100 paliers à gravir pour devenir un maître en productivité

By | 10 août 2007

Devenir un expert en productivité à travers 100 paliers

L’excellente page GTD Mastery 100 propose 100 étapes pour gravir les échelons de la productivité en suivant la méthode Getting Things Done.

Et pour en faire profiter les francophones, je vous propose une traduction de tous les points.

Je me suis entre autre appuyé sur le glossaire de wikipédia pour établir une équivalence des termes spécifiques :
inbox : boîte de réception
tickler : échéancier
project : sujet à traiter
next action (NA) : première chose à faire (PCAF)
file : un document, un ensemble de documents ou un dossier où on range ces documents
to file : classer
stuff : les affaires en suspends, en instance
flow state : ce terme n’apparaît pas dans le livre GTD, mais fait référence au terme productivity state, j’ai donc traduit ceci par état de productivité optimale, où on est en parfaite harmonie avec le workflow de Getting Things Done

Voici donc la traduction de la page :

Les bases

1. J’ai bien lu Getting Things Done du début à la fin

2. J’ai toujours avec moi un calendrier à portée de la main

3. J’utilise mon calendrier uniquement pour les rendez-vous et engagements datés

4. J’ai une boîte de réception (inbox), que j’utilise quotidiennement

5. J’ai un logiciel de messagerie, optimisé à ma manière

6. J’ai un répondeur, optimisé à ma manière

7. J’ai toujours un moyen de noter mes idées, dans chaque contexte (bloc notes, ordinateur, enregistreur vocal, etc)

8. Je garde une liste de mes premières choses à faire, consultable par contexte

9. J’ai une liste pour mes sujets à traiter principaux

10. J’ai écouté le livre GTD en version audio

11. J’ai une liste pour surveiller mes tâches en attente

12. J’utilise des listes pour surveiller mes objets prêtés et objets empruntés

13. J’utilise un répertoire inbox sur mon ordinateur pour les fichiers téléchargés

14. J’utilise un échéancier (tickler file) ou un système de pense-bête agréable et rapide à utiliser

15. Mon système de classement de documents est agréable et rapide à utiliser, éventuellement grâce à l’utilisation d’une étiqueteuse automatique

16. Ma liste de premières choses à faire ne contient que des actions physiques, pas de sujet à traiter à étapes multiples

17. J’ai prévu une revue hebdomadaire pour chaque semaine

18. Je maintiens une liste un jour/peut-être, que je consulte et met à jour pendant mes revues journalières et hebdomadaires

19. Dans mon bureau, chaque chose a une place bien déterminée

20. Je possède toutes les fournitures de bureau dont j’ai besoin (p. 92)

21. Je peux utiliser des espaces de travail mobiles au besoin

22. Les fichiers de mon ordinateur sont optimisés pour une productivité maximale

23. Je participe de façon hebdomadaire à une réunion d’adeptes en productivité centrée autour de la méthode GTD

24. Pendant les 6 premiers mois où j’ai utilisé mon implémentation de GTD, et souvent plus tard également, je garde un journal GTD où je met à jour mes trouvailles (comment faire pour…?)

25. Je revoie les notes de mon journal GTD chaque semaine et chaque mois pour m’améliorer et rester dans le coup

Intermédiaire

26. Je pratique la méthode GTD rigoureusement depuis 3 à 6 mois

27. J’ai lu Getting Things Done 2 fois ou plus

28. J’ai tellement écouté le livre audio de GTD que je peux interpréter la voix de David Allen d’une précision à faire frémir

29. Je viens aux nouvelles régulièrement concernant mes actions en attente

30. Je surveille constamment mes objets prêtés et objets empruntés

31. Je vide rigoureusement la boîte de réception de mes emails tous les jours avant 17h

32. Je vide rigoureusement ma boîte de réception physique tous les jours avant 17h

33. Je vide rigoureusement mon répondeur tous les jours avant 17h

34. Je vide rigoureusement le répertoire inbox de mon ordinateur chaque jour avant 17h

35. Je vide rigoureusement mes autres boîtes de réception (bloc notes, enregistreur vocal et autres notes non classées) avant 17h

36. Je ne rate jamais ma revue hebdomadaire, programmée au même moment chaque semaine

37. Aucun papier non classé ne traîne en dehors de ma boîte de réception physique, mes dossiers de sujets à traiter et mes dossiers de référence

38. J’ai prévu dans mon échéancier ou mon calendrier une ou deux fois par an une journée consacrée au rangement de tous mes documents

39. J’ai défini mes priorités pour chacune des altitudes pour lesquelles je dois prendre du recul sur mes tâches(p:200) et je les met à jour au moins trimestriellement, grâce à un rappel dans mon échéancier ou mon calendrier

40. Je me remet en tête ces altitudes au moins une fois par semaine et habituellement chaque matin pour rester inspiré

41. La liste de mes sujets à traiter principaux est actualisée régulièrement, au moins une fois par semaine

42. J’effectue souvent une prévision de ma journée le matin et une mini-revue en fin de journée

43. Je suis familiarisé avec les outils web GTD majeurs et je connais leurs forces et faiblesses

44. J’ai trouvé les outils GTD en ligne et/ou au format papier qui me vont le mieux et mon système GTD que j’utilise chaque jour

45. Lorsque je vide mes boîtes de réception, je commence au sommet et je prélève chaque article séparément jusqu’à l’avoir traité (au lieu d’éviter certaines choses pour commencer par le plus facile)

46. Je suis familiarisé avec la cartographie mentale, et je crée des cartes mentales au besoin grâce à un logiciel ou sur papier

47. Je connais par coeur le modèle de planification naturelle en 5 étapes(p. 56), et je l’utilise pour mes planifications de projets personnels et pour faciliter mes réunions

48. Je connais par coeur les 3 activités possibles pour évaluer le travail journalier à faire(p. 196), et je m’y réfère pendant le cours de la journée, ou je le fais intuitivement

49. Je connais par coeur les 4 critères qui permettent de choisir la prochaine action à faire à un moment donné(p. 192), et je l’applique, ou j’ai trouvé un système encore meilleur

50. J’ai essayé GTDGmail ou d’autres logiciels qui améliorent l’efficacité de la gestion des emails, et j’ai trouvé un système qui me convient

Avancé

51. Je pratique la méthode GTD depuis 6 mois ou plus, chaque jour

52. J’ai souscrit à GTD Connect et écouté la plupart des ressources proposées

53. J’ai écouté les podcasts de 43 Folders avec David Allen

54. J’ai enseigné avec succès à 3 personnes comment implémenter la méthode GTD dans le cadre de leur vie

55. J’ai lu le deuxième livre de David Allen : Prêt pour l’action, et plusieurs autres livres concernant la productivité

56. J’atteint maintenant un état de productivité optimale un quart à la moitié du temps lorsque je travaille

57. Je ne m’encombre jamais l’esprit des choses qui peuvent être entrées dans mon système, et plusieurs fois pendant la journée, je note les idées, choses à faire et sujets à traiter dans mes listes

58. J’ai lu Getting Things Done au moins 2 fois, et je l’ai tellement consulté que mon livre est écorné et rempli de notes sur presque chaque page

59. Je retourne toujours mes appels téléphonique dans les 24 heures et habituellement dans les 2 à 12 heures, sans oubli ou perte

60. Je réponds à tous mes emails dans les 24 heures (habituellement beaucoup plus tôt), sans oubli ou perte

61. Lorsque je place quelquechose dans ma boîte de réception, je suis persuadé que ce sera fait… ou je sais pourquoi je ne le fais pas et ça ne me rends pas anxieux

62. Lorsque je m’engage à faire quelquechose pour quelqu’un, je suis persuadé que ce sera fait… ou je lui ferai savoir suffisamment à l’avance pourquoi je ne peux pas le faire

63. Je n’éprouve plus ce sentiment d’anxiété presque inconsciente que je ressentais à propos de mes affaires en suspends et de mon travail

64. Mon esprit est limpide comme de l’eau calme et claire, et je ne pense jamais à quelquechose dont je n’ai pas envie de penser plus d’une fois

65. Mon système de classement papier est complètement à jour, en permanence

66. Je suis la personne la plus organisée parmi les gens que je connais, et de loin (sauf concernant les autres maîtres en productivité!)

67. Je ne fais jamais d’impasse sur un sujet à traiter ou une tâche

68. Je ne me souviens pas de la dernière fois où quelquechose est passé à la trappe dans mon système

69. Je suis frustré par les gens qui font des impasses sur des choses à faire, car honnêtement je ne comprends plus leur mode de pensée

70. Je suis coaché régulièrement par une personne qui a au moins 4 ans d’expérience d’utilisation de la méthode GTD

71. Je suis conscient des forces et faiblesses de la méthode GTD, car j’ai lu et étudié d’autres systèmes de productivité

72. Mon système est automatique et je n’ai presque jamais besoin de discipline ou de volonté pour l’appliquer

73. Je peux voir clairement les connections descendantes et ascendantes entre mon travail journalier et mes priorités vues sous des altitudes plus élevées

74. Je suis tellement productif et clair d’esprit que les idées créatives me viennent comme jamais auparavant… et j’ai un moyen de les noter et de les réaliser, si je le souhaite

75. Je peux toujours dire non en toute intégrité, car j’ai toujours à l’esprit la charge de travail qui est dans mon assiette et ce qui est important

Maîtrise

76. Je pratique la méthode GTD depuis plus de 12 mois, très rigoureusement

77. Mon système est d’une clarté irréprochable depuis plus de 6 mois

78. Mon système a connu plusieurs évolutions, grâce à des changements d’outils pour améliorer ma productivité qui s’adaptent bien à mon mode de vie

79. J’ai enseigné avec succès à plus de 10 personnes comment implémenter la méthode GTD dans le cadre de leur vie, et ils ont maintenu leur système plus de 6 mois

80. J’arrive facilement 10 minutes en avance à mes rendez-vous, bien préparé, l’esprit calme et apaisé

81. Je suis habituellement dans un esprit de productivité optimale lorsque je travaille

82. Je ne bois plus de cafféine et je ne mange plus de sucre, mon travail me donne l’énergie dont j’ai besoin

83. Je ne tavaille pas avec les gens qui laissent des choses à faire passer à la trappe, à moins d’y être vraiment obligé, ou à moins que ce soient des clients à qui j’enseigne le système GTD

84. Je suis réputé promettre prudemment et livrer généreusement lorsque je m’engage avec les autres

85. Je pratique régulièrement un entraînement physique suivant un plan adapté à mon corps, qui améliore ma santé, ma force, ma capacité aérobique, ma souplesse et ma forme globale

86. Je me réveille chaque jour à la même heure tôt le matin, dès que mon réveille sonne, et je rentre immédiatement dans un état de productivité optimale, concentré et détendu

87. Je pratique une activité spirituelle, programmée chaque jour ou chaque semaine, que je suis rigoureusement

88. J’ai une liste de livres concernant le développement personnel, spirituel et professionnel que je fini systématiquement, éventuellement en programmant des temps de lecture à certains créneaux horaires réguliers de la journée ou de la semaine

89. J’essaye régulièrement de nouveaux outils pour ma productivité, mais uniquement si j’en ai réellement besoin, pas pour nourrir mon obsession de la productivité

90. Lorsque je m’implique dans quelquechose, c’est comme si c’était fait, peut importe la difficulté ou combien d’étapes ça va me prendre

91. Les domaines de la planification de projet et de la cartographie mentale sont aussi naturels pour moi que ma respiration

92. J’ai délégué ou automatisé la plupart de mes courses quotidiennes, au point où j’ai désormais rarement besoin de faire des courses

93. Je suis entouré de gens qui sont aussi productifs que moi

94. J’ai plusieurs mentors qui possèdent un plus haut degré de productivité que moi, que je rencontre régulièrement

95. Mon cadre de vie est comme un temple spirituel – chaque chose a son importance, et on accède à chacune consciemment dans un but précis

96. Mon espace de travail marque l’esprit des gens – on me raconte régulièrement quel sentiment de paix on éprouve quand on s’assoit à mon bureau

97. Je pourrais, si je le souhaitais, vivre confortablement en enseignant l’efficacité personnelle – des gens me le demandent constamment, sans pour autant que je leur en ai parlé

98. Je pourrais écrire mon propre livre sur la productivité… à moins que je ne l’ai déjà fait

99. J’ai tendance à atteindre mes objectifs plus tôt et plus aisément que prévu

100. Mon travail et ma vie sont une extase, une joie sereine, du pur bonheur

Conclusion

Comme vous le voyez, la route est longue avant de devenir un maître en productivité façon GTD! N’hésitez pas à poser vos questions dans les commentaires si certains points ne sont pas clairs, ou pour suggérer une correction.

23 thoughts on “100 paliers à gravir pour devenir un maître en productivité

  1. khrys

    Perso, je ne suis pas fan du GTD … plutot du zen, version tres personnelle. La productivite, ca va bien pour les Anglo-Saxons (c’est d’ailleurs typique). Je prefere mettre le bonheur en avant plutot que la productivite. Notez que dans les 100 etapes decrites au-dessus, c’est enfin a la 100eme que vous atteignez le pur bonheur, et qu’il faut donc enormement de temps pour y arriver. En consequence, si ce que vous cherchez est le bonheur, le GTD n’est pas la methode ideale.

    C’est sans doute une question de culture, d’ailleurs j’ai lu un nombre incroyable d’articles ecrits par des Americains sur des choses qu’ils ne comprennent pas sur nous : le temps qu’on peut passer a table, celui qu’on “perd” dans les cafes “a ne rien faire”, cette facon que l’on a de fermer entre 12H et 14H, voire beaucoup plus long lorsque vous vous dirigez vers le Sud … Parce que, disent les journalistes, pendant ce temps-la, il y a tellement de choses qu’on pourrait faire, pour gagner plus, faire que son pays aient une meilleure economie (!), ameliorer le monde (?!) …
    Mon opinion sur le sujet : vu leur facon d’ameliorer le monde, il vallait mieux ne rien faire 🙂 Sans rire, je pense qu’ameliorer le monde ne passe pas par le travail, mais par arreter le stress, se relaxer, reflechir a deux fois, prendre son temps, comprendre ou du moins essayer, se faire plaisir et faire plaisir aux autres, etc.

    Si se faire plaisir et etre heureux passe par le travail, alors soit. Mais s’il faut 100 etapes (!!) et toute une vie pour etre enfin heureux, alors je prefere prendre des raccourcis. Et vous ?

  2. Alexandre Post author

    @Khrys : évidemment, il ne faut pas prendre tout au pied de la lettre. C’est certainement pas en faisant tout ça qu’on deviendra enfin heureux, dieu merci. Et il est évident qu’il faut savoir apprécier chaque instant de notre courte vie.

    Je suis assez d’accord sur ce que tu dis à propos des différences de culture, et c’est certainement une des raisons pour lesquelles GTD n’a pas eu en France le même impact qu’aux US.

    Concernant le temps nécessaire à l’implémentation de GTD, le site Zen Habits a prévu un raccourci avec sa méthode Zen To Done

    Evidemment, la méthode GTD ne doit absolument pas être une obsession. Il faut la voir plutôt comme une solution pour mieux s’organiser et ainsi avoir l’esprit clair pour vaincre le stress de nos sociétés modernes.

  3. khrys

    Je pense que pour vaincre le stress, la premiere chose a faire est de ne pas se laisser deborder par la charge de travail. Comme dit la methode, c’est lorsque l’on a trop de choses auxquelles penser que l’on est contre-productif, mais aussi (et c’est le plus important) qu’on commence a stresser. Moralite : apprendre a dire non. Sortir du “can do attitude” et montrer que l’on est conscient de ses limites. Sinon, en cas d’echec, on ne blamera que vous, et en cas de succes, on vous en donnera plus a faire en meme temps. A partir du moment on l’on sait dire non, alors la liste des choses a faire ne s’allonge plus, et le stress s’arrete (ou au moins ralentit). On en garde l’esprit clair, tout en etant deja plus efficace pour le reste. Et en bonus, la joie d’avoir su dire non a un superieur qui lui, bien souvent, en fait beaucoup moins que vous (et accessoirement prend le credit pour le travail effectue).

  4. Alexandre

    Tu as peut-être la possibilité d’imposer tes conditions à ton chef, mais tout le monde ne peut pas en dire autant…

    D’autre part, je ne crois pas que la charge de travail soit le seul paramètre qui empêche d’être productif.

    Certaines fois, c’est tout simplement le fait de ne pas savoir par où commencer qui empêche de travailler efficacement. Et c’est là que GTD peut être utile pour s’organiser.

  5. khrys

    Ce n’est pas vraiment imposer mes conditions … c’est faire comprendre que trop c’est trop. Si un “non” frontal n’est pas envisageable, il y a plein de facons de le faire comprendre, a travers des suggestions, de bonnes excuses, une demonstration claire, une demande d’aide (ca peut etre un collegue), etc. Si avec tout ca, le chef en question refuse toujours (pas de chance), alors faites le travail (avec GTD si vous voulez), et faites en sorte qu’au moins le credit vous revienne. Une autre solution est de prendre un arret-maladie pour surmenage (surtout si vous etes en bonne relation avec votre toubib). Vous mettrez votre cher chef suffisament dans la merde pour qu’il y reflechisse a deux fois la prochaine fois.

    Si le probleme est simplement de savoir par ou commencer, alors il n’y a pas que le GTD comme methode pour s’en sortir. Le GTD est trop vague (puisqu’il est general) pour vous aider sur votre sujet precis. Perso, la premiere chose que je fais, c’est chercher qui a fait ce boulot avant, et demander des conseils. Il est presque impossible que vous soyez la seule personne sur Terre a avoir eu ce probleme. Et donc la solution a de grandes chances de se trouver sinon autour de vous, au moins sur Internet.

  6. Alexandre

    lol Khrys, heureusement que tu es là, sinon on n’aurait pas de commentaire sur cet article!

    En fait je crois qu’on s’éloigne un peu trop du sujet en abordant le côté péjoratif de la productivité, le côté conflit entre le chef et ses subordonnés. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je n’ai pas mis le terme productivité dans le titre du blog, les français le voient toujours d’un mauvais oeil.

    Tu sais il faut bien qu’il y ait un responsable. Et les chefs qui font mal leur boulot se font en général taper sur les doigts par leurs supérieurs.

    Bien entendu, le monde n’est pas parfait, il y a des chefs charismatiques qui se font virer et des chefs tyranniques qui restent.

    En fait, tu vois, la méthode GTD s’adresse particulièrement aux chefs et directeurs de projet qui doivent avoir une vision assez complète des choses pour prendre des décisions pertinentes.

    Evidemment, GTD n’a rien inventé et c’est plus un ensemble de conseils arrangés dans un pack. Ce n’est pas non plus la solution à un problème précis bien évidemment puisque ce n’est qu’un cadre de travail.

    Pour ce qui est de chercher sur internet la solution à son problème. Ca peut être justement une des premières choses à faire pour réaliser un sujet à traiter.

    Mais quand je dis “c’est tout simplement le fait ne pas savoir par où commencer qui empêche de travailler efficacement”, je parle plutôt de déterminer à un instant donné la meilleure chose à faire pour faire avancer l’emsemble des sujets à traiter. Autrement dit, savoir quelle est la tâche de notre todo list qui est la plus pertinente à cet instant précis. GTD conseille par exemple de trier selon le contexte, le temps disponible, l’énergie et la priorité du moment.

  7. Julien Henzelin

    @Khrys : Je crois que tu l’as dit en ouverture c’est une question de culture. Je pense que GTD est une sorte d’antinomie pour un Français, d’ailleurs si je ne fais erreur, tu dois l’être. Attention, je ne veux pas faire de généralité ici. C’est juste une constatation.
    Etant Suisse et travaillant normalement 42.5h/semaine et si on a des responsabilité, un peu plus. Je dirai que notre vision est différente au niveau culturel et que pour un Américain, un Japonais ou un Suisse, il est claire que GTD est une méthode pour mieux gérer son temps de travail et augmenter ses loisirs.
    En ce qui concerne les Français et leur vision poêtique de la vie, cette méthode est dérangeante parce que la question ne se pose pas au même endroit. Ce n’est pas vraiement “Comment vais-je augmenter mes loisirs et diminuer mon stress?” mais plutôt “Pourquoi devons-nous travailler autant, ne serait-il pas plus simple de travailler moins ou dû moins de diminuer le nombre de nos tâches pour un temps donné?” et je pense que c’est là la grande différence de nos visions respectives.

    A bon entendeur.

    Julien

  8. Thomas

    Habitant au Japon, je serai vraiment heureux de pouvoir faire appliquer quelque bases du GTD à certaines personnes de mon entourage. Ici, la méthode, c’est plutôt, le «getting things done, even if it’s non-productible».

    Mais cette succession d’étapes pour arriver au bonheur et (donc?) à une productivité maximale me fait un peu peur. Il y manque beaucoup de poésie, de carpe diem mais aussi simplement, du sytème D face à l’imprévu.

  9. Alexandre Post author

    Julien Henzelin :
    C’est intéressant de voir le point de vue d’un Suisse.
    Eh oui beaucoup de français ont cette vision poétique, douce France…

    Thomas : c’est marrant, quand tu as posté le commentaire, tu n’avais pas lu celui de Julien, pourtant tu as employé le même terme “poésie”.

    Si j’ai bien compris, il faudrait donc créer une version poétique du système Getting Things Done, mais est-ce possible? La poésie ne va-t-elle pas à l’encontre de l’efficacité personnelle?

  10. Thomas

    Effectivement, dans un souci d’économie de temps, je n’avais pas lu tous les commentaires 😉
    Désolé.

    Je ne crois pas qu’une version poétique du GTD soit possible, en revanche, il faut se demander de quelle efficacité tu parles.
    Est-ce l’efficacité qui apporte le bonheur ?

    Pour en revenir à mon précédent commentaire et le Japon, je crois que le GTD ne me fait pas peur en tant que Français qui souhaite moins bosser mais en tant qu’employé au Japon où certaines règles de ce type sont appliquées sans y ajouter non pas de la poésie, mais du «bon sens».

    Et sans «bon sens», difficile de savoir bien trier l’utile et l’inutile.

  11. Julien Henzelin

    Pour faire suite à vos commentaires. Je pense que nous ne devons pas être esclave de la méthode GTD, au contraire. Elle n’est là uniquement que pour nous permettre, de façon routinière, de se rendre compte que nous ne sommes plus “in control” et donc de remédier à cela avec plus de quiétude.

    Comme le dit très justement Thomas, le côté Carpe Diem et système D ne doit pas disparaître mais il doit être une composante de notre “way of life”.

    Pour ma part, j’ai plus de facilité à être concentré et créatif quand je sais que toutes les tâches (que j’ai promis de faire) sont dans mon système. Cela laisse mon esprit vagabonder et trouver des solutions originales aux problèmes qui me sont posés.

    Le but de GTD, n’est pas de faire 56 tâches au lieu de 23 dans le même laps de temps. Mais plutôt de pouvoir profiter d gain de temps opéré sur les 33 tâches pour faire ce que nous n’avons plus le temps de faire dans nos sociétés modernes.

  12. Testeur GTD

    Toute méthode est bonne à prendre, à intégrer puis à rejeter, alors il n’en reste que l’essentiel.
    La question essentielle est la suivante : Est-ce que je suis dans un processus d’amélioration constante personnelle oui ou non ?
    Nota : je suis ulcéré de voir que certains brandissent encore l’arrêt maladie comme moyen de pression (c’est un acte complètement anti-social et cela décrédibilise ceux qui en bénéficie à juste titre !!).

  13. Alexandre Post author

    @Testeur GTD : tout à fait d’accord. L’essentiel est d’adapter la méthode à ses besoins en prenant garde de rester pragmatique. Ou ne pas l’utiliser si elle ne vous est pas utile.
    Evidemment je ne soutiens pas non plus l’abus des arrêts maladie, à moins que la charge de travail ait causé une réelle dépression. Mais il faut être assez intelligent pour ne pas en arriver là.

  14. Ben

    Bonjour a tous,

    Profites de temps avant d’être occupé.
    Profites de t’as santé avant la maladie.
    Profites de ton argent avant la pauvreté.
    Profites de t’as jeunesse avant la vieillesse.

    Il y deux choses que l’homme néglige : sa santé et son temps.

    Ce sont des maximes de notre chère et tendre prophète Mohammed (Paix et bénédiction sur lui).

    Lorsqu’on sera conscient de la valeur du TEMPS et de la chance qu’on a être on bonne santé, croyez-moi vous verrez la vie d’un autre oeil, car elle s’y courte….

    Cordialement.

  15. Alexandre Post author

    Merci pour ces paroles pleines de sagesse mon cher Ben.
    Moi ce que je n’aime pas c’est les gens qui ont tout et qui passent leur temps à se plaindre.
    (d’ailleurs c’est ce que je suis en train de faire…;) mais bon vous comprenez ce que je veux dire)

  16. Toni

    Merci Ben… Voilà la poésie et la sagesse qui apaisent nos coeurs !

    Je crois qu’avoir peur du GTD ou le mépriser ne présente pas grand intérêt. Oui, il paraît être exigent à instaurer, surtout d’après ces 100 étapes. Mais il me semble qu’elles comportent une dose d’humour comme si après tout l’essentiel était dans le livre.

    En effet le GTD ne semble pas prétendre à remplacer la philosophie, la religion, ou l’art. On le voit bien : il n’est pas à la hauteur, c’est hors de question. Ce n’est qu’une méthode pour aider à prendre le contrôle de son activité quotidienne.

    Je suis musicien. J’ai besoin d’une auto-discipline de fer, sinon je suis mort. Et je vois tout de suite le bénéfice que je peux tirer de cette méthode pour améliorer ma pratique.

    Et si le terme productivité a aujourd’hui en France une connotation très spécialisée et exaspère certains d’entre nous, alors préférons les mots discipline, efficacité, rigueur. Ça n’entre absolument pas en contradiction avec la passion, l’instinct et la créativité.. On est quand même plus malins que des robots ! On est sur Terre pour faire quelque chose de nos dix doigts -même si on en a que deux- et profiter du beau voyage !

    Je ne sais pas si Baudelaire aurait adopté et adapté cette méthode, mais en tous cas, voici ce qu’il disait, de mémoire : “Le génie ? Ça consiste à s’asseoir six heures par jour à sa table de travail !”

  17. Alexandre Post author

    @Toni : ton commentaire exprime exactement le but de cet article.
    Et il est vrai que beaucoup de gens ne comprennent pas que les gens qui ont du génie ne sont pas forcément nés avec.
    Quel genre de musique pratiques-tu?

  18. Toni

    @Alexandre : j’adore le Swing, Charlie Christian, Django Reinhardt, Wes Montgomery… relax ! Et si tu veux, écoute donc l’une des plus fabuleuses sections rythmiques de l’histoire du Jazz, celle de Count Basie ! Avec son guitariste fétiche : Freddie Green. http://www.freddiegreen.org

    L’amour et la rigueur… Peace !

  19. Alexandre Post author

    @Toni : guitariste donc? J’avoue ne pas bien connaître ces artistes même si j’ai déjà entendu leur nom, mais il faudra que je prenne un moment pour les découvrir.
    Pour ma part, j’affectionne beaucoup les origines du jazz avec le blues et le ragtime.

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  22. francis

    à propos de guitariste, j’avais rencontré Bireli Lagrène il y a une trentaine d’année. Il vivait alors dans une caravane et je lui ai demandé: tu t’entraine beaucoup? Il m’a répondu: “non, maximum 8 à 10 heures par jour” Pour ceux qui ne le connaissent pas, faites une recherche sur youtube, ça vaut le détour
    à+

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