Ile Maurice, Cyber Cité, potentiel de départ et un chien rigolo!

Par | 9 juillet 2010

Alexandre photographe Cela fait déjà presque deux ans que je vis et travaille à l’Ile Maurice. Pourtant, je n’ai pas encore eu l’occasion de vous montrer de quoi a l’air le paysage. Bien sûr vous vous doutez un peu que les lagons ne manquent pas. 😉

Pourtant j’ai choisi de vivre à l’intérieur des terres, et c’est cet environnement que j’ai voulu vous montrer dans cet article. Je saisi notamment l’occasion pour vous faire découvrir le lieu où je travaille : le pôle technologique Ebène surnommé "Cyber Cité".

Comme ce blog est avant tout destiné à l’efficacité personnelle, nous profiterons aussi de l’exemple de la Cyber Cité pour parler d’un thème récurrent du développement personnel : la notion de potentiel de départ.

Et puis si vous êtes sages, vous aurez droit à une boule de poils que j’ai rencontré en chemin. :)


Le Jardin Balfour

Tout d’abord, je vous emmène dans un petit parc tout à côté de chez moi : le Jardin Balfour.

Voici le Jardin de Balfour

Un  coin très sympatique pour les locaux comme les touristes, pour y amener ses enfants ou pour les amoureux.

Allée Centrale du Jardin de Balfour

Ce parc cache une vue splendide sur une gorge entourée d’une végétation luxuriante…

Vue splendide depuis le Jardin de Balfour

…où une chute majestueuse coule au loin :

Chutes du Jardin de Balfour

Surplombant la chute, voici la résidence “Le Thabor”, une demeure vieille de plus de 250 ans devenue maison de formation chrétienne en 1983, et qui a accueilli notamment des personnalités célèbres comme Charles Darwin et le Pape Jean Paul II :

Le Thabor

Ah que j’aimerais vivre dans une telle résidence, bercé par l’écoulement régulier de la chute toute proche!

La Cyber Cité

Voici mon lieu de travail, basé dans le pôle technologique Ebène Cyber City. A l’origine, je travaillais dans la Cyber Tour n°2, à droite, mais nous avons déménagé il y a deux semaines dans l’immeuble tout neuf à gauche.

Ebene Cyber City Tower numéro 2

La Cyber Cité a été construite pour décentraliser le centre d’affaires historique, la capitale du pays : Port Louis, désormais trop engorgée par la circulation.

Il y a quelques années, le site de la Cyber Cité ressemblait à l’image suivante. Le plus gros bâtiment au premier plan est la “Ebene City Tower”, et fût constuit en premier après avoir défriché des champs de canne à sucre. Puis la City Tower n°2 fût construite, comme on le voit à gauche sur la photo.

Les deux Ebene Cyber City Towers au départ

La construction de la Cyber City a démarré en 2001, et à présent nous voilà avec des immeubles en pagaille, et une dizaine de chantiers en cours :

Vue des immeubles de la Cyber Cité

Vous voyez, je suis bien sur place, je ne vous ment pas 😉 . Au fond, vous pouvez voir qu’ils sont en train de construire une extension au centre commercial local. On peut voir également le sommet de la Cyber Tour n°1 :

Alexandre et la Cyber Cité

Encore des immeubles…

Encore la Cyber Cité

Allez je vous montre aussi ce que ça donne en vue globale, prenons d’abord un peu d’altitude…

La colline de Candos

…et voilà deux jolies vues prises de la colline, où l’on aperçoit la Cyber Cité au pied des montagnes :

Vue de la Cyber City au loin avec l'océan à gauche 

Vue globale de la Cyber Cité

Comment la Cyber Cité a développé son potentiel de départ?

Pour comprendre la réussite du pôle technologique de la Cyber Cité d’Ebène nous devons d’abord comprendre le cadre où elle s’inscrit. L’Ile Maurice est un des rares pays de la zone Afrique sub-saharienne à avoir soutenu une croissance forte au lendemain de son indépendance en 1968. L’économie locale, traditionnellement centrée sur l’agriculture avec la canne à sucre, s’est convertie très tôt dans les secteurs secondaires et tertiaires : le textile, le tourisme de luxe et la finance.

Aujourd’hui, le textile et les usines sont de plus en plus externalisées et délaissées au profit des nouvelles technologies, qui utilisent une population mieux éduquée, qui atteint désormais un taux d’alphabétisation de 85%. Tout cela est donc propice à des zones tertiaires de haut niveau telles que la Cyber Cité d’Ebène. Et c’est ainsi que l’Ile Maurice fait désormais figure de petit dragon de l’Océan Indien.

Il est intéressant de noter que l’Ile Maurice a su exploiter toutes les ressources que le sort a bien voulu lui donner. Bien que possédant peu de matières premières ou de ressources minières, ce fût d’abord le soleil et l’humidité qui a fait vivre ses habitants grâce à la canne à sucre.

La diversité culturelle de l’Ile (68% d’Indo-Mauriciens, 27% de Créoles, 3% de Sino-Mauriciens, 2% de Franco-Mauriciens) qui a doté les dirigeants de ce pays d’un sens inné des contacts internationaux renforcés par d’incontestables aptitudes linguistiques (la plupart des mauriciens parlent couramment le français et l’anglais), a certainement joué aussi un rôle dans le succès de la zone franche et de l’industrie du textile de Maurice tournées vers l’exportation.

Et que dire de la beauté de l’Ile avec ses plages paradisiaques et ses petites montagnes couvertes de végétation tropicale, vecteurs d’un tourisme de luxe florissant et dopé par l’intensité des échanges internationaux et d’un système de transport aérien performant.

On pourrait comparer cela au développement d’un grand arbre. Tel l’arbre qui tire ses forces d’un terreau fertile, d’un beau soleil et d’une bonne humidité, la nation mauricienne s’est peu à peu épanouie grâce aux particularités de son Ile. L’arbre ne part de rien d’autre qu’une petite graine, dont chaque petit succès permet de creuser davantage le sol pour bâtir des racines puissantes capables d’utiliser au mieux les ressources locales et de supporter la hauteur de l’arbre.

Il y a une certaine ironie quand on songe à la différence de vitesse de croissance entre un arbre et un immeuble de la Cyber Cité. Comparons les deux stratégies : les racines de l’arbre poussent tout doucement et elles se développent au fur et à mesure que l’arbre grandit. Tandis que pour les immeubles, on construit de grande fondations dès le début, capables de supporter d’entrée de jeu le bâtiment final.

Je me permettrai une analogie intéressante avec la stratégie de croissance d’un blogueur. Certains blogueurs vont commencer à bloguer sur un sujet qu’ils ne connaissent absolument pas ou très peu, donc sans aucune base. Ils sont comme la graine de l’arbre. Ils n’ont pas encore de racine mais ils ont une motivation énorme pour bâtir leurs racines (se former) et un jour devenir aussi imposants qu’un arbre (des experts dans leur domaine). On va dire que c’est ma stratégie, puisqu’à la base, je ne suis pas un coach en efficacité personnelle.

D’autre part, d’autres blogueurs déjà professionnels dans la niche qu’ils visent vont se développer très vite en entrant sur le marché par le haut. C’est à dire que ce sont des experts reconnus sur leur niche dont ils exercent déjà le métier, mais ils veulent compléter leur activité par une visibilité accrue sur cette niche par le biais du web. Je pense qu’on peut dire que c’est la stratégie de blogs comme Le Marketeur Français ou Ma Boite Cartonne. Ce sont des gens qui proposent d’entrée de jeu du contenu pertinent, car leurs fondations sont solides : elles reposent sur une expertise forte. Et ils vont utiliser cela pour grandir très vite. Par contre d’un autre côté, il se pourrait qu’ils soient moins enthousiastes que le débutant, qui a l’avantage d’être porté par la frénésie de la nouveauté.

Pour en revenir à l’Ile Maurice, eh bien on pourra conclure que les fondations de la Cyber Cité Ebène, ce ne sont pas seulement les fondations des immeubles. Mais c’est surtout les puissantes racines du développement économique orchestré depuis l’indépendance de l’Ile, qui a permis à l’Ile Maurice de puiser au mieux dans ses ressources pour développer son potentiel.

Et pour finir…

Vous l’attendiez tous. Eh bien le voici : sur le chemin de la colline, on a croisé un petit chien drôlement rigolo, sans doute croisé avec un mogwai 😉 :

Petit chien rigolo

En tout cas il était aussi doux que Gizmo, même s’il n’a pas l’air super content de prendre la pause avec moi sur la photo lol

Alexandre avec le chien du monsieur

Son maître m’a dit qu’il venait d’Angleterre, peut-être s’agissait-il du fameux flegme britannique?

Sur ce, you are most welcome to publish your comments in the field below…

9 commentaires sur l'article “Ile Maurice, Cyber Cité, potentiel de départ et un chien rigolo!

  1. Jean-Philippe

    Merci beaucoup pour cette jolie visite ! Moi qui songe à mon prochain lieu de villégiature… c’est vrai que je n’avais pas du tout pensé à Maurice. 😉

    PS : Au niveau de la qualité des soins médicaux, quel est ton avis ?

  2. Mik

    Hello,

    Super visite guidé de l’Île Maurice. Merci à toi d’avoir fait découvert cette Île Paradisiaque. Personnellement, je suis allé à L’île Maurice en 1994 ( j’avais 13 ans env. ) et j’ai découvert plein de paysage et d’endroit merveilleux ( La terre aux 7 couleurs, l’ile Pamplemousse, l’une des plus grande usine de canne à sucre, Port Louis et plein d’autre endroit magnifique ).

    De plus, malgré que je sois allé pendant tous le mois d’Août ( c’était l’hiver ), enfin bon il faisait environ 25 à 30° sous les palmiers, je buvais l’eau des cocos et l’océan était d’un bleu magnifique ( sur Flic en Flac ) !))

    Je me rappel aussi les maisons construites sur 2 ou 3 étages, des taxis où l’on rentrait à 7 – 8, des gens vraiment sympathique et des repas sur le pouce que l’on faisait pour seulement 10 ou 15 roupis ( environ 5 à 8 Frs ).

    Je regrette juste une seule chose c’est que l’apareil numérique n’éxistait pas à ce temps là, mais j’ai ramenai plein de souvenir dans ma tête et puis avait acheté une petite bouteille remplis de la terre 7 couleurs que j’avais acheté dans une boutique locale.

    P.S : L’Île Maurice à vraiment changé et évolué ces 15 derières années. Et, c’est un bien pour les habitants car je ne sais pas aujourd’hui, mais à l’époque les Mauriciens étaient relativement pauvres. Une autre chose qui m’avait surpris, c’est leur acceuil et tout les piments qu’ils mangeaient…

    Merci encore mille fois et travail bien sous les tropics !!!

  3. David

    C’est un article bien complet ! Après la visite guidée, j’apprécie particulièrement cette analogie Maurice/Arbre/Blogueur. Je trouve ainsi une certaine justification (s’il en fallait une) à bloguer sur des sujets que je ne connais pas. « Etre une Graine » me permet de partager certains apprentissages avec authenticité (comme l’expérience Bourse Débutant que je mène par exemple).

  4. Le Marketeur Français

    Merci de la visite en photos (et de la mention). Effectivement, tu ne fais pas erreur sur la stratégie du site Le Marketeur Français.
    Cependant, il n’y a pas de risque de manque d’enthousiasme quand on démarre « par le haut » sur un marché.

    L’enthousiasme vient de nouveaux défis à relever, à une échelle au-dessus. Quand on est entrepreneur dans l’âme, on a forcément de l’enthousiasme à revendre !

    Sébastien

    P.S : quel est le taux de pénétration d’Internet à Maurice ? tu as des chiffres ?

  5. Pingback: Paulo Coelho décide de partir : Révolution Personnelle

  6. Aurelien

    Il y a aussi un environnement fiscal très hospitalier qui a attiré beaucoup d’entreprises je crois.

    Merci pour la visite il était temps que tu nous montres où tu vis vu l’exotisme de l’endroit 😉

  7. Alexandre Auteur de l'article

    @Jean-Philippe : les hopitaux publics et en général gratuits pour la population sont bondés et n’offrent malheureusement pas de soins de très haut niveau. Donc il vaut mieux se faire traiter dans une clinique privée. Au pire, il y a toujours la Réunion à 45min d’avion.

    @Mik : ah oui il se peut que le temps dont tu parles soit révolu. Les taxis, remarquablement, ont tous des voitures neuves (ce qui m’a étonné lorsque je suis venu depuis mon ancienne résidence à Madagascar, où il y a comme un musée de l’automobile!). Et ils ont des vans s’il faut rentrer à 7/8 personnes ;).
    Pour les repas, on peut toujours acheter un dholl puri à 10 roupies (genre de crèpe avec un mélange de légumes à l’intérieur). Mais les restaus bon marché se font de plus en plus rares. Bon tant qu’on reste dans des coins populaires c’est pas cher (100 roupies, donc 2 euros 50 pour un restau familial). Mais dans les galleries de super marché, les fast food vendent déjà à deux fois plus cher (200 roupies).

    @David : effectivement je pense qu’il y a de la place à la fois pour les pro et des débutants qui font plus dans l’expérimentation.

    @Le Marketeur Français : effectivement si on peut trouver sans cesse de nouveaux défis ça peut relever l’enthousiasme. Ce que je voulais surtout dire, c’est que rester toujours dans le même domaine devient lassant à la longue. Si un domaine n’a plus de secret pour quelqu’un, forcément il est déjà au top donc il a moins de choses à apprendre qu’un nouveau venu, et donc potentiellement moins d’enthousiasme, en comparaison avec le nouveau venu.

    @Aurelien : oui effectivement l’environnement fiscal est favorable aux entreprises. Et ce n’est pas pour rien que la firme dans laquelle je travaille est originaire de la Réunion!

  8. Grégory

    Enfin un article sur l’ile Maurice ! C’est pas trop tôt.

    Très jolies photos qui donnent envie de venir y faire un petit tour.

    Ça ne doit pas être évident tous les jours d’aller travailler, non ? Quelque part, j’ai de la chance d’être parisien !

  9. germain

    Que de beau souvenir.car j étais le chef géomètre du lotissement,avec la société AJMC,2 ans de chantier….et j ai encore tous les plans du projet de A a Z….merci pour ts ces photo.ca me fais plaisir de voir l évolution.cordialement

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