Apprendre plus rapidement avec la méthode Feynman

Et hop ! Me revoilà après un mois et quelque d'aventures diverses... avec un petit article sur la méthode Feynman.

Pour info, je suis encore en mode études.

Toujours avec la certification PMP, que j'espère passer début juin.

Et ce que j'ai appris sur la mémoire m'aide beaucoup.

On y reviendra.

Aujourd'hui, je voulais donc partager avec vous une technique simple pour apprendre n'importe quoi plus rapidement.

Cette technique a été popularisée par le professeur Richard Feynman.

Richard Feynman était un physicien américain qui a participé au projet Manhattan (le projet de la bombe nucléaire), et à l'enquête sur l'explosion de la navette spatiale américaine en 1986.

La méthode Feynman

La méthode Feynman est toute simple.

Pour maîtriser un sujet compliqué, il faut décortiquer le jargon, jusqu'à arriver à des mots simple.

Idéalement, vous devez être capable d'expliquer le concept à un enfant de 8 ans.

C'est l'essentiel de la technique.

Si vous n'avez pas d'enfant de 8 ans sous la main, ou que ce n'est pas pratique pour vous, il existe d'autres façon d'appliquer la technique.

Notez bien que Richard Feynman enseignait tout le temps.

Et il écrit dans ses mémoire que c'est quand il enseignait qu'il était le plus fécond en nouvelles idées, même si cela lui prenait plus de temps libre.

Pour appliquer la technique d'une façon plus générale, vous pouvez donc simplement enseigner.

Car cela vous force à structurer vos idées.

Par exemple, écrire un article de vulgarisation, comme je le fais actuellement sur ce blog.

D'ailleurs, c'est une des raisons qui me motivent à écrire ici.

Grâce à ce blog, j'apprends plus rapidement ce que je veux maîtriser.

Si vous n'avez pas de plateforme de publication, ou que vous n'aimez pas trop vous exposer, vous pouvez aussi en parler à un ami qui ne connait rien au sujet.

Et si vous n'avez personne d'assez patient pour vous écouter, écrivez ça simplement pour vous-même, dans votre journal personnel.

Une petite variante : j'ai un collègue au travail qui utilise cette technique pour débusquer les bugs qui se cachent dans son code.

Comment fait-il ?

Grâce à Pikachu !

Il a toujours à côté de lui sur son bureau une figurine de Pikachu, et se met littéralement à expliquer son code à Pikachu.

Au bout d'un moment, il voit généralement une partie suspecte du code, qui le mène à la source du bug.

Ah, une dernière chose. Cela vaut aussi pour les supports d'apprentissage qu'on utilise.

Dans le cadre de la certification PMP, que j'espère obtenir, je commence avec un manuel très bien vulgarisé.

Il s'agit de Head First PMP.

Un manuel rempli d'images, d'exercices, et d'exemples concrets pour m'aider à digérer le contenu à apprendre.

C'est l'opposé exact du manuel de référence, qui est imbuvable.

Et en bonus, les images me donnent quelques bonnes idées de mnémoniques pour mémoriser facilement le contenu.

Ce livre n'est toutefois qu'une première étape, avant de passer à un autre manuel de préparation un peu plus poussé.

Allez je vous laisse.

A bientôt pour une prochaine technique d'efficacité 🙂

Cap sur la gestion de projet

Je vous l'avais dit, le but avec mon défi mémorisation était de maîtriser la mémorisation rapide pour m'en servir comme outil pour passer plus vite des certifications. 

Il semble que j'ai mis la charrue avant les boeufs avec ce défi mémorisation.

Car j'ai voulu mémoriser un jeu de cartes en 2 minutes alors que la reconnaissance des mnémoniques associés aux cartes était encore supérieure à 2 minutes.

J'ai bien réussi à mémoriser un jeu de cartes en 3 minutes 0 secondes.

Mais pour arriver aux 2 minutes, il faut que le temps de reconnaissance diminue à moins d'une minute si possible.

Malgré mes efforts, je me rends compte que ça va prendre encore du temps de diminuer ce temps de reconnaissance à moins d'une minute.

Alors je vais suspendre ce défi, car je dois commencer à étudier pour ma première certification.

Cela ne m'empêchera pas de continuer à améliorer mon temps de reconnaissance des cartes.

Mais ce sera beaucoup plus light.

Je ne passerai sur les cartes qu'une ou deux fois par jour.

De préférence avant de me coucher, pour optimiser la consolidation de la mémoire. 

Autrement dit, je vais suspendre ce défi et rediriger la majeure partie de mon temps sur l'obtention de ma première certification.

Il s'agit du PMP : Project Management Professional.

Une certification très dure à obtenir.

Mais très bien cotée sur le marché de l'emploi.

Pour obtenir le PMP, il faut 35 heures de formation formelle orientée gestion de projet.

Puis il faut passer un examen de 4 heures et 200 questions.

Ces questions sont basées sur un manuel appelé PMBOK, pour Project Management Body of Knowledge.

C'est une bible de la gestion de projet, rédigée par l'institut PMI, l'organisme qui a créé cette certification.

Cette bible ne contient que des concepts abstraits. Et c'est un vrai supplice à lire.

Heureusement, il y a d'autres manuels qui vulgarisent et expliquent le contenu de manière plus concrète.

Ma stratégie est de commencer par remplir le premier pré-requis : la formation formelle de 35 heures.

Pour cela, j'ai réservé les cours dans un institut de formation spécialisé.

Et cela va me prendre deux week-ends. 

Deux week-ends intensifs, où je serai formé par un consultant de 8h30 à 19h.

J'en profiterai bien sûr pour mettre en oeuvre la méthode du palais de la mémoire pour tout ingurgiter.

Et surtout pour ancrer le contenu du cours dans ma mémoire à long terme.

Dans ces conditions-là, vous comprenez que je doive suspendre le défi.

D'autant qu'ensuite, j'ai une mission professionnelle d'une semaine en Corée du Sud.

Et pas n'importe laquelle : ce sera chez le plus gros client que l'on n'ai jamais eu dans ma boite.

Et je ne vous raconte même pas les autres défis personnels qui viennent en même temps.

Bref, ce sera 3 semaines ultra-intensives, et je n'aurai pas trop l'occasion de vous raconter mon aventure sur ce blog.

Mais quand je serai de retour, j'aurai plein d'enseignements à vous transmettre !

D''ici là, je vous souhaite bon vent sur vos propres projets 🙂

Défi mémorisation : jour 82 : Optimiser le sommeil pour mieux mémoriser

Ceci est le compte rendu du jour 82 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

Me voici de retour après une semaine de mémorisation.

Comme je vous avais expliqué lundi dernier, j'ai réduit l'intensité de mes sessions de mémorisation cette semaine.

Il fallait que je réduise le stress de mes journées pour éviter le burn out.

Et c'est ce que j'ai fait.

Du coup, j'ai aussi mis l'accent sur mon sommeil.

Voici donc quelques astuces pour optimiser votre sommeil pour mieux mémoriser.

7 astuces pour optimiser le sommeil

Pour tout vous dire, cela fait longtemps que je fais des recherches sur le sommeil.

Et j'ai isolé quelques bonnes pratiques :

1) Le noir total

L'horloge interne du cerveau est très sensible à la lumière.

Au point que même une faible lueur dans la chambre peut détériorer la qualité du sommeil.

Ici à l'Île Maurice, la plupart des maisons n'ont pas de volet.

A la place, la coutume est de mettre des barreaux aux fenêtre et des rideaux épais pour la nuit.

Seulement, comme ma chambre donne sur le jardin de la résidence, il y a toujours une lueur dans ma chambre.

C'est la veilleuse qui traverse les rideaux.

Parfois si je dors trop tard le matin, j'ai aussi la lueur du jour qui perce dans ma chambre.

Pour régler ce problème, je met souvent un masque sur les yeux.

Le même type de masque qu'on distribue dans les voyages en avion.

Ca peut paraître un peu exagéré. Mais ça marche.

2) La fraîcheur

Qu'on soit en été ou en hiver, la température corporelle chute toujours quand on s'endors.

Et il est bon d'accompagner cette tendance.

C'est pourquoi je prends une douche froide avant d'aller me coucher.

J'utilise aussi la climatisation dans ma chambre.

Je ne suis pas un adepte de la climatisation, notamment à cause du bruit.

Mais quelques minutes suffisent pour rafraîchir la température de la pièce juste avant de me coucher.

Evidemment, si vous êtes en hiver, cela ne va sans doute pas vous convenir.

Dans ce cas, tâchez simplement de ne pas trop abuser du chauffage.

C'est essentiel pour optimiser votre sommeil.

3) Ne pas dîner tard

Pour avoir le meilleur sommeil possible, il vaut mieux aussi ne pas manger juste avant de se coucher.

C'est simple à comprendre : quand on dors, le corps fonctionne au ralentis.

Alors la digestion, qui exige beaucoup d'énergie de la part de votre corps, va à contre-sens de cette tendance.

Personnellement, je sais que je digère moins bien quand je dors.

Donc je m'arrange toujours pour manger 2 à 3 heures avant de me coucher.

Je suis tellement à cheval sur ce point que si je n'ai pas encore mangé avant de me coucher, je préfère ne rien manger du tout...

4) L'activité physique

Est-ce que ça vous est déjà arrivé de vous sentir fatigué nerveusement, mais de ne pas arriver à fermer l'oeil ?

Ce problème m'arrive fréquemment le dimanche soir.

C'est en général le pire jour de ma semaine en termes de sommeil, car j'ai suffisamment dormi et je ne me sens pas fatigué.

Pour éviter cela, l'astuce est de faire suffisamment d'activités physiques dans la journée.

Me concernant, je suis un adepte des activités d'endurance, telles que le vélo, la marche à pied ou le footing.

Cela dit, attention à ne pas faire votre séance trop tard.

Autrement, votre température corporelle serait trop élevée pour vous endormir.

5) Un couvre-feu numérique

Et si vous éteigniez vos appareils numériques une heure avant de vous coucher ?

Ce point là est le plus difficile pour moi.

Car je suis souvent accroché à mon ordinateur ou à mon smartphone jusqu'à tard dans la soirée.

Mais j'essaye de m'y plier.

Pour cela, j'organise ma soirée pour avoir mes activités manuelles juste avant de me coucher.

Par exemple : le repassage, la vaisselle, préparer mes affaires du lendemain, lire un livre papier, ou bien ... exercer ma mémoire avec un jeu de cartes

L'idée est de s'éloigner des sources de lumière bleue bien avant de se coucher, pour que l'horloge interne comprenne qu'il est l'heure de se coucher.

6) Attention aux stimulants

Dans la même veine, mieux vaut éviter les substances stimulantes dans la soirée.

Je veux parler bien sûr de la caféine (café ou coca-cola).

Ou encore le thé.

Ou bien les médicaments excitants, comme les amphétamines.

C'est un peu du bon sens, mais beaucoup de gens ne se rendent pas compte de leurs effets et se font piéger.

7) La pleine conscience

Enfin, il est important de vous sentir vraiment détendu quand vous allez vous coucher.

Pour cela, rien de tel que la relaxation.

Personnellement, j'adore les enregistrements de Jon Kabat-Zinn, le pionnier du mouvement de la pleine conscience aux Etats-Unis.

J'utilise depuis des années la technique du body scan, qui incite à relaxer chaque partie du corps.

Mais à mon avis, toute forme de méditation est bénéfique pour accompagner le sommeil.

Le magnésium

Après ces 7 petites astuces, passons à deux astuces un peu plus expérimentales.

Si vous avez bonne mémoire, vous devez vous souvenir de mon article sur les suppléments de magnésium.

Il se trouve que le magnésium est bénéfique pour la mémorisation.

Particulièrement sous une forme appelée magnésium L-threonate, qui parvient à passer la barrière hémato-encéphalique.

J'en ai reçu un flacon samedi dernier, et j'ai commencé à en prendre.

Les effets ne sont pas flagrants pour le moment. Mais ça m'aide à me sentir focalisé sur mon défi.

De plus, le magnésium est connu pour améliorer le sommeil, ce qui est justement le sujet de cet article 🙂

Les ondes théta

J'ai aussi commencé à expérimenter avec les ondes théta.

Ce week-end, j'ai regardé un documentaire sur la mémoire intitulé Je me souviens donc je me trompe.

Et dans l'une des expérience, les chercheurs utilisent un casque audio avec des ondes "théta" pour booster la mémoire pendant le sommeil.

Apparemment, ces ondes correspondent à la fréquence d'activation des neurones quand le cerveau consolide la mémoire pendant la nuit.

Mon premier essai a été plutôt positif hier. Donc je vais continuer pour voir ce que cela donne.

Mes progrès

Comme je vous l'avais annoncé, j'ai continué à me focaliser cette semaine sur le temps de reconnaissance des cartes.

C'est-à-dire le temps qu'il me faut pour parcourir toutes les cartes en citant à chaque fois le mnémonique associé à la carte.

Sachant que j'utilise maintenant un système phonétique.

Cette fois, je suis parvenu dans la tranche des 1 minute 40.

Mais c'est encore insuffisant pour arriver à 2 minutes pour la mémorisation complète d'un jeu de 52 cartes.

Alors je vais une fois de plus me concentrer sur la reconnaissance des cartes cette semaine.

Et on se retrouve lundi prochain pour la suite.

Défi mémorisation : jour 75 : Changement de stratégie

Ceci est le compte rendu du jour 75 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

Je vais faire très court aujourd'hui.

Ce week-end, je n'ai presque pas progressé dans ma reconnaissance des cartes.

Et je crains que cela soit dû à l'accumulation de la fatigue (je vous avais déjà dit que j'avais du mal à dormir ces temps-ci).

En tout cas, je me sens fatigué nerveusement.

Et vous savez que le stress est l'ennemi de la mémorisation.

Pour récupérer, je vais donc changer de stratégie, avec un programme anti-stress.

Le matin : exercice physique.

Après le travail : encore du sport .

Puis méditation sur les symboles phonétiques des cartes (environ 1 heure).

Puis deux ou trois répétition des symboles (au lieu des 10 que je faisais normalement).

On va voir ce que ça donne.

Histoire d'alléger mon emploi du temps, il n'y aura pas d'autre article cette semaine.

Je vous donne des nouvelles lundi prochain.

Défi mémorisation : jour 72 : L’échauffement de la mémoire

Ceci est le compte rendu du jour 72 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

Aujourd'hui, on parle d'échauffement de la mémoire.

Je vous ai déjà montré des vidéos où des champions de la mémoire mémorisent un jeu de cartes en une quinzaine de secondes.

Mais saviez-vous qu'ils passent beaucoup plus de temps à échauffer leur mémoire qu'à exécuter cette performance ?

Dans cet article, je vous explique l'échauffement de la mémoire que j'utilise moi-même avant de mémoriser un jeu de 52 cartes.

Voici les étapes...

1. Parcourir le jeu de cartes sans mémoriser

Avant l'échauffement de la mémoire proprement dit, je parcours rapidement les 52 cartes.

Cette étape a plusieurs buts.

Déjà, je compte les cartes, ce qui me permet de vérifier qu'il ne manque aucune carte dans le jeu.

Ensuite, j'ai une façon un peu spéciale de parcourir les cartes.

Je vous ai déjà expliqué que je forme dans mon esprit des images mémorables en me basant sur des groupes de 3 cartes.

C'est la méthode PAO : Personne/Action/Objet.

Du coup, quand je mémorise, je parcours toujours les cartes 3 par 3.

Et je fais de même ici, ce qui me permet de me remettre dans le bon geste.

Et je m'exerce à le faire le plus vite possible.

2. Me remémorer les images de chaque carte

La deuxième étape est de me remémorer les images des cartes.

Pour cela, je passe 3 fois sur les 52 cartes :

  • Une fois pour les personnes
  • Une fois pour les actions
  • Et une fois pour les objets

A chaque fois, j'essaye de trouver l'image le plus vite possible.

D'expérience, je sais qu'une fois que les images ont été revues une première fois, elles reviennent plus vite ensuite.

C'est un peu comme l'échauffement des muscles chez les sportifs, une fois qu'on a échauffé la mémoire, elle est plus performante.

On peut donc parler de véritable échauffement de la mémoire.

Cette étape est d'autant plus importante qu'elle réduit les chances de trou de mémoire qui risqueraient d'arriver si je démarrait une séance de mémorisation à froid.

3. Décoder les cartes sans palais de la mémoire

Voici une troisième étape facultative.

Il s'agit de parcourir les cartes 3 par 3 en formant des images, mais sans les fixer dans un palais de la mémoire.

Pour rappel, le palais de la mémoire est la technique de mémorisation qui rend possible la mémorisation rapide des cartes.

Néanmoins, le but de cette étape n'est pas de mémoriser.

Mais plutôt d'échauffer la créativité.

Car la créativité est importante pour arriver à former des images mémorables.

En plus de ça, cette étape permet de prendre confiance en soi.

Et la confiance en soi est primordiale en mémorisation rapide.

Je vous en reparlerai bientôt.

4. Parcourir le palais de la mémoire

Ensuite je parcours le palais de la mémoire plusieurs fois mentalement.

Cette étape permet déjà de vérifier qu'il ne reste pas de souvenir fantôme venant des séances de mémorisation précédentes.

Si c'est le cas, mieux vaut choisir un autre palais de la mémoire, car les interférences risquent de perturber le rappel des cartes.

Une fois que je me suis assuré que le palais est vide, je parcours lentement le palais pour bien repérer les lieux.

Notamment les objets à l'intérieur du palais de la mémoire avec lesquels je peux faire interagir les images à mémoriser.

Et enfin, je termine par plusieurs parcours beaucoup plus rapides.

Ceci pour m'habituer à bien parcourir les lieux dans le bon ordre et aussi pour perdre le moins de possible entre chaque lieu.

Pour ne pas oublier de lieu, je compte aussi chaque lieu.

Et j'aime grouper les lieux trois par trois pour me faciliter la tâche.

5. Respirer profondément

Enfin, dernière étape : respirer profondément.

Avant de démarrer une séance de mémorisation, je suis parfois stressé pour diverses raisons.

Soit parce que je me met la pression pour arriver à un certain score.

Ou alors je suis inquiet que ma fatigue ruine mes performances.

Alors il faut que je me relaxe.

C'est pourquoi je me suis habitué à prendre 10 profondes inspirations avant de démarrer le chrono.

Ces bouffées d'oxygène sont salutaires car la mémoire ne fonctionne pas optimalement quand on est stressé.

Mes résultats

Comme vous le savez, j'ai un peu arrêté de faire les séances de mémorisation en ce moment, car je suis concentré sur l'amélioration de la vitesse de reconnaissance des images de chaque carte.

Je vous ai déjà expliqué vendredi dernier que j'utilise pour ça un système phonétique.

Mercredi dernier, j'étais aux environs de 2 minutes 10 pour parcourir les 52 cartes.

Et je tablais sur 1 minute 50 pour aujourd'hui.

J'y suis arrivé avec les personnes, mais pas encore avec les actions et les objets.

J'espère rattraper ça ce week-end.

Et du coup si je pouvais parvenir à 1 minute 40 ou même 1 minute 30, ce serait parfait.

Je vous en parle ce lundi.

Excellent week-end !

Défi mémorisation : jour 70 : Optimiser la mémoire

Ceci est le compte rendu du jour 70 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

Aujourd'hui, on explore plusieurs moyens d'optimiser la mémoire.

Pour rappel, j'essaye depuis quelques jours de réduire le temps de conversion des cartes en images.

Autrement dit : j'essaye de faire en sorte que l'image de chaque carte me vienne le plus rapidement possible à l'esprit.

Ma stratégie est des plus banales : je répète jusqu'à ce que ça rentre.

Mais pas n'importe comment...

Optimiser la mémoire en répétant avant de se coucher

Les étudiants le savent : mémoriser le soir est une bonne stratégie d'apprentissage.

Et cette stratégie est vérifiée par la science, comme le montre cette étude du Brigham and Women's Hospital (BWH).

Dans cette étude, on constate que les sujets qui apprennent le soir retiennent mieux que ceux qui ont appris la même information le matin.

Pour le comprendre, il faut bien voir comment fonctionne le cerveau.

Pendant la journée, ce qu'on mémorise est stocké dans une région transitoire du cerveau appelée l'hippocampe.

Le soir, le sommeil joue un rôle important pour faire transiter cette mémoire dans d'autres zones du cortex, pour la transformer en mémoire à long terme.

Le problème si vous mémorisez le matin, c'est que vous risquez d'effacer ce que vous avez appris avec les autres souvenirs ultérieurs de la journée.

C'est pourquoi si vous voulez optimiser votre mémoire, il vaut mieux mémoriser le soir.

Sans oublier bien sûr de dormir suffisamment.

L'étude citée plus haut conseille 8 heures de sommeil.

Optimiser la mémoire en faisant une sieste

Deuxième piste : les siestes.

Plusieurs études ont montré que faire une sieste après avoir étudié permet de mieux mémoriser.

Une étude menée par le chercheur Olaf Lahl montre même qu'une sieste ultra-courte de 6 minutes suffit pour faire une différence par rapport au groupe témoin !

Cela montre la puissance de cette technique.

Bien sûr, c'est toujours mieux de faire une sieste plus longue.

Car cela donne des résultats nettement meilleurs.

Personnellement, j'utilise cette technique chaque jour.

Et les résultats vont bien au-delà, puisque cela permet aussi de restaurer l'attention, ce qui permet d'être plus efficace au travail.

Optimiser la mémoire en méditant

Enfin troisième stratégie : la méditation.

Comme je vous l'ai dit vendredi dernier, j'utilise maintenant un système phonétique pour mémoriser les cartes.

C'est-à-dire que j'ai associé une syllabe pour chaque image de chaque carte (la personne, l'action et l'objet de la carte, voir mon article sur la méthode PAO pour mieux comprendre).

Je peux donc maintenant visualiser chaque carte dans mon esprit, et répéter les syllabes correspondantes comme un mantra.

En vérité, je n'applique pas cette technique de façon formelle, en m'asseyant comme un moine bouddhiste.

J'utilise plutôt mes tâches manuelles comme la vaisselle, ou quand on je me brosse les dents.

Grâce à cette technique, les sonorités de mes cartes me viennent plus facilement à l'esprit.

Mes résultats

Passons maintenant aux résultats.

Lundi dernier, je vous disais que j'étais à environ 2 minutes 30 pour répéter l'ensemble des sonorités de chacune des cartes.

Aujourd'hui, je suis à 2 minutes 10.

L'évolution n'est pas énorme, mais je progresse.

En ce moment, mon sommeil n'est pas d'une très bonne qualité, alors ce n'est pas si mal.

Et si je continue sur le même rythme, je serai en principe à 1 minute 50 ce vendredi.

Défi mémorisation : jour 68 : La suite…

Ceci est le compte rendu du jour 68 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

Aujourd'hui se terminent les 5 semaines de prolongation que j'avais prises après mes 30 jours de défi initiaux.

Résultat : l'objectif de 2 minutes n'est pas encore atteint.

Mais je n'en suis pas trop loin, et j'ai encore plein de choses à expérimenter.

Notamment le fameux système phonétique dont je vous ai parlé vendredi.

Pour rappel, j'ai constaté que c'est le temps de conversion des cartes en images qui me retarde le plus dans la mémorisation.

Si j'arrive à réduire ce temps d'une minute, l'objectif sera à portée de main.

Je vais donc prolonger à nouveau de 3 semaines, le temps d'y arriver.

Et je met la nouvelle échéance au 28 janvier 2019.

Mon taux de confiance pour cette date est de 90%.

Pour info, après mon entraînement de ce week-end, je suis à environ 2 minutes 30 pour convertir les cartes en sonorités.

Ce qui est moins bon que de convertir les cartes en images (cela me prenait environ 2 minutes la dernière fois que je l'ai mesuré).

Mais comme c'est un nouveau système, cela prend du temps, c'est normal.

Avec les sonorités + les images, j'aurai 2 canaux sensitifs pour mémoriser, ce qui devrait booster mes performances.

Je suis impatient de voir ce que ça va donner d'ici le week-end prochain !

Défi mémorisation : jour 65 : Un système phonétique

Ceci est le compte rendu du jour 65 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

J'ai enfin compris pourquoi je ne progresse plus dans mon défi mémorisation !

Mes chronos ne diminuent plus car je ne suis plus assez rapide à reconnaître les mnémoniques associés aux cartes.

Apparemment, j'ai régressé et ça plombe mes performances.

Du coup, j'ai décidé de renforcer les mnémoniques dans mon esprit.

Et pour le coup, j'utilise une nouvelle technique dont on m'a parlé sur le forum Art of Memory.

Il s'agit d'un système phonétique.

Le code chiffres-son

Mais qu'est-ce qu'un système phonétique ?

Pour le comprendre, laissez-moi vous parler du système le plus connu.

Il y a longtemps sur ce blog (presque 10 ans), je vous ai écrit un article complet sur le code chiffres-son.

On l'appelle aussi système majeur.

Le principe est simple, il s'agit de lier chaque chiffre à une sonorité.

Par exemple :

  • Le chiffre 1 est lié au son "t" ou "d"
  • Le chiffre 2 est lié au son "n"
  • Le chiffre 3 est lié au son "m"
  • ...etc

Et pour mémoriser une suite de chiffres, on intercale des voyelles entre ces consonnes.

Vous pouvez utiliser n'importe quelle voyelle pourvu que cela forme des mots intelligibles.

Par exemple : 

  • 232 = anémone
  • 121 = Antoinette
  • 1313 = tam tam
  • ...etc

Donc au lieu d'avoir un nombre abstrait à mémoriser comme 232.

On obtient l'objet concret "anémone" qui est beaucoup plus facile à imaginer, et donc plus mémorable !

Je vous conseille chaleureusement cette technique.

Car elle fonctionne très bien.

Et je l'utilise encore très souvent, par exemple pour mémoriser des numéros de téléphone.

Application aux cartes

Avec les cartes, j'utilise une variante.

Ce que je fais, c'est que j'associe chaque carte à une syllabe.

Par exemple, pour moi, le roi de pique est Mister T.

J'ai donc associé la syllabe "Ti" à cette carte.

Et je fais la même chose pour chaque carte.

Je vous rappelle que j'utilise la méthode PAO pour mémoriser.

Ceci veut dire que pour chaque carte, j'ai une personne, une action et un objet associés.

En tout, cela me donne  : 156 syllabes.

Grâce à ces syllabes, je peu convertir très rapidement mes cartes en sonorités.

Et cela me permet d'ajouter le canal auditif au canal visuel pour ancrer plus profondément les mnémoniques des cartes dans mon esprit.

Cerise sur le gâteau, il paraît que prononcer ces syllabes pendant la mémorisation d'un jeu de cartes permet aussi de mieux mémoriser chaque carte.

On verra ce que ça donne.

Mes résultats

Ces deux derniers jours, je n'ai pas fait de nouvelle tentative de mémorisation d'un jeu de carte.

Du moins si : une seule tentative.

Cela m'a pris 2 minutes 53.

Un temps catastrophique !

Je précise que cette session était un peu expérimentale, car j'ai essayé un nouveau raffinement dans ma technique dont je vous parlerai prochainement.

Mais je sais que j'ai gaspillé au moins 1 minute 45 uniquement pour transformer les cartes en mnémoniques.

Et cela m'a définitivement convaincu d'investir plutôt mon temps sur le travail de reconnaissance des mnémoniques des cartes.

Car si j'arrive à diviser par deux la reconnaissance des cartes, alors j'aurai atteint mon objectif de 2 minutes.

Je vous en reparle lundi.

Passez un excellent week-end !

Défi mémorisation : jour 63 : Des effets sur la mémoire de travail

Ceci est le compte rendu du jour 63 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

Je vous souhaite une belle et heureuse année 2019 !

De mon côté, je suis encore focalisé sur mon défi mémorisation.

Et récemment, j'ai remarqué des effets concrets sur ma mémoire de travail...

Les différents types de mémoire

Qu'est-ce que la mémoire de travail ?

Avant de vous l'expliquer, laissez-moi revenir sur les différents types de mémoire

Il existe deux grandes catégories de mémoire.

La mémoire à court terme et la mémoire à long terme.

La mémoire à long terme est elle-même subdivisée en plusieurs mémoires.

Nous avons la mémoire des souvenirs personnels, ou mémoire épisodique.

C'est de cette mémoire qu'on tire parti dans la technique du palais de la mémoire.

Chaque lieu où l'on est déjà allé étant utilisé comme une ancre pour la mémorisation rapide de nouveaux éléments.

Ensuite, nous avons la mémoire sémantique, qui nous sert à mémoriser des connaissances générales comme le language ou les mathématiques.

Et nous avons la mémoire procédurale, qui nous sert à mémoriser des séquences de gestes ou savoir-faires comme faire du vélo, faire du piano ou taper sur un clavier.

Sachant que ce dernier type de mémoire est implicite, car il permet de réaliser toutes ces tâches sans avoir à y penser consciemment.

La mémoire de travail

La mémoire de travail quant à elle correspond à la mémoire à court terme.

Son nom vient du fait que cette mémoire est davantage utilisée pour la manipulation d'informations que pour leur stockage.

Grossièrement, elle corresponds aux objets que nous manipulons dans notre esprit.

Ces mêmes objets n'y persistent que quelques secondes la plupart du temps.

Comme on peut l'imaginer, elle est très proche de la notion d'attention et de concentration.

Et son siège dans le cerveau est également bien distinct, à l'intérieur du cortex préfrontal.

Il existe en outre un nombre d'objets limité que nous pouvons manipuler mentalement dans notre esprit avec la mémoire de travail.

Les scientifiques admettent généralement qu'il s'agit de 4 à 7 objets maximum.

D'où la difficulté parfois à jongler avec un grand nombre d'informations.

C'est ce qu'on appelle la surchage cognitive.

Fâché avec ma mémoire de travail

Personnellement, je n'ai jamais eu une très bonne mémoire de travail.

Du moins dans des situations un peu stressantes, comme lorsque je me sens évalué par d'autres personnes.

Je me souviens de mes piètres performances en calcul mental au collège.

Notre professeur de mathématique nous mettait au défi au début de chaque cours.

Et je priais pour ne pas être le malheureux qui serait interrogé.

Bien que moins traumatisant, je suis confronté au même soucis dans mon travail quotidien quand je réfléchi à des algorithmes informatiques.

Si je suis sur un écran et que j'évalue un programme informatique déjà écrit, cela se passe bien.

Car les différents éléments sur lesquels je réfléchi sont déjà là, et cela désengorge ma charge mentale.

Même chose s'il s'agit d'un schéma noté sur papier.

Mais si je réfléchi à l'oral, sans note et sans schéma, c'est toujours plus ardu.

Et j'ai toujours une appréhension inversement proportionnelle à la patience de mon interlocuteur.

Car je sais que je vais perdre le fil tôt ou tard, et que je vais devoir faire répéter mon interlocuteur.

Des progrès palpables

Sauf que vendredi dernier, alors que je discutais avec mon n+1, ces craintes se sont avérées infondées.

Et j'ai été surpris de voir avec quelle profondeur j'ai pu suivre mentalement la réflexion de mon interlocuteur.

De là, je ne peux m'empêcher de faire le lien avec ce défi mémorisation.

S'agit-il d'un réel gain en capacité mentale ?

Ou bien simplement d'un gain en confiance dans mes aptitudes mentales ?

Je ne saurais pas le dire.

Mais je suis convaincu que le fait de recourir de façon intensive à la visualisation m'a permis de progresser.

Et cela me conforte dans le temps et l'énergie que j'ai investis dans ce défi.

Mes résultats

Nouvel an oblige, cette fois je n'ai pas progressé dans mon défi depuis le dernier article.

Mais c'est à charge de revanche.

Et j'espère bien vous présenter de nouveaux résultats ce vendredi 🙂

Défi mémorisation : jour 61 : Les limites de la force brute

Ceci est le compte rendu du jour 61 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

Houston, on a un problème !

Vous vous souvenez de mon article sur le plateau de performance ?

He bien je suis justement en train de lutter avec un tel plateau...

Et pas n'importe lequel : la plateau des 2 minutes 10 !

Impossible de le franchir.

Dommage, j'étais si près du but !

Je suis une tête de mule

Je vous ai déjà parlé du fil de discussion que j'ai créé à propos de mon défi dans  le forum Art of Memory.

Eh bien, j'ai été rejoint par plusieurs français.

Notamment le français Léo Lebarque, un jeune de 18 ans qui progresse à une vitesse folle !

Et aussi Sylvain Estadieu, champion de France de mémoire 2016-2017.

Voyant mes résultats, Sylvain m'a donné quelques suggestions.

En résumé : revenir à un rythme plus confortable et travailler sur la création et la visualisation des images.

Mais au lieu de ça, j'ai encore durci le rythme, à 34 battements par minute !

Rétrograder

Si j'étais à vélo, il semble en effet que je sois arrivé au pied d'une cote.

Et dans ces cas-là, mieux vaut rétrograder pour retrouver de l'élan.

Mais je suis trop attaché au petit coup de boost que me donne mon métronome pour me résoudre à revenir à un rythme plus confortable.

Alors ce que j'ai fait, c'est que j'ai simplement séparé mon entraînement en deux.

Maintenant, je fais un entraînement au métronome.

ET aussi un exercice focalisé sur la formation des images.

Analyser les erreurs

En vérité, la technique dont je vous ai parlé pour surmonter un plateau de performance reste valide.

A savoir : utiliser un métronome pour se forcer à suivre un rythme exigent

MAIS cela ne suffit pas.

Il faut aussi analyser ses erreurs pour corriger sa technique.

Pour cela, j'utilise l'exercice suivant...

Une fois que j'ai déterminé quelles sont les images que je n'ai pas réussi à mémoriser, je les note sur un cahier.

Et pour chaque image, je m'entraîne à trouver 10 images alternatives supplémentaires.

J'essaye de trouver les images les plus mémorables possibles !

Grâce à ça, j'ai identifié aujourd'hui trois procédés que je n'utilise pas assez dans mes images : 

  • L'exagération de la taille des objets
  • La personnification d'objet
  • Et la multiplication d'objets

Ces simples procédés devraient m'aider à améliorer mes performances.

Les résultats

Pour en revenir à mon défi...

Voici mes chronos depuis le dernier article :
2:29 / 2:37 / 2:16 / 2:22 / 2:29

(avec beaucoup d'erreurs)

Ces temps sont globalement meilleurs que ceux enregistrés jeudi dernier quand je suis passé à 34 battements par minute.

Ce qui est encourageant.

Mais j'ai encore du chemin à faire.

J'espère passer le plateau des 2 minutes 10 d'ici la fin de la semaine 🙂

Je vous souhaite un superbe réveillon du nouvel an !