut punir ou récompenser selon qu'ils accomplissent ou non les tâches à réaliser.

La Théorie Y signifie que l'on considère les employés comme ayant envie naturellement de travailler et de réaliser leurs tâches.

Chaque théorie renforce l'hypothèse qu'elle émet sur les employés.

A savoir : les employés encadrés par un leader qui utilise la Theorie X ont tendance à être passifs et paresseux.

Et les employés encadrés par un leader qui utilise la Theorie Y ont tendance à réaliser les tâches par eux-même.

Quel est le lien avec la technique dont je vous parlais ?

Eh bien, en vous disant que vous avez vous-même choisi les tâches que vous réalisez, vous entrez dans le cadre de la théorie Y.

Ce qui signifie que plus vous allez avoir cette croyance, et plus vous allez avoir tendance à vous faire confiance dans votre capacité à garder le cap sur vos tâches.

Et cette confiance est un excellent moyen de vous réconcilier avec cette part de vous-même qui vous donnait tant de mal.

De quoi réduire drastiquement vos crises de procrastination 🙂

Comment développer une habitude journalière solide

Imaginez que vous puissiez accomplir quelque chose chaque jour, sans déroger à la règle.

Quelque chose de constructif et de motivant, qui au bout du compte aboutit à une oeuvre fabuleuse.

Par exemple : retrouver un corps d'athlète en faisant 20 minutes de sport chaque jour, écrire un livre en écrivant une ou deux pages tous les jours, apprendre un instrument de musique en répétant 30 minutes par jour.

Tout cela est possible grâce à l'effet conjugué des efforts journaliers répétés.

Et pour cela, rien de mieux que de prendre une habitude journalière.

En théorie, ça a l'air simple. Il suffit simplement de se dire : oui, j'y arriverai. Marquer cela sur un bout de papier, ou pourquoi pas partager l'idée avec votre entourage.

Mais comme vous le savez, en pratique c'est moins simple. Car on a tendance à perdre de vue ce genre de résolution après quelques semaines.

Et ce n'est pas forcément une décision réfléchie et consciente. Souvent, l'habitude s'estompe naturellemet d'elle-même.

Alors comment cultiver la flamme de votre nouvelle habitude ? C'est ce que nous allons voir aujourd'hui...

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Travaille dur et rentre chez toi

Savez-vous quelle est la devise de la société "Slack", très connue pour son logiciel de messagerie ?

Oui, c'est exact : "Travaille dur et rentre chez toi"

Cela contraste avec l'ambiance habituelle des startups où les ingénieurs sont fortement incités à travailler le plus longtemps possible.

Dernièrement, je suis tombé sur un documentaire décrivant l'univers des startups à San Francisco et dans la Silicon Valley.

Souvent, la cafétéria est ouverte 7 jours sur 7, il est possibile de dormir sur place, d'avoir le nettoyage-à-sec gratuit.

Et la présence de nombreux types de jeux pour se détendre donnent l'illusion d'être un peu comme à la maison.

Avec ça, les ingénieurs sont nombreux à passer tout leur temps libre dans leur boite.

Alors pourquoi Slack change de refrain ?

L'idée, c'est que faire des heures supplémentaires n'est pas forcément synonyme de plus de travail accompli.

C'est particulièrement frappant quand on réfléchit en termes de pratique délibérée, la science de l'expertise.

Par exemple, si vous demandez à des choristes comment ils se sentent après une répétition, la réponse est très différente suivant que vous demandez à un groupe de choristes amateurs ou professionnels.

Le groupe de choristes amateurs vous dira quelque chose du genre : "C'était très amusant".

Les choristes professionnels diront plutôt : "Je suis épuisé".

Pourquoi une telle différence ?

Ce n'est pas que les choristes amateurs sont plus joueurs.

Mais simplement que le groupe de choristes professionnels a l'habitude de travailler dur pour aboutir à un résultat professionnel.

Par exemple, le groupe de choristes professionnels aura plutôt tendance à réaliser des exercices spécifiques pour améliorer les voix et leur synchronicité.

Il insisteront davantage sur les passages difficiles des oeuvres à couvrir.

Tandis que les amateurs auront plutôt tendance à répéter mécaniquement un ensemble d'oeuvres du début à la fin.

C'est pourquoi la répétition des professionnels est qualifiée de "pratique délibérée" : elle est davantage focalisée sur les difficultés, par rapport au groupe amateur.

Et bien sûr, c'est un travail beaucoup plus fatiguant que la simple répétition mécanique.

Elle ne peut donc pas être prolongée trop longtemps.

D'autre part, d'après Anders Ericsson, l'expert des experts, la pratique délibérée exige davantage d'heures de récupération.

C'est ce qui ressort d'un comparatif entre un groupe de violonistes exceptionnels et un groupe de bons violonistes.

Le nombre d'heures de repos par semaine est supérieur pour les violonistes exceptionnels.

Ce qui n'est pas une surprise, sachant que la récupération est très importante pour se concentrer convenablement chaque jour.

Au final, en encourageant ses employés à rentrer chez eux à l'heure après une bonne séance de travail intensive, on voit bien que Slack optimise au mieux la productivité de ses employés.

Espérons que les autres startups se donnnent le mot 🙂

Une technique mentale pour mieux se plonger dans son travail

Que faire quand votre esprit papillonne au bureau ?

Quand vous pensez à des myriades de choses qui n'ont rien à voir avec votre travail :

  •  La série de la veille
  •  La dernière dispute avec la voisine
  • Les papiers à signer pour les enfants
  • La fuite d'eau de l'évier

Ou encore à un projet annexe, professionnel ou personnel.

A petite dose, tout ça ne poserait pas tant de soucis.

Mais les dérapages peuvent s'accumuler sournoisement.

Jusqu'à ce que vous vous demandiez, arrivé 17h :
"Qu'est-ce que j'ai bien pu accomplir aujourd'hui !"

Voyons quelques précautions pour éviter ce piège...

Quand l'esprit s'égare

Tout d'abord, notez que l'effet empire sous certaines conditions.

Par exemple, si vous être confronté à des tâches très exigentes.

Ou bien si vous êtes souvent interrompu dans votre journée

L'idée, c'est que votre esprit va automatiquement se focaliser sur ce qui se présente à lui.

Et si vous n'avez pas une vision suffisamment claire de ce que vous êtes censé faire, alors il va le choisir pour vous.

Dans le cerveau, on appelle ça le "réseau du mode par défaut".

C'est lui qui s'active quand vous laissez votre esprit dériver à sa guise.

Et soyons clair, je ne suis pas en train de fustiger votre tendance à la rêverie.

Car celle-ci joue un rôle important dans la créativité.

Seulement, il y a un temps pour tout : rêverie ou travail concentré...

Alors pour ancrer solidement votre esprit sur cette tâche exigente qui se dresse devant vous, il faut affirmer votre volonté.

Il ne doit pas y avoir l'ombre d'un doute.

Tout doit converger vers ce que vous aviez décidé de faire.

Focaliser votre esprit

En sport de haut niveau, il existe une technique populaire qui permet aux athlètes d'accomplir leurs objectifs.

Chaque soir, avant d'aller se coucher, ils imaginent en détail le parfait lancer de javelot, le parfait service de tennis, le parfait triple salto arrière.

Et cela les aide à mieux performer.

Ca paraît bête, mais ça marche vraiment car la visualisation est une technique très puissante.

Au point même de donner l'impression à l'esprit qu'il s'agit de la réalité.

Certaines études prouvent par exemple qu'on peut entraîner un muscle par la visualisation (ce n'est pas une blague).

Résultat : une confiance à toute épreuve pour tous ces athlètes chevronnés.

Et vous savez quoi ?

Cette technique, on va leur piquer.

Non pas pour muscler vos abdos sans bouger de votre lit 😀

Mais on va s'en servir pour anticiper votre journée de travail comme il se doit.

Et surtout bien focaliser votre volonté sur votre tâche la plus difficile.

Oui, cette tâche insurmontable.

Que dis-je : ce défi épique !

Anticiper

Pour cela, je vous suggère trois options :

1. Tout comme les sportifs, visualisez votre journée la veille au soir, et focalisez-vous sur les premières tâches simples. Celles-ci vont vous permettre de prendre un départ sur les chapeaux de roue sur votre défi du jour.

2. Faites 10 minutes de méditation le matin au réveil avant d'aller au travail. Et fixez votre attention sur cette tâche complexe que vous souhaitez accomplir. Avec un peu de chance, votre esprit continuera peut-être aussi à réfléchir à ce défi en tâche de fond. Et vous n'aurez plus qu'à récolter ses trouvailles en arrivant au travail !

3. Troisième option : méditer juste avant de commencer à travailler. Vous pouvez vous servir de ce moment pour réfléchir à un plan d'action. En bonus, vous aurez abaissé votre niveau d'impulsivité, ce qui limitera encore mieux les chances de succomber aux tentations.

Quelle que soit l'option que vous choisissez, vous aurez ainsi amorcé une idée implacable dans votre esprit.

L'idée que votre défi du jour est la tâche la plus importante de votre journée, et que c'est elle qui doit occuper le devant de la scène.

Et vous verrez que grâce à cette technique, vous serez beaucoup moins enclin à céder à toutes sortes de tentations ou pensées parasites.

Allez au boulot maintenant !

Je sais que vous pouvez le faire 🙂

La gestion des tâches par les risques

Voilà un mois que j'ai obtenue la certification PMP.

Et je n'ai pas encore pris le temps de vous faire profiter de ce que j'ai appris.

Alors on va commencer par un des sujets qui m'a le plus intéressé : la gestion des risques.

Les systèmes de productivité personnelle évoquent rarement ce sujet.

Pourtant, vous allez voir que "penser risques" est très pratique pour la priorisation des tâches.

Je vous préviens tout de suite, il y a beaucoup de notions à voir.

L'article est un peu long mais croyez-moi, cela en vaut la peine.

Qu'est-ce qu'un risque ?

Un risque est un évènement incertain qui, s'il se produit, a un effet positif ou négatif sur un ou plusieurs objectifs de votre projet.

Ca, c'est la définition du PMP.

Notez bien qu'un risque peut être positif ou négatif.

Autrement dit : une opportunité ou une menace.

Et le but du jeu est d'atténuer l'impact des menaces et d'accentuer celui des opportunités.

La gestion des risques se fait en plusieurs étapes, dont la première est d'inventorier les risques...

Le registre des risques

Pour cela vous pouvez partir d'un ensemble de catégories de risque.

Par exemple :

  • Les risques de déplacement
  • Les risques météorologiques
  • Les risques d'achat
  • Les risques administratifs

Ainsi, en efficacité personnelle, une menace pourrait être par exemple : 

  • La date d'échéance de la déclaration des impôts
  • Le risque de perdre ou de vous faire voler votre portable
  • L'incendie de votre maison
  • Que votre voiture tombe en panne
  • etc.

Et pour une opportunité :

  • Profiter de la fête du cinéma pour aller voir un bon film
  • Profiter des soldes
  • Profiter d'un évènement de networking
  • Profiter des fruits et légumes de saison
  • etc.

N'hésitez pas à utiliser des techniques de brainstorming pour répertorier tous vos risques.

Une fois que c'est fait, vous obtiendrez une liste de risques que vous pourrez mettre dans un registre de risques.

Personnellement, j'ai créé le miens dans un classeur Google Sheet.

C'est très pratique pour avoir accès à votre registre de risques de n'importe quel ordinateur ou portable.

Voyons maintenant comment prioriser ces risques.

Prioriser les risques

Une fois que vous avez inventorié vos risques, il faut savoir quels risques vous voulez gérer.

Certains risques ont tellement peu de chance d'arriver que ça ne vaut pas la peine d'y prêter attention.

De même si le risque ne causera quasiment aucun dommage.

Pour connaître les risques à gérer, il y a donc 2 grandeurs importantes :

  1. La probabilité
  2. L'impact

Vous pouvez estimer la probabilité en % de chances d'arriver, et l'impact avec un montant en euros.

Et en multipliant la probabilité par l'impact, vous obtenez un indice qui va vous permettre d'ordonner vos risques du plus prioritaire au moins prioritaire.

Ceux qui sont les moins prioritaires pourront être mis dans une section spéciale de votre registre de risques : la liste de veille.

Et vous surveillerez cette liste de temps en temps, au cas où le risque changerait de priorité d'après les nouvelles circonstances de votre vie.

Voyons maintenant comment gérer vos risques...

Les stratégies de gestion de risque

Il existe 5 stratégies de gestion de risque :

  1. Eviter / Exploiter. Vous cherchez à éviter la menace ou saisir l'opportunité.
  2. Atténuer / Améliorer. Même chose, mais en moins efficace. Vous allez prendre des mesures pour diminuer la probabilité ou l'impact de la menace, ou dans le cas de l'opportunité : augmenter sa probabilité / son impact.
  3. Transférer / Partager. Ici, vous allez déléguer la gestion de ce risque. Pour une menace, vous allez faire appel à une assurance. Et pour une opportunité, vous allez partager les bénéfices avec un autre parti qui exploitera l'opportunité.
  4. Accepter.  Vous ne prenez pas de mesure particulière. Juste éventuellement mettre un fond de côté pour pouvoir gérer la menace si elle arrive.
  5. Escalader. Vous remontez le risque à un responsable qui gèrera le risque de façon plus globale avec tous les acteurs concernés par ce risque.

L'idée ici est de choisir la stratégie la plus appropriée pour chacun de vos risques.

Suivant l'importance du risque, vous allez choisir d'investir plus ou moins de ressources sur ce risque.

Mettre en oeuvre les réponses aux risques

Une fois que vous avez choisi les stratégies les plus appropriées pour chacun de vos risques, vous allez pouvoir mettre en oeuvre vos réponses aux risques.

Ces réponses sont des plans d'action que vous allez planifier.

Par exemple :

  • Souscrire à une assurance
  • Acheter des multiprises anti-foudre
  • Installer un antivirus sur votre ordinateur
  • Faire vos sauvegardes de données
  • Activer l'appli de localisation de votre portable
  • Acheter un ordinateur avec une garantie étendue
  • etc.

Mais ça ne s'arrête pas là, car chaque semaine, vous allez sûrement détecter de nouveaux risques ou opportunités à gérer.

Tandis que d'autres risques ne seront plus à l'ordre du jour et devront être retirés de la liste.

L'idée est donc de faire le point chaque semaine pour mettre à jour votre registre de risques et créer les plans d'action nécessaires pour gérer vos risques.

En d'autres termes : incluez cette activité dans votre revue hebdomadaire de tâches.

Libérer votre esprit pour vos projets personnels

Pour clôre cet article, j'aimerais attirer votre attention sur l'utilité du mécanisme quand on entreprends un projet personnel très prenant.

Pour moi, cela a été le cas pour obtenir la certification PMP.

Chaque matin, j'étais à pied d'oeuvre pour étudier pendant environ 2 heures avant d'aller au travail.

Et le soir je passais aussi du temps à mémoriser ce que j'avais appris.

Dans ces conditions-là, on est tellement obnubilé par les tâches du projet qu'on peut rater des opportunités intéressantes ou bien ne pas voir arriver un risque majeur.

Heureusement, il ne m'est rien arrivé de grave.

Mais je sais que certains "accidents" de ma vie auraient pu être mieux gérés.

Je vous cite un exemple : à un moment, je me suis fait surfacturer l'hébergement internet de C'éclair, et j'aurais pu éviter ça en surveillant un peu mieux l'usage du disque de mon serveur.

J'aurais pu aussi me faire hacker sur C'éclair, sachant que le logiciel qui me sert à écrire les articles sur C'éclair n'était pas complètement à jour.

Le risque ne s'est pas matérialisé, mais il aurait pu me causer bien des soucis.

J'espère que ces 2 exemples vous aident à rendre tout cela plus parlant.

L'idée est qu'en prenant les dispositions adéquates bien à l'avance pour gérer ce genre de risques, on se blinde comme il faut.

Et on peut se réfugier dans sa grotte pour travailler sur ses projets personnels avec une tranquilité d'esprit incomparable...

Il suffit juste de refaire surface de temps en temps pour vérifier qu'un ours ne rode pas dans les parages 😉

7 astuces pour vous rafraîchir et booster votre productivité en été

La température a un effet massif sur la productivité.

Selon la plupart des études, la température idéale pour travailler est de l'ordre de 23 °C.

Et bien que les avis divergent, on considère qu'en dessous de 16 °C ou au-dessus de 30 °C, vous êtes bien plus préoccupé par le froid ou la chaleur que du travail lui-même.

Bref, cela a un impact massif sur la qualité de votre concentration.

Et en cette période estivale, ça vaut la peine de s'en préoccuper.

Surtout si vous travaillez à la maison et que vous n'avez pas la climatisation.

Dans ce cas-là, voici quelques pistes pour vous rafraîchir :

1. Travaillez au petit matin

C'est une de mes astuces préférées. 

Pendant l'été, j'apprécie de me lever à 5h du matin pour profiter de la fraîcheur matinale.

Pourtant, je suis plutôt un couche-tard.

Mais avec un peu d'organisation, j'arrive en général à me coucher tôt pour pouvoir profiter de la fraîcheur matinale.

2. Prendre des douches froides

Rien de tel pour se rafraîchir que de prendre une bonne douche froide.

Une douche glacée et prolongée, si vous le pouvez.

Au pire, passez vos avant-bras sous l'eau froide, pour que la circulation de votre sang se charge de propager la fraîcheur dans tout votre corps !

3. Un linge humide ou tee-shirt rafraichissant

Si vous voulez prolonger l'effet rafraîchissant de la douche, vous pouvez porter un vêtement légèrement humide.

Ou bien porter simplement des bandeaux humides sur les poignets.

Vous pouvez aussi passer votre tee-shirt au congélateur, ou acheter un tee-shirt spécialement conçu comme ceux de la marque Columbia Zero Limit.

4. Un seau d'eau sous votre ventilateur

Vous pouvez aussi essayer cette technique que je viens de découvrir.

Mettez un seau d'eau sous votre ventilateur.

Celui-ci va aider l'eau à s'évaporer.

Et l'énergie consommée par l'évaporation va réduire la chaleur de l'air.

5. Débranchez vos appareils

Ca n'a l'air de rien, mais les appareils électriques produisent de la chaleur.

Débranchez donc tous les appareils dont vous n'avez pas besoin.

Concernant les ampoules, préférez plutôt des ampoules LED aux ampoules classiques.

6. Fermez vos fenêtres pendant le jour, ouvrez pendant la nuit

Fermez vos rideau ou vos stores pendant la journée.

Et ouvre-les pendant la nuit.

Vous pouvez même induire un courant d'air avec votre ventilateur pendant la nuit, pour que l'air nocturne imprègne bien votre maison.

7. L'ombre et les couleurs

Essayez aussi de tirer au mieux partie de l'ombre et des couleurs.

Vous pouvez par exemple abriter votre fenêtre sous un porche.

Vous pouvez peindre votre fenêtre ou votre toit en blanc.

Vous pouvez aussi mettre des plantes à votre fenêtre.

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J'espère que tout cela vous aura inspiré.

Je vous souhaite bon vent pour vos projets !

7 astuces pour être productif quand on travaille à la maison

Aujourd'hui, je partage avec vous mes astuces préférées pour être productif à la maison.

La semaine dernière, je vous disais que j'avais obtenu la certification PMP.

Pour cela, j'ai dû travailler à la maison pendant quelques mois.

Je vous disais même que j'étais "dans ma grotte".

Ce qui veut dire simplement que je me suis coupé du monde extérieur pour mieux me concentrer sur mon objectif.

Pas complètement bien sûr.

Mais j'ai mis en place une sorte de "bureau optimisé" qui me permettait de ne pas diverger facilement de ma tâche.

Au cas où vous êtes dans la même situation, voici quelques points importants :

1. Compartimenter

Si possible, utilisez une salle dédiée à votre activité productive.

Une salle qui ferme et où vous pouvez vous enfermer au cas où certaines personnes ne comprennent pas le message.

Même chose pour vos outils de travail : utilisez un ordinateur de travail dédié, pas votre ordinateur de "divertissement".

2. S'isoler

Isolez-vous du bruit et de la pollution visuelle.

Les moyens ne manquent pas : boules quies, casque anti-bruit, isolants sonores.

Côté visuel, ne travaillez pas devant une fenêtre où vous pouvez voir les gens passer dans la rue.

Un bon vieux mur est encore le plus efficace.

3. Débrancher l'internet

Vous n'avez pas besoin d'utiliser internet en permanence.

Débranchez-vous d'internet le plus souvent possible.

Et mettez votre téléphone en mode avion.

Si vous avez besoin d'internet pour travailler, utilisez un logiciel qui bloque les sites ou applications de divertissement.

4. Accrocher votre tableau de bord au mur

Peut-être pas devant vous, mais à proximité.

Cela vous permet de voir où vous en êtes dans votre projet.

Chaque jour, mettez-le à jour.

Vous serez encouragé de voir le chemin parcouru.

5. Etre propre et habillé correctement

Ceci est une astuce qu'emploient souvent les indépendants.

Ils se mettent en tenue de travail avant d'aller travailler dans leur bureau à la maison.

Cela les conditionne à penser "travail" au lieu de penser "loisir".

Cette astuce fonctionne aussi quand on veut réaliser un projet personnel.

6. Utiliser un organiseur

Vous pouvez travailler avec un organiseur en face de vous.

Chaque jour, faites votre planning de la journée et essayez de vous y tenir.

A chaque fois que vous déviez de votre planning, corrigez-le.

Vous pouvez barrer ou prendre une nouvelle feuille au besoin.

7. Des siestes stratégiques

Vous êtes à la maison, il faut en profiter.

Faites des siestes de 10 à 20 minutes de temps en temps.

Il n'y a pas meilleur moyen de restaurer votre attention après une bonne séance de travail intensive.

Je suis certifié PMP

Bonne nouvelle.

J'ai passé l'examen de la certification "Project Management Professional" lundi dernier...

Et je l'ai réussie avec une large avance !

Pour rappel, j'ai beaucoup expérimenté avec les techniques de mémorisation ces derniers temps.

Ce qui m'a permis notamment de mémoriser les 49 process de gestion de projet de cette certification, alors que mon formateur pensait que c'était impossible.

Au final, ce sont plus de 900 cartes mnémoniques que j'ai créées et mémorisées avec l'application Anki (logiciel de répétition espacée).

L'avantage étant de pouvoir réviser le contenu du cours de loin en loin pour ne pas perdre ce que j'ai appris.

Ceci clôture donc cet épisode "mémorisation".

Et nous reviendrons à une ligne éditoriale plus classique dès la semaine prochaine.

Notamment autours de la gestion du temps, de la productivité et des habitudes.

Quant aux articles orientés mémorisation, je réfléchis à les basculer sur un nouveau blog.

A très bientôt !

Certification et mémorisation : des nouvelles !

Suite à vos emails, je sors un moment de ma grotte pour vous donner quelques nouvelles sur mon projet de mémorisation...

Pour rappel, j'ai décidé il y a quelques mois de passer la certification PMP (Project Management Professional).

Une formation qui fait autorité quand on veut évoluer dans sa carrière en tant que chef de projet.

J'avais initialement prévu de passer la certification samedi dernier.

Mais j'ai malheureusement dû reporter ça au premier juillet.

Il faut dire que la procédure d'inscription est fastidieuse.

Et j'ai raté une date butoir.

Sur le coup, j'étais un peu déçu, car je comptais réaliser une performance.

Mais en même temps, cela me donne l'occasion de mieux m'imprégner du cours.

Et j'en ai profité pour prendre de vraies vacances en mai dernier...

Où j'en suis dans mes révisions ?

Je n'ai pas encore terminé mes révisions, mais je touche au but.

Je maîtrise maintenant environ 740 cartes mémoire qui résument le contenu du cours (j'utilise pour ça le logiciel Anki).

Et j'ai quasiment mémorisé le contenu total des 49 procédures du manuel de référence.

Soit l'équivalent d'une liste de 1500 éléments environ si on les collait toutes bout à bout.

Des listes remplies de jolis termes bien abstraits comme par exemple :
- Enterprise Environmental Factors
- Organisational process assets
- Stakeholder engagement assessment matrix
...
j'en passe et des meilleurs !

(comme vous voyez, j'apprends tout ça en anglais, amusant n'est-ce pas ? 😉 

100 palais de la mémoire

Bien sûr, tout cela n'aurait pas été possible sans la technique du palais de la mémoire.

Une technique qui permet de stocker le contenu à mémoriser dans la mémoire épisodique (la mémoire des lieux visités et des évènements vécus).

Au total, je dois maintenant approcher les 100 palais de la mémoire.

Mais il va falloir que je me calme un peu.

Car un palais, ça se révise, sous peine de disparaître au bout de quelques semaines.

Et cela nécessite un peu de discipline.

Surtout au début, quand les palais ne sont pas encore totalement ancrés en mémoire.

(après quelques mois de pratique, ils sont quasiment indélébiles)

Quelques expérimentations

Tout cela m'a permis de réaliser quelques expérimentations...

J'ai par exemple décidé d'enfreindre les règles à maintes reprises, histoire de vérifier si elles étaient bien fondées :

  • Est-ce que deux loci identiques cote à cote troublent la mémorisation ?
    (souvenez-vous, les loci, ce sont les différents lieux d'ancrage de la mémoire à l'intérieur du palais)
  • Est-ce qu'un lieu rempli de personnes est vraiment un problème pour créer un palais de la mémoire ?
  • Est-ce que les loci doivent être espacés de la même distance ?

Au final, j'ai découvert que beaucoup d'interdits ne sont pas fatals pour la mémorisation.

Bien qu'ils augmentent le nombre de révisions nécessaires pour mémoriser.

Certes, il ne faut pas faire n'importe quoi.

Mais il ne faut pas non plus chercher le palais parfait, sinon on n'avance plus.

Ca vous intéresse ?

Pendant mes vacances, j'ai trouvé quelques "cobayes" à qui enseigner la technique.

Certains m'ont pris pour un extraterrestre 🙂

D'autres ont tendu l'oreille.

D'autres même utilisaient déjà une forme de mémorisation voisine.

Tout cela m'a permis d'y réfléchir sous de multiples points de vue.

Et j'ai été ravi de partager mon savoir.

Si d'aventure cela vous intéresse, sachez que c'est NON !

Souvenez-vous : je suis dans ma grotte 😉

Mais.....

Si vous faites un peu de bruit.....

Peut-être que je vous entendrai...........

Bref, si vous êtes intéressé(e), écrivez-moi un petit email.

Et je vous dis le mois prochain si je décide de créer un cours là-dessus 🙂