Podcasts et Solution Viable Minimale

Par | 20 juillet 2016

J’ai démarré un Podcast baptisé Tranches d’efficacité, que vous pourrez retrouver sur SoundCloud ici :

Cliquez ici pour écouter l’épisode 1 du podcast « Tranches d’efficacité »

Voici l’adaptation textuelle du premier épisode :

Bonjour et bienvenue dans cette toute première tranche efficacité !

Alors il m’est arrivé un truc mercredi qui à l’origine de ce podcast. Un genre de déclic.

Je rentrais chez moi à vélo. Je vais tous les jours au travail à vélo. Ca je vous expliquerai pourquoi dans un autre épisode.

Et j’avais très envie de partager une idée avec un pote. Donc je pédalais à toute allure. J’arrive chez moi. J’ouvre la porte. Je lance mon sac sur le divan.

Et là j’appelle mon pote et je lui demande : “J’espère que je te dérange pas trop”. Parce que ce n’était pas prévu que j’appelle.

Et du coup il me dit : “Ben si quand même : je suis en plein milieu d’une session de salsa…”

Bon heureusement il été poli donc on a pu quand même discuter de cette idée et ça été très enrichissant…

Alors il faut savoir c’est que ça fait depuis à peu près neuf mois que je ne blogue plus régulièrement sur mon blog C’éclair.

Pourquoi ? Tout simplement parce que je suis en train de finaliser le contenu de la formation sur les listes de tâches “Doublez votre efficacité” que j’ai lancée en octobre/novembre dernier. Et parce qu’il me fallait énormément de concentration pour faire ça.

Du coup j’ai lu énormément de bouquins. J’ai fait beaucoup de Web conférences avec mes élèves à propos de cette formation.

Mais le problème c’est que je vous ai laissé un peu de côté sur le blog. Et du coup c’est un peu dommage parce que j’aurais bien aimé de temps en temps vous expliquer où j’en suis. Et également vous donner des idées à emporter.

Et du coup j’ai réfléchi récemment au format dans lequel je pourrais partager régulièrement ces idées et je me suis dit : “En ce moment c’est la mode des chaînes YouTube. Pourquoi pas lancer une chaîne YouTube sur C’éclair !”.

J’en avais déjà lancé une il y a un petit moment mais que j’avais arrêté. Puisque j’avais finalement rebasculé sur des articles.

Donc je me suis demandé comment créer rapidement des vidéos. Je me suis beaucoup documenté sur l’iPhone et sur comment créer des vidéos rapidement sur l’iPhone.

Il faut savoir que y’a carrément des réalisateurs qui font des films sur l’iPhone. C’est quand même assez puissant et donc j’ai bien potassé ça. Mais le problème c’est que ça demande toujours une certaine charge de travail de faire des vidéos.

Y’a toujours ce côté montage qui se met entre nous et la production de la vidéo.

J’essayais de me persuader qu’au bout d’un moment, si je me mets chaque matin à faire des vidéos, je vais réussir à le faire rapidement et à maîtriser la technique parfaitement.

Mais je n’en ai pas été complètement convaincu.

D’autant plus que ce soir-là, le fameux déclic que j’ai eu, c’était en lisant un livre de Charles Duhigg qui s’appelle Smarter Faster Better qui est sur l’efficacité et qui vient de paraître il y a quelques mois.

Et dans ce livre, il revenait sur l’histoire de General Electric. Vous savez que General Electric est une société qui a énormément de succès aux États-Unis. Je crois qu’ils ont multiplié leur capital de genre 400 fois, quelque chose d’énorme.

Et donc on s’est beaucoup penché sur le management de General Electric. Et ça a été les premiers à adopter les objectifs SMART. Des objectifs qui sont clarifiés à fond. Et au bout de six mois on va faire une réunion d’évaluation avec l’équipe qui avait ces objectifs.

On va voir quels ont été les obstacles qu’il y a eu. Quelles seront les prochaines objectif etc. La fameuse réunion d’évaluation !

Le problème c’est qu’à force, les gens qui les fixent restent dans leur zone de confort. C’est-à-dire qu’ils se mettent des objectifs réalistes et donc des objectifs qui sont pas si ambitieux que ça.

Pour remédier à ça, Jack Welch, le PDG de General Electric a commencé à réfléchir à la notion d’objectifs étirés, des objectifs qui permettent de voir comment aller au-delà de la zone de confort.

Donc des objectifs qui vont vraiment ambitieux. Genre “multiplier par deux le chiffre d’affaires de la société”. Mais sachant aussi que ces objectifs ne sont pas des objectifs punitifs, que si on ne les atteint pas on risque d’être viré de l’entreprise ou que vous n’aurez jamais plus d’augmentation de salaire.

Donc c’est un peu un brainstorming aussi pour changer sa manière de travailler de façon à obtenir des des résultats extraordinaires.

Et donc moi ce qu’il faut savoir c’est que je suis absolument nul en vidéo. Vous avez probablement vu ça avec les vidéos que j’ai faites il y a quelques années.

J’ai essayé de m’améliorer mais ça a jamais donné quelque chose de superbe. J’ai pas été très sérieux non plus. J’ai pas persévéré.

La manière dont je faisais les vidéos, c’était pas de la meilleure des façons, j’essayais d’apprendre par cœur du texte. Donc je ne m’y suis pas pris de la manière la plus adroite possible.

Donc J’ai réfléchi à mon objectif étiré : quel pourrait être mon objectif étiré dans la production de vidéos ?

Et je me suis dit “Admettons que mon objectif, ce serait que le mois prochain je devienne une star de YouTube, et que si jamais je n’y parviens pas, c’est la peine de mort.”

C’est un peu expéditif mais l’idée, c’est de réfléchir à “comment est-ce que je ferais à ce moment-là”.

Et c’est tout à fait dans l’esprit des objectifs étirés, puisque le but c’est de faire un brainstorming sur comment avoir des résultats spectaculaires.

Ce que je me suis dit c’est que pour arriver à ça, il faudrait au moins que je fasse 20 vidéos par jour. Et donc 20 montages de vidéo, et du coup je me suis dit que c’est quand même un énorme gâchis.

Parce que ma valeur n’est pas du tout dans dans le fait de faire des montages. Elle est dans le fait de partager des idées. Donc je me suis dit que j’allais me pencher sur un autre format.

Ce format, c’est le format des podcasts. En fait, les podcasts, c’est un format beaucoup plus flexible et plus agile que les vidéos.

Déjà on peut en faire n’importe où. Vous avez pas besoin d’être dans un endroit super design pour faire des podcast puisqu’on ne vous voit pas.

Vous pouvez être dans votre chambre, dans votre salle de bain, vous n’avez pas besoin d’être coiffé. Vous pouvez le faire dans un endroit pourave. Un peu n’importe où.

Et pourtant c’est le même contenu. En plus vous avez la chaleur de la voix qui amène de l’émotion et de l’authenticité. Ce qui est une amélioration par rapport aux articles.

Pour moi, la création de podcasts, je la mettrais en position numéro 1 en termes de rapidité de création de contenu.

Parce que c’est beaucoup plus naturel de parler plutôt que de faire un article. Bien sûr, il faut que ce soit structuré. Mais si on a un ensemble de points, on va réussir plus rapidement à faire du contenu que si on faisait un article.

Alors les vidéos, n’en parlons pas. Parce que pour tourner une vidéo, il faut déjà que vous prépariez votre caméra. Il faut faire un lock du focus, un lock de l’exposition, il faut faire la balance des blancs, préparer votre micro.

Il ne faut surtout pas oublier de lancer l’enregistrement du micro ET de la caméra si vous enregistrez séparément le son et la vidéo.

Une fois que c’est fait, vous devez caler le son avec la vidéo. Pour le son, des fois, vous devez l’étendre parce que c’est pas la même taille que celle de la vidéo. Et vous devez aussi caler exactement les deux au bon endroit pour que le son soit synchronisé avec les mouvements de la bouche.

Donc c’est vraiment super galère à faire !

Avec les podcasts, c’est beaucoup plus facile. Le seul problème, c’est qu’il ne faut pas être dans un endroit bruyant comme un café ou dans la rue. Sinon vous allez avoir un enregistrement audio pas terrible du tout.

Les podcasts, c’est aussi plus flexible pour vous. Parce que vous pouvez les écouter avec votre Smartphone dans le bus, dans le métro, dans le train, dans une queue de supermarché ou dans votre voiture au milieu du trafic.

Et c’est aussi beaucoup plus facile que de lire un article, parce que quand vous devez lire un article, vous devez vous concentrer sur le déchiffrage des mots. Peut-être qu’avec l’âge, vous ne voyez pas aussi bien qu’avant.

Donc ça requiert un effort. Et c’est moins facile à consommer que pour un podcast.

Les podcasts se rapprochent un peu plus du fait de regarder la télé, qui ne demande aucun effort du tout parce que c’est nous qui donnons les mots que vous allez écouter. Donc c’est beaucoup plus naturel.

Les podcasts sont aussi beaucoup plus dans l’esprit “Solutions Viables Minimales”.

Vous savez que les start-up ont développé un mode de création de produit qui s’appelle le mouvement du Lean startup.

Il y a un livre qui a été écrit il y a pas longtemps qui s’appelle Lean startup, écrit par Eric Ries.

Et dans ce livre il dit en gros qu’il faut ne pas se concentrer sur un produit parfait au début. Il ne faut pas se concentrer sur la création de spécifications complètes et faire un produit complet.

Il faut plutôt se concentrer sur un produit minimal qui vous permet déjà d’avoir un premier résultat. Et après ce premier résultat, vous affinez et par répétition, vous allez faire un meilleur produit.

Les podcasts, j’ai l’impression que c’est ça mon produit minimal ou ma “solution viable minimale”.

Vous voyez, avec un podcast vous avez la spontanéité, l’authenticité de la voix, et le message, c’est le même que celui que vous pouvez lire dans un livre.

Donc j’ai impression que c’est le médium idéal quoi.

Je pense que vous pouvez vous inspirer de tout ça parce que si vous avez des projets qui vous demandent beaucoup d’investissement du côté technique, vous pouvez voir si vous pouvez simplifier cet investissement technique pour faire en sorte de vous concentrer sur l’essentiel.

C’est peut-être un format à modifier pour faire en sorte que vos projets avancent de manière beaucoup plus facile, et de manière plus incrémentale.

Et comme ça, vous arrivez à faire des cycles d’expérience de plus en plus rapprochés parce que vous n’avez plus cette technique qui vous ralentie.

Ca fait déjà une douzaine de minutes que je parle. Je pense que c’est suffisant pour ce premier épisode.

Donc je vous donne rendez-vous pour le deuxième épisode.

Entre temps, vous pouvez laisser des commentaires.

Donc je sais pas encore sur quelle plate-forme je vais mettre le podcast (NDLR : sur SoundCloud !). Mais vous aurez forcément un moyen de laisser des commentaires et de vous abonner. Donc je vous laisse faire ça, et je vous donne rendez-vous pour le deuxième épisode de ce podcast.

Auteur : Alexandre Philippe

Alexandre Philippe est le fondateur du blog C'éclair. Constamment en quête de nouvelles méthodes d'organisation, de motivation et d'apprentissage, il délivre ses éclairs d'efficacité chaque semaine sur ce blog.