Vous bloquez ? C’est bon signe !

By | 9 janvier 2018

Wahou ! Déjà 9 jours que l’année a commencé !

Où en sont vos bonnes résolutions ?

Si vous avez décidé cette année de démarrer un projet exigeant à côté de votre activité principale, alors vous êtes au bon endroit.

Car aujourd’hui, on va s’assurer de concrétiser tout ça pour que cette bonne résolution ne soit pas qu’un feu de paille

Pour info, cet article fait suite à l’article La meilleure façon de démarrer une activité complémentaire (lucrative ou pas) où nous avions commencé à comparer deux stratégies différentes pour faire aboutir votre projet.

Soit : travailler pendant certains jours particuliers de votre semaine (si vous êtes déjà à temps plein dans votre activité principale, ce sera souvent le week-end ou les jours fériés)

Soit :  travailler chaque jour sur cette activité complémentaire, à raison d’une ou deux heures par jour.

Et pour moi, cette deuxième option est la plus efficace…

Une lutte journalière, c’est quoi ?

Cette façon de mener votre activité complémentaire, c’est ce que j’appelle une « Lutte journalière ».

Pour simplifier, il s’agit d’avancer un peu, chaque jour, sur votre activité complémentaire.

Et quand je dis chaque jour, je veux bien dire 365 jours dans l’année !

Evidemment, il y aura du relâchement pendant les jours de fête, les jours de maladie, etc.

Mais vous allez au moins y réfléchir et trouver quelques idées pour faire avancer votre projet.

Pourquoi une « lutte » ?

Maintenant, peut-être que vous vous attendiez à un terme plus « doux » que de parler d’une « lutte ». 

Si vous sentez votre motivation vaciller à la seule mention d’une « lutte » plutôt que de « passion », laissez-moi m’expliquer.

La motivation contient deux composantes : la motivation intrinsèque et la motivation extrinsèque.

Si vous comptez uniquement sur la motivation extrinsèque pour vous motiver, autrement dit la récompense ou le coup de pied aux fesses qui vous attend suite au résultat, vous êtes mal barré.

Les études montrent que ça ne fonctionne pas.

Par exemple, si un enfant dessine par lui-même, il va être davantage motivé que si on lui demande de dessiner pour obtenir des bonbons.

Autrement dit, si vous le faites seulement pour obtenir du plaisir (ou des bonbons), ça ne va pas marcher.

Appeler un chat un chat

J’ai conscience que ce que je viens de dire pourrait vous troubler.

Après tout, le plaisir dans la tâche n’est pas extérieur, il est intérieur à la tâche elle-même. Du coup, ce serait plutôt de l’intrinsèque que de l’extrinsèque, non ?

Le problème, c’est que si vous pensez que l’important est d’être passionné, vous allez sans doute penser qu’être passionné, c’est ressentir du plaisir dans tous les aspects de l’activité.

Et le risque ici, c’est que dès que vous bloquerez ou que vous tomberez sur une tâche ingrate, vous allez vous dire que vous feriez mieux de changer de projet.

Parce que vu que vous galérez, et que ça vous fait sentir misérable, ça ne peut pas être une passion.

Par contre, si maintenant on parle de lutte, à ce moment, vous appelez un chat un chat.

Vous savez que le chemin est semé d’embûches.

Et vous allez donc serrer les dents quand il le faut.

Vous bloquez ? c’est bon signe !

Quand vous bloquerez sur une page blanche, et que vous n’aurez aucune idée de la stratégie à adopter pour vous sortir de l’impasse, vous n’allez pas abdiquer.

Vous n’irez pas lire un article sur Le Monde ou L’Equipe entre temps pour vous consoler…

Vous regarderez la difficulté droit dans les yeux, parce que c’est ce qui rend la tâche intéressante.

Par exemple, si vous travaillez en binôme et que vous bloquez, c’est ok de regarder l’écran fixement, et de réfléchir sans dire un mot, jusqu’à ce qu’une idée vienne.

Personnellement, je me retrouve régulièrement dans cette situation dans mes journées.

Parfois, c’est vrai, je vais aller faire un tour aux toilettes ou prendre l’air 2 minutes pour que mon subconcient m’aide à trouver des solutions.

Mais j’essaye toujours de ne pas me laisser tenter par une activité « plaisir » quand je ressens la douleur de la difficulté.

Au delà de l’amateurisme

Je rajouterai que si vous bloquez, c’est une très bonne nouvelle.

Cela veut dire que vous faite quelque chose qui apporte de la valeur.

A la fois de la valeur au monde et de la valeur en termes d’épanouissement personnel.

Vous n’êtes plus dans votre zone de confort mais dans votre zone d’apprentissage

Et vous commencez à apprécier ce processus d’apprentissage plutôt que l’aspect plaisir brut.

Sans oublier la délicieuse sensation de réussir malgré la difficulté 🙂

En plus de ça, vous devancerez les concurrents qui cherchent encore des « astuces » pour faire passer la pilule plus facilement.

Autrement dit : les amateurs !

La suite

Je sais que je vous torture, mais on va encore une fois remettre la fin de l’article pour mardi prochain.

Que voulez-vous, le sujet était trop profond pour se limiter à deux articles 🙂

Aujourd’hui, nous avons discuté du pourquoi derrière le terme « lutte ».

Mardi prochain, nous allons discuter plus en profondeur du pourquoi derrière le terme « journalière ».

Et vous saurez aussi comme promis quelle est l’arme secrète dont je parlais la semaine dernière pour accélérer vos premiers résultats 🙂

Author: Alexandre Philippe

Alexandre Philippe est le fondateur du blog C'éclair. Constamment en quête de nouvelles méthodes d'organisation, de motivation et d'apprentissage, il délivre ses éclairs d'efficacité chaque semaine sur ce blog.