Comment se débarrasser d’une mauvaise habitude ?

Par | 15 mai 2012

Vaincre une mauvaise habitude

Nous avons beau être l’espèce animale la plus évoluée, nous faisons souvent des choix désastreux en terme de développement personnel. Si encore c’était ponctuel, nous serions bien lotis. Mais quand ceux-ci se transforment en mauvaises habitudes, nous voilà prisonniers d’un cercle vicieux difficile à surmonter.

Les mauvaises habitudes sont des mauvaises graines qui viennent se loger au plus profond de notre cerveau. Elles créent souvent une dépendance qui provoque un désir ardent de refaire les mêmes gestes, et donc les mêmes erreurs. Cependant en prenant quelques mesures bien choisies, vous pouvez rompre l’enchantement. Et c’est ce que nous allons voir dans cet article.

Alors si vous êtes aux prises d’une habitude tenace telle que le tabagisme, la boulimie, une mauvaise posture ou toute autre mauvaise manie : restez avec nous, voici 5 stratégies qui vous aideront à vous en affranchir…

1) Etudiez votre mauvaise habitude

Vous pensiez tout connaître de votre mauvaise habitude ? Je parie que ce n’est pas le cas. A première vue, on pourrait penser qu’une habitude est quelque chose de très simple. Mais quand on y regarde de plus près, on peut y voir un schéma plus complexe que prévu.

Dans le livre The power of habit, Charles Duhigg nous explique qu’une habitude contient en fait 3 phases :

  1. Le déclencheur : quelles sont les circonstances qui provoquent votre mauvaise habitude ? Par exemple si vous êtes fumeur et que vous voyez une personne qui fume, vous aurez instantanément envie de fumer.
  2. La routine : quel est le geste ou la séquence d’actions impliquées dans cette mauvaise habitude ? Par exemple un fumeur ouvre d’abord son paquet de cigarettes, puis allume sa cigarette, en tire quelques bouffées de fumée de manière plus ou moins élégante avant d’écraser et de jeter son mégot.
  3. La récompense : quel plaisir allez-vous tirer de cette expérience ? C’est toute la raison d’être de l’habitude. Par exemple pour le fumeur, la récompense sera sa dose de nicotine, le bien être que cela procure, et peut-être le plaisir d’avoir trouvé quelque chose à faire en attendant le bus pour se donner une contenance.

Notez bien toutes les subtilités que recèle une habitude. Là encore j’ai fait un portrait grossier du tabagisme. Mais on aurait pu trouver encore plein d’autres causes et récompenses liées au tabac.

Pour mieux les cerner, le mieux est de tenir un journal personnel où vous allez noter chaque jour comment vous cédez à votre mauvaise habitude. Faites-le au moins pendant une ou deux semaines et vous verrez que vous saurez déjà beaucoup mieux comment elle fonctionne. Renseignez-vous aussi en lisant des livres spécialisés.

Vous pourrez aussi faire un bilan : quels sont les avantages et les inconvénients de votre mauvaise habitude ? Ayez-les à l’esprit à chaque fois que vous vous prenez la main dans le sac.

2) Optimisez votre environnement

Comme nous venons de le voir, notre environnement a un rôle crucial dans la formation de nos habitudes. Choisissez le mauvais environnement, et vous serez dépendant à vie d’une mauvaise habitude. Choisissez le bon environnement et vous pourrez la rompre avec peu ou pas d’effort.

Il suffit pour cela de savoir bien utiliser les déclencheurs et les "adoucisseurs" de vos mauvaises habitudes.

Citons quelques exemples pratiques :

  • Vous voulez vous tenir droit ? Truffez votre appart de miroirs pour vous redresser dès que vous voyez votre image courbée dans le reflet.
  • Vous voulez mincir ? Truffez votre frigo de fruits et légumes. Bannissez toute nourriture trop grasse et sucrée, ou cachez-les au fond de vos étagères.
  • Vous voulez arrêter de vous ronger les ongles ? Mettez-vous un verni à ongle ayant un goût immonde.

Faites-en sorte de vous rappeler souvent de votre bonne résolution : placez des posters ou aides-mémoire à des endroits stratégiques.

Vous pouvez aussi utiliser un détrompeur. Ainsi chers amis fumeurs, veuillez noter qu’il existe des paquets électroniques dont on peut paramétrer le nombre d’ouvertures par jour. Vous pourrez donc peu à peu réduire le nombre de cigarettes que vous vous autorisez à fumer par jour.

Bien sûr, l’environnement idéal n’existe pas. Il y aura toujours quelqu’un qui vous rappellera sans cesse de ne pas fumer, sans se douter que vous êtes un peu rebelle sur les bords 😉

Ou bien vous avez peut-être un conjoint ou un ami fumeur qui vous nargue à chaque fois que vous avez décidé d’arrêter. Mais là je vous arrête : je n’ai pas dit de les faire passer par la fenêtre 😀

Si vous êtes vraiment sur les nerfs et que votre environnement ne vous permet pas de prendre les bonnes habitudes, peut-être que changer complètement vos repères fera l’affaire. Ainsi n’hésitez pas à partir en randonnée pendant une semaine, ou même pour un voyage au long cours autour du monde pour tordre le cou à votre mauvaise habitude.

3) Trouvez un substitut

Voici sans doute la stratégie qui implique le moins d’efforts de votre part puisque vous gardez vos déclencheurs et votre récompense. Vous allez simplement modifier les gestes de votre habitude afin qu’elle ne soit plus nocive.

Cette stratégie est bien sûr chaudement recommandée pour toutes les mauvaises habitudes impliquant une dépendance physique importante, en particulier durant la période de sevrage.

Pour l’illustrer, nous allons une fois de plus parler de tabagisme, un domaine pour lequel les sociétés commerciales débordent d’inventivité.

A la base, le substitut de la cigarette du pauvre, c’était traditionnellement le chewing-gum ou la réglisse. Les fumeurs s’en servent pour passer leurs nerfs lorsqu’ils sont stressés ou angoissés. Pourtant même s’il peut y avoir un soulagement, le manque de nicotine se fait cruellement sentir.

Les sociétés ont donc proposé le patch, la gomme à macher ou les pilules à la nicotine. C’est déjà plus sympa. Le sentiment de manque disparaît. Pourtant, on a rudement envie de piocher dans un bon paquet de Marlboro, et de dégager de belles volutes entre amis !

Du coup récemment, ce sont les cigarettes électroniques qui sont apparues pour simuler l’acte de fumer. Le top du top il paraît : elles ressemblent à s’y méprendre à une vrai, et grâce à leur résistance, elles produisent des petits nuages de fumée. Vous pouvez même y aspirer votre dose de nicotine quotidienne. C’est comme si vous y étiez ! Bon après, vous me direz : ça fait un peu geek sur le bord… on est loin d’un James Dean la clope au bec.

Il est clair que le substitut idéal n’existe pas. Mais les résultats sont au rendez-vous : les substituts nicotinique augmentent par 2 les chances d’arrêter de fumer au bout de 6 mois à 1 an.

4) Rejoignez un groupe d’entraide

A défaut d’un substitut adapté, rejoindre un groupe de personnes motivées qui essayent comme vous d’arrêter peut faire toute la différence.

Ca peut d’ailleurs être en soi un vrai substitut. Les alcooliques sont un très bon exemple car l’habitude de boire est liée à l’envie de contact social. Les alcooliques remplacent en quelque sorte leurs anciens compagnons de bar par les membres du groupe. Ceci explique pourquoi l’organisation "Alcooliques Anonymes" remporte un franc succès, avec plus de 100 000 groupes dans 162 pays.

Les groupes d’entraide sont efficaces pour de multiples raisons :

  • Les participants comprennent mieux que quiconque ce que c’est que de vivre cette mauvaise habitude, et peuvent donc écouter avec plus d’empathie.
  • Il n’y a pas de rapport de force entre les membres : tous sont sur le même pied d’égalité. Il y a donc moins de chance qu’on tire partie de leur faiblesse.
  • Chacun se serre les coude et les nouveaux membres se voient attribuer un "parrain" qu’ils peuvent appeler en cas de coup dur.

A défaut d’un groupe qui se réunit près de chez vous, vous pouvez toujours tirer partie des communautés en ligne. On en trouve aujourd’hui pour de nombreux types de mauvaise habitude. D’ailleurs un de mes préférés s’appelle les Procrastinateurs Anonymes (en anglais).

Enfin si vous ne trouvez pas votre bonheur dans un groupe d’entraide, rien ne vous empêche de vous liguer avec un ami dans la même situation que vous pour vaincre ensemble votre mauvaise habitude.

5) Ayez la foi

Sans être un mouvement religieux, une des spécificités des Alcooliques Anonymes, c’est la référence à Dieu, ou tout au moins une « puissance supérieure telle que chacun la conçoit ». Ainsi les membres prononcent la prière de la sérénité :

« Mon Dieu, donnez moi la sérénité d’accepter
les choses que je ne peux changer,
le courage de changer les choses que je peux,
et la sagesse d’en connaître la différence. »

Cet aspect spirituel est apparemment un des ingrédients de la réussite de l’organisation.

Que l’on soit athée ou pas, la leçon qu’il faut retenir c’est qu’il est important d’être authentiquement persuadé qu’on est capable de surmonter sa mauvaise habitude. Et tous les moyens sont bons.

Une des manières que je trouve les plus inspirantes est de lire un livre retraçant la métamorphose d’une personne ayant surmonté sa mauvaise habitude. C’est un format assez courant dans les livres de développement personnel, vous devriez donc pouvoir en trouver assez facilement.

Et si vous vous sentez vraiment patraque, vous pouvez aussi utiliser une vidéo inspirante, telle que celle du film L’enfer du dimanche, où l’acteur Al Pacino incarne un coach sportif qui galvanise les forces de son équipe grâce à un discours d’avant-match.

Bien entendu, si un coach en chair est en os, ou un groupe est capable de vous motiver de la sorte, c’est encore mieux !

Etes-vous ou avez-vous déjà été aux prises d’une mauvaise habitude tenace ? Je vous propose de partager votre expérience dans les commentaires de cet article.

Cet article participe à l’évènement inter-blogueurs « Echanges de compétences » organisé par le blog Copywriting Pratique. Si vous avez lu cet article, à combien l’évalueriez-vous sur 5 ? Cliquez sur la note de votre choix : 012345

Crédit photo : Piotr Marcinski – Fotolia.com

Auteur : Alexandre Philippe

Alexandre Philippe est le fondateur du blog C'éclair. Constamment en quête de nouvelles méthodes d'organisation, de motivation et d'apprentissage, il délivre ses éclairs d'efficacité chaque semaine sur ce blog.

19 commentaires sur l'article “Comment se débarrasser d’une mauvaise habitude ?

  1. severin

    cet article est intéressant, et je pense qu’il aidera assez de personne à se défaire de leurs mauvaises habitudes: 1- Comprendre la mauvaise habitude ( avantage et inconvénient) ici on comprend que l’habitude est mauvaise parce que les inconvénients dépassent largement les avantages de l’acte posé. 2- Optimisez l’environnement( fixer le but et se donner les moyens) 3- Trouver un substitut( matériel ou moral: une pensée forte qui nous retient).4- Rejoindre un groupe d’entraide ou des personnes vivant la même situation. 5- Avoir la foi.
    Merci une fois de plus.

  2. Alexandre

    @Severin : Merci. C’est un bon résumé de l’article :)

    @Thomas : eh oui, il en faut, donc penser à bien nourrir son cerveau. Car la maîtrise de soi, ça fatigue !

  3. Dorian

    Hello Alexandre,

    Je pense que le point numéro 1 est la volonté ! Sans une volonté de fer, changer une mauvaise habitude est très difficile à moins de se faire aider par autrui.
    Merci pour cet article.

    Dorian

  4. Grégory

    Très bon condensé de techniques.

    La toute première me semble la plus importante. Car elle implique que 1/ on a conscience de cette mauvaise habitude (pour le fait de fumer, c’est évident, mais pour d’autres, ça l’est moins) et 2/ on connait le fonctionnement des habitudes en général et de celle-ci (la mauvaise) en particulier …

    Comme point de départ, c’est essentiel.

    Je rajouterais comme technique la volonté. Elle n’est pas toujours suffisante. Et elle rejoint peut être ce que tu appelles la foi.

  5. Alexandre Auteur de l'article

    Hello vous deux !

    Alors, il faut voir ce que vous appelez « volonté ». Je suis parti du principe que quelqu’un qui lit ce genre d’article a déjà la volonté d’arrêter.

    Maintenant si vous parlez de la maîtrise de soi nécessaire pour y arriver, oui effectivemnt il existe des techniques pour l’améliorer. Notamment par la méditation.

    Cela dit vu que c’est une ressource qui s’épuise à certains moments de fatigue ou de stress, je pense qu’on ne peut pas s’y fier en toute situation.

  6. Madeleine

    Hello Argencel,

    J’ai voté … très bon article qui met en évidence toutes les possibilités qui s’offrent à nous lorsque nous voulons changer une habitude.

    Je fume et je ne suis pas prête à arrêter … donc, je ne vois pas cela comme une mauvaise habitude pour le moment mais comme quelque chose qui ne me nuit pas.

    Pourtant, dernièrement, j’ai eu une opération chirurgicale qui m’a maintenue 2 jours sans cigarettes et le médecin me disait : ce serait une bonne occasion pour arrêter.

    Ben non, pour le moment, j’ai d’autres mauvaises habitudes sur lesquelles je travaille pour m’en débarasser. Une choe à la fois.

    Bonne journée à toi.

  7. Alain Ternaute

    Merci pour ces conseils, qui me semblent bien utiles.

    Beaucoup ont l’air de dire qu’il faut surtout « de la volonté » pour arrêter. Évidemment mais je trouve ça bête de ne dire que ça ! D’où elle vient cette volonté ? C’est propre à son caractère ? Sinon qu’est-ce qui l’apporte cette volonté ?
    C’est le contexte qu’il l’apporte ? J’imagine qu’un type qu’est mal dans sa peau aura un mal fou à arrêter une addiction. Ou c’est quand on sent qu’on est prêt ? Quand on sent que c’est réalisable…
    Mais pour moi, ça s’appelle pas de la volonté tout ça. Ça s’appelle « de la confiance en soi » et « un environnement favorable ». Il y a aussi le dégoût de l’image que l’on donne de soi par cette mauvaise habitude, qui peut jouer parfois. Mais c’est loin d’être une généralité.

    Pour finir, je plussoie le message d’Alexandre, lorsqu’il dit qu’il faut nourrir son cerveau (son système nerveux). Surveiller son alimentation (manger des produits sains). Côté compléments, j’utilise des pilules d’huile de poisson (de chez Neurotone) et un complexe vitaminé pour les nerfs (appellé « Stress-Nut »). Ce dernier étant le plus efficace de ce que j’ai pu trouver.

  8. Thomas (Pavlinattitude.com)

    @Alain Ternaute

    Je vous cite: « J’imagine qu’un type qu’est mal dans sa peau aura un mal fou à arrêter une addiction. » J’en déduis que vous imaginez qu’une personne addict, qui est mal dans ca peaux peut renoncer à essayer de ce sortir d’une mauvaise habitude. Autant ce passé la corde au cou tous de suite alors.

    Pour moi c’est justement souvent à cause de mauvaise habitude que l’on est mal dans ça peaux. J’en ai arrêté des mauvaises habitudes avec lesquelles j’étais mal dans ma peaux, j’ai essayé des méthodes, certains conseils, ça n’a pas fonctionné, un jour j’ai eu un déclic et j’ai eu la capacité à arrêter (communément appeler la volonté), j’ai réussi sans toute ces méthodes et conseils ridicule, qui ne serve a rein sauf peut-être vous prouver que c’est possible et à trouver cette volonté, qui déplait tant a vous et Alexandre cars apparemment cela veut dire beaucoup plus de chose que vous ne pouvez écrire.

    Et plutôt que de renchérir le commentaire de Alexandre qui est plus que limite, je vous conseille d’arrêter les pilules et d’acheter un Larousse, il répondra surement a toutes les questions de votre commentaire, ainsi qu’à vous suppositions sur ce qu’est la volonté.

  9. Alexandre Auteur de l'article

    @Madeleine : merci pour ton vote ! Eh oui, je ne suis pas là pour convaincre quiconque d’arrêter une mauvaise habitude dont il ne souhaite pas se débarrasser :)

    @Alain & Thomas : du calme, nous ne sommes pas dans un ring de boxe. Si vous n’êtes pas d’accord avec les autres commentaires, expliquez-le calmement sans agresser votre interlocuteur.

    @Thomas : je ne vois pas quel commentaire de ma part tu trouves limite ?
    Par contre dans le tiens je vois plein de fautes d’orthographes et tu traites mes conseils de « ridicules ». J’imagine que tu as dû répondre à chaud. Mais essaye de prendre du recul la prochaine fois. Car je sais que ce n’est pas l’exemple que tu souhaites donner.

    J’espère que tu pourras nous expliquer un peu plus calmement ta notion de volonté, qui je l’avoue n’est pas encore claire pour moi.

    Pour l’instant j’en comprends que lorsque tu essayais ces méthodes, tu n’étais pas authentiquement persuadé que tu voulais arrêter, ou alors tu voulais arrêter sans vraiment vouloir faire d’effort. Est-ce bien cela ?

    @+

  10. Thomas (Pavlinattitude.com)

    @ Alexandre
    Le commentaire dont je parle et celui-ci:

    @Thomas : eh oui, il en faut, donc penser à bien nourrir son cerveau. Car la maîtrise de soi, ça fatigue !

    Je l’ai vu la dernière fois mais je ne savais pas trop comment le prendre alors je n’ai pas répondu, mais comme Alain en a remis une couche, j’ai aussi étalé ma confiture. Mais ne voyer dans cela aucune méchanceté ou attaque, plutôt de l’autodéfense inutile mais fait consciemment.

    Quand j’écris ces méthodes où conseils ridicules je parle de ceux ou celles que j’ai essayé, je n’ai jamais essayé les conseils que tu proposes, donc je ne permettrai pas d’en juger, et je sais que ce qui est bon pour les autres ne l’ai pas forcement pour moi et inversement, je ne voudrai pas décourager des personne alors que ça peut très bien marcher pour eux.

    Désolé pour les fautes d’orthographe, il est clair que l’écriture n’est pas trop mon domaine et je vous raconte pas ce que je pense des règles de français, ce n’est pas le sujet.

    Ma notion de la volonté en bref, pour moi c’est un tous, et en particulier en avoir envie, et arriver à ce contrôler pour ne pas retourner en arrière.

    Comme le dit Alain la question est peut être comment trouver la volonté, personnellement je crois que c’est inconscient, un déclic. Comme un fumeur, il sait qu’il risque un cancer, que ça lui coute de l’argent, pourquoi fumer pendant 10 ans et soudainement arrêter ? Il n’y a pas de réponse sauf celle qu’il connait depuis 10 ans (je ne parle pas d’une personne à qui son cancer viens de ce déclarer), je crois qu’il n’y a aucun rapport avec son environnement qui soit favorable ou pas, pour garder l’exemple du tabac ce n’est pas parce que toute la famille fume que l’on ne peut pas trouver la volonté d’arrêter, ça sera certainement plus dur je suis d’accord.

    Pour les méthodes, on peut dire que je n’étais pas persuadé de vouloir changer cars j’étais bien dans ma tête, je voulais plus le faire a cause du regard des gens, grosse erreur, une fois que je me suis débarrasser des médisants, je l’ai fait naturellement, mais ça doit être en parti a cause de mon caractère de vouloir faire comme je veut sans me sentir obliger.(je parle de régime, je suis passer de 125 a 85kg en 1 ans)

    Je suis pas sur de m’être bien fait comprendre mais c’est un peut difficile a placer dans un commentaire.

  11. Alexandre Auteur de l'article

    Merci pour ta réponse Thomas !

    Effectivement il n’y avait rien de sarcastique dans mon commentaire. Je fais simplement référence à une étude du Dr. Baumeister (j’en parle dans cet article).

    Apparemment ce que tu décris s’apparente peut-être à un cas de procrastination ?

    Dans ma famille, mon père est un fumeur. Et je pense que son petit côté « Rebelle » a toujours été un frein pour l’arrêt du tabac. C’est à dire que lui dire d’arrêter de fumer l’encourage encore plus à fumer. Alors que si c’est son choix personnel, là il sait prendre les mesures adéquates et trouver le courage pour arrêter.

  12. Thomas (Pavlinattitude.com)

    Ok, pas de problème. Je lirai cette article plus tard il peut m’intéresser.

    On peut dire que c’est de la procrastination, j’ai d’ailleurs en ce moment le même « problème » que ton père avec la cigarette, ça doit être aussi le coté « rebelle » don tu parle.

    J’ai un petit commentaire sur la cigarette électronique, personnellement le concept me dépasse. Apparemment, selon certaine étude elle serai aussi nocive que le tabac, OK, c’est pas bien grave si a la fin on arrête.

    Mais la question que je me pose, c’est comment arrêter de fumer, si on garde notre dose de nicotine et la gestuelle?

    Je ne voit pas comment cela peut fonctionner, ce que je voit la dedans c’est un nouveau concept de cigarette(tabac), il font comme dans les années 30, c’est recommander par les médecins, dentistes, sportif… Et peut être que dans quelque années on nous dira « c’est pas bon pour votre santé »

    Juste pour vous dire que ça existe encore avec le tabac dans le pays ou je suis actuellement(Cambodge), il est pas rare de voir des cigarettes en pharmacie.

  13. nadege kwedi

    Merci Alexandre pour ce condensé très instructif!!! ça aidera plus d’un c’est sur!!
    une habitude à la peau dure, une mauvaise de surcroit , c’est un véritable pot de colle!! en plus de la volonté je dirais qu’il faut toujours un évènement extérieur catalyseur qui pousse a, pas seulement prendre la résolution de changer mais de changer radicalement!!!
    quand j ‘étais plus jeune , je volais tout le temps de l’argent à mes parents, mes proches, mes amies, je ne pouvais pas m empêcher de voler . j’étais devenu plus que mythomane en plus.
    Cela a durer des années !! je voulais changer mais je n’y arrivais pas! le déclic a été la discussion que j’ai eu avec mon père et surtout le regard de déception, colère, de désarroi, de honte qu’il avait affiché quand il a su que c’était moi qui volait( bien entendu j’avais nié de toutes mes forces);
    je n’ai plus jamais volé quoique ce soit a qui que ce soit depuis ce jour la!!!

  14. Zakari

    Bonjour,

    Je constate que lorsqu’on supprime une mauvaise habitude, une nouvelle apparaît.

  15. Christian de toujours positif

    Bonjour Argencel,

    Excellent article pour briser une mauvaise habitude. Il y a aussi un moyen plus radical, mais peu être plus violent, qui est enseigné par Anthony Robbins. Il s’agit de ressentir quelles douleurs on aura dans 1 an, dans 5 ans ou dans 10 ans si on ne change pas cette mauvaise habitude. Si on fait l’exercice consciencieusement en visualisant son avenir, croyez moi, ça déménage !! Et cela fonctionne pour toutes les mauvaises habitudes. dépenses compulsives, cigarettes,drogues,procrastination…
    Pour Thomas, si cela peut t’aider je suis un ex fumeur. j’ai fumé de 15 ans à 50 ans. je me suis arrêté depuis 6 ans et ceci grâce à un livre de Allen Car. » la méthode simple pour en finir avec la cigarette ». Pour moi cette méthode a bien fonctionné, même si je me suis arrêté trop tard. Si tu as pris la décision d’arrêter, cette méthode peut vraiment t’aider.
    Amicalement
    Christian

  16. Jean-Pierre Schnyder

    @Zakari

    C’est une remarque pertinente. La bonne stratégie consiste à remplacer la mauvaise habitude par une bonne pratique. Depuis peu, je me suis habitué à boire le jus d’un demi citron le matin avant de sortir. Au début, je faisais la grimace. Maintenant, je me sens privé s’il n’y a plus de citrons dans le réfrigérateur …

    Amitié,
    JP

  17. adoucisseur

    Mais pour moi, ça s’appelle pas de la volonté tout ça. Ça s’appelle « de la confiance en soi » et « un environnement favorable ». Il y a aussi le dégoût de l’image que l’on donne de soi par cette mauvaise habitude, qui peut jouer parfois. Mais c’est loin d’être une généralité.

  18. Anthony

    Bonjour à tous,
    j’entend beaucoup parler de volonté et je voudrais ajouter quelque chose! Je suis un ancien rongeur d’ongle professionnelle, et actuellement je me suis lançé dans un défi fou: étudier les mauvaises habitudes!

    Je suis d’accord que pour arrêter il faut de la volonté, mais je pense aussi que la volonté ça se travaille! Derriére la volonté, il a toujours une envie d’éviter ou d’obtenir quelque chose. Je m’explique!

    Exemple: Pour un fumeur, si il se dit qu’il faut qu’il arrête pour sa santé, il ne tiendra surement pas longtemps! En revanche si il se dit « Mince, et si il m’arrivait quelque chose et que je ne puisse plus voir mon enfant de 2 mois? Là, on touche la volonté d’éviter quelque chose.
    De même, on peut travailler sur la notion de plaisir.
    Pour une personne qui fume 1 paquet par jour à environ 6€. Ça fait 6*365jour = 2190€ d’économie par ans, ça fait de joli vacance non!?
    Sur 5 ans, ça fait 2190€ x 5 ans = 10950€. Ça te dirais de changer de voiture?

    Autre technique! Vous fumez et vous êtes un socialiste? Alors donnez un chéque de 500€ à votre ami et dîtes-lui: Si dans 6 mois je n’ai pas arrêter de fumer, tu encaisses le chéque à l’ordre de l’UMP ! PLutôt motivant non ? ^^

    Il y a un vrai travaille à faire la dessus. Posez-vous la question: Qu’est ce que je tente d’éviter et d’obtenir? Qu’est-ce qu’il va se passer si je continu? Ecrivez tout ça sur une feuille et placardez-le sur votre mirroir ou dans votre chambre, puis relisez-le réguliérement en vivant ce que vous avez marqué!

    Je vous souhaite bon courage pour éliminer votre mauvaise habitude,
    Anthony,
    et si nous reprenions le contrôle de nos habitudes?

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