Que ferais-je si je n’avais plus jamais besoin de travailler pour de l’argent? (2)

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La concentration et la discipline, voilà bien un défi qui serait dur à tenir si j'étais libre de faire ce que je veux. Car ce qui me plaît le plus en fin de compte, c'est d'improviser. L'improvisation est un des moyens les plus agréables de vivre dans l'instant présent, au lieu de penser en mode projet. On crée de manière spontanée au lieu de rejouer un scénario préétabli. On part en live. On savoure à sa juste valeur le goût de la liberté!

Parmi les activités propices à l'improvisation, deux disciplines m'ont beaucoup marqué : l'improvisation au piano et la danse en couple.

Si vous voulez avoir un aperçu de comment on peut s'amuser en improvisant au piano, je vous propose de regarder cette petite vidéo de Tom et Jerry, sur le morceau très connu de Liszt : Hungarian Rhapsody n°2 :

Notez l'évolution du morceau, qui commence très structuré et finit en total freestyle. Ceci reflète parfaitement le processus d'improvisation, qui part généralement d'un thème bien précis auquel on applique au fur et à mesure de plus en plus de variations. D'après vous, quelle partie du morceau fera le plus vibrer le spectateur?

Du côté de la danse en couple, c'est l'aspect complicité qui ajoute du piment à la discipline. Les deux partenaires doivent agir en totale osmose s'ils veulent offrir du spectacle. Et c'est par de subtils indicateurs comme une pression dans la poignée de main ou le regard que la partenaire saura comment elle doit réagir. La séquence des passes n'est pas connue à l'avance, et on peut les faire varier de bien des manières, donnant un résultat unique à chaque fois.

Une dernière discipline que je n'ai pas eu l'occasion de pratiquer mais qui me fascine, c'est le théâtre d'improvisation. On y retrouve aussi cette complicité entre les divers acteurs, à part que cette fois-ci, il n'y a généralement pas de leader. Et donc les acteurs sont plus à même de combiner leur pouvoir créatif. Dans leurs meilleurs moments, ces spectacles produisent une authenticité, une spontanéité et un humour ravageurs capable d'enflammer les audiences les plus exigeantes.

3e partie

Que ferais-je si je n’avais plus jamais besoin de travailler pour de l’argent? (1)

Michael, auteur du blog Esprit riche et organisateur de l’événement A la Croisée des Blogs de ce mois-ci nous propose un exercice de dreamstorming très intéressant : imaginer ce qu’on ferait si on n’avait plus besoin de travailler pour de l’argent. Vous voyez le scénario? Fini les années de servitude, vous pouvez désormais faire comme bon vous semble sans vous soucier si les gens vont payer pour ce que vous apportez à la société. Vous avez carte blanche!

Est-ce que cela veut dire qu’on doit devenir feignant, passer son temps à faire la fête ou à se prélasser devant les eaux turquoises d’une île tropicale? Il y a de fortes chances que ce genre de chose évacuera tout le stress généré par l’ancien boulot dans un premier temps. Mais à vrai dire, un ennui mortel viendra vite s’installer en remplacement, et il faudra bientôt trouver de nouveaux défis.

Car lorsqu’on parle de bonheur, je crois fermement à la définition que donne Tim Ferriss dans son livre La semaine de 4 heures, à savoir l’excitation. Vous savez : ces petites flammes de la passion qui s’allument dans les yeux, voilà bien un état qui prouve qu’on est vraiment vivant.

Personnellement, ma vie ressemblerait beaucoup à ce que décris Tim Ferriss dans son livre. Ce serait un ensemble de voyages où j’apprendrais à chaque étape l’espace de quelques mois le meilleur de ce que ma destination aurait à m’enseigner. Comme cité dans le livre de Tim, j’irais bien me faire la main sur les arts martiaux en Asie ou les danses latines en Amérique du Sud. Mais pourquoi pas encore la cuisine indienne, la musique tziganne, les chants arabes… ou d’autres arts dont je ne soupçonne même pas l’existence.

Si vous avez lu un peu mon parcours, vous savez que j’ai déjà eu souvent l’occasion de voyager. Et c’est comme une drogue : une fois qu’on y a goûté, plus moyen d’en sortir. Mais malgré tout le bonheur que m’apportent mes séjours dans les divers pays où j’ai eu l’occasion de résider, il y a toujours ce goût amer du travail. Non seulement il vous arrache des heures précieuses, mais en plus il pompe votre énergie, de sorte que sorti du bureau, n’importe quelle activité annexe sera beaucoup moins productive que si elle avait été pratiquée à plein temps.

Un des meilleurs exemples a été mon apprentissage du malgache pendant les deux ans et demi où je suis resté à Madagascar. Malgré toute ma bonne volonté, les heures interminables à lire les livres de dialogue et de vocabulaire, les contacts quotidiens avec les habitants et mes collègues, je dois bien admettre que mes connaissances sont restées très limitées. Je n’ai pas pu atteindre le point de bascule à partir duquel je peux soutenir une conversation intéressante. Par conséquent, passé les phrases usuelles, j’étais coincé et je ne pouvais pas parler sans ennuyer mes interlocuteurs. Et comme les gens de la capitale sont en majorité bilingues, il y avait toujours la solution de facilité du français!

Je reste persuadé que j’aurais pu apprendre plus en quelques mois si j’avais fait un stage en immersion totale. Car pour apprendre une langue, le meilleur moyen est de s’en imprégner à tel point qu’on finit par penser dans cette langue. Mais là avec mon activité professionnelle, pas moyen de se concentrer sur le malgache.

2e partie

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Outils Froids nous a concocté une précieuse liste de 21 annuaires de vidéos pour s’autoformer. Parceque certains savoirs passent d’abord par l’oeil!