Défi mémorisation : jour 54 : 5 façons d’embellir un palais de la mémoire pour mieux mémoriser

Ceci est le compte rendu du jour 54 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

Dans cet article, on va aller plus loin avec la technique du palais de la mémoire.

Au cas où vous débarquez, sachez que c'est la technique que j'utilise pour mémoriser un jeu de 52 cartes.

Depuis le début de ce défi, j'ai beaucoup travaillé sur mes palais de la mémoire.

Et j'ai utilisé notamment une astuce de mnémoniste qui consiste à "embellir" un palais de la mémoire pour le rendre plus performant.

Voici comment procéder....

Les palais de la mémoire inventés

Pour rappel, à la base, les palais de la mémoire sont juste une séquence d'emplacements.

Une séquence d'emplacements dans laquelle on imagine des objets pour les mémoriser.

Et il suffit de re-parcourir mentalement cette séquence d'emplacements pour se souvenir de ce qu'on y a stocké.

Typiquement, on crée un palais de la mémoire dans un lieu familier, comme la maison dans laquelle on vit, ou bien le trajet emprunté chaque matin pour aller au bureau.

Mais on peut aussi créer un palais de la mémoire de bien d'autres manières.

Par exemple :

  • En identifiant une séquence de points marquants sur un tableau (la Joconde par exemple).
  • En imaginant une séquence de plans dans un film
  • En visitant virtuellement une maison où l'on n'est jamais allé
  • En localisant une séquence d'emplacements sur son propre corps.

Ou bien même en inventant un lieu dans son esprit !

Le lieu doit être familier

Ces palais de la mémoire exotiques ont l'avantage de pouvoir être créés n'importe où.

Pas besoin d'être présent physiquement dans un lieu réel.

Mais ils ont un défaut particulier...

Il faut passer du temps à les visualiser pour y être tout à fait à l'aise.

C'est-à-dire pour pouvoir les explorer facilement pour la mémorisation.

En compétition, ce défaut est très gênant.

Parce que pour la mémorisation rapide, il faut connaître à merveille les palais de la mémoire qu'on utilise.

C'est pourquoi dans le cadre de ce défi, j'utilise uniquement des palais de la mémoire basés sur des lieux réels.

Par contre, ces palais exotiques montrent que ce n'est pas obligatoire qu'un palais de la mémoire soit 100% fidèle à la réalité pour qu'il fonctionne.

Il est possible d'embellir un palais de la mémoire avec toutes sortes d'éléments additionnels inventés.

Et notamment des modifications qui vont rendre plus mémorables les emplacements qu'il contient.

5 moyens d'embellir votre palais de la mémoire

Pour rendre un emplacement plus mémorable, on peut procéder de plusieurs façons :

1- Placer un objet mémorable : vous pouvez tout d'abord placer un objet mémorable dans votre emplacement. Ca peut être un objet intéressant qui était temporairement là à un moment donné. Par exemple : un échafaudage. Ou bien un objet totalement inventé, par exemple : une piscine dans votre salon, des charbons ardents dans les toilettes, etc.

2- Placer une personne : certains lieux me rappellent une personne en particulier. Je met donc souvent cette personne à cet emplacement pour rendre le lieu plus mémorable. Ca peut-être aussi un animal comme votre chien.

3- Ajouter du mouvement : on a déjà vu dans mes 7 ingrédients pour rendre une image plus mémorable, que le mouvement améliore la mémorisation. Pour appliquer ça à votre emplacement, vous pouvez par exemple imaginer que votre machine à laver déborde, ou que des flammes sortent de votre four.

4- Ajouter des éléments sensoriels : l'appel aux sens est un autre ingrédient très puissant pour mieux mémoriser. Pour appliquer cela, vous pouvez par exemple imaginer un escalier qui craque, ou une odeur de pourriture sortant de votre évier.

5- Une scène inspirée d'un souvenir marquant : enfin, on peut aussi s'inspirer de souvenirs marquants ayant eu lieu à cet emplacement, et peindre la scène telle qu'elle était. Par exemple : étant enfant, je me rappelle avoir ramené une vipère vivante sur le seuil de ma maison, et le facteur s'était empressé de la tuer en l'écrasant.  J'imagine donc ce lieu avec la vipère.

Grâce à tous ces éléments, on peut rendre beaucoup plus mémorables certains emplacements un peu ternes ou trop monotones dans les palais de la mémoire.

Et ça dope les performances de mémorisation.

Mes résultats

Pour en revenir à mon défi, voici mes résultats de ces derniers jours :

2:35/2:42/2:39/2:32/2:33/2:29/2:57/2:35/2:43

Toujours à 32 battements par minutes

Et de nombreuses erreurs.

Décidément, ce palier des 2 minutes 30 me donne du fil à retordre !

Je vous souhaite un Joyeux Noël !

Défi mémorisation : jour 51 : Les 3 applications que j’utilise pour mémoriser

Ceci est le compte rendu du jour 51 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

Aujourd'hui, je fais le point sur les applications mobiles que j'utilise pour ce défi.

Ce sont toutes des applis pour iPhone.

J'en avais déjà parlé brièvement, mais sans trop détailler.

Alors les voici...

1. Pulse

Tout d'abord, j'utilise le métronome Pulse :

Ce que j'aime avec Pulse, c'est sa simplicité.

Son écran principal se résume à une molette à tourner pour régler le tempo.

Et pour l'arrêter, il suffit de toucher le centre du cercle.

Personnellement, je le règle avec une mesure en 4/4.

C'est-à-dire 1 temps fort, puis 3 temps faibles également répartis.

A chaque mesure, je dois avoir mémorisé une combinaison de trois cartes dans un emplacement de mon palais de la mémoire.

2. White Noise Deep Sleep Sounds

Pour ne pas être dérangé, j'utilise White Noise Deep Sleep Sounds :

Très efficace pour gommer les bruits indésirables de mon environnement.

Avec la version gratuite, on est limité à une heure de bruit blanc en continu, ce qui est amplement suffisant pour moi.

Le truc en plus, c'est que cette application propose une large gamme de sons.

Même si j'utilise presque toujours le même son de ventilateur...

3. Le chronomètre pré-installé de l'iPhone

Et enfin, j'utilise le chronomètre livré de base avec l'iPhone :

Au début, j'utilisais la version de gauche, avec les gros chiffres.

Mais je me suis aperçu que le cadran me va mieux.

Comme le temps est inscrit en beaucoup plus petit, je n'ai plus la tentation de regarder où j'en suis pendant que je mémorise.

Et vu que l'écran bouge moins, c'est moins perturbant.

Seul inconvénient : le bouton pour arrêter est tout petit.

Parfois je rate mon coup, et je perd quelques secondes à l'arrêter...

Mes résultats

Après ce court article, voyons où j'en suis pour ce défi...

Ces deux derniers jours, j'ai pris une journée de repos et j'ai fait une journée d'entraînement.

Cette fois, j'ai augmenté le métronome de 2 crans.

Ce qui donne 32 battements à la minute.

Et j'ai abouti à ces 3 temps :
2:57 / 2:56 / 2:57

Avec de nombreuses erreurs.

Ce n'est pas très brillant, malheureusement.

Mais je suis habité à ce genre de baisse de régime quand j'augmente le métronome.

Surtout quand c'est de 2 crans à la fois.

Si j'arrive à suivre exactement ce nouveau tempo, alors je serai aux environs de 2 minutes 10.

On se retrouve lundi pour voir où cela me mène 🙂

Défi mémorisation : jour 49 : Une concentration à toute épreuve

Ceci est le compte rendu du jour 49 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

Aujourd'hui, je vous explique une méthode pour pousser votre concentration au maximum de ses capacités.

C'est un peu la suite de l'article de mercredi dernier sur l'entraînement mental.

Si vous souhaitez développer une concentration à toute épreuve, alors lisez bien ce qui suit...

La concentration des champions de la mémoire

Prenons une fois de plus l'exemple des athlètes de haut niveau.

Je veux bien sûr parler des champions de la mémoire.

Le mois dernier, j'avais déjà partagé 3 vidéos avec vous.

3 vidéos où des champions de la mémoire mémorisent un jeu de cartes en une quinzaine de secondes.

A l'époque, je vous avais surtout fait remarquer leur façon de parcourir les cartes.

Mais il y a un autre détail encore plus frappant.

L'avez-vous vu ?

Si vous regardez au fond de la salle, sur la vidéo de Ben Pridmore ou de Simon Reinhard, vous allez voir que plusieurs athlètes ont mis leur casque anti-bruit.

Mais aucun des 3 champions de la mémoire ne porte un tel casque.

Encore moins une visière ou des oeillères pour limiter le champ de vision, tels que ceux que j'utilise.

Pourtant, je peux témoigner que ce sont des aides très utiles pour mieux se concentrer.

Alors pourquoi se privent-ils de tels avantages ?

Les frimeurs !

Là-dessus, plusieurs explications possibles :

1) Peut-être que c'est pour la frime

Un champion de la mémoire se doit de démontrer ses performances sans son casque anti-bruit, sinon ce n'est pas aussi impressionnant...

Et ça passe encore moins bien sur les plateaux télé...

2) Peut-être que ces protections ne sont plus aussi utiles qu'avant

Avec le nombre d'années d'expérience, et aussi la familiarité avec leur système de mémorisation, ils seraient moins sensibles aux parasites sonores et visuels...

3) Ou bien peut-être que c'est une façon délibérée de pousser leur concentration au maximum !

C'est-à-dire le résultat d'un entraînement ciblé pour mieux se concentrer.

L'aide qui fragilise

Il faut bien dire que trop se faire aider peut avoir des effets dévastateurs.

Par exemple :

-La théorie hygiéniste suggère que la réduction de l’exposition en bas âge aux infections et aux microbes dans les pays industrialisés entraîne l'augmentation de certaines maladies.

-Les astronautes revenus sur terre ont des muscles atrophiés et une densité osseuse diminuée du fait de l'absence de pesanteur.

-L'aide alimentaire aux pays africains ruine leur agriculture locale si elle est dispensée en dehors des graves crises de famine

L'idée, c'est que l'aide est bénéfique quand elle est dispensée ponctuellement quand on est le plus vulnérable.

Mais sur le long terme, elle est néfaste.

Et il vaut mieux donc s'en soustraire dès que c'est possible.

Le handicap qui renforce

L'idéal, c'est même de s'entraîner dans une situation pire que celle qu'on doit affronter.

Cela me rappelle des images de Hussein Bolt, traînant un lourd chariot de ferraille derrière lui en entraînement.

Et on peut utiliser le même principe en entraînement mental.

Par exemple : s'entraîner à mémoriser un jeu de cartes dans une gare, ou une aire de restauration.

S'entraîner avec la radio allumée, ou devant la télévision.

Pour avoir essayé avec la radio, je peux vous dire que c'est pénible !

Si vous voulez vous faire une idée, essayez simplement de fixer la trotteuse d'une horloge au-dessus d'un poste de télévision, sans céder à la tentation de regarder l'écran.

C'est particulièrement difficile.

Mais ce genre d'entraînement fait une grosse différence sur la capacité de concentration !

De mon côté, je n'ai pas encore prévu d'appliquer ce principe avant la fin de mon défi.

Le métronome me donne déjà suffisamment de fil à retordre comme ça.

Mais passé ce défi, je pense que je m'habituerai à avoir toujours sur moi un jeu de carte.

Histoire de mémoriser dans des situations variées, et ainsi booster ma concentration.

Mes résultats

Pour en revenir à mon défi...

Ces deux derniers jours, j'ai réalisé les temps suivants :
2:34/2:36/2:39/3:07/3:11

Comme vous le voyez, j'ai bien progressé sur les 3 premiers temps.

Surtout que j'ai fait seulement 8 erreurs à 2 minutes 34.

Par contre le jour suivant, je n'étais pas dans mon assiette.

J'avais l'esprit perturbé par des pensées parasite, et ça a ruiné mes performances.

Mais pas de quoi s'inquiéter.

J'espère toujours passer au-dessous des 2 minutes 30 cette semaine 🙂

Défi mémorisation : jour 47 : 7 astuces pour mémoriser plus vite avec un palais de la mémoire

Ceci est le compte rendu du jour 47 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

Depuis le début de ce défi, je vous ai beaucoup parlé de la technique de mémorisation phare des champions de la mémoire.

Je veux bien sûr parler du palais de la mémoire.

Comme vous l'imaginez, j'en connais maintenant un rayon sur le sujet.

Et j'ai réuni 7 astuces dans cet article pour mémoriser plus vite avec un palais de la mémoire...

Petit rappel de la technique de mémorisation

Au cas où vous venez de débarquer, voici comment fonctionne un palais de la mémoire.

En bref, il s'agit d'une séquence de points désignés à l'avance dans un espace familier.

Cet espace familier peut être l'intérieur de votre maison par exemple, ou bien un trajet comme celui que vous empruntez chaque jour pour aller au bureau.

L'idée, c'est d'imaginer les objets à mémoriser à chaque point de cette séquence, de façon mémorable.

Pour savoir comment imaginer votre objet de façon mémorable, vous pouvez lire ma liste d'ingrédients pour créer des images mémorables.

Une fois que cet exercice est réalisé, vous laissez reposer.

Et comme par magie, il suffit de visualiser à nouveau ce palais de la mémoire pour vous souvenir de tous les objets que vous y avez placés !

7 bonne pratiques pour un palais de la mémoire encore plus performant

1- Suffisamment d'espace : il est possible théoriquement d'imaginer une vingtaine d'emplacements dans chaque pièce de votre maison. C'est pratique parfois si vous avez beaucoup de choses à mémoriser. Le problème, d'après mon expérience, c'est que vous mettrez plus de temps à mémoriser les objets à chaque emplacement. Car il faudra d'abord modifier l'échelle de l'image avant de la placer à l'emplacement donné. C'est pourquoi j'essaye de donner une taille suffisante à mes emplacements pour y placer mes images en taille réelle (pour une maison typique, c'est de l'ordre de 5 objets par pièce).

2- Choisir un sens de rotation unique : prenez soin de choisir un sens de rotation unique pour parcourir vos espacements. Par exemple : dans l'ordre des aiguilles d'une montre. Et tournez toujours dans ce même sens à l'intérieur des pièces de la maison. Ceci facilite le parcours de votre palais de la mémoire.

3- L'éclairage : croyez-le ou non, mais l'éclairage est important dans votre palais de la mémoire. C'est simple à comprendre. Il faut de la lumière pour distinguer les formes et la couleur des objets. C'est donc préférable que vos objets soient correctement éclairés. Un endroit systématiquement à l'ombre, comme le dessous d'une table, serait contre-productif.

4- Eviter les espaces similaires : veillez à ne pas choisir d'emplacements trop similaires quand vous mémorisez. Par exemple : ce n'est pas une bonne pratique de créer un emplacement dans chacune des 4 chaises de votre table. Essayez plutôt d'utiliser des emplacements aussi uniques que possible. Ou autrement, intercalez au moins un autre emplacement entre les deux.

5- Eviter les espaces clos : théoriquement, vous pouvez choisir un espace clos pour placer une image. Comme par exemple une armoire ou un réfrigérateur. Le problème, c'est que vous devrez imaginer que vous ouvrez la porte pour pouvoir accéder à l'image. D'où une perte de temps quand vous parcourez vos emplacements.

6- Eviter les espaces suspendus dans l'air : parfois, il m'est arrivé de choisir un petit objet en hauteur comme emplacement. Par exemple : une  boite à fusibles, une cicatrice sur un arbre, une marque sur un pylône, etc. L'embêtant avec ces emplacements, c'est qu'on doit visualiser l'image suspendue dans l'air, vu qu'il n'y a pas de plateforme sur laquelle poser l'image. Et j'ai réalisé que ça ne fonctionne pas bien pour mémoriser rapidement. Sûrement que ce n'est pas assez crédible pour être mémorable.

7- Eviter les lignes droites : j'ai réalisé aussi que la géométrie des emplacements a un impact sur la mémorisation. Particulièrement dans un trajet, si vous alignez tous vos emplacements sur une parfaite ligne droite, vous risquez de faire l'impasse sur des points intermédiaires. Mieux vaut donc qu'il y ait toujours au moins un léger angle entre 3 emplacements consécutifs.

Quelques remarques

Voici donc les bonnes pratiques que je m'efforce de suivre pour tous mes palais de la mémoire dédiés à mon défi.

Ces règles sont critiques pour une mémorisation rapide des objets à mémoriser.

J'en ai fait largement les frais au début.

Cela dit, j'ai aussi des palais de la mémoire qui ne respectent pas toutes ces règles.

C'est notamment le cas des palais de la mémoire où j'ai stocké des listes de choses que je veux mémoriser à long terme.

Avec ces palais de la mémoire permanents, je n'ai pas besoin d'être aussi rapide pour mémoriser ou me souvenir de l'information.

Ce qui explique que je fasse quelques entorses aux règles.

Enfin dernière chose : je vous encourage à expérimenter vous-même pour constater ce qui fonctionne.

Selon votre façon de mémoriser, il se peut que vous ne perceviez pas ces règles de la même manière.

Mes résultats

Venons-en maintenant à mon défi mémorisation...

Ces derniers jours, j'ai été ambitieux : j'ai augmenté le métronome de 2 crans, à 30 battements par minutes.

Ceci augmente de nouveau la difficulté.

Du coup, je lutte pas mal, et les résultats sont très variables :
2:40 / 2:58 / 2:57 / 2:59 / 2:43 / 2:47

Sachant que chacun de ces temps a été obtenu avec un nombre de fautes conséquent.

J'espère passer sous la barre des 2 minutes 30 cette semaine.

A mercredi pour la suite !

Défi mémorisation : jour 44 : Mélanger les cartes comme un pro

Ceci est le compte rendu du jour 44 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

Saviez-vous qu'il existe une multitude de façons de mélanger les cartes ?

Avec ce défi, je dois mélanger les cartes à chaque nouvelle tentative de mémorisation.

Cela fait beaucoup d'occasions de pratiquer.

Le mélange doit aussi être le plus parfait possible, pour que je ne retombe pas sur les mêmes cartes qui se suivent.

Je me suis donc intéressé aux différentes façon de mélanger les cartes...

Mélanger les cartes comme un champion de la mémoire

En visualisant quelques vidéos d'Alex Mullen, le champion du monde de la mémoire, je me suis rendu compte qu'il a une façon particulière de mélanger les cartes.

Une façon très rapide et élégante.

Après quelques recherches, j'ai réalisé qu'il s'agit du rifle shuffle.

Alex Mullen réalise habituellement ce mélange en s'aidant de la table.

Mais il est possible aussi de le faire sans.

Et c'est la manière que j'ai adoptée, car elle permet de faire plusieurs mélanges à la suite très rapidement.

Voici une vidéo qui l'explique :

Quelques autres mélanges exotiques

Voici une autre vidéo qui explique d'autres types de mélange, par un autre professionnel particulièrement doué :

Le mélange des mathématiciens

En mathématique, on parle de faro shuffle quand deux jeux de cartes sont toutes imbriquées à la perfection.

Ce type de mélange est plus dur à utiliser, et aussi moins rapide que les autres.

Mais si vous êtes intéressé, il permet de réaliser un tour de magie, en plaçant une carte à la position souhaitée.

Voici l'explication du mélange :

Et du tour de magie :

Mes résultats

De retour à mon défi de la mémoire...

Après une journée de repos, mes résultats recommencent à progresser :

2:46 / 2:45 / 2:44

Je fais une dizaine de fautes pour le moment à ce niveau.

Et j'ai conservé le même tempo au métronome qu'avant : 28 battements par minute.

Vu que je commence à être à l'aise avec ce tempo, je vais l'augmenter à partir de demain.

Je vous souhaite un excellent week-end !

Défi mémorisation : jour 42 : Entraînement mental : est-ce que ça marche ?

Ceci est le compte rendu du jour 42 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

Il y a quelques années, j'ai fait des recherches sur l'entraînement mental.

C'était dans le cadre de ma formation "Révolutionnez votre concentration".

Et j'ai appris que tous les entraînement mentaux ne se valent pas...

Le business florissant des vendeurs d'appli

Grâce à l'engouement du public, le business des applis d'entraînement mental se porte bien.

Il existe aujourd'hui des centaines et des centaines d'applications.

Et j'ai moi-même essayé l'une des plus populaires : l'application Lumosity.

Cette application revendiquait des effets sur les performances au travail et à l'école, et aussi contre le déclin cognitif lié à l'âge. 

Encore mieux : elle promettait la prévention des pertes de mémoire, de la démence et même de la maladie d'Alzheimer !

Problème : Lumosity n'avait pas les études scientifiques pour le prouver.

Et l'éditeur a été condamné en 2016 à verser une lourde amende pour publicité mensongère.

Un grand dilemme

Si les éditeurs ont tant de mal à prouver les bienfaits de leurs applications, ce n'est pas un hasard.

Ils font face à un profond dilemme.

Pour attirer toujours plus d'utilisateurs, il faut que les jeux proposés soient ludiques et agréables à utiliser.

Pourtant, pour vraiment améliorer ses capacités cognitives, il faut faire de gros efforts.

Cela me rappelle une expérience réalisée sur des choristes.

Après une répétition, on a demandé à un groupe de choristes amateurs de donner leurs impressions.

Résultat : ils ont trouvé la session très agréable.

Puis on demande la même chose à un groupe de choristes professionnels.

Cette fois, ce n'est pas le même son de cloche.

Les choristes se disent épuisés.

Comme le disent les body builders : "No pain, no gain".

Le dual N-back : un jeu exigent, mais qui marche !

En vérité, il existe bien un jeu qui améliore les capacités mentales.

Il s'agit du dual N-Back.

Les chercheurs Susanne Jaeggi et Martin Buschkuehl l'ont prouvé en 2008.

En stimulant la mémoire de travail, ce jeu permet de gagner des points à un test sur l'intelligence fluide.

Sachant que cette forme d'intelligence est la capacité à raisonner et à résoudre de nouveaux problèmes indépendants de savoirs préalablement acquis.

Le problème, c'est que ce jeu est un véritable supplice !

J'ai moi-même essayé, et je peux vous dire qu'il vous torture les neurones bien comme il faut.

Malgré les vertus promises, je n'ai pas été motivé très longtemps à continuer à y jouer.

Et l'entraînement de la mémoire dans tout ça ?

Maintenant, si l'on en vient à l'entraînement de la mémoire, je vois beaucoup de similitudes avec le dual N-Back.

Quand je m'entraîne à mémoriser un jeu de cartes, je dois être parfaitement concentré, autrement, je fait un mauvais score.

Avec le dual N-back, c'est pareil, le moindre bruit, la moindre pensée parasite vous fait perdre la partie.

C'est-à-dire que ces deux formes d'entraînement mental exigent des efforts de concentration conséquents.

La différence entre les deux, c'est que le transfert des bienfaits à ma vie quotidienne est beaucoup plus évident dans le cas de l'entraînement de la mémoire.

Car j'utilise très fréquemment les palais de la mémoire pour mémoriser toutes sortes de choses dans ma vie quotidienne.

C'est pourquoi, si je compare ça au  jeu du "dual N-back", je vois aujourd'hui l'entraînement de la mémoire comme un entraînement mental plus intéressant.

Maintenant, me direz-vous, y'a-t-il des études scientifiques qui ont étudié ce genre d'entraînement de la mémoire ?

Les preuves scientifiques

La réponse est oui !

C'est ce qu'on découvre dans une étude de 2017 menée entre autres par l'ancien champion de la mémoire Boris Nikolai Konrad.

Dans cette étude, on a mesuré le fonctionnement du cerveau de 23 athlètes de la mémoire pendant qu'ils mémorisaient.

Puis on le compare au commun des mortels, et on relève les différences.

Enfin, on demande à un groupe de débutants de réaliser un entraînement à la mémoire de 6 semaines basé sur les palais de la mémoire.

Résultat : alors qu'ils progressent, leur cerveau adopte des schémas de fonctionnement de plus en plus proches de celui des athlètes de la mémoire.

Voilà donc un entraînement mental qui a des effets profonds sur le cerveau !

Mes résultats

De retour à mon défi de la mémoire...

Ces deux derniers jours, mes résultats ont été plutôt décevant car je stagne aux abords des 3 minutes :
2:49 / 3:01 / 2:58 / 3:05 / 2:53 / 3:12

A noter que je fais une quinzaine de fautes au minimum pour chacun de ces temps.

Et que j'ai conservé le même tempo au métronome qu'avant : 28 battements par minute.

Après 6 jours à la suite que je m'entraîne, peut-être que je fatigue...

Demain je prendrai donc un jour de repos.

Et on se retrouve vendredi pour la suite...

Défi mémorisation : jour 40 : 7 ingrédients pour créer des images encore plus mémorables

Ceci est le compte rendu du jour 40 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

Aujourd'hui, on revient sur l'art de créer des images mémorables.

Quelles ingrédients peut-on ajouter à une image pour la rendre irrésistible pour notre mémoire ?

C'est ce que nous allons voir dans cet article...

Petit rappel de ma technique de mémorisation

Comme vous le savez, pour mémoriser les cartes, j'utilise des mnémoniques.

Ce sont des objets de substitution beaucoup plus mémorables que les cartes elles-mêmes.

Pour chaque carte, j'associe une personne, une action et un objet (méthode PAO).

Par exemple :

  • 10 de coeur : Lady Diana / se marie / un bouquet
  • As de pique : Mike Tyson / donne un coup de poing / un punching ball
  • 3 de coeur : le Petit Prince / dessine / un mouton

Et pour mémoriser trois cartes, j'associe la personne, l'action et l'objet des 3 cartes.

Par exemple :

10 de coeur / As de pique / 3 de coeur = Lady  Diana donne un coup de poing dans un mouton

Ce qui me crée une image mémorable, que je dispose dans un palais de la mémoire.

Dans l'exemple ci-dessus, l'image obtenue en combinant la personne/l'action/et l'objet est plutôt sympa à mémoriser.

Mais parfois, l'image est beaucoup plus tirée par les cheveux.

Comme par exemple :

3 de coeur / As de pique / 10 de coeur : le Petit Prince donne un coup de poing à un bouquet.

On avait vu la semaine dernière comment injecter un peu de logique aux images obtenues pour les rendre plus mémorables.

Si on l'applique ici, ça pourrait donner ceci :

3 de coeur / As de pique / 10 de coeur : le Petit Prince donne un coup de poing à un bouquet de monstroplantes.

Ainsi, l'image absurde est mémorable, car elle est basée sur un fond cohérent.

Cette règle de l'absurde est très importante en mémorisation.

C'est même la règle numéro 1.

Mais il existe d'autres ingrédients complémentaires pour rendre l'image encore plus mémorable...

Dans la peau d'un chasseur cueilleur

Aujourd'hui, nous vivons dans un environnement radicalement différent de celui de nos ancêtres chasseurs cueilleur.

Un monde rempli de panneaux avec des inscriptions.

Et d'horloges qui rythment notre vie.

Ce bouleversement de notre environnement s'est fait très rapidement.

A l'échelle de l'évolution humaine, c'est l'équivalent d'un battement de cils.

Et notre cerveau n'a pas évolué à la même vitesse.

Pas étonnant donc qu'il ait du mal à enregistrer tous ces symboles abstraits.

Il se croit encore dans la forêt.

Il guette toujours ce qui ressemble à une menace, ou à quelque choses à manger.

Un buisson qui bouge. Une odeur de miel. Un grognement de panthère.

Et c'est en se mettant dans la peau de ce chasseur cueilleur qu'on peut tirer les ingrédients d'une image mémorable.

7 ingrédients essentiels pour bien mémoriser

 Voici donc ces 7 ingrédients :

1) Utiliser nos 5 sens : quelle est la couleur de l'image, son parfum, sa rugosité, le bruit qu'elle fait, son goût.

2) Le mouvement : savoir détecter un mouvement était crucial pour la survie. C'est pourquoi on remarque davantage ce qui bouge.

3) Le danger : de même, un danger est mémorable. Il attire profondément l'attention, provoque des émotions, et on le mémorise car on ne doit pas tomber plusieurs fois dans les mêmes pièges.

4) Exagérer : plus c'est gros, plus ça représente un danger ou une récompense importante. On a donc naturellement besoin de mémoriser les choses exagérées.

5) Le sexe : évidemment, le sexe est capital pour la reproduction. Et c'est un ingrédient puissant pour attirer l'attention et mieux mémoriser.

6) Briser un tabou : dans la tribu, un ensemble de codes permet de maintenir l'ordre, briser un tabou devait donc être détecté pour être puni.

7) Le répugnant : les excréments, le vomis, le moisi... tout ce qui nous repousse (et nous empêche judicieusement de le dévorer) est également mémorable.

A vous de jouer maintenant !

Je vous laisse le soin de mémoriser cette liste 🙂

Mes résultats

Voici mes résultats de ces derniers jours :
3:00 / 2:57 / 3:03 / 2:59 / 3:14 / 2:48 / 2:49 / 2:56 / 2:59

Avec surtout un sans faute à 3 minutes 0 secondes tout rond !

Qui devient donc mon nouveau meilleur score.

Côté tempo du métronome, je l'ai augmenté de 2 crans à 28 battements par minute.

A ce niveau là, les trous de mémoire avec les mnémoniques ne pardonnent pas.

Et parfois, je bute encore sur l'objet PAO de certaines cartes.

Si je corrige ça, je devrais pouvoir continuer à faire baisser le chrono.

A mercredi pour le prochain article !

Défi mémorisation : jour 37 : Je me suis offert le silence

Ceci est le compte rendu du jour 37 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

Je vous présente mon nouveau meilleur ami : le casque sans fil Sony WH-1000X M3.

Ca faisait des années que je lorgnais sur les casques réducteurs de bruit.

Mais jusque-là, je n'étais pas convaincu qu'ils valent leur prix dissuasif.

Et voilà que je m'offre le nec plus ultra en la matière...

Présentations

Voici donc la bête...

Le Sony WH-1000X M3 est un casque bluetooth très confortable, avec un son haute définition, 30 heures d'autonomie...

Et surtout la meilleure réduction de bruit du marché, d'après tous les comparatifs que j'ai lus.

De quoi m'offrir le silence !

Des casques de plus en plus sophistiqués

Ce qui m'a vraiment convaincu, c'est cet article du magazine The Verge.

On y apprends que les casques audio sont les objets technologiques qui se sont le plus améliorés ces derniers temps.

Pour mon casque par exemple, qui fait partie de la série 1000X de Sony, il y a un véritable bond technologique entre le modèle M3 sorti cet automne et l'ancien modèle M2.

Et cela m'a particulièrement enthousiasmé !

De nouvelles perspectives

Certes, à plus de 300 euros, le casque Sony WH-1000X M3 est un casque de luxe.

Et s'il n'y avait pas eu ce défi mémorisation,  j'aurais attendu Noël pour me l'offrir... ou me le faire offrir...

Mais je voulais vraiment le tester dans le cadre de ce défi.

Comme vous le savez, pour bien mémoriser je dois être complètement concentré.

Ce qui est facilité par un environnement non bruyant.

Et avec le chien nerveux du voisin, ce n'était pas gagné...

C'est pourquoi j'utilise un générateur de bruits blancs pour couvrir les aboiements, comme je vous l'ai déjà expliqué dans l'article seul au monde, ou comment être parfaitement concentré.

Avec ce casque, j'ajoute donc une nouvelle arme dans mon arsenal de réduction de bruit.

Et j'étais impatient de le tester pour voir s'il annule efficacement les aboiements.

La réponse est : partiellement.

Petite déception donc.

Mais j'étais déjà conscient que les casques actuels n'annulent pas complètement les bruits irréguliers comme une voix humaine... ou une aboiement de chien.

Alors je pouvais m'y attendre.

Du coup, j'utilise encore un générateur de bruits blancs, mais je n'ai plus autant besoin de monter le volume pour couvrir ces fichus aboiements...

La paix au travail

Là où je pensais vraiment rentabiliser ce casque, c'est dans mon environnement de travail.

Sachant que dans mon immeuble, la climatisation génère un bruit de fond puissant et désagréable.

La bonne nouvelle, c'est que le casque masque totalement ce bruit de fond.

C'est un vrai régal !

Et ça devrait réduire aussi le stress de mes journées.

Ecouter mes livres audio en ville

Le troisième scénario d'utilisation, c'est la marche en ville.

J'ai souvent l'habitude d'écouter des livres audio sur mon smartphone.

Et en ville, ça devient pénible, surtout quand de gros bus passent à côté de moi.

Je n'ai pas testé encore ce scénario.

Mais il devrait donner de bons résultats.

D'autant que c'est celui qu'a choisi Sony pour sa publicité télévisée.

Attention aux abus

Depuis quelques années, je n'arrivais plus à supporter mes écouteurs pour écouter de la musique au travail.

Une douleur s'installait après un moment, et je devais les enlever.

Avec ce casque, je n'ai plus cette gêne.

Ce qui fait que je me suis remis à écouter de la musique en travaillant.

Pour ça, j'utilise focus@will, une banque de musiques spécialement sélectionnées pour se concentrer.

C'est notamment très efficace pour se concentrer sur certaines tâches rébarbatives.

Mais par précaution, je met le niveau sonore au minimum.

Car je ne tiens pas à devenir sourd 🙂

Mes résultats

Pour revenir à mon défi...

Voici mes résultats du jour :
3.13 / 3:16 / 3:26

Sachant que j'ai aussi pris un jour de repos hier.

Tempo du métronome : 26 battements par minute.

Et beaucoup de fautes...

Ce qui veut dire que les résultats stagnent malgré mon jour de repos.

Et je crois que c'est dû au manque de sommeil.

Dur dur parfois de résister à la tentation de veiller tard le soir...

En l'occurrence, je me suis fait happer par un épisode de l'émission "Cash Investigation".

Allez, on va dire que c'est un accident de parcours !

Défi mémorisation : jour 35 : L’impact de l’âge sur les capacités de mémorisation

Ceci est le compte rendu du jour 35 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

Comme vous le savez, je viens de prolonger mon défi mémorisation jusqu'au 7 janvier 2019.

Soit 5 semaines de plus pour arriver à mémoriser 52 cartes en moins de 2 minutes.

Ce qui fait beaucoup plus que les 30 jours que j'avais prévus initialement.

J'ai donc cherché quelques explications à ce retard...

Ces jeunes aux capacités étonnantes

Quand j'ai imaginé ce défi, je n'ai pas choisi mon objectif au hasard.

Je me suis basé sur deux récits publiés en ligne.

Celui de Max Deutsh, qui a réussi à passer sous la barre des 2 minutes en 24 jours, en s'entraînant chaque jour alors qu'il travaillait à plein temps.

Et celui de Jayrold, un membre du forum Art of Memory qui a réussi un score de 1 minute 38 en une semaine seulement à plein temps.

Voyant ces résultats, je pensais remporter ce défi sans trop de difficultés...

Pourtant, ça n'a pas été aussi facile que prévu !

Et je me suis interrogé particulièrement sur la progression fulgurante relatée dans ces 2 récits.

Je pense que Max Deutsh et Jayrold avaient deux atouts particuliers.

Premièrement, ils sont tous les deux bien plus jeunes que moi.

Jayrold est un adolescent de 17 ans, et Max Deutsh est un jeune adulte d'une vingtaine d'années.

Pour information, moi j'ai 39 ans.

Deuxièmement, ils sont habitués à mémoriser. 

Jayrold est un écolier, et Max Deutsh vient tout juste de terminer ses études à l'Université.

De mon côté, comme j'ai un travail intellectuellement stimulant, je pense que je n'ai pas si souffert que ça de l'arrêt de mes études.

Alors j'ai creusé davantage du côté de l'impact de l'âge sur la mémorisation.

Et voici ce que j'ai trouvé...

Le déclin de l'âge commence dès la vingtaine !

J'ai découvert qu'effectivement, il y a bien un déclin marqué au niveau des performances de la mémoire.

Et ce déclin s'amorce dès l'âge de 20 ans !

Voici un graphique qui l'atteste, tiré d'une étude de Denise Park publiée en 2001 :

On voit sur ce graphique que la seule capacité qui augmente avec l'âge, c'est la connaissance verbale.

Autrement dit : la richesse du vocabulaire q'on acquière tout au long de la vie.

Pour tous les autres types de mémoires, la tendance est à la baisse.

Pire : on voit même que la vitesse de déclin est presque constante.

Ce qui veut dire que j'ai perdu presque autant de facultés de mémorisation entre 20 et 40 ans, que j'en perdrai entre 50 et 70 ans !

Voilà qui fait froid dans le dos...

Néanmoins, j'ai trouvé deux personnes inspirantes pour relativiser ces chiffres alarmants...

Peut-on être performant malgré l'âge ?

Le premier est Ron White, un expert de la mémoire très connu aux Etats-Unis.

Ron White a eu un parcours particulier.

En 1991, à 18 ans, il découvre les techniques de mémorisation dans un séminaire.

Puis il commence à l'enseigner dans des entreprises américaines à travers tout le Texas.

Mais ce n'est qu'en 2008, à l'âge de 35 ans, qu'il commence à participer aux championnats de la mémoire des Etats-Unis.

Cette année là, il finit quatrième.

Puis en 2009 et 2010, il est couronné champion de la mémoire.

Battant même un record de la mémoire aux speed cards avec un temps de 1 minute et 27 secondes ! (largement dépassé depuis...)

Voilà un bon exemple de réussite pour un homme d'âge relativement mûr.

Alors qu'il faisait face à de nombreux jeunes compétiteurs !

La deuxième personne inspirante est Akira Haraguchi.

Un japonais qui a réussi à énumérer 111 700 décimales de Pi en 2015.

Il avait alors...  69 ans !

Evidemment, Akir Haraguchi passe beaucoup de temps à plancher sur ses décimales de Pi.

Il décrit même cela comme une véritable religion.

Et Ron White a mis l'entraînement de la mémoire au centre de sa vie.

Mais cela montre qu'avec de l'exercice, on est bel et bien capable de ralentir le déclin de la mémoire !

Mes résultats

Pour revenir à mon défi...

Voici mes résultats de ces 2 derniers jours :
3.15 / 3:21 / 3:02 / 3:21 / 3:10 / 3:32

J'ai encore augmenté le tempo du métronome, de 25 à 26 battements par minute !

Cette fois, je fais beaucoup moins de fautes par rapport à lundi.

Sur mon temps de 3 minutes 10, j'ai même réussi à réduire le nombre de fautes à 5.

Par contre je n'ai pas été très fidèle au tempo du métronome.

Je ferai mon possible pour y être plus attentif dans les prochains jours, quitte à augmenter le nombre de fautes !

Défi mémorisation : jour 33 : Absurde… mais logique !

Ceci est le compte rendu du jour 33 de mon défi mémorisation qui a commencé ici : mémoriser un jeu de 52 cartes en 2 minutes

C'est parti pour les prolongations de mon défi mémorisation !

Pour rappel, mon objectif est toujours de mémoriser 52 cartes en 2 minutes, mais j'ai prolongé la date d'échéance jusqu'au lundi 7 janvier 2019

Ce qui me donne 5 semaines de plus.

Au programme aujourd'hui : une subtilité essentielle pour bien mémoriser...

Des images mémorables

Pour mémoriser un jeu de 52 cartes, je vous rappelle que j'utilise des images mémorables qui représentent les cartes à mémoriser.

Avec la technique PAO (personne/action/objet), je mémorise les cartes 3 par 3.

Pour faire ça, il faut assigner au préalable une personne, une action et un objet à chaque carte.

Par exemple, voici ce que ça donne pour les 3 cartes suivantes :

  • 10 de coeur : Lady Diana/Se marie/Un bouquet de fleur
  • As de pique : Mike Tyson/Donne un coup de poing/Un punching ball
  • 3 de coeur : Le Petit Prince/Dessine/Un mouton

Au moment de mémoriser le jeu de carte, si je tombe sur la séquence 10 de coeur/As de pique/3 de coeur,  je vais donc mémoriser :

  1. La personne du 10 de coeur : Lady Diana
  2. L'action de l'as de pique :  donne un coup de poing
  3. L'objet du 3 de coeur : un mouton

Le résultat est l'image : Lady Diana donne un coup de poing à un mouton

Et je fais ça pour chaque triplet de cartes.

Ce qui me fait au total 18 images à mémoriser, que j'imagine le long d'un trajet familier (voir la technique du palais de la mémoire pour en savoir plus).

C'est quoi ce délire ?

Le problème, c'est que toutes les associations ne sont pas toutes mémorables.

Notre exemple est plutôt facile à mémoriser sans rien y changer :

Lady Diana donne un coup de poing à un mouton

On pourrait aussi le rendre encore plus mémorable comme ceci :

Lady Diana met KO un mouton parce qu'il a mangé son bouquet de fleur

Maintenant, prenons une autre image...

Voici l'association PAO d'une nouvelle carte :

  • Roi de pique : Mister T/donne un coup de boule/colliers en or

Du coup, si je veux mémoriser 10 de coeur/As de pique/Roi de pique, cette fois l'image sera :

Lady Diana donne un coup de poing à des colliers en or

Voilà une image beaucoup moins mémorable.

Pourquoi ?

Parce qu'elle n'a ni queue ni tête !

Absurde... mais logique !

Ce qui est clair, c'est que les 2 images sont absurdes.

Lady Diana n'est pas une personne violente.

Jamais elle ne donnerait un coup de poing.

Mais la première image est crédible car elle a un fond de logique.

Tandis que la deuxième image n'a ni queue ni tête.

Parce qu'il n'y a aucun intérêt à donner un coup de poing à des colliers en or.

Dans le premier cas, le cerveau enregistre.

Dans le deuxième cas, le cerveau ne comprends pas, il n'enregistre pas.

Trouver une logique

Pour que la deuxième image fonctionne, il faut lui injecter de la logique.

Par exemple :

Lady Diana donne un coup de poing à Mister T(qui lui a dit une grossièreté), mais elle rate son coup et sa main atterri sur son collier en or et elle hurle de douleur.

(bon c'est long à écrire, mais plutôt rapide à imaginer)

Cette fois, comme il y a un fond de logique, le cerveau enregistre.

Si on y réfléchit bien, ça fonctionne comme l'humour absurde.

Voici une citation qui illustre bien la notion :

« L’absurde n’est pas l’illogisme, ni même l’alogisme, à l’état pur : il faut bien qu’un reste de santé mentale subsiste pour faire paraître la folie et que le chaos ressorte sur un fond quelque peu ordonné »

Pour information, elle est tirée de l'ouvrage d'Albert Laffay : Anatomie de l’humour et du nonsense.

Sous la barre des 3 minutes ?

Ce week-end, j'ai plutôt bien progressé.

Voici mes résultats :
3:41 / 3:45 / 3:08 / 2:55 / 3:22

Avec un métronome qui passe de 23 à 25 battements par minutes !

Bien sûr, j'ai obtenu tous ces résultats avec un nombre de fautes assez élevé.

Et d'autant plus élevé que j'ai été rapide.

Comme vous le voyez, mon meilleur temps est de 2 minutes 55.

Je suis donc passé pour la première fois en-dessous de la barre des 3 minutes !

Mais ce temps de 2 minutes 55, je l'ai obtenu avec 27 fautes... soit plus de la moitié des cartes fausses.

L'idée, c'est de m'habituer à aller encore plus vite, et à diminuer le nombre de fautes dans un deuxième temps.

Je vous avais expliqué pourquoi dans mon article sur le plateau de performance.

On se retrouve mercredi pour le prochain article !