Défi mémorisation : jour 42 : Entraînement mental : est-ce que ça marche ?

Ceci est le compte rendu du jour 42 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

Il y a quelques années, j'ai fait des recherches sur l'entraînement mental.

C'était dans le cadre de ma formation "Révolutionnez votre concentration".

Et j'ai appris que tous les entraînement mentaux ne se valent pas...

Le business florissant des vendeurs d'appli

Grâce à l'engouement du public, le business des applis d'entraînement mental se porte bien.

Il existe aujourd'hui des centaines et des centaines d'applications.

Et j'ai moi-même essayé l'une des plus populaires : l'application Lumosity.

Cette application revendiquait des effets sur les performances au travail et à l'école, et aussi contre le déclin cognitif lié à l'âge. 

Encore mieux : elle promettait la prévention des pertes de mémoire, de la démence et même de la maladie d'Alzheimer !

Problème : Lumosity n'avait pas les études scientifiques pour le prouver.

Et l'éditeur a été condamné en 2016 à verser une lourde amende pour publicité mensongère.

Un grand dilemme

Si les éditeurs ont tant de mal à prouver les bienfaits de leurs applications, ce n'est pas un hasard.

Ils font face à un profond dilemme.

Pour attirer toujours plus d'utilisateurs, il faut que les jeux proposés soient ludiques et agréables à utiliser.

Pourtant, pour vraiment améliorer ses capacités cognitives, il faut faire de gros efforts.

Cela me rappelle une expérience réalisée sur des choristes.

Après une répétition, on a demandé à un groupe de choristes amateurs de donner leurs impressions.

Résultat : ils ont trouvé la session très agréable.

Puis on demande la même chose à un groupe de choristes professionnels.

Cette fois, ce n'est pas le même son de cloche.

Les choristes se disent épuisés.

Comme le disent les body builders : "No pain, no gain".

Le dual N-back : un jeu exigent, mais qui marche !

En vérité, il existe bien un jeu qui améliore les capacités mentales.

Il s'agit du dual N-Back.

Les chercheurs Susanne Jaeggi et Martin Buschkuehl l'ont prouvé en 2008.

En stimulant la mémoire de travail, ce jeu permet de gagner des points à un test sur l'intelligence fluide.

Sachant que cette forme d'intelligence est la capacité à raisonner et à résoudre de nouveaux problèmes indépendants de savoirs préalablement acquis.

Le problème, c'est que ce jeu est un véritable supplice !

J'ai moi-même essayé, et je peux vous dire qu'il vous torture les neurones bien comme il faut.

Malgré les vertus promises, je n'ai pas été motivé très longtemps à continuer à y jouer.

Et l'entraînement de la mémoire dans tout ça ?

Maintenant, si l'on en vient à l'entraînement de la mémoire, je vois beaucoup de similitudes avec le dual N-Back.

Quand je m'entraîne à mémoriser un jeu de cartes, je dois être parfaitement concentré, autrement, je fait un mauvais score.

Avec le dual N-back, c'est pareil, le moindre bruit, la moindre pensée parasite vous fait perdre la partie.

C'est-à-dire que ces deux formes d'entraînement mental exigent des efforts de concentration conséquents.

La différence entre les deux, c'est que le transfert des bienfaits à ma vie quotidienne est beaucoup plus évident dans le cas de l'entraînement de la mémoire.

Car j'utilise très fréquemment les palais de la mémoire pour mémoriser toutes sortes de choses dans ma vie quotidienne.

C'est pourquoi, si je compare ça au  jeu du "dual N-back", je vois aujourd'hui l'entraînement de la mémoire comme un entraînement mental plus intéressant.

Maintenant, me direz-vous, y'a-t-il des études scientifiques qui ont étudié ce genre d'entraînement de la mémoire ?

Les preuves scientifiques

La réponse est oui !

C'est ce qu'on découvre dans une étude de 2017 menée entre autres par l'ancien champion de la mémoire Boris Nikolai Konrad.

Dans cette étude, on a mesuré le fonctionnement du cerveau de 23 athlètes de la mémoire pendant qu'ils mémorisaient.

Puis on le compare au commun des mortels, et on relève les différences.

Enfin, on demande à un groupe de débutants de réaliser un entraînement à la mémoire de 6 semaines basé sur les palais de la mémoire.

Résultat : alors qu'ils progressent, leur cerveau adopte des schémas de fonctionnement de plus en plus proches de celui des athlètes de la mémoire.

Voilà donc un entraînement mental qui a des effets profonds sur le cerveau !

Mes résultats

De retour à mon défi de la mémoire...

Ces deux derniers jours, mes résultats ont été plutôt décevant car je stagne aux abords des 3 minutes :
2:49 / 3:01 / 2:58 / 3:05 / 2:53 / 3:12

A noter que je fais une quinzaine de fautes au minimum pour chacun de ces temps.

Et que j'ai conservé le même tempo au métronome qu'avant : 28 battements par minute.

Après 6 jours à la suite que je m'entraîne, peut-être que je fatigue...

Demain je prendrai donc un jour de repos.

Et on se retrouve vendredi pour la suite...

Défi mémorisation : jour 40 : 7 ingrédients pour créer des images encore plus mémorables

Ceci est le compte rendu du jour 40 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

Aujourd'hui, on revient sur l'art de créer des images mémorables.

Quelles ingrédients peut-on ajouter à une image pour la rendre irrésistible pour notre mémoire ?

C'est ce que nous allons voir dans cet article...

Petit rappel de ma technique de mémorisation

Comme vous le savez, pour mémoriser les cartes, j'utilise des mnémoniques.

Ce sont des objets de substitution beaucoup plus mémorables que les cartes elles-mêmes.

Pour chaque carte, j'associe une personne, une action et un objet (méthode PAO).

Par exemple :

  • 10 de coeur : Lady Diana / se marie / un bouquet
  • As de pique : Mike Tyson / donne un coup de poing / un punching ball
  • 3 de coeur : le Petit Prince / dessine / un mouton

Et pour mémoriser trois cartes, j'associe la personne, l'action et l'objet des 3 cartes.

Par exemple :

10 de coeur / As de pique / 3 de coeur = Lady  Diana donne un coup de poing dans un mouton

Ce qui me crée une image mémorable, que je dispose dans un palais de la mémoire.

Dans l'exemple ci-dessus, l'image obtenue en combinant la personne/l'action/et l'objet est plutôt sympa à mémoriser.

Mais parfois, l'image est beaucoup plus tirée par les cheveux.

Comme par exemple :

3 de coeur / As de pique / 10 de coeur : le Petit Prince donne un coup de poing à un bouquet.

On avait vu la semaine dernière comment injecter un peu de logique aux images obtenues pour les rendre plus mémorables.

Si on l'applique ici, ça pourrait donner ceci :

3 de coeur / As de pique / 10 de coeur : le Petit Prince donne un coup de poing à un bouquet de monstroplantes.

Ainsi, l'image absurde est mémorable, car elle est basée sur un fond cohérent.

Cette règle de l'absurde est très importante en mémorisation.

C'est même la règle numéro 1.

Mais il existe d'autres ingrédients complémentaires pour rendre l'image encore plus mémorable...

Dans la peau d'un chasseur cueilleur

Aujourd'hui, nous vivons dans un environnement radicalement différent de celui de nos ancêtres chasseurs cueilleur.

Un monde rempli de panneaux avec des inscriptions.

Et d'horloges qui rythment notre vie.

Ce bouleversement de notre environnement s'est fait très rapidement.

A l'échelle de l'évolution humaine, c'est l'équivalent d'un battement de cils.

Et notre cerveau n'a pas évolué à la même vitesse.

Pas étonnant donc qu'il ait du mal à enregistrer tous ces symboles abstraits.

Il se croit encore dans la forêt.

Il guette toujours ce qui ressemble à une menace, ou à quelque choses à manger.

Un buisson qui bouge. Une odeur de miel. Un grognement de panthère.

Et c'est en se mettant dans la peau de ce chasseur cueilleur qu'on peut tirer les ingrédients d'une image mémorable.

7 ingrédients essentiels pour bien mémoriser

 Voici donc ces 7 ingrédients :

1) Utiliser nos 5 sens : quelle est la couleur de l'image, son parfum, sa rugosité, le bruit qu'elle fait, son goût.

2) Le mouvement : savoir détecter un mouvement était crucial pour la survie. C'est pourquoi on remarque davantage ce qui bouge.

3) Le danger : de même, un danger est mémorable. Il attire profondément l'attention, provoque des émotions, et on le mémorise car on ne doit pas tomber plusieurs fois dans les mêmes pièges.

4) Exagérer : plus c'est gros, plus ça représente un danger ou une récompense importante. On a donc naturellement besoin de mémoriser les choses exagérées.

5) Le sexe : évidemment, le sexe est capital pour la reproduction. Et c'est un ingrédient puissant pour attirer l'attention et mieux mémoriser.

6) Briser un tabou : dans la tribu, un ensemble de codes permet de maintenir l'ordre, briser un tabou devait donc être détecté pour être puni.

7) Le répugnant : les excréments, le vomis, le moisi... tout ce qui nous repousse (et nous empêche judicieusement de le dévorer) est également mémorable.

A vous de jouer maintenant !

Je vous laisse le soin de mémoriser cette liste 🙂

Mes résultats

Voici mes résultats de ces derniers jours :
3:00 / 2:57 / 3:03 / 2:59 / 3:14 / 2:48 / 2:49 / 2:56 / 2:59

Avec surtout un sans faute à 3 minutes 0 secondes tout rond !

Qui devient donc mon nouveau meilleur score.

Côté tempo du métronome, je l'ai augmenté de 2 crans à 28 battements par minute.

A ce niveau là, les trous de mémoire avec les mnémoniques ne pardonnent pas.

Et parfois, je bute encore sur l'objet PAO de certaines cartes.

Si je corrige ça, je devrais pouvoir continuer à faire baisser le chrono.

A mercredi pour le prochain article !

Défi mémorisation : jour 37 : Je me suis offert le silence

Ceci est le compte rendu du jour 37 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

Je vous présente mon nouveau meilleur ami : le casque sans fil Sony WH-1000X M3.

Ca faisait des années que je lorgnais sur les casques réducteurs de bruit.

Mais jusque-là, je n'étais pas convaincu qu'ils valent leur prix dissuasif.

Et voilà que je m'offre le nec plus ultra en la matière...

Présentations

Voici donc la bête...

Le Sony WH-1000X M3 est un casque bluetooth très confortable, avec un son haute définition, 30 heures d'autonomie...

Et surtout la meilleure réduction de bruit du marché, d'après tous les comparatifs que j'ai lus.

De quoi m'offrir le silence !

Des casques de plus en plus sophistiqués

Ce qui m'a vraiment convaincu, c'est cet article du magazine The Verge.

On y apprends que les casques audio sont les objets technologiques qui se sont le plus améliorés ces derniers temps.

Pour mon casque par exemple, qui fait partie de la série 1000X de Sony, il y a un véritable bond technologique entre le modèle M3 sorti cet automne et l'ancien modèle M2.

Et cela m'a particulièrement enthousiasmé !

De nouvelles perspectives

Certes, à plus de 300 euros, le casque Sony WH-1000X M3 est un casque de luxe.

Et s'il n'y avait pas eu ce défi mémorisation,  j'aurais attendu Noël pour me l'offrir... ou me le faire offrir...

Mais je voulais vraiment le tester dans le cadre de ce défi.

Comme vous le savez, pour bien mémoriser je dois être complètement concentré.

Ce qui est facilité par un environnement non bruyant.

Et avec le chien nerveux du voisin, ce n'était pas gagné...

C'est pourquoi j'utilise un générateur de bruits blancs pour couvrir les aboiements, comme je vous l'ai déjà expliqué dans l'article seul au monde, ou comment être parfaitement concentré.

Avec ce casque, j'ajoute donc une nouvelle arme dans mon arsenal de réduction de bruit.

Et j'étais impatient de le tester pour voir s'il annule efficacement les aboiements.

La réponse est : partiellement.

Petite déception donc.

Mais j'étais déjà conscient que les casques actuels n'annulent pas complètement les bruits irréguliers comme une voix humaine... ou une aboiement de chien.

Alors je pouvais m'y attendre.

Du coup, j'utilise encore un générateur de bruits blancs, mais je n'ai plus autant besoin de monter le volume pour couvrir ces fichus aboiements...

La paix au travail

Là où je pensais vraiment rentabiliser ce casque, c'est dans mon environnement de travail.

Sachant que dans mon immeuble, la climatisation génère un bruit de fond puissant et désagréable.

La bonne nouvelle, c'est que le casque masque totalement ce bruit de fond.

C'est un vrai régal !

Et ça devrait réduire aussi le stress de mes journées.

Ecouter mes livres audio en ville

Le troisième scénario d'utilisation, c'est la marche en ville.

J'ai souvent l'habitude d'écouter des livres audio sur mon smartphone.

Et en ville, ça devient pénible, surtout quand de gros bus passent à côté de moi.

Je n'ai pas testé encore ce scénario.

Mais il devrait donner de bons résultats.

D'autant que c'est celui qu'a choisi Sony pour sa publicité télévisée.

Attention aux abus

Depuis quelques années, je n'arrivais plus à supporter mes écouteurs pour écouter de la musique au travail.

Une douleur s'installait après un moment, et je devais les enlever.

Avec ce casque, je n'ai plus cette gêne.

Ce qui fait que je me suis remis à écouter de la musique en travaillant.

Pour ça, j'utilise focus@will, une banque de musiques spécialement sélectionnées pour se concentrer.

C'est notamment très efficace pour se concentrer sur certaines tâches rébarbatives.

Mais par précaution, je met le niveau sonore au minimum.

Car je ne tiens pas à devenir sourd 🙂

Mes résultats

Pour revenir à mon défi...

Voici mes résultats du jour :
3.13 / 3:16 / 3:26

Sachant que j'ai aussi pris un jour de repos hier.

Tempo du métronome : 26 battements par minute.

Et beaucoup de fautes...

Ce qui veut dire que les résultats stagnent malgré mon jour de repos.

Et je crois que c'est dû au manque de sommeil.

Dur dur parfois de résister à la tentation de veiller tard le soir...

En l'occurrence, je me suis fait happer par un épisode de l'émission "Cash Investigation".

Allez, on va dire que c'est un accident de parcours !

Défi mémorisation : jour 35 : L’impact de l’âge sur les capacités de mémorisation

Ceci est le compte rendu du jour 35 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

Comme vous le savez, je viens de prolonger mon défi mémorisation jusqu'au 7 janvier 2019.

Soit 5 semaines de plus pour arriver à mémoriser 52 cartes en moins de 2 minutes.

Ce qui fait beaucoup plus que les 30 jours que j'avais prévus initialement.

J'ai donc cherché quelques explications à ce retard...

Ces jeunes aux capacités étonnantes

Quand j'ai imaginé ce défi, je n'ai pas choisi mon objectif au hasard.

Je me suis basé sur deux récits publiés en ligne.

Celui de Max Deutsh, qui a réussi à passer sous la barre des 2 minutes en 24 jours, en s'entraînant chaque jour alors qu'il travaillait à plein temps.

Et celui de Jayrold, un membre du forum Art of Memory qui a réussi un score de 1 minute 38 en une semaine seulement à plein temps.

Voyant ces résultats, je pensais remporter ce défi sans trop de difficultés...

Pourtant, ça n'a pas été aussi facile que prévu !

Et je me suis interrogé particulièrement sur la progression fulgurante relatée dans ces 2 récits.

Je pense que Max Deutsh et Jayrold avaient deux atouts particuliers.

Premièrement, ils sont tous les deux bien plus jeunes que moi.

Jayrold est un adolescent de 17 ans, et Max Deutsh est un jeune adulte d'une vingtaine d'années.

Pour information, moi j'ai 39 ans.

Deuxièmement, ils sont habitués à mémoriser. 

Jayrold est un écolier, et Max Deutsh vient tout juste de terminer ses études à l'Université.

De mon côté, comme j'ai un travail intellectuellement stimulant, je pense que je n'ai pas si souffert que ça de l'arrêt de mes études.

Alors j'ai creusé davantage du côté de l'impact de l'âge sur la mémorisation.

Et voici ce que j'ai trouvé...

Le déclin de l'âge commence dès la vingtaine !

J'ai découvert qu'effectivement, il y a bien un déclin marqué au niveau des performances de la mémoire.

Et ce déclin s'amorce dès l'âge de 20 ans !

Voici un graphique qui l'atteste, tiré d'une étude de Denise Park publiée en 2001 :

On voit sur ce graphique que la seule capacité qui augmente avec l'âge, c'est la connaissance verbale.

Autrement dit : la richesse du vocabulaire q'on acquière tout au long de la vie.

Pour tous les autres types de mémoires, la tendance est à la baisse.

Pire : on voit même que la vitesse de déclin est presque constante.

Ce qui veut dire que j'ai perdu presque autant de facultés de mémorisation entre 20 et 40 ans, que j'en perdrai entre 50 et 70 ans !

Voilà qui fait froid dans le dos...

Néanmoins, j'ai trouvé deux personnes inspirantes pour relativiser ces chiffres alarmants...

Peut-on être performant malgré l'âge ?

Le premier est Ron White, un expert de la mémoire très connu aux Etats-Unis.

Ron White a eu un parcours particulier.

En 1991, à 18 ans, il découvre les techniques de mémorisation dans un séminaire.

Puis il commence à l'enseigner dans des entreprises américaines à travers tout le Texas.

Mais ce n'est qu'en 2008, à l'âge de 35 ans, qu'il commence à participer aux championnats de la mémoire des Etats-Unis.

Cette année là, il finit quatrième.

Puis en 2009 et 2010, il est couronné champion de la mémoire.

Battant même un record de la mémoire aux speed cards avec un temps de 1 minute et 27 secondes ! (largement dépassé depuis...)

Voilà un bon exemple de réussite pour un homme d'âge relativement mûr.

Alors qu'il faisait face à de nombreux jeunes compétiteurs !

La deuxième personne inspirante est Akira Haraguchi.

Un japonais qui a réussi à énumérer 111 700 décimales de Pi en 2015.

Il avait alors...  69 ans !

Evidemment, Akir Haraguchi passe beaucoup de temps à plancher sur ses décimales de Pi.

Il décrit même cela comme une véritable religion.

Et Ron White a mis l'entraînement de la mémoire au centre de sa vie.

Mais cela montre qu'avec de l'exercice, on est bel et bien capable de ralentir le déclin de la mémoire !

Mes résultats

Pour revenir à mon défi...

Voici mes résultats de ces 2 derniers jours :
3.15 / 3:21 / 3:02 / 3:21 / 3:10 / 3:32

J'ai encore augmenté le tempo du métronome, de 25 à 26 battements par minute !

Cette fois, je fais beaucoup moins de fautes par rapport à lundi.

Sur mon temps de 3 minutes 10, j'ai même réussi à réduire le nombre de fautes à 5.

Par contre je n'ai pas été très fidèle au tempo du métronome.

Je ferai mon possible pour y être plus attentif dans les prochains jours, quitte à augmenter le nombre de fautes !

Défi mémorisation : jour 33 : Absurde… mais logique !

Ceci est le compte rendu du jour 33 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

C'est parti pour les prolongations de mon défi mémorisation !

Pour rappel, mon objectif est toujours de mémoriser 52 cartes en 2 minutes, mais j'ai prolongé la date d'échéance jusqu'au lundi 7 janvier 2019

Ce qui me donne 5 semaines de plus.

Au programme aujourd'hui : une subtilité essentielle pour bien mémoriser...

Des images mémorables

Pour mémoriser un jeu de 52 cartes, je vous rappelle que j'utilise des images mémorables qui représentent les cartes à mémoriser.

Avec la technique PAO (personne/action/objet), je mémorise les cartes 3 par 3.

Pour faire ça, il faut assigner au préalable une personne, une action et un objet à chaque carte.

Par exemple, voici ce que ça donne pour les 3 cartes suivantes :

  • 10 de coeur : Lady Diana/Se marie/Un bouquet de fleur
  • As de pique : Mike Tyson/Donne un coup de poing/Un punching ball
  • 3 de coeur : Le Petit Prince/Dessine/Un mouton

Au moment de mémoriser le jeu de carte, si je tombe sur la séquence 10 de coeur/As de pique/3 de coeur,  je vais donc mémoriser :

  1. La personne du 10 de coeur : Lady Diana
  2. L'action de l'as de pique :  donne un coup de poing
  3. L'objet du 3 de coeur : un mouton

Le résultat est l'image : Lady Diana donne un coup de poing à un mouton

Et je fais ça pour chaque triplet de cartes.

Ce qui me fait au total 18 images à mémoriser, que j'imagine le long d'un trajet familier (voir la technique du palais de la mémoire pour en savoir plus).

C'est quoi ce délire ?

Le problème, c'est que toutes les associations ne sont pas toutes mémorables.

Notre exemple est plutôt facile à mémoriser sans rien y changer :

Lady Diana donne un coup de poing à un mouton

On pourrait aussi le rendre encore plus mémorable comme ceci :

Lady Diana met KO un mouton parce qu'il a mangé son bouquet de fleur

Maintenant, prenons une autre image...

Voici l'association PAO d'une nouvelle carte :

  • Roi de pique : Mister T/donne un coup de boule/colliers en or

Du coup, si je veux mémoriser 10 de coeur/As de pique/Roi de pique, cette fois l'image sera :

Lady Diana donne un coup de poing à des colliers en or

Voilà une image beaucoup moins mémorable.

Pourquoi ?

Parce qu'elle n'a ni queue ni tête !

Absurde... mais logique !

Ce qui est clair, c'est que les 2 images sont absurdes.

Lady Diana n'est pas une personne violente.

Jamais elle ne donnerait un coup de poing.

Mais la première image est crédible car elle a un fond de logique.

Tandis que la deuxième image n'a ni queue ni tête.

Parce qu'il n'y a aucun intérêt à donner un coup de poing à des colliers en or.

Dans le premier cas, le cerveau enregistre.

Dans le deuxième cas, le cerveau ne comprends pas, il n'enregistre pas.

Trouver une logique

Pour que la deuxième image fonctionne, il faut lui injecter de la logique.

Par exemple :

Lady Diana donne un coup de poing à Mister T(qui lui a dit une grossièreté), mais elle rate son coup et sa main atterri sur son collier en or et elle hurle de douleur.

(bon c'est long à écrire, mais plutôt rapide à imaginer)

Cette fois, comme il y a un fond de logique, le cerveau enregistre.

Si on y réfléchit bien, ça fonctionne comme l'humour absurde.

Voici une citation qui illustre bien la notion :

« L’absurde n’est pas l’illogisme, ni même l’alogisme, à l’état pur : il faut bien qu’un reste de santé mentale subsiste pour faire paraître la folie et que le chaos ressorte sur un fond quelque peu ordonné »

Pour information, elle est tirée de l'ouvrage d'Albert Laffay : Anatomie de l’humour et du nonsense.

Sous la barre des 3 minutes ?

Ce week-end, j'ai plutôt bien progressé.

Voici mes résultats :
3:41 / 3:45 / 3:08 / 2:55 / 3:22

Avec un métronome qui passe de 23 à 25 battements par minutes !

Bien sûr, j'ai obtenu tous ces résultats avec un nombre de fautes assez élevé.

Et d'autant plus élevé que j'ai été rapide.

Comme vous le voyez, mon meilleur temps est de 2 minutes 55.

Je suis donc passé pour la première fois en-dessous de la barre des 3 minutes !

Mais ce temps de 2 minutes 55, je l'ai obtenu avec 27 fautes... soit plus de la moitié des cartes fausses.

L'idée, c'est de m'habituer à aller encore plus vite, et à diminuer le nombre de fautes dans un deuxième temps.

Je vous avais expliqué pourquoi dans mon article sur le plateau de performance.

On se retrouve mercredi pour le prochain article !

Défi mémorisation : jour 30/30 : Stop ou encore ?

Ceci est le compte rendu du jour 30 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

Comme on pouvait le prévoir avec mes résultats de ces derniers jours, je n'ai pas encore atteint mon objectif pour ce défi.

Cependant j'ai bien progressé, et j'ai appris plein de choses.

Alors voici un petit bilan et ma réponse à la question "Stop ou encore ?" ...

Ma motivation

Rappelons tout d'abord ma motivation pour ce défi.

L'idée derrière ce défi, c'était de percer les mystères de la mémorisation rapide.

L'année prochaine, j'ai l'intention de passer 2 certifications professionnelles exigentes.

Et j'aimerais retenir à long terme ce que j'apprends (à bas le bâchotage !).

Je sais que cela est possible avec la technique du palais de la mémoire.

Et la mémorisation d'un jeu de cartes est un entraînement très efficace pour la pratiquer.

Alors j'ai foncé !

Et je me suis lancé dans ce défi pour me motiver à sortir de ma zone de confort.

L'objectif initial

Pour rappel, l'objectif était de mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes sans faute.

J'en suis encore assez loin...

Mon meilleur temps actuel sans faute étant de 4 minutes 57.

Et mon meilleur temps avec moins de 10 fautes : 3 minutes 39.

J'ai donc encore une bonne marge de progrès.

Quelques enseignements

Pendant ce défi, j'ai mis un point d'honneur à publier un article chaque jour du lundi au vendredi.

J'espère que vous les avez appréciés !

...même si certaines techniques semblent venir d'une autre planète 😉

Une de mes difficultés principales a été la mémorisation des mnémoniques.

Je ne suis toujours pas satisfait de la vitesse à laquelle ils me viennent à l'esprit.

C'est un des points qui me ralentis le plus.

Mais peu à peu, les temps diminuent.

Un autre point important, c'est de s'autoriser des jours de repos pour ressourcer la mémoire.

Sachant que la fatigue s'accumule très vite.

Je n'avais pas prévu de prendre de jour de repos pour ce défi, mais j'en ai pris un dimanche dernier.

Et il semble que ce n'est pas encore suffisant car ce matin, j'étais si fatigué que je n'arrivais à rien mémoriser.

Il faut dire que je n'avais pas dormi beaucoup non plus...

Stop ou encore ?

Maintenant, la question fatidique.

Est-ce que je continue ou est-ce que j'arrête ?

Pour rappel, ma progression a été très rapide au début.

J'étais à 16 minutes 19 au tout début.

Et je suis descendu rapidement sous la barre des 10 minutes, puis 7 minutes, et enfin à 4 minutes 57.

Tout ça était très encourageant.

Mais arrivé aux environs de 4 minutes, les choses se sont compliquées.

Comme si le niveau avait soudain monté d'un cran !

Je m'entraîne aujourd'hui aux environs de 3 minutes 30 avec une dizaine de fautes.

Mais pour passer à un temps de 3 minutes sans faute, j'estime qu'il me faudrait encore plusieurs semaines.

Et sûrement plus d'un mois pour passer à 2 minutes.

Un des habitués du forum "Art of Memory" estime même qu'il me reste 3 mois d'entraînement pour arriver aux 2 minutes !

Alors, qu'en pensez-vous ?

Est-ce qu'il a tort ?

Est-ce qu'il a raison ?

A mon avis, je peux y arriver en 5 semaines.

Et comme j'ai encore beaucoup de choses à apprendre côté mémorisation, je suis motivé pour continuer !

Donc c'est reparti.

Je prolonge ce défi jusqu'au lundi 8 janvier.

Et je continuerai à publier des articles d'ici là.

Cette fois avec un rythme de 3 articles par semaine.

Je vous souhaite un excellent week-end.

Défi mémorisation : jour 29/30 : Le bon geste pour parcourir le jeu de cartes

Ceci est le compte rendu du jour 29 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

Aujourd'hui, je me suis penché sur la manière de parcourir les cartes quand on mémorise un jeu de 52 cartes.

Vu que c'est l'avant-dernier jour du défi, il était temps que je vois ça !

Et pour trouver le bon geste, j'ai décidé de prendre exemple sur les champions de la mémoire...

Le geste du champion de la mémoire Ben Pridmore

Dans un fil de discussion du forum Art of Memory, le champion de la mémoire britannique Ben Pridmore réponds aux questions des internautes.

Et certains internautes ont remarqué qu'il commence à regarder les cartes du bas de la pile de cartes.

Ce qui implique qu'il voit à tout moment la dernière carte qu'il va mémoriser.

Cette manière de parcourir les cartes pourrait lui donner un léger avantage en fin de parcours.

Pourquoi ? 

Eh bien premièrement, parce qu'il n'a pas besoin de découvrir la dernière carte.

Et deuxièmement, parce que d'ici la fin du jeu de cartes, son subconscient s'est sûrement déjà familiarisé avec cette carte, du fait de l'avoir vue depuis le début.

J'ai regardé de plus près comment il fait.

Et il opère de la manière suivante :

Il commence par prendre le tas de cartes de la main droite.

Puis il fait passer chaque carte du dessous de la pile de droite vers la gauche, en les empilant au-dessus du tas de gauche.

Le voici en vidéo, avec un record de mémorisation à 24 secondes 97 :

Après Ben Pridmore, je me suis dit que les autres champions devaient avoir la même technique...

Mais en fait, ce n'est pas le cas !

Le geste du champion de la mémoire Simon Reinhard

Le champion allemand Simon Reinhard parcours lui aussi les cartes de droite à gauche.

Mais il prends chaque carte du haut de la pile de cartes.

Et il les fait passer une à une de droite à gauche, en les empilant au-dessous du tas de cartes de gauche.

Voici une vidéo où on le voit utiliser cette technique pour mémoriser en 21 secondes 90 :

Cette technique ne me convient pas, car j'ai besoin de voir le numéro situé dans le coin en haut à gauche de la carte.

Sur la vidéo, on voit que le jeu qu'utilise Reinhard contient le numéro dans chacun des quatre coins de la carte.

Mais sur le jeu que j'utilise, j'ai uniquement le numéro de la carte dans le coin en haut à gauche et en bas à droite.

Et il me semble que c'est le cas avec la plupart des jeux de carte.

Maintenant, le plus surprenant, c'est que l'actuel champion Alex Mullen utilise encore une troisième technique !

Le geste du champion de la mémoire Alex Mullen

Contrairement aux 2 autres champions, Alex Mullen parcours les cartes de gauche à droite.

Il prends chaque carte du haut de la pile de gauche.

Et il les fait passer vers le dessous de la pile de droite.

(ce qui veut dire qu'il voit toujours la première carte qu'il a mémorisée)

Pour comprendre, voici une vidéo où on le voit utiliser cette technique pour mémorise en 19 secondes 40 (eh oui, c'est encore plus rapide !) :

Maintenant, devinez quel geste j'ai utilisé depuis le début du défi ?

Eh bien j'utilise la technique de Alex Mullen !

En lisant le fil de discussion de Ben Pridmore, je me suis dit que j'allais changer ma technique.

Mais vu que le champion mondial en titre utilise exactement le même geste que moi, autant le garder 🙂

Mes résultats du jour

Voici mes résultats du jour :
3:48 / 3:51 / 3:39

Avec un métronome réglé à 23 battements par minute (un de plus qu'hier).

Et en moyenne une dizaine d'erreurs (mais un peu moins qu'hier).

Demain, je pense que je vais enlever le métronome pour voir ce que ça donne.

Vu le stress qu'il provoque, je m'attends à une amélioration de mes résultats.

On verra bien !

Défi mémorisation : jour 28/30 : Jouer les Sherlock Holmes dans votre palais de la mémoire

Ceci est le compte rendu du jour 28 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

Aujourd'hui, je vous propose de raffiner la technique du palais de la mémoire.

Pour rappel, un palais de la mémoire sert à mémoriser une liste d'objets ou d'images.

Il suffit d'imaginer ces objets dans une séquence d'emplacements familiers.

Et hop, c'est mémorisé !

Pour s'en souvenir, on reparcours ces emplacements.

Et comme par magie, les objets nous reviennent à l'esprit !

Mais que faire s'ils refusent obstinément de surgir de votre mémoire ?

Semer des indices

Si Dame Mnémonsyne (la déesse de la mémoire) refuse de coopérer, vous pouvez toujours mener votre petite enquête.

Comme un Sherlock Holmes avisé, vous allez pister vos images à l'intérieur de votre palais de la mémoire.

Et rechercher le moindre indice qui pourrait trahir leur présence.

Seulement voilà : que faire si votre image n'a laissé aucune trace ?

Sherlock Holmes en personne n'y pourrait rien !

Pour remédier à ce problème, le mieux est de s'assurer que votre image interagit avec l'emplacement auquel vous l'affectez.

Comme ça, même si l'image s'échappe, la trace reste sur l'emplacement.

Et c'est grâce à cette trace que votre image va ressurgir de votre mémoire.

Quelques exemples

Dans mon article sur la méthode PAO, je vous ai déjà expliqué que pour ce défi mémorisation, je mémorise 3 cartes à chaque emplacement.

Cela me fait 3 mnémoniques à associer dans chaque emplacement de mon palais de la mémoire.

A savoir :

  • Une Personne
  • Une Action
  • Et un Objet

Reprenons les exemples que je vous avais donnés : 

Premier exemple : Lady Di donne un coup de poing à un mouton

Deuxième exemple : le Petit Prince se marie avec un punching ball.

Comment faire interagir ces images avec leur emplacement ?

Dans le premier exemple, on pourrait imaginer que le mouton bouge dans tous les sens, et que Lady Di rate son coup à maintes reprises, fissurant le mur d'à côté.

Résultat : vous voyez un mur fissuré dans votre palais de la mémoire, et cela vous ramène le souvenir des coups de poing de Lady Di

Dans le second exemple, on pourra imaginera des serpentins éparpillés un peu partout, ou des pétards et feu d'artifice qui ont noirci le sol.

Résultat : vous voyez qu'une fête de mariage a eu lieu ici, ce qui vous mène à l'image du Petit Prince et du punching ball !

Application dans le cadre de ce défi

Cette technique fonctionne à merveille.

Et c'est une bonne habitude de l'utiliser quand on mémorise avec la technique du palais de la mémoire.

Cependant, elle nécessite un effort de visualisation.

Et cela prends un peu de temps.

Problème : dans le cadre de mon défi mémorisation, je n'ai pas le luxe du temps.

Et en plus, cette étape supplémentaire n'est pas toujours si simple.

Cela dépends des images et des emplacements.

Parfois on imaginera des traces très naturellement, d'autres fois, il faudra chercher midi à 14 heures.

Du coup, j'essaye de m'en servir au maximum.

Mais ce n'est pas systématique.

Mes résultats du jour

Voici mes résultats du jour :
3:30 / 3:44 / 3:37 

Au même rythme du métronome que hier : 22 battements par minute.

Et en moyenne, je fais une dizaine d'erreurs.

Ces résultats sont plutôt encourageant, car mes temps recommencent à diminuer !

J'espère que la tendance va se confirmer demain 🙂

Défi mémorisation : jour 27/30 : mon carnet de performance

Ceci est le compte rendu du jour 27 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

Aujourd'hui, je vous parle de mon carnet de performance.

Un outil très précieux pour progresser dans mon défi mémorisation.

Et que j'utilise au quotidien pour noter les résultats de chaque tentative de mémorisation.

A chaque fois, je note :

  • Le temps réalisé
  • Le palais de la mémoire utilisé
  • Le nombre d'erreurs
  • Le tempo du métronome
  • Et d'autres informations sur ma technique de mémorisation

Mon carnet de performance m'aide à trois choses :

Varier les palais de la mémoire que j'utilise

Je vous avais déjà parlé des interférences qui peuvent exister entre plusieurs tentatives de mémorisation.

Quand on utilise trop souvent le même palais de la mémoire, il arrive parfois d'y retrouver le souvenir d'une tentative de mémorisation précédente.

Du coup, on confond les anciennes et les nouvelles images.

Et ça provoque des erreurs.

La bonne nouvelle, c'est qu'il existe un moyen efficace de vider un palais de la mémoire.

Il suffit d'attendre quelques jours que les images contenues disparaissent.

Et ensuite on peut le réutiliser.

Mais en attendant, il faut passer à un autre palais de la mémoire.

Comme j'ai créé plus de 20 palais de la mémoire spécialement pour ce défi, ce n'est pas un gros problème pour moi.

Mais je dois choisir de préférence un palais que je n'ai pas utilisé dernièrement.

Idéalement, un palais que je n'ai pas utilisé depuis 4 ou 5 jours.

Et le carnet de performance me permet de facilement identifier ces palais de la mémoire qui commencent à prendre la poussière...

Suivre la progression de mes performances

Comme son nom l'indique, un carnet de performance sert aussi à suivre ses performances.

Pour cela, je note le temps réalisé, le nombre d'erreurs, et le tempo utilisé.

Ca me permet de voir si je progresse ou si je stagne, quels sont mes meilleurs temps, etc.

Et j'en profite aussi pour partager avec vous mes résultats journaliers.

On peut dire que c'est aussi une source de motivation.

Chaque jour, je me vois progresser, et ça m'encourage à persévérer.

D'où la régularité de l'habitude.

Adapter ma technique

Enfin, très important : je prends note de ce qui m'a aidé ou ce qui m'a empêché d'atteindre de bonnes performances.

Je vous avais déjà parlé précédemment du phénomène de plateau de performances.

C'est un niveau de performance à partir duquel on commence à stagner.

Pour le surmonter, il faut se forcer à sortir de sa zone de confort.

Mais cela va provoquer beaucoup plus de fautes que d'habitude.

Et c'est en repérant les causes de ces fautes, qu'on va pouvoir se corriger et progresser à nouveau.

C'est pourquoi il est très important que je note par exemple :

- Quelles sont les cartes dont le mnémonique me vient le plus lentement à l'esprit ?
- Quelles sont les cartes que je confond
- Quelles associations d'image passent inaperçu ?
- Quelles sont celles, par contre, qui sont les plus mémorables ?

Etc.

C'est grâce à cela que j'ai pu optimiser mes mnémoniques.

Et c'est aussi ce qui me permet de créer des images toujours plus mémorables, le plus rapidement possible.

Ce qui est d'ailleurs le plus gros intérêt de l'exercice.

Mes résultats du jour

Voici mes résultats du jour :
4:35 / 3:49 / 3:55 / 4:23

Pour cette session, le rythme du métronome était de 22 battements par minute.

Parfois, il m'arrive encore de tomber sur des cartes dont le mnémonique ne me vient pas directement à l'esprit.

Ce qui me ralentit encore pas mal.

En principe, j'ai fait le gros du boulot concernant l'optimisation des mnémoniques.

Et j'espère ne plus trop y toucher, ce qui me permettra je l'espère de reprendre ma progression en dessous des 4 minutes.

Défi mémorisation : jour 26/30 : j’ai invité ma famille dans mon palais de la mémoire

Ceci est le compte rendu du jour 26 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

Voilà un titre qui devrait attirer l'attention de ma mère, toujours fidèle lectrice de mes articles 🙂

Aujourd'hui, je vous parle d'une astuce très utilisée par les mnémonistes, et que j'ai adoptée ce week-end. 

Je vous rappelle que j'utilise la technique du palais de la mémoire pour mémoriser les cartes.

Et j'y ai invité ma famille...

La technique du palais de la mémoire

Pour rappel, la technique du palais de la mémoire consiste à imaginer les objets à mémoriser dans un lieu très familier.

Ca peut être votre maison d'enfance, ou un trajet à pied si vous voulez.

Le but du jeu étant de placer chaque objet à mémoriser dans une séquence d'emplacements désignés à l'avance à l'intérieur de ce lieu familier.

Bien sûr, ce ne sont pas les cartes elles-même que j'imagine dans le palais de la mémoire.

Mais des images symbolisant chaque carte.

On appelle ça des mnémoniques.

Et dans mon cas, les mnémoniques sont des personnes.

Des personnes célèbres que j'imagine dans toutes sortes de situations absurdes pour rendre la scène mémorable.

Jusque là, j'avais soigneusement évité d'inclure des membres de ma famille en tant que mnémonique.

Mais j'ai changé d'avis...

Des mnémoniques surpuissants

Pourquoi j'ai appelé ma famille à la rescousse ?

Simplement parce que parmi les gens qu'on connaît, il n'y a pas plus familier et mémorable que notre famille.

J'ai donc décidé de remplacer les personnes les moins mémorables de mes mnémoniques actuels par des membres de ma famille.

Et ça donne déjà de très bons résultats !

Vous me direz, j'aurais pu le faire depuis le début...

Dans les livres sur la mémorisation, c'est ce qui est conseillé.

Habituellement, c'est la couleur "coeur" qui contient les membres de la famille (les personnes qu'on aime).

Mais j'avais quelques réticences.

Je me demandais quels effets secondaires ça donnerait d'imaginer ma famille dans des situations absurdes.

Mais après mûre réflexion, cela ne me semble pas un problème.

Car les images disparaissent très rapidement si on ne les révise pas.

Je me suis même ajouté moi-même (3 de trèfle), ainsi que des amis proches.

Et l'avantage de modifier les mnémoniques après coup, c'est que je sais déjà quels sont les moins mémorables parmi les mnémoniques existants.

Ces nouveaux mnémoniques vont donc me permettre de beaucoup mieux visualiser les expression de visage comparé aux anciens mnémoniques.

Et aussi d'impliquer davantage mes émotions dans le processus de mémorisation.

Ce qui va créer des images plus riches et plus mémorables.

Mes résultats

Voici mes résultats de ce weekend :
3:52 / 4:17 / 3:48 / 3:51 / 4:09 / 4:00 / 3:37 / 4:07 / 4:50

Et je suis passé à 21 battements par minute.

Pas encore de record personnel car j'ai fait des erreurs pour chacun de ces temps.

Mais le nombre d'erreurs diminue.

Hier (dimanche), j'ai eu une grosse crise d'Algie faciale pendant 2h30.

Alors vu que je n'étais pas très en forme, j'ai pris la journée en tant que jour de repos.

C'est important de prendre un jour de repos de temps en temps pour pouvoir reconstituer  sa mémoire.

D'autant que pour le moment, je m'étais entraîné chaque jour.

Demain, je vous parlerai d'un outil essentiel que j'utilise dans le cadre de ce défi mémorisation.