Défier la loi du moindre effort

Par | 25 août 2010

Cet article est ma contribution au festival A la Croisée des Blogs du mois d’ Août 2010, sur le thème des mauvais choix et organisé par du blog Aimer sa vie. 

Comment défier la loi du moindre effort et atteindre des sommets?

La loi du moindre effort est une théorie largement diffusée dans la culture populaire qui souligne que les animaux, les personnes et même certaines machines bien conçues choisiront toujours d’emprunter le chemin qui demande le moins d’effort. Il paraît logique par exemple que pour franchir une montagne, nous préférions passer par un col – c’est-à-dire le point le plus bas entre deux sommets – plutôt que de passer par un des sommets. C’est la solution la plus efficace dans ce cas précis, puisque nous arrivons de l’autre côté en dépensant le stricte minimum de l’énergie nécessaire.

Toutefois, contourner les difficultés peut nous jouer des tours. Si nous hésitons à nous fixer des objectifs ambitieux parce qu’il est plus facile de rester dans une zone de moindre effort, nous risquons de mener une vie bien médiocre. Souvenons-nous de ces enfants sauvages élevés par les animaux, qui n’ont jamais eu l’impulsion de leurs parents pour apprendre à parler, apprendre à développer leurs interactions sociale et recevoir une éducation digne de ce nom. Ils utilisent leur potentiel au stricte minimum, à des années lumières de ce qu’ils sont capables de faire. Tout cela parce qu’ils ont passé leur vie au ras du sol.

Dans cet article, je vous propose d’explorer les moyens dont nous disposons pour nous dépasser constamment afin d’atteindre les plus beaux sommets qui se dressent majestueusement autours de nous…

Créer une structure propice au dépassement de soi

Une des notions que j’évoque régulièrement sur ce blog, c’est cette espèce de dualité qui existe entre notre côté humain et notre côté animal. D’une part nous avons la capacité de raisonner, c’est ce qui nous rends humain : nous pouvons réfléchir à des concepts abstraits et prendre des décisions basées sur ce raisonnement afin de garantir notre bien être à long terme. D’autre part, nous avons hérité de l’animal d’un certain nombre d’émotions et de réflexes basiques façonnés par l’évolution qui nous poussent à assouvir nos besoins le plus vite possible.

On peut voir cela comme un cavalier monté sur son cheval. Le cavalier représente notre côté humain, qui essaie de l’emporter sur son cheval têtu et indiscipliné représentant notre côté animal.

S’il a tout ce dont il a besoin – de la nourriture et une partenaire pour se reproduire – le cheval ne va pas faire grand chose. Peut-être qu’il trottera parfois un peu pour s’occuper ou s’amuser, mais vraissemblablement, il mènera une vie tranquille de pacha, fidèle à la loi du moindre effort.

Le cavalier par contre ne l’entends pas de cette manière. Ayant bien d’autres desseins, il doit réfléchir aux moyens d’asservir son cheval afin d’arriver à le motiver pour arriver à bon port. Il utilise pour cela un harnais afin de le diriger par la bride, qui est reliée au mors. Ainsi le cheval est forcé d’obéir, sous peine de douleurs. Si ce n’est pas suffisant, l’équipement peut être complété également par des éperons, une cravache, et des œillères.

Parfois le cavalier utilisera aussi l’envie plutôt que la douleur pour faire avancer son cheval, allant même jusqu’à lui créer des besoins artificiels. C’est ainsi que certains propriétaires de chevaux de course n’hésitent pas à droguer leurs chevaux afin qu’ils soient plus performants dans les compétitions.

La structure que met en place le cavalier pour asservir son cheval lui garanti que l’énergie de son cheval est canalisée vers ses propres buts. C’est cette leçon que nous devons appliquer pour réaliser de grands projets : créer un cadre de travail capable d’asservir notre côté animal à la réalisation de tâches nobles propices au dépassement de soi.

Passer à la vitesse supérieure

Je pense que vous devez vous douter à présent que l’objet de cet article n’est pas d’expliquer comment défier la loi du moindre effort par la seule force de notre volonté. C’est plutôt notre environnement qui doit changer, afin que notre énergie aille forcément dans la bonne direction, même si nous agissons sans réfléchir. On peut voir cela comme une variation du concept de détrompeur. Nous créons un monde pour nous-même dans lequel il n’y a pas d’échappatoire : s’élever est le seul moyen d’avancer.

Prenons l’exemple du système éducatif : remarquez comment depuis notre plus jeune âge, nous évoluons de classe en classe en augmentant petit à petit nos compétences à mesure que le programme des cours se durci. Observez comment la maitresse, nos parents, nos collègues de classe nous louent lorsque les bonnes notes sont au rendez-vous ou nous maltraitent lorsque nous avons de mauvaises notes. L’école, couplée à une vie de famille équilibrée capable d’insuffler en nous une bonne confiance en soi est un cadre de travail implacable : nous sommes forcés de nous élever pour survivre, et c’est ce qui arrive pour la plupart des élèves.

Le comble de ce système, qui peut s’avérer parfois tellement cruel, je l’ai vécu lorsque j’étudiais en classe préparatoire aux grandes écoles. A la vérité, j’ai un style d’écriture désastreux, sans compter que je suis lent à écrire (dieu merci : je peux maintenant écrire vite et lisiblement grâce à l’informatique 😉 ). Le rythme de travail était alors tellement effréné que je n’arrivais pas à suivre les cours : j’étais plus anxieux à l’idée que le professeur efface son tableau avant que je n’ai fini de copier ce qui était écrit, que d’écouter le cours :’( . Et donc je devais rattraper tout ce que je n’avais pas suivi le soir. Un vrai cauchemar : j’étais presque le dernier de la classe alors que je bossais à fond. Sans surprise, j’ai été recalé.

Pourtant, je ne regrette pas cette étape. Pourquoi? Eh bien parce qu’elle m’a amené au bout de mes limites. J’ai échoué mais je n’ai pas oublié la leçon. Cela m’a donné la rage de vaincre. L’année suivante, j’étais en tête de ma promo à la Fac, et j’ai pu intégrer par la suite une école d’ingénieur grâce à mon dossier. En somme, c’est comme si on m’avait enlevé un lourd boulet attaché à mes pieds. Le fait d’avoir peiné pendant un an avec ce lourd boulet a décuplé mes forces.

Pour prendre une autre métaphore, on peut voir cela comme une boite de vitesse. A mesure que nos compétences augmentent, nous passons d’un niveau de difficulté à un autre, comme si nous passions successivement d’une vitesse à l’autre. Si l’on passe deux vitesses plus haut, on risque de devoir rétrograder à la vitesse inférieure. Mais il est probable que ce sera un passage à la vitesse inférieure plus bref que si nous n’avions pas essayé de dépasser nos limites.

Savoir bien doser son effort

Lorsque nous accélérons avec une voiture et que nous passons successivement d’une vitesse à l’autre, chaque vitesse possède un point où le moteur fonctionne idéalement. Le régime de rotation est alors idéalement corrélé à la difficulté de faire tourner les roues. C’est le régime optimal. A ce moment, le rendement est maximal. Pour une utilisation efficace de sa voiture, le conducteur doit veiller à se rapprocher le plus souvent possible de ce régime optimal pour chaque vitesse qu’il passe.

Tout comme pour une voiture, chaque niveau de difficulté auquel nous sommes confrontés doit nécessiter la bonne quantité d’effort de notre part : ni trop, ni pas assez. Lorsqu’il y a un bon équilibre entre la difficulté de l’activité et nos compétences, nous sommes plus à même d’atteindre l’état de flow, cet état de productivité optimale où nous sommes totalement absorbés par notre tâche. C’est l’état le plus propice au bonheur, et le plus bénéfique pour notre développement personnel.

Sachant cela, l’idée est de se mettre dans des situations où nous faisons sans cesse face à des challenges à la fois ambitieux et gérables. Or après des années d’études, notre vie d’adultes nous éloigne souvent de ce subtil équilibre. Après tout, on a bien trimé pendant toute ces années, il est temps de se reposer sur ses diplômes et d’appliquer la loi du moindre effort. Notre boulot devient alors de plus en plus confortable à mesure que la routine s’installe, nous nous installons confortablement dans le canapé devant la télévision le soir, et nous prenons de l’embonpoint par manque de sport. Jusqu’au jour où nous sommes virés et que notre femme morte d’ennui est partie vivre avec un autre. Et là c’est le drame, parce que nous n’avons pas vu venir le danger et que le piège s’est lentement refermé. Il n’est plus possible d’en sortir sans égratignure.

Conclusion

Nous avons tous envie d’atteindre des sommets, que ce soit de devenir célèbre, de vivre des expériences exaltantes, de contempler les plus beaux paysages de notre planète, ou tout simplement de fonder une famille épanouie. Le problème, c’est que nous aimerions aussi que ça arrive par un coup de baguette magique. Et en son absence, nous sommes nombreux à céder à la loi du moindre effort, qui annihile nos chances de nous hisser vers le haut.

C’est même pire que ça en vérité : personne ne peut résister à la loi du moindre effort dans un environnement inadapté. Nous avons besoin pour cela d’être stimulés par un environnement qui nous inspire, nous aide à agir et à changer de manière constructive. L’école par exemple est un environnement propice au développement personnel, bien qu’il doit aussi être complété par une vie familiale équilibrée. Certains autodidactes ne sont pas en reste, lorsqu’ils ont un accès abondant à la connaissance et surtout à la pratique de leur domaine favoris.

Beaucoup d’adultes évoluent plus lentement après leurs années d’étude. Nous sommes notamment soumis à une recrudescence de tentations peu constructives telles que la dépendance aux jeux en ligne et au chat sur les réseaux sociaux. Mais ce n’est pas une fatalité si nous parvenons à ériger des barrières adéquates. D’autre part, nous sommes de plus en plus nombreux à changer régulièrement de travail, à nous épanouir grâce à une vie sociale riche et à parcourir le monde. Il est donc probable que notre monde moderne nous offre actuellement plus d’armes que jamais pour défier la loi du moindre effort!

J’espère que cet article vous a donné à réfléchir. Je vous invite maintenant à saisir vos réactions dans les commentaires… Allez quoi, ne cédez pas à la loi du moindre effort! :)

Crédit photo : dino_olivieri

Auteur : Alexandre Philippe

Alexandre Philippe est le fondateur du blog C'éclair. Constamment en quête de nouvelles méthodes d'organisation, de motivation et d'apprentissage, il délivre ses éclairs d'efficacité chaque semaine sur ce blog.

22 commentaires sur l'article “Défier la loi du moindre effort

  1. hypogriffe

    bonjour,

    J’ai été longtemps d’accord avec le propos que vous tenez par contre aujourd’hui, je pense qu’il y a des éléments supplémentaires à prendre en compte.

    De part l’éducation que j’ai reçu (avec un cursus scolaire très voisin du vôtre), tirer le meilleur parti de mes possibilités quitte à amener le moteur dans le rouge quelque fois était un principe directeur fort dans mon existence.

    Ceci dit pour reprendre l’exemple de la voiture, il n’y a pas que la vitesse qui compte mais aussi la distance parcourue et l’endroit auquel on arrive. A rouler sur « l’autouroute », on passe peut être à coté de superbes endroits sur la nationale que finalement peu explorent et qui nous conviendraient peut être mieux que la destination finale visée.

    Ca rejoint un peu les thèmes de developpement personnel qui font éloge de la lenteur et de la simplicité.

    Finalement, attention à ne pas chercher à tout prix à aller très vite, très loin quand le bonheur est à la porte d’à côté et cela même si on a une grosse voiture !

    Qu’en pensez vous ?

  2. ProLire

    Merci de rappeler l’importance de ne pas se contenter de sa situation, de chercher à étendre sa zone de confort.
    Cependant, si je peux me permettre une critique, il me semble que l’article reste trop théorique. Mais bon, c’est aussi à chacun de trouver sa voie pour « passer à la vitesse supérieure ».

  3. Alexandre Auteur de l'article

    Merci pour vos remarques très judicieuses!

    @hypogriffe : en effet, tu me diras si je te comprends bien, mais je pense que tu fais allusion au compormis entre spécialisation et culture générale. Nous ne pouvons pas développer l’ensemble de notre potentiel si nous nous focalisons sur un seul de ses aspects. Parfois, lorsque nous sommes trop obsédés par un objectif, nous avons tendance à délaisser tout le reste, ce qui est très dommageable pour notre équilibre. En plus, explorer plusieurs voix peut nous aider à trouver des domaines qui nous correspondent mieux, et donc où nous pouvons mieux nous épanouir.

    @Prolire : bien que j’ai utilisé pas mal d’exemples concrets, il est vrai que beaucoup de passages restent assez théorique. Je pense que je publirai bientôt un article un peu plus précis sur la manière de créer une bonne structure de travail.

  4. hypogriffe

    @Alexandre : ce n’était pas dans ce sens là que j’avais écrit ce commentaire (même si je suis aussi d’accord avec le développement que tu en as fait). Mais c’est plutôt : Utiliser le maximum de son potentiel ne doit pas être une fin en soi. Exemple : l’enfant qui a des dons exceptionnels en piano doit il forcément devenir pianiste de renommée internationale si son envie profonde est d’être mécano dans le garage à côté de chez lui (sans vouloir être péjoratif pour les mécanos) ?

    Dans ton article, la démarche est plus valorisée que l’objectif lui-même je trouve.

  5. Alexandre Auteur de l'article

    @hypogriffe : merci de m’avoir rectifié. Ce sujet est intéressant. J’ai toujours été plutôt d’accord avec cette citation attribuée (justement ou pas) à Oscar Wilde:
    « Le but de la vie est le développement personnel. Parvenir à une parfaite réalisation de sa nature.
    C’est pour cela que nous sommes tous ici. »

    Pour reprendre ton exemple, je me demande si ce n’est pas de l’entêtement s’il s’acharne à devenir un mécano alors qu’il est bien meilleur au piano. Ne risque-t-il pas d’être frustré s’il n’a pas de talent en mécanique, alors qu’en piano il serait virtuose?

    Je pense que nous recherchons tous à satisfaire notre pyramide des besoins de Maslow. Vers le haut de pyramide, il y a l’estime des autres. Et je pense que cette estime augmente lorsqu’on devient quelqu’un qui apporte beaucoup de valeur à la société. A mon avis, nous sommes plus heureux si nous l’atteignons.

    Alors si cette personne a également beaucoup de talent en mécanique. Soit. Mais s’il s’acharne alors que fondamentalement il n’est pas fait pour ça pour diverses raisons. A quoi bon?

  6. lionel

    @hypogriffe et Alexandre, je rejoint votre discussion car je me sens justement tiraillé entre vos deux points de vue. D’un coté Alexandre, il me semble que tu appartiens dans tes propos à l’école de type strengh finder qui couplée à du principe 80/20 donne « soyons productifs, délaissons ce qui ne l’est pas et concentrons nous sur nos forces ». C’est une approche mathématiquement incontournable avec un excellent rendement. Par contre il me semble qu’elle ne laisse pas la place à l’innovation et aux trouvailles.
    De l’autre coté hypogriffe prône le coté plus « recherche », du type cherchons sous les pierres pour voir ce qui s’y passe vraiment, cherchons en nous, essayons, tentons, vivons. C’est l’approche qui a induit toutes les trouvailles. Accepter de pas être « productif » au début, est ce qu’on fait les inventeurs des premières voiture qui étaient bien moins rapides que les chevaux… N’est ce pas pour avoir flâné dans un cours de typographie que Steve jobs a introduit la typographie dans la micro informatique ?
    Oui mais le dilemme, j’en conviens, est que la plus part du temps ça ne donne rien.
    Quelle attitude adopter ? je me dit que la bonne idée est de faire les deux. De viser un objectif définit, tout en se donnant un % de temps pour flâner.
    Qu’en pensez vous ?

  7. Alexandre Auteur de l'article

    @lionel : eh oui, c’est le problème avec la vitesse : on n’a pas le temps de voir le paysage! Moi je verrais aussi ça en phases : parfois on est concentré sur un projet et on s’enferme chez soi, dans sa bulle. Et puis quand c’est terminé on souffle, on prends des vacances, et on savoure les bénéfices du travail accompli.

  8. Jean-Philippe

    Merci beaucoup pour cette balade très intéressante dans le monde de l’efficacité et de l’émotion, un sujet épineux – on le voit dans les commentaires !

    Par contre ton expérience en prépa me parle dans ma chair – et je pèse mes mots – car j’ai vécu un épisode similaire. Par contre, il m’a fallu des années pour comprendre que ces 2 ans de prépa m’avaient fait avancer dans la vie. En dehors du fait que j’y ai lié des amitiés pour la vie. 😉

  9. Grégory

    Article intéressant et discussions dans les commentaires tout autant …

    Y a t’il un juste milieu, y a t’il une bonne formule ?

    Je ne crois pas. Il faut savoir que les 2 approches existent, ne pas culpabiliser si on n’exploite qu’une des 2 méthodes et pas l’autre, ou du moins pas suffisamment. Je vais tomber dans un cliché mais il s’agit à chacun de trouver la formule qui lui convient. Dans « développement personnel », il y a personnel, donc propre à une personne.

    J’essaie d’être productif et efficace tout en cultivant mon coté scanneur (n’est ce pas Jean-Philippe ?) pour espérer faire comme Steve Jobs (!). Ça me réussit plutôt, et en plus, je me fais plaisir.

    D’un autre cote, il faut savoir exploiter la loi du moindre effort. Un peu comme l’eau qui coule là où la pente est la plus forte. Pour la dévier, il suffit de creuser un peu plus profond … ou d’élever les endroits à protéger

    Pour son développement personnel, ça peut être un outil. Par exemple, les fruits sur la table et les gâteaux tout au fond du placard du haut !

  10. Alexandre

    @Jean-Philippe : ah oui la prépa, on en bave, mais après coup ça fait partie des souvenirs les plus marquants lol

    @Grégory : merci de nous rappeler que le développement c’est personnel à chacun de nous. C’est vrai qu’on a trop souvent tendance à l’oublier :)

  11. lionel

    @Grégory : Il transparaît de ton post que tu utilises toi même naturellement cette stratégie avec succes, c’est excellent !
    Pour ma part et certainement pour beaucoup, c’est un processus mental assez rigide et difficile à appréhender au premier abord, notamment du fait ,comme tu le soulignes, de la culpabilité qui en résulte.
    Justement, comment fais tu pour ne pas culpabiliser ?

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  14. Jean-Pierre

    C’est un texte très intéressant, mais il gagnerait à l’étoffer de quelques pistes sur comment créer vraimint ce fameux environnement favorable.

    Pour la prépa’ j’en ai fait 3 ans. Je galérais le plus souvent, mais je me suis accroché et avec un peu de chance, j’ai réussi à avoir un concours. Je me trouvais bien en prépa, même si ges gars et des filles plus doués et plus bosseurs que moi (et l’inverse aussi). J’ai vécu mon école d’ingénieur comme du gâchis… Tant d’effort pour céder à la revendication du moindre effort… avec la schyzophrénie de la junior entreprise en contrepoids. Je n’e’ ai jamais fait partie, parce que je me sentais en total manque d,empathie avec ceux qui venaient de la créer. Je n’ai plus de connaissances de ce milieu. La prépa nous a écarteler et je n’ai jamais voulu faire partie de la compagnie des ex de l’école : trop atypique et plus dans le domaine professionel de l’école, aucun intérêt ni pour moi ni pour les futurs étudiants. Peut-être un péché d’orgueil là-dessous au demeurant. Ah oui aussi : pas eu de bizutage en prépas et très faible en école (1j plutôt potache)).

    Alors je me suis tourné vers ce qui me passinnait et j’ai fait un DESS d’informateque et depuis je suis informaticien de gestion. Mais depuis environ un an, le métier ne me plaît plus. J’hésite à entamer une reconversion radicale. Alors je me suis fixé comme objectif de trouver un autre type de poste en informatique. Un qui me donne du fil à retordre pour m’intéresser mais dans lequel je puisse croire et faire croire à priori en mo futur succès. Et je rejoins là la thématique du mois, en vous remerciant pour votre contribution.

    Je vais maintenant vous quitter pour butiner votre blog. Bonne continuation à vous !

  15. Jean-Pierre

    on ne peut pas corriger ses commentaires ? j’ai un peu honte de mes fautes…

  16. Alexandre Auteur de l'article

    @Jean-Pierre : ne t’en fais pas pour les fautes, ce sont des commentaires, pas un article préparé :) On comprends tes idées, c’est l’essentiel.

    Comme toi je n’ai pas vraiment gardé trace des anciens de mon école. Je me demande parfois ce qu’ils sont devenus.

    Je suis aussi dans l’informatique de gestion, dans le secteur de la comptabilité. Et c’est vrai que je trouve ça nettement moins passionnant que parler de dév perso par exemple :). Par contre, j’ai des collaborateur très motivants, un directeur que je respecte beaucoup, et l’entreprise se développe à bonne vitesse. De plus nous sommes dans un secteur un peu protégé : l’industrie du transport aérien, ce qui me permet de ne pas être trop assommé par la pression, ça laisse place à un peu de créativité et au plaisir de faire du travail bien fait. Il y a deux ans je travaillais dans une SSII et c’était nettement moins intéressant.

    Donc si tu n’es pas entouré de collègues vraiment pointus et qui te stimulent et te motivent, je te recommande en effet de chercher ailleurs :)

    Remarques que nos collaborateurs font bien partie de cet environnement de travail inspirant et propice au dépassement de soi dont je parle dans cet article.

    Je te remercie pour ton témoignage Jean-Pierre!
    @+

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  18. Grégory

    @Lionel: Une réponse (très !) tardive …

    Comment je fais pour ne pas culpabiliser ?… Ben je ne sais pas vraiment. Je n’ai donc pas de techniques particulières …

    J’essaie de cultiver ces 2 points de vue …

    Tout d’abord, culpabiliser, c’est regarder le passé, et le ressasser encore et encore. S’intéresser au passé est une bonne chose, à condition de ne pas s’y appesantir et de mieux rebondir. Mais le ressasser et n’y voir que le mauvais coté … Ça se saurait si c’était une bonne chose …

    Ensuite, j’essaie de me consacre un peu au futur (concevoir mes objectifs et les visualiser, planifier) et beaucoup au présent (l’action …). J’essaie de laisser peu de place au passé, sauf dans des plages de temps « dédiés » (réflexion, et « pseudo-méditation » …).

    A partir du moment où on agit du mieux possible et qu’on est responsable, on n’a pas grand chose à se reprocher. Donc pas beaucoup de prise pour la culpabilité.

    Maintenant dire que je ne culpabilise jamais … Il ne faut jamais dire jamais.

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  20. Jean-Pierre

    finalement j’ai changé de poste pour revenir au développement. ça me convient mieux.

    sans culpabiliser :-)

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