Motivés pour la rentrée (3/3)

Par | 5 octobre 2016

Je viens de publier le treizième épisode du Podcast Tranches d’efficacité, que vous pourrez retrouver sur SoundCloud ici :
Ecouter l’épisode 13 du podcast « Tranches d’efficacité »

Adaptation textuelle de ce treizième épisode :

Salut !

Ici Alexandre du blog ceclair.fr

Et aujourd’hui nous allons attaquer l’épisode numéro trois de la série “Motivés pour la rentrée” : le troisième et dernier épisode.

Avez-vous obtenu quelques résultats en appliquant les exercices des épisodes précédents ?

Alors déjà est-ce que vous vous rappelez dans l’épisode numéro 1 de quel objet il était question ?

Dans l’épisode numéro 1 nous parlions du concept de trampoline.

Quand on saute sur un trampoline, on arrive à atteindre de nouveaux niveaux, qu’on n’arriverait pas à atteindre si on sautait sans trampoline.

L’idée derrière ce trampoline, c’est d’utiliser une énergie extérieure pour pouvoir se motiver sur la tâche qu’on a envie de réaliser.

Cette tâche un peu difficile à démarrer puisque nous étions dans une période de vacances, ou en tout cas d’activité limitée. Et avec la rentrée on arrive tout d’un coup dans une frénésie d’activités.

C’est pourquoi il nous faut un peu plus d’énergie pour réaliser cette tâche difficile. Pour cela, on va pouvoir utiliser l’énergie d’une tâche précédente.

Si la tâche précédente a mobilisé une certaine énergie physique, c’est encore mieux.

Je vous donnais l’exemple de moi quand je rentre du travail. Comme je rentre à vélo, ça me donne un petit “boost” au niveau énergétique. Et souvent, je m’en sers dès que j’arrive chez moi pour embrayer sur la préparation du repas, ranger des choses, etc.

L’idée c’est de se servir de l’élan de la tâche précédente pour continuer à faire des choses au lieu de directement faire une sieste ou de se mettre dans le canapé dès que j’arrive chez moi.

Il y avait aussi le fait de se servir des succès passés ou bien encore de se servir de l’énergie d’une autre personne, si vous aviez travaillé par exemple en duo sur le même ordinateur avec un collègue.

Ca c’était l’épisode numéro 1.

Dans l’épisode numéro 2, il était question d’addiction : le concept de drogue. Mais d’addiction vue d’un point de vue positif.

C’est-à-dire qu’on essayait de regarder quelles sont les caractéristiques des tâches qui nous rendent complètement accros et d’appliquer ça pour une tâche qui normalement n’est pas très attrayante.

Pour cela, nous parlions du concept de gamification. Ici, on se sert des caractéristiques des jeux vidéo, comme par exemple : le fait d’atteindre des niveaux.

Quand on atteint de nouveaux niveaux, on obtient des badges, et différents bonus. Vous avez aussi des musiques d’ambiance. Ce genre de choses.

Et on a des applications pour smartphone qui permettent de faire un peu la même chose, comme par exemple l’application Superhero Workout qui permet d’utiliser les concepts de gamification. Gamification qui vient du mot anglais “game” qui veut dire “jeu”.

Et le but de cette application est donc de vous motiver à faire du sport.

Nous parlions aussi du fait de se plonger à l’intérieur de la tâche.

Pour ça, qu’est-ce qu’on faire ?

En général quand on est à l’extérieur de la tâche, quand on n’est pas encore dans le bain, on n’a pas trop envie d’y aller parce qu’on a peur que l’eau soit froide.

Mais quand on est déjà à l’intérieur, ça va beaucoup mieux. C’est un peu comme quand vous allez à la plage.

Et donc le concept, c’est d’y aller sans consulter votre envie intérieure, sans vous dire : “Tiens j’ai envie ou j’ai pas envie”. Vous y allez tout simplement et vous regardez ce qui se passe.

Et une fois que vous êtes à l’intérieur du bain, en général ça va tout seul.

On avait aussi le fait de se servir du subconscient. C’est-à-dire que vous allez  réaliser votre tâche et vous arrêter avant la fin.

Et ensuite quelques heures plus tard, vous allez ré-attaquer la tâche mais entre-temps, votre subconscient aura travaillé sur cette tâche parce que la tâche n’est pas encore terminée.

Quelque part, votre subconscient va se sentir frustré que ce soit inachevé, et il va donc continuer quand même en tâche de fond pendant que vous réalisez d’autres tâches, peut-être pendant les tâches les plus ennuyeuses.

Ca, c’était l’épisode numéro deux : le concept d’addiction.

Dans l’épisode numéro trois, de quoi est-ce qu’on va parler ?

Roulements de tambour… aujourd’hui, on va parler d’expérimentation ! Et en particulier d’un certain type d’expérimentation.

Ce qu’on va faire, c’est que vous allez découper la tâche difficile que vous devez faire en plusieurs morceaux. Et des morceaux de longueur à peu près identiques.

On va parler d’expériences minimales répétées.

Pourquoi minimales ?

Parce que quand on essaye de se mettre dans une tâche vraiment difficile en mode forcené, ce qu’il va se passer, c’est que soit vous allez être bloqué.

Carrément vous ne voulez pas du tout faire la tâche. Et vous allez procrastiner. Vous allez peut-être partir sur des sites d’actualisés au lieu de travailler, ou ce genre de choses.

Soit vous allez bloquer, soit vous allez travailler d’arrache-pied, peut-être pendant deux semaines, et après ça vous ne serez plus du tout motivé pour continuer à travailler dessus à cause du surmenage.

Et ça c’est ce qu’on veut éviter. C’est pour ça qu’on va choisir une expérience minimale et répétée.

Et au fur-et-à-mesure, chacun de vos accomplissements va s’agréger et ça va  faire un gros accomplissement.

D’accord ? Donc là, si on reprend l’exemple du sport. Forcément si vous vous donnez l’objectif de faire deux heures de sport chaque jour, ça va durer genre deux semaines.

Mais ça va pas durer beaucoup plus longtemps.

Alors que si simplement vous vous donnez un objectif plus réaliste, ça ira beaucoup mieux.

Personnellement, j’utilise un objectif assez rigolo. C’est que du lundi au vendredi, je me donne l’objectif d’aller prendre ma douche dans la salle de sport juste avant le travail.

Et en général, je me donne un quart d’heure ou une demi-heure pour faire mes exercices de sport.

Mais l’important, c’est vraiment que je sois là-bas, dans toutes les conditions idéales pour pouvoir faire ma séance de sport.

Si je suis en tenue de sport et que j’ai tout ce qu’il faut pour faire du sport, je peux simplement faire ma session de sport dès que j’arrive à la salle.

Et ensuite je me douche puis je vais au travail.

Et je vous conseille, si vous avez la possibilité de le faire, d’essayer. Parce que vraiment ça fait une grosse différence quand vous arrivez au travail.

Vous êtes plein d’énergie et vous êtes de bonne humeur !

Ensuite si vous voulez appliquer ça sur les sessions travail, vous pouvez vous baser sur la méthode Pomodoro, avec des sessions de travail de 30 minutes.

Et vous pouvez faire un petit point entre chaque session, et découper comme ça en expériences minimales votre grosse tâche.

Ou bien vous pouvez aussi découper votre grosse tâche en lots et faire un point, à chaque fois que vous terminez un lot.

Donc ça, c’était l’étape numéro un : découper en expériences minimales répétées.

Ensuite, dans l’étape numéro deux, vous allez prendre note.

Vous allez regarder qu’est-ce qui s’est passé pendant la réalisation de cette tâche.

Quels sont les résultats ?

Et pour mesurer, il va falloir compter le nombre de mots, le nombre de ventes, le nombre de bugs résolus (moi qui suis dans l’informatique, c’est plutôt le nombre de bugs résolus). Ou bien si vous avez un travail de bureau, ça sera peut-être le nombre de dossiers clôturés.

Et donc vous allez regarder quel est votre niveau de performance.

Mais surtout, vous allez faire ça sans vous juger. Parce que là, le jeu n’est pas encore terminé.

C’est seulement la première, la deuxième, la troisième épreuve. Et c’est très important que vous ne culpabilisiez pas à chaque fois que vous terminez une des expériences.

On parle souvent du concept de jeu fini ou jeu infini. Vous voyez, dans une partie d’échecs, en général, soit on a perdu, soit on a gagné.

Mais on peut voir ça sous une perspective beaucoup plus large, et voir plutôt l’évolution de votre maîtrise du jeu des échecs.

Et même si vous perdez pendant les premières parties, vous pouvez voir plutôt ça à long terme et voir que vous allez forcément progresser. Et au fur et à mesure, vous allez vous mettre à gagner de plus en plus de parties.

Donc ça, c’est l’état d’esprit qu’il faut avoir.

Ensuite, dans la troisième étape, on va tirer les leçons de ces données brutes qu’on a obtenues, de ces différentes d’expériences minimales. Et on va voir comment faire pour améliorer les performances.

Donc on va regarder quelles étaient les conditions de l’expérience et quelles sont les conditions qui sont responsables d’une amélioration de la performance, ou d’une baisse de la performance.

Les conditions qui permettent d’améliorer la performance, on pourra appeler ça des vitamines, tandis que les conditions qui font baisser votre performance pourront être vues comme de la kryptonite. Vous savez comme dans Superman, la kryptonite qui ruine les supers pouvoirs de superman.

Donc une vitamine, ça peut être quelque chose de très simple.

Ca peut être une méthode de travail, un outil, un logiciel que vous utilisez. Ou bien ça peut être le fait de travailler avec une personne qui est compétente sur le sujet.

Tandis que pour la kryptonite, je vais vous donner un exemple tiré de mon expérience.

Vous voyez, cette semaine, y’avais un néon qui clignotait au-dessus de mon bureau. Et malheureusement, y’avait personne pour remplacer le néon, parce que la personne responsable était malade et y’avait pas de remplaçant.

Donc on a eu ce néon pendant toute la semaine qui a clignoté.

Bon, c’était pas une kryptonite très méchante. Mais c’était quelque chose qui nous a peu perturbé.

De votre côté vous avez peut-être ce genre de chose.

Peut-être que certains de vos logiciels sont trop lents et font baisser votre productivité.

Peut-être que vous avez un ordinateur trop lent qui a besoin qu’on lui rajoute des barrettes RAM pour être plus rapide.

Donc vous allez pouvoir résumer toutes ces petites conditions qui font que votre performance augmente ou votre performance baisse.

Et grâce à ça, vous allez pouvoir affiner au fur et à mesure vos conditions travail, vos méthodes de travail et obtenir de bien meilleurs résultats.

Voilà donc je vous récapitule un petit peu les trois étapes : il y avait l’expérience minimale répétée.

Minimale parce qu’on ne veut pas être dégoûté de la tâche. Et répétée parce que comme ça vous pouvez à chaque fois faire un check-up : regarder ce qui se passe sur votre tâche pour pouvoir vous améliorer.

Donc la deuxième étape est de prendre note sans se juger pour ne pas se dégoûter encore une fois de la tâche qu’on doit accomplir.

Et dans la troisième étape, vous allez tirer les leçons de votre expérience : identifier quelles sont les vitamines et quelles sont les kryptonites qu’il faut éviter dans vos conditions travail.

Voilà il faut vraiment retenir la philosophie derrière le fait de voir votre tâche comme une expérience.

Parce que si vous interprétez votre tâche comme une contrainte, comme quelque chose de subit, comme une punition, là vous allez avoir un stress négatif, qui va nuire à votre corps et qui va peut-être provoquer du burn-out.

Tandis que si vous voyez votre tâche sous l’angle de la curiosité, de l’expérimentateur qui veut voir ce que ça donne et qui veut optimiser au fur et à mesure l’expérience. Là ça sera beaucoup plus attrayant et vous allez davantage voir ça comme un challenge.

Et du coup ça ne sera pas du stress qui va nuire à votre corps mais plutôt qui va vous aider à vous développer.

Donc je vous laisse expérimenter (c’est le cas de le dire) avec ces trois idées et je vous dis à très bientôt pour de nouvelles aventures.

Allez bye-bye. Salut !

Auteur : Alexandre Philippe

Alexandre Philippe est le fondateur du blog C'éclair. Constamment en quête de nouvelles méthodes d'organisation, de motivation et d'apprentissage, il délivre ses éclairs d'efficacité chaque semaine sur ce blog.