Changer le cours de sa vie

Par | 20 juillet 2010

Cet article est ma contribution au festival A la Croisée des Blogs du mois de Juillet 2010, dont le thème s’intitule : Prendre le risque de vivre ses rêves ? et organisé par Aurélien du blog Read Me I’m Famous.

Aqueduc Nanzen-ji à Kyoto, Japon 

“Si c’est vide ici (pointant son index sur son coeur), peu importe ceci (indiquant sa tempe)" – Dicky Fox

Cette citation m’a beaucoup marquée dans le film Jerry Maguire, où le personnage principal, joué par Tom Cruise, essai de reprendre goût à son métier d’agent sportif. Se souvenant des paroles de Dicky Fox – son mentor – Jerry voudrait revenir à des relations plus humaines et authentiques avec ses clients. Car leur nombre ayant beaucoup augmenté, il est contraint de négliger la plupart d’entre eux au profit des plus rentables. Il décrit donc son désir de privilégier la qualité sur la quantité dans un manifeste qu’il distribue à tous ses collègues.

Prenant connaissance de ce manifeste, ses supérieurs le licencient aussitôt. C’est donc le moment pour Jerry de monter sa propre affaire comme il l’entends. Il démarre le business de ses rêves… et se plante royalement! Mais il réussira à remonter la pente tant bien que mal pour une vie plus en accord avec ses valeurs.

Ce sentiment de ne pas être à sa place, de ne pas vivre une vie très exaltante peut-être, nous sommes nombreux à le ressentir de temps à autre. Mais bien peu d’entre nous n’osent agir pour y remédier. Je vous propose donc de réfléchir aux solutions qui s’offrent à nous pour changer le cours de notre vie et trouver enfin notre vocation…


Lettre à soi-même

Peut-être que le mieux pour commencer, à la manière de Jerry, serait de vider son sac. Pas forcément en public [bien que c’est une bonne manière de se motiver], pas forcément tout de suite, mais d’exprimer cela, tout simplement, dans un moment d’inspiration : écrire ce qui nous plaît vraiment noir sur blanc. Car rappelons-nous bien que les paroles s’envolent, les écrits restent. Et ce sera un excellent témoignage à consulter dans quelques années pour savoir si l’on a agit ou pas, et pour voir si nos centres d’intérêt ont évolué.

Il peut y avoir plusieurs causes à cette envie de changement :

  • Le travail ne développe qu’une partie de nos facultés : puisqu’on passe autant de temps à travailler, autant que notre boulot nous aide à nous épanouir dans un maximum de domaines. Bien sûr ce n’est pas souvent le cas mais c’est un critère à ne pas négliger. Par exemple l’informatique n’est pas le meilleur secteur si l’on aime le contact humain…
  • Les valeurs de l’entreprise ne nous correspondent pas : certaines activités rapportent gros mais sont éthiquement douteuses, ou n’apportent rien à la société. Par exemple lorsqu’on travaille pour un fabricant de tabac, un casino, un centre d’appel de téléphone rose… ou bien dans le cas de Jerry Maguire!
  • Le travail ne s’aligne pas avec nos facultés : peut-être qu’on n’est pas fait pour ce travail. Donc il peut en résulter beaucoup de stress et de frustration, alors que dans un autre secteur notre talent nous permettrait d’avoir une activité agréable.
  • Le travail n’est pas stimulant : si notre travail est trop basique, qu’il n’offre aucun challenge par rapport à ce qu’on sait faire, nous allons au contraire nous ennuyer. Il n’y pas de quoi être fier d’avoir vaincu un ours endormi.

Rappelons-nous qu’il ne s’agira pas de quitter une prison pour une autre prison, avec par exemple un super moyen pour faire de l’argent mais qui ne nous plaît que moyennement. Trop de gens montent une boîte et se disent qu’ils vont gagner de l’argent pour financer plus tard leurs rêves. Mais je pense que c’est contre-productif. Même si la motivation augmente un peu parce qu’on travaille pour son propre compte, l’argent gagné ne peut pas remplacer ce temps qu’on aurait pu dédier à des activités qui nous passionnent.

Cela dit, il ne faut bien sûr pas négliger l’aspect financier. On aura beau être un mordu d’assemblage d’allumettes, si ça n’intéresse personne d’acheter ces oeuvres si méticuleusement façonnées, on ne pourra jamais en vivre.

On en vient donc à l’utilité pour la société, il faut bien reconnaître que les activités les plus agréables ne sont pas toujours les plus rémunératrices. Beaucoup de gens en fait ont les mêmes rêves. Ils aimeraient être rock star, agent sportif comme Jerry, danseur ou comédien. Mais pour vivre de quelque chose qui plaît à tout le monde, il faut vraiment être ultra-talentueux. Mon conseil serait donc plutôt de choisir de manière créative : il existe beaucoup d’autres opportunités réellement passionnantes, dépendant bien sûr des goûts de chacun. Et je pense qu’il y a moyen de se trouver un petit coin de paradis dans des métiers moins populaires.

Sortir du canyon

Si l’on exerce depuis longtemps le même métier, ou si l’on étudie depuis longtemps dans la même branche, il y a fort à parier que nous avons acquis un savoir qui nous a donné une position de force bien confortable. Comme on connaît le métier, on gagne bien sa vie, on a notre place dans la société et on n’a pas besoin de faire trop d’effort pour continuer sur notre élan. A force de travailler dans le même domaine, le cours de notre vie a creusé un énorme canyon. Le tracé est très profond, et tout semble indiquer que l’on finira notre vie en empruntant comme à l’accoutumée le même chemin, encore et encore. Pourtant, on l’a dit, le cœur n’y est plus! Alors comment échapper à ce tracé?

Je vous vois déjà en train d’imaginer construire un grand barrage jusqu’en haut du canyon pour vous lancer dans un autre chemin 😉 . Ce gros investissement pourrait s’apparenter à la solution du prêt, ou de vous lancer en utilisant vos économies,  voire à utiliser les aides gouvernementales. C’est une solution envisageable, mais tout le monde n’a pas accès à ce genre de ressources. Et puis tout le monde n’est pas prêt à emprunter quitte à risquer son indépendance en s’engageant dans une voie incertaine.

Je pense alors à une solution moins radicale : modifier le cours de sa vie de manière incrémentale. En somme, nous n’allons pas brusquement changer le cours du canyon, mais plutôt dévier petit à petit une partie du flot comme un aqueduc apporte un peu d’eau de la rivière dans les villes qui en ont besoin. Ainsi tel l’aqueduc, nous allons dédier une partie de notre énergie à prospecter d’autres horizons. Et cela est plutôt aisé de nos jours puisque :

  • Nous n’avons jamais eu aussi facilement accès au savoir : le web regorge de ressources gratuites, et avec les livres numériques, nous pouvons avoir l’équivalent d’une grande bibliothèque stockée dans une liseuse électronique.
  • Nous avons du temps libre : il faut bien avouer que 40 heures par semaine de boulot nous laissent beaucoup de temps pour nous former. Alors au lieu de le passer à oublier qu’on ne fait pas quelque chose de génial en s’enivrant dans un bar ou planté devant la télévision, pourquoi ne pas utiliser une partie de ce temps à dévier notre destin?
  • Nous pouvons utiliser à notre profit les contrastes géographiques : en attendant d’exercer l’activité dont on a vraiment envie, on peut toujours continuer à travailler dans la même branche mais à l’étranger. Cela permet par exemple de se former aux langues étrangères ou de découvrir d’autres culture qui peuvent apporter de l’eau à notre moulin.

Cette petite déviation d’énergie ne sera peut-être pas grand chose, mais comme le coeur y est, on est plus à même de déplacer des montagnes, et donc d’infléchir le cours de notre vie qui était piégée dans son canyon 😉 .

Eviter les gouffres

On a beau être plein d’énergie, le sol peut parfois se dérober sous nos pieds. C’est ainsi que s’aventurer dans l’inconnu peut nous mener à un grand gouffre qui pompe toute notre énergie. Je citerai par exemple :

  • Une bataille juridique interminable
  • Les groupes dangereux (sectes, mafias, homme politiques corrompus, et même certaines familles!)
  • Le surendettement
  • Une addiction dévorante (une drogue, le poker, les jeux vidéos, chatter sur le net, une relation amoureuse tumultueuse?)

Si l’on regarde bien cette liste, la plupart de ces malheurs sont en réalité causés par une seule cause : une dépendance importune. Nous nous associons par erreur avec une personne malhonnête, nous devenons esclaves d’une activité malsaine, nous hypothéquons notre avenir en empruntant plus que de raison…

Mon conseil serait donc de bien regarder où l’on met les pieds lorsqu’on s’engage. Si l’on sent à un certain degré que nous perdons les rennes de notre vie, c’est peut être le signe que nous sommes en train de tomber dans un de ces pièges. Cela requière une bonne dose de discernement. Car comme une fissure dans le lit d’une rivière absorberait lentement mais sûrement le courant en s’élargissant, certains petits désagréments peuvent devenir tout d’un coup beaucoup plus sérieux, jusqu’à devenir insurmontables (voir à ce propos mon article sur le livre La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite).

Conclusion

Si vous lisez cet article et avez envie de changer le cours de votre vie, je vous souhaite bien du courage, car ce n’est pas une mince affaire! Il faudra pour cela quitter le confort de votre vie actuelle, changer vos petites habitudes et travailler dur pour revenir à une position de force qui vous permette de vivre de votre activité. Mais je suis certain que ça en vaut la peine et que vous serez même beaucoup plus efficace que dans cette ancienne vie de somnambule au coeur vide.

Suivant votre tempérament, vous pouvez jouer les intrépides comme Jerry Maguire : quitter votre boulot, faire des erreurs, tomber bien bas, puis vous remettre de vos contusions pour arracher la réussite. Ou bien vous pouvez vous la jouer plus cool, en tatant d’abord le terrain à côté de votre profession rémunératrice.

Quoi qu’il en soit, s’il doit y avoir changement, autant qu’il ait lieu le plus tôt possible. Car à mesure que le temps passe, que la routine s’installe, que nous prenons de l’âge, nous devenons de moins en moins malléables et nous sommes peu à peu pris au piège de l’activité que nous avons choisie par défaut pour gagner notre vie et que nous commençons à trouver insupportable.

Je vous pose donc la question : Saurez-vous changer le cours de votre vie avant qu’il ne soit trop tard?

25 commentaires sur l'article “Changer le cours de sa vie

  1. Jean-Philippe

    Merci Alexandre pour cette belle métaphore !

    Je te rejoins tout à fait sur le fait de ne pas attendre trop pour changer de direction. Une famille par exemple, en soi-même un événement heureux, peut devenir un frein au creusement d’un nouveau canal vers sa passion. C’est en gros ce qui se produit trop souvent dans notre société. Beaucoup se sentent piégés dès qu’ils ou elles sont mariés ou ont des enfants. C’est compréhensible et c’est une raison de plus pour suivre tes conseils dès que l’on comprend que l’on n’est pas à sa place dans ce canyon. 😉

  2. Jérôme

    Il est vrai que changer le cours de sa vie n’est pas aussi aisé que l’on pourrait le croire : vaut mieux faire les bons choix le plus tôt possible. De mon côté, je devrai faire les bons choix d’ici un an, en entrant dans la vie active. N’ayant rien à perdre encore, j’aurai tout à gagner 😀 .
    Je vais continuer de voyager et on verra bien où cela n’emmènera 😉

  3. Jean-Philippe

    @Jérôme Et c’est bien dommage que ce ne soit pas aisé, car dans une société où il faudra s’habituer à changer régulièrement de job, on devrait éduquer les plus jeunes à plus de polyvalence. :)

  4. Alexandre Auteur de l'article

    @Jean-Philippe : merci pout ton commentaire précoce, tu m’as encore bluffé sur ce coup là :)

    @Jérôme : comme le dis Jean-Philippe, je crois aussi que la clé est de change régulièrement d’emploi.

    Pour moi quand j’étais plus jeune et après avoir été en Guadeloupe, je rêvais d’avoir un boulot sous les tropiques. Je rêvais aussi d’être dans l’informatique, ou alors gardien dans une réserve naturelle, mais avec mon ordinateur. Mais je ne pensais pas que je pourrais y arriver car je n’étais pas super bon en math. Finalement j’ai échoué en prépa bio, j’ai réussi mon diplôme d’ingénieur informaticien, et je suis aujourd’hui ingénieur en informatique à l’Ile Maurice. Pas mal non?
    Mais j’avais aussi sous-estimé mon attrait pour la psychologie, l’écriture, les relations sociales, l’expression orale et plein de choses encore. Tous ces domaines où je ne suis pas fortiche mais où j’ai envie de m’améliorer pour m’épanouir dans les domaines qui me font le plus défaut.
    Eh oui, développer son potentiel, ça aussi c’est un boulot à plein temps!

  5. Jérôme

    Je pense également que c’est une bonne chose de changer d’emploi ou de société régulièrement. En revanche, je pense que cela peut nuire à sa carrière si on le fait trop souvent (tous les ans par exemple) et que l’on donne une image d’instable aux yeux des recruteurs…

    @Alexandre : bravo pour ton parcours (je vois que tu aimes les iles 😉

  6. grafiplanet

    Oui tout cela est interessant

    mais moi qui est pris l habitude de vivre en Thailande a periode reguliere et prolongee,pour la quatrieme annee consecutive
    il est vrai aussi que la France vehicule une forme de pensee qui peut etre tetanisante et inhibitrice pour aller de l avant
    Changer de vie ne devrait jamais etre si difficile
    on n a jamais vraiment rien a perdre
    le plus difficile c est cette peur de retourner en arriere si ca ne marche pas
    mais justement le probleme de la France, c est de ne pas accepter les risques tant que ca parce que le systeme empeche les gens d etre creatif et completement eux meme…mais non ce n est pas si difficile que ca…et non il n y a pas de =
    avant qu il ne soit trop tard!!!

  7. Olivier

    Dans cet article, on sent ton goût pour les métaphores. Je trouve l’image du canyon particulièrement trouvé.
    Cet article entre particulièrement en résonance avec des choses que je suis en train de vivre en ce moment. D’ailleurs, parmi les causes de changement, on pourrait également ajouter la volonté de s’éloigner de son environnement actuel. Par exemple, ne pas avoir la même vision et motivation de son métier que ces collègues.
    Après pour passer à l’action, il y’a effectivement deux options : Soit on fait comme Jerry Maguire, on brûle ses navires et là il va falloir sérieusement serrer les dents parce que des échecs, des erreurs et des moments de doute, on va en manger. Ou bien, on y va petit à petit. C’est plus sécurisant mais là le risque c’est de s’endormir (ou de se laisser endormir) en cours de route. Dans tous les cas, on s’aperçoit que vivre à la hauteur de nos ambitions et nos valeurs, ça nous mets tout de suite face à nos limites.

  8. Olivier Leroux

    Merci Alexandre.

    Il est effectivement important de rappeler que toutes les personnes qui veulent changer ne sont pas obligés de sauter dans le vide et de prendre de gros risques.

    Cela peut se faire plus en douceur et de manière moins risquée.

    Il faut simplement ajouter que si on choisi la méthode progressive, cela signifie qu’on joue sur 2 tableaux en même temps et il faut avoir la rigueur, le temps et l’énergie pour le faire et savoir que cela prendra probablement plus de temps.

    Par contre, se jeter à l’eau sans conditions est plus risqué mais permet d’être concentré sur une seule chose et donc d’aller plus vite.

    A chacun sa méthode 😉

  9. grafiplanet

    il n est pas question de se jetter a l eau sans condition non plus:
    je ne parle pas de suicide
    je parle juste de savoir lacher par moment ses circonvolutions mentales pour simplement passer a l acte et aller de l avant et vivre pleinement

    juste
    aller de l avant!!
    et continuer
    a aller de l avant

    je suis actuellement en Thailande pour un tres long sejour
    j ai fait la connaissance d un jeune ami americain parmi mes contacts
    et bien, je trouve vraiment tres plaisant et enrichissant de voir comme la mentalite de cet ami est capable d actionner et de ne pas autant se demander comme chez nous si oui ou non, qu est ce qu on va perdre..
    et apres c est trop tard, et il vaut mieux…et

    a trop philosopher on reste dans sa tete et aussi brillant que l on peut trouver a penser et a parvenir en analyse de developpement personnel
    ….la voie de l action est pleine de satisfaction et la meilleure facon de gagner de l assurance et de la grandeur pour depasser ses problematiques interieures

    la phase de reflexion est importante, primordiale
    j en suis le premier toujours seduit et absorbe et par toute forme de philosophies

    mais la reflexion ne peut se satisfaire juste d elle meme
    sans qu on finisse soi meme par se sentir universellement inabouti

    savoir rester simple est une regle d or peu importe la methode
    choisir toujours l action, meme petite
    ensuite on se readapte et s autoeduque en consequence par raaport a ses buts
    et on se mettra petit a petit a oser des choses qu on aura jamais pu oser ou rever avant, si on avait fait que continuer a reflechir au lieu d actionner

    on parle bien de savoir developer son plein potentiel…
    et bien alors….
    actionnons ,)

    bonne chance a tous les chercheurs de graal,)

  10. Pingback: Récapitulatif du festival à la Croisée des blogs: “Faut-il prendre le risque de vivre ses rêves”

  11. Nicolas Pène

    Merci Alexandre, c’est une bien belle réflection que tu soumets à chacun de nous.

    Comment sortir du canyon que l’on a creusé ?

    Au final, je ne peux qu’acquiescer avec ta méthode vu que c’est celle que j’ai choisi pour modifier le cours de mon ruisseau vers un plus agréable paysage.

    Cela dit, j’ai toujours une petite crainte présente en utilisant une telle méthode : avec autant de filets de sécurité, ne risque t’on pas de ne jamais se jeter à l’eau ?
    J’essaye de garder le plus souvent possible cette question en tête afin de justement ne pas me faire piégé par cette sécurité. Mais ce n’est pas facile.

    Comme le disait Napoleon Hill : arrivé un moment, il faut être prêt à bruler les bateaux (cf : http://www.philosophersnotes.com/ideas/show/get-tantric-burn-the-ships)

  12. Monalisa lebonheurpourlesnuls

    Je suis vraiment en accord avec tout cet article très réfléchi et j’aime bien ces métaphores terrestres.

    Et en effet, il vaut mieux se poser très tôt les bonnes questions. Un de mes lecteurs m’a écris sur le sujet : « malheureusement si je suivais (mes rêves) je serais surement acteur X ce qui serait assez difficile a concilier avec ma vie de famille et ma vie sociale ».

    Je sais pas si c’est une blague, mais en effet, mieux vaut se lancer dans le X AVANT de créer une famille…

  13. Grégory

    Vraiment un très bon article.

    Il est vrai qu’en France, les obstacles ne manquent pas pour ne pas changer de vie. Entre la pression sociale, les qu’en-dira-t-on, les réflexionites aiguës, les petites cases dans lesquelles il faut rentrer, les obligations … Et c’est bien dommage.

    Me concernant, je me suis reconnu dans l’image du canyon et de l’aqueduc. Je ne sais pas ce qu’il donnera mais mon blog est un de ces aqueducs.

  14. Hélène

    Je félicite et remercie les blogueurs qui ont réalise l’e-Book gratuit « le meilleur des blogs de développement personnel ».Je l’ai lu aujourd’hui et j’ai pu ainsi découvrir des nouveaux blogs,des nouveaux horizons,des nouveaux univers…

  15. Vinodis

    Bonjour à tous,
    Je voudrais juste nuancer tous vos commentaires.

    Faut-il la même motivation pour conduire sa propre boîte ou changer de boulot en espérant que celui-ci va nous plaire, même si ce n’est pas toujours gagné. Ne dit-on pas « L’herbe semble toujours plus belle chez le voisin » ?
    Faut-il la même prise de risque pour monter un business dans une niche ou « vendre ce que les autres vendent » ?
    Faut-il avoir le même perception du risque quand on n’a jamais travaillé dans le secteur qui nous botte ou quand on y a indirectement déjà travaillé (mentor, reprise du business des parents, …) ?
    A-t-on la même motivation quand on monte son business tout seul (face à la concurrence) ou avec un associé (qui pourra prendre le relai lors d’une baisse de motivation) ?
    Faut-il quitter son boulot sans indemnités ou se faire virer avec le pactole une fois que la balance entre « hobby » et « boulot principal » est déréglée ?

    Je pense qu’il faut prendre toutes ces questions (et sans doute bien d’autres) en compte avant de se dire : « Allez, je me lance à corps perdu dans mon business car je sens que c’est ce que j’aime »

    Il y a toujours une prise de risque quand on est face à un tournant de sa vie : On prend à gauche ou à droite mais si on peut se préparer avant ce tournant, se retirer la tête du guidon de notre emploi actuel pour anticiper le prochain pion qu’on va avancer et c’est, selon moi, la solution !

    Je me permets de prendre mon exemple : J’ai travaillé chez un des géants du monde financier mondial pendant 10 ans où j’ai gravi échelon après échelon. Après avoir refusé une poste de « crisis manager » en 2001 où je gagnais 400€ … par jour pendant 9 mois, ce qui était pour moi le rêve dans ma vie mais je me sentais trop jeune avec trop peu d’expérience et je venais d’investir dans une maison toute neuve. Après ces 9 mois d’intense labeur, que me serait-il arrivé ? Rebondir sur mes pieds pour trouver un nouveau challenge ou me retrouver à la rue ?
    je me suis dit que je devais surtout parfaire mon expérience dans la multinationale qui m’avait donné ma chance 2 ans auparavant.
    J’ai continué à gravir les échelons et accumulé de l’expérience jusqu’à me dire que c’était le moment de créer ma propre entreprise car j’avais de l’expérience, un associé sur qui compter en cas de baisse de régime, un projet qui me plaisait, …
    Avec le recul, personne ne sait ce que je serais devenu si j’avais accepté le poste de Crisis Manager mais avec ce même recul, je me dis que m’enfermer dans un bureau à jouer à la tronçonneuse humaine n’était sans doute pas fait pour moi !

    Fini avec cette tartine, j’espère que vous avez compris où je voulais en venir …

    A bientôt,

  16. grafiplanet

    salut Vinodis

    tout ce que m inspire ta nuance, c est que j espere de tout coeur pour toi que tu n as aucun regret et que ton chemin a pris la tournure qui te satisfait le plus et te procure le plus de bonheur a long terme…
    et que tu n es pas entrain de chercher eternellement a te convaincre que tu as fais le bon choix…

    Changer de vie ou de parcours est vraiment une affaire tres personnelle,et il n y a pas de recette fourre tout
    ou l on aurait plus raison sur l autre…
    ici c est par rapport a soi meme que l on doit avoir le plus raison sur soi meme

    nous agissons en fonction de notre vecu, de nos capacites, de nos prises de conscience de ce que nous sommes en realite…mais les valeurs et les croyances qui nous structurent de l interieur sont en fin de compte nos influences les plus puissantes sur nous et nos choix…
    savoir aussi remettre les conceptions qui nous habitent en question peut etre salutaire pour avancer vers un chemin plus fidele a soi meme
    et alors les defis qu amenent les circonstances sont bien mieux vecus geres et depasses

    Il y a une phrase que j ai lu sur le developpement personnel que j ai trouve tres judicieuse =

    Lorsque l on a faire face a un gros shallenge, il faut surtout d abord grandir en soi

    bon chemin de vie a tous

  17. Vinodis

    Personnellement, je pense que l’âge (la maturité comme dirait l’autre) joue un rôle très important et je pense que mon cas n’est pas isolé : Jeune, on a envie de déplacer des montagnes et gagner beaucoup d’argent. Ensuite, on a envie de monter son propre business car on se sent pousser des ailes … et enfin, on a envie d’aider les autres, partager nos expériences, faire du bénévolat, … => Les choses de la vie, quoi !
    Je repense souvent au TGV que j’ai « raté » mais je me dis que j’ai rattrapé la gare suivante par un autre moyen et ceci est le but selon moi !

    Pas plus tard que cet après-midi, j’ai lu cet article que j’ai trouvé très intéressant : http://www.enviedentreprendre.com/2010/07/les-causes-dche.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+EnvieDentreprendre+%28Envie+d%27entreprendre%29.
    Je pense qu’il faut nuancer la fougue de notre jeunesse et mettre toutes les billes de son côté avant de se lancer pour assurer son avenir …

  18. Tablet PC

    Il arrive un moment dans la vie d’un homme où il a envie de voler de ses propres ailes. Malheureusement, beaucoup n’ont pas la possibilité de faire ce qu’ils veulent. La majorité des gens n’exercent pas, j’en suis sûr, le métier qu’il aurait voulu exercer. C’est dommage…

  19. grafiplanet

    excusez moi pour ma franchise dans le texte suivant
    mais l art de changer pour une vie meilleure est selon moi tellement important que mieux vaut ni se fourvoyer soi meme si fourvoyer les autres, et comme dit un texte bouddhique que je connais bien =
    la voix parfois dure en apparence est la plus douce des voix si elle n a que comme ambition la bienveillance vveritable =

    ainsi =
    ce n est pas sur la majorite des gens qu il faut focaliser,
    mais bien sur soi meme. car tout vient de soi

    je ne crois pas a cet esprit demago et en lamentation et faussement altruiste,
    en fait cela cache souvent une grande lachete pour ne pas se mettre soi meme en situation pour changer..et rester inconsolable pour ne rien changer soi meme, meme tout seul au depart

    les autres ont bon dos..

    ainsi parceque les autres n agissent pas, je n agirai pas?

    mm..mouais,
    voila bien tout le nerf du probleme que j observe dans
    l inconscient collectif.

    Celui qui reussit vraiment, n a jamais attendu que les autres s y mettent
    car la est l esprit de mouton et de prison interieure
    desole mais un chat est un chat
    et faire de la dentelle pour ce genre de sujet, c est se bercer d illusion

    on a rien sans rien…et vivre libre et selon son desir,n est jamais facile et les problemes sont juste la pour etre depasses, mais jamais on ne pourra les eviter

    on peut choisir des moyens doux et intelligents , homeopathiques, mais se lamenter sur le sort des autres pour ne pas avancer soi meme, ca c est vraiment une mentalite qui ne fait que mener a la ruine et au statu squo eternel des lamentations …
    dans l antiquite il existait des pleureuses professionnelles…..comme quoi les lamentations et les plaintes ne sont pas nouveaux, et ne resoudront jamais rien
    que de temps perdu dans ce genre d attitude qui se pense altruiste et humaniste….

    cela n a rien de constructif mais alors, niet de chez niet ! =
    ou alors on n est pas ici sur un site de developpement personnel

  20. khrys

    Changer le cours de sa vie … realiser ses reves …
    Ca demande une bonne part de motivation, parfois sur une plus longue periode que prevue. Quelques sacrifices, beaucoup d’efforts. Mais qu’est-ce que ca vaut le coup !

    Je souhaite bon courage a toutes et a tous !

  21. Jean-Philippe

    Je rajouterais une chose : il « faut » changer le cours de sa vie si on n’en est pas content. Il ne faut pas hésiter ou tergiverser. Peut-être d’abord par petites touches mais cela doit déboucher sur des changements fondamentaux… ou alors on se tait et on ne se plaint pas.

    Nous n’avons qu’une vie et chaque minute qui passe ne reviendra pas. :)

  22. Pingback: Il y a un an sur C’éclair! – juillet 2010

  23. KABORE Oumarou

    Je salue la réflexion de tous les intervenants.Quant à moi,j’ose croire que changer le cours de sa vie,peut effleurer notre esprit suite à un vécu plus ou moins désagréable.Mais il me semble que la décision menant à l’engagement ne doit se mettre en évidence qu’après une étude sérieuse de la problématique.En effet,certains moments de notre vie professionnelle peuvent souvent s’apparenter à ce qu’il y a d’infernal et que par suite d’une quelconque conjoncture, on retrouve l’équilibre,voire plus.
    Alors,il faut savoir se tordre et se redresser selon le temps et l’espace.

  24. Pingback: Boostez vos bonnes résolutions du nouvel an avec le Calendrier de Performance 2013

  25. zoro

    c’est qu’il est difficile de changer que ce soit la moindre chose. Je pense au beau-frere lorsque sa femme change le lit de place dans la chambre il en pour plus qu’un mois avant d’être capable de dormir convenablement. C’est cetain que l’argent fait parti de notre standing de vie mais l’inconveniant ces gens sont malheureux parce que c’est un job et qu’ils ont d’arriver au venndredi. Pour ma part je fais ce que j’aime mais j’ai un prix à payer. Avec les blogs je pourrai continuer à faire ce que j’ai en y mettant moins d’heure et ouvrir du travail pour ceux qui en veulent.
    amicalement, à la prochaine
    René alias zoro

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