Les as de la débrouille

Par | 5 août 2016

Je viens de publier le sixième épisode du Podcast Tranches d’efficacité, que vous pourrez retrouver sur SoundCloud ici :

Ecouter l’épisode 6 du podcast « Tranches d’efficacité »

A noter également que la présentation sur l’organiseur réinventé est encore disponible ici, et sera retirée dimanche à l’aube :

Cliquez ici pour voir la web conférence « L’organiseur réinventé »

Voici aussi la présentation de la formation « L’organiseur intensif », avec une offre de lancement disponible elle aussi jusqu’à dimanche à l’aube :

Cliquez ici pour voir la présentation de la formation « L’organiseur intensif »

Adaptation textuelle de ce sixième épisode :

Salut les génies !

Aujourd’hui : une histoire qui décoiffe !

Parce que les petits moments de stress, les coups de panique de dernière minute, ce sont des choses qui peuvent arriver.

Même quand on est un génie de l’efficacité, on n’est pas indécoiffable. On n’est pas surhumain. On a tous nos moments d’égarement.

Le tout étant simplement de limiter ces moments au maximum pour ne pas qu’ils envahissent notre vie et causent des drames dans notre entourage.

Alors récemment je me suis lancé dans une nouvelle aventure en votre compagnie et quand on se lance dans une nouvelle aventure, il y a toujours quelques petits accrocs :

  • Un boulon qui saute
  • Un engrenage qui coince
  • Un câble qui lâche

C’est des choses qui arrivent… Bienvenue dans le monde de la réalité ! C’est le jeu.

Et à ce petit jeu de la débrouille. Il y a un peuple qui est particulièrement talentueux. Il s’agit du peuple de Madagascar : un peuple extrêmement courageux pour faire face aux défis de son quotidien et qui déploie toujours des moyens très créatifs pour affronter leurs soucis et sortir du pétrin.

À ce propos, je vous conseille chaleureusement de regarder le film Ady Gasy. Ady Gasy, ça veut dire “bricolé à Madagascar”. Et c’est un film merveilleux sur la débrouille à Madagascar.

Et au début du film, je vous invite à être attentif parce que y’a un homme qui raconte une histoire. Et qui dit qu’avec les blancs, c’est toujours pareil : quand ils ont une épine plantée dans leur pied, ils vont chercher partout une épingle pour enlever l’épine.

Avec les Malgaches, c’est pas pareil, on fait avec les moyens du bord. S’ils n’ont pas d’épingle, c’est pas grave ! Ils vont simplement utiliser une deuxième épine pour enlever la première ! C’est vous dire l’inventivité des malgaches.

Bien sûr, les malgaches n’ont pas le choix. C’est leur quotidien qui veut ça. Leur pays est en crise depuis très longtemps maintenant. Et ils sont obligés de se débrouiller pour survivre.

Dans les pays riches, c’est pas la même chose. On a les moyens de réparer une voiture avec des pièces neuves.

Et, si vous avez un pneu crevée à votre vélo, vous ne prenez même plus la peine de mettre une rustine. Vous achetez simplement une nouvelle chambre à air.

Au-delà des moyens financiers, il y a une ressource pour laquelle nous sommes tous à égalité. Il s’agit du temps.

Qu’on soit américain, asiatique, français, canadien, malgache, africain, devant le manque de temps, on est tous obligés de bricoler des solutions temporaires pour essayer d’arriver à livrer telle chose à la date d’échéance prévue.

Et du coup on est parfois obligés de mettre les mains dans le cambouis même si on n’a pas trop envie de le faire.

Et ce qui est frappant, c’est que le manque de temps dans la plupart des cas, c’est quelque chose de totalement évitable. Si vous prenez le temps de bien analyser la situation et de faire votre planning normalement, vous ne devriez pas manquer le temps.

Vous devriez tomber à peu près dans la date que vous aviez prévue ou alors pas trop trop loin.

Seulement nous ne sommes pas toujours aussi rationnels que ça. Nous somme des êtres émotifs. Et moi le premier !

Vous savez, quand j’ai créé mon blog en mai 2007, eh bien je l’ai fait un peu à l’arrache.

Pourquoi ? Parce que j’étais pressé de voir le résultat. J’étais pressé de raconter mes histoires au monde. Et donc ce que j’ai fait c’est que j’ai simplement créé un compte sur le site WordPress.com

Et j’ai commencé à publier mes articles, comme ça sans avoir aucun article d’avance. Et du coup je faisais ça un peu à l’arrache.

Et j’étais tellement passionné pour la création de mon blog que ça a ruiné l’équilibre entre ma vie personnelle et ma vie professionnelle.

C’est-à-dire que comme j’étais très passionné par ce sujet là, eh bien c’était quelque chose qui me hantait. Et même pendant que je travaillais j’y pensais et parfois, eh bien j’écrivais mes articles ou alors je les corrigeais ou alors je paramétrer mon blog même pendant mon temps professionnel.

Et tout ça bien sûr a causé des problèmes d’efficacité dans mon emploi, ce qui est quand même ironique parce que le blog était consacrée à l’efficacité.

Heureusement au bout d’un moment, je me suis rendu compte que ce n’était pas du tout productif, et je me suis donné une règle simple.

C’est que quand je suis au travail, eh bien je me consacre 100 % au travail et quand je suis chez moi, eh bien je me concentre 100 % à ma vie personnelle.

Et cette règle qui était pourtant bien ancrée dans ma vie, eh bien j’ai été récemment obligé de lui faire une entorse.

Ca s’est passée y’a trois semaines. C’était pour le premier épisode du podcast.

Et d’ailleurs, vous vous en êtes peut-être aperçus parce que j’ai fait un nombre de fautes assez inhabituel. Tout ça parce que j’ai manqué temps.

En fait, j’ai totalement sous-estimé le temps qu’il me fallait pour publier un épisode de podcast. Et donc, juste avant de partir au travail, je me suis rendu compte que j’avais pas terminé.

Donc qu’est-ce que j’ai fait ?

Eh bien je me suis dit : “Oui mais j’ai quand même vraiment envie de publier ça ce mercredi. Bon c’est pas grave, ça va me prendre 10 minutes à tout casser.”

Donc j’ai fait ça au travail, parce que je pensais que ça allait être vite fait.

Et pourtant j’ai passé beaucoup plus de temps que prévu, parce que j’ai dû relire un texte beaucoup plus long que d’habitude et aussi modifier mon modèle d’envoi des e-mails pour l’adapter aux podcasts.

Et du coup ça a pris 1h30 à la place de 10 minutes !

Et tout ça, ça a été un cauchemar. Enfin, je me suis rappelé les moments du début du blog où je passais énormément de temps sur mon blog et où je grappillais beaucoup beaucoup trop de temps sur mon temps professionnel à maintenir mon blog.

Et du coup, pendant ces 1h30 où j’étais en train de publier mon podcast, eh bien je faisais ça un peu en cachette.

Vous voyez, j’étais là, j’étais pas très assuré et j’avais l’impression que quelqu’un allait me surprendre d’un instant à l’autre en train de faire autre chose que travailler.

Et vous savez que quand on est menacé dans son intégrité, c’est quelque chose de très stressant.

Et moi cette charge émotionnelle, eh bien c’est la dernière chose dont j’ai besoin dans mon emploi professionnel.

Vous savez que je suis chef de projet. J’ai sous ma responsabilité une équipe de développeurs. Et quand je suis stressé, quand je suis impulsif, eh bien je vais pas arriver à bien m’occuper de mon équipe.

Je vais pas arriver à les aider comme je devrais. Et je vais pas arriver à bien gérer leurs tâches.

Et du coup c’est la productivité de toute mon équipe qui en pâtit. Et ça c’est un réel problème.

C’est-à-dire qu’une petite charge de stress additionnel dans ma journée, ça peut totalement ruiner l’efficacité de mon équipe.

Du coup, ça a tout de suite un gros impact sur mon emploi professionnel.

Et ça, c’est quelque chose qui m’affecte personnellement. C’est pour ça que j’ai adopté cette règle du 100 % personnel ou 100 % professionnel, jamais les deux en même temps.

Parce que je sais que si je fais une entorse à cette règle, eh bien je vais passer une mauvaise journée.

Alors est-ce que tout ça était évitable ?

Bien sur, la première chose, c’est que c’était une nouvelle aventure. Et j’ai sous-estimé le temps nécessaire pour publier le podcast.

La deuxième chose, c’est que je venais de basculer ma liste de tâches numérique en mode papier. Et ça, c’est quelque chose que je fais assez régulièrement. Je change d’outils.

Je passe du papier au numérique, du numérique à un autre logiciel pour m’organiser encore en numérique et ensuite je reviens au papier, etc. etc.

Ca c’est normal. c’est parce que je dois expérimenter pour vous donner les meilleurs conseils. Donc il faut à chaque fois que je compare les différents outils.

Et donc à ce moment-là, je venais de rebasculer en mode papier et j’avais pas encore complètement fait la transition entre le numérique et le papier, ce qui fait que je m’organisais encore en flux tendu.

C’est-à-dire un peu comme un agenda. C’est-à-dire que vous avez vos tâches de votre journée et vous reportez les tâches restantes sur la journée suivante. Ensuite, vous faites la même chose le jour d’après, vous reportez les tâches de la journée suivante sur encore l’autre journée etc. etc.

Et quand vous fonctionnez comme ça en flux tendu, eh bien le problème c’est que ça peut casser d’un moment à l’autre. Il suffit en fait qu’il y ait le moindre imprévu pour que vous ayez tout d’un coup un coup de stress.

Et pour éviter ce problème, il faut prendre du recul. Il faut, comment dire, prendre de l’altitude. Donc il faut que vous ayez un moyen de voir votre planning dans son intégralité et de planifier aussi vos tâches à l’avance.

Et les sections dédiées à ça n’étaient pas encore complètement bien basculées entre les deux système, et c’était une des causes de ces coups de stress.

Et moi je vous conseille vraiment, si vous vous organisez actuellement avec un agenda ou un carnet, de voir si vous pouvez dédier une nouvelle partie de votre système d’organisation à une vue plus globale de votre organisation, pour obtenir une longueur d’avance sur les imprévus.

Donc typiquement, vous allez avoir le calendrier de votre agenda. Mais parfois, c’est pas suffisant. Il vous faut une vue hebdomadaire, mensuelle, une vue où vous avez aussi vos tâches en maturation.

Et ça c’est le principe que j’utilise dans ma méthode de l’organiseur intensif.

Et je sûr que si vous essayez de mettre ça en place, eh bien ça va vous aider.

Parce que, n’oublions pas que si vous bricolez parce que vous manquez temps, si vous faites des solutions temporaires au lieu de faire des solutions durables, eh bien ça peut causer vraiment des gros problèmes.

Quand on manque de temps, c’est un peu pareil que quand on manque de moyens.

Vous savez, à Madagascar il y a un gros problème, c’est le problème de la corruption, ce qui fait que quand certaines familles sont vraiment dans la détresse et ont vraiment besoin d’argent, eh bien parfois elles sont capables de faire n’importe quoi. Et notamment à Madagascar, on peut acheter la justice pour ne pas aller en prison. Ce qui est navrant quand il y a des problèmes aussi grave que la pédophilie.

Et quand vous manquez de temps, quand vous bricolez des solutions temporaires, eh bien c’est ça qui va arriver.

Vous allez peut-être pas être corrompu dans le sens de la corruption à Madagascar ou enfin pas aussi gravement.

Mais vous allez peut-être corrompre vos valeurs. Peut-être que vous allez parler d’une manière un peu sèche à une personne alors que si vous aviez eu plus de temps, vous lui auriez parlé correctement.

Et ça, ça peut aussi avoir des impacts sur votre votre réputation, tout simplement.

Dans votre entreprise, vous pourriez être connu comme celui qui est tout le temps stressé et nerveux.

Donc tout ça c’est à essayer.

J’en profite aussi pour faire un petit coup de pub. En ce moment, c’est le lancement de la méthode de l’organiseur intensif sur mon blog C’éclair.

Dimanche dernier, j’ai fait une web conférence qui s’appelait l’organiseur réinventé où j’ai expliqué comment choisir vos accessoires, où j’ai expliqué quels sont les formats d’organiseur, et comment fabriquer des recharges pour votre organiseur.

Et je vous ai mis l’enregistrement de cette conférence en ligne. Et je vous ai mis aussi une présentation de toute la méthode de l’organiseur intensif.

Vous avez les liens ici :

Cliquez ici pour voir la web conférence « L’organiseur réinventé »

Cliquez ici pour voir la présentation de la formation « L’organiseur intensif »

Et voilà j’espère que ça va vous plaire et que vous allez apprendre plein de choses avec tout ça.

Je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode des tranches d’efficacité.

Allez salut bye bye !

Auteur : Alexandre Philippe

Alexandre Philippe est le fondateur du blog C'éclair. Constamment en quête de nouvelles méthodes d'organisation, de motivation et d'apprentissage, il délivre ses éclairs d'efficacité chaque semaine sur ce blog.