Ces autodidactes qui réussissent

Par | 31 janvier 2009

Thomas Edison, célèbre autodidacte inventeur de l'ampoule électrique

On parle souvent avec admiration de ces savants ou entrepreneurs de renom arrivés au sommet de leur art de manière autodidacte, sans diplôme significatif. Qu’ils s’appellent Thomas Edison, inventeur aux mille et un brevets, Charles Darwin et sa théorie de l’évolution ou Steve Jobs, le leader d’Apple, tous ont su se former par eux-même à l’écart des institutions éducatives. Et leur réussite témoigne de l’efficacité que peut avoir ce mode d’apprentissage, qui est pourtant moins facile à mettre en oeuvre et moins coté que la voie royale de l’éducation supérieure.

Mais quelles sont donc les particularités de ce mode de formation qui leur ont permi de mieux réussir que la plupart des élèves encadrés? C’est la question à laquelle on va tenter de répondre dans cet article…

Etre autodidacte, c’est quoi?

Tout d’abord, pour bien comprendre notre sujet, nous devons nous mettre d’accord sur le terme autodidacte, et donc autodidaxie. Non content de la définition de Wikipedia, c’est dans le livre Les nouveaux autodidactes de Georges Le Meur que j’ai trouvé la meilleure piste. On y lit que l’autodidaxie est une « démarche formative non soumise à un tiers […] librement décidée et dirigée complètement par l’acteur social lui-même. Il se forme sans confier à un intermédiaire éducatif aucune des responsabilités de son apprentissage. Donc de fait apparaît nettement l’absence d’hégémonie d’une autorité pédagogique extérieure […] cela ne signifie pas qu’elle n’en appelle pas à d’autres personnes. A cet effet, nous rappelons que la permanente quête des experts apparaît primordiale tout au long de la recherche« .

On voit donc que la principale qualité d’un autodidacte est d’être le seul responsable de sa formation, même s’il peut de temps en temps demander conseil à des experts. C’est à lui qu’incombe le choix des disciplines à traiter, la recherche des sources d’information, le maintient de son rythme de travail et la validation de ses acquis. Cela fait beaucoup pour un seul homme, mais ceci a le mérite d’épargner l’élève des nombreux défauts du système éducatif.

Les rigidités du système éducatif

L’un des plus grands défauts du système éducatif classique est lié à sa qualité intrinsèque d’éducation de masse qui lui donne une trop grande rigidité. L’enseignement doit permettre de couvrir de manière quasi exhaustive les matières enseignées de façon à donner la possiblité aux élèves de se spécialiser dans toutes les sous-matières possibles, sans parler de la légendaire culture générale que tout bon élève doit acquérir.

Il faut donc du rendement, et si un des élève est complètement perdu ou a envie d’aller plus en profondeur et d’expérimenter dans le sujet en cours? Pas le temps, on doit déjà passer au sujet suivant! Ce bourrage de crâne fait que les élèves ne peuvent même pas apprécier le sujet et se poser des questions sur ce qu’ils apprennent. Ils ne sont plus intéressés que par l’obtention du diplôme afin qu’on les laisse tranquilles et qu’ils puissent enfin tout oublier. Ce mode d’apprentissage n’est pas naturel. Les élèves sont poussés à étudier superficiellement et à contre-coeur.

A la différence des institutions éducatives, en autodidaxie, on fait dans l’artisanat, et ça change tout!

L’autodidacte est passionné

Comme l’autodidacte n’est pas forcé d’apprendre, que la décision lui appartient, il développe généralement une réelle passion pour son sujet d’étude, et c’est un critère essentiel pour son succès. L’intérêt prononcé qu’il éprouve fait que sa motivation vient plutôt de l’intérieur que d’une quelconque bonne note ou de la reconnaissance d’un tiers. Ceci lui permet d’être plus endurant et plus résistant aux critiques. Armé de ses modèles de réussite et de ses rêves, sa détermination est supérieure à celle des élèves encadrés. L’autodidacte sait ce qu’il veut et agit en conséquence.

Cet alignement entre le moi émotionnel et ses activités permettent à l’autodidacte d’atteindre régulièrement l’état de flot, ce légendaire état d’efficacité suprême où le sujet est totalement absorbé par ce qu’il fait. Dans ces moments, aucune petite voix intérieure ne vient entrer en conflit avec son raisonnement. La procrastination et la frustration liés au manque d’intégrité n’ont pas leur place.

Parfois, tout cela peut même ressembler à de l’obsession, l’apprenant vivant pour sa passion, qui lui procure une capacité de travail énorme. Ainsi apprends-on que Thomas Edison vivait dans son laboratoire et ne dormait que quatre heures par nuit. Il disait être capable de travailler 48, voire 72 heures d’affilée!

Cet intérêt exacerbé pour la matière étudiée fait que l’élève se met aussi à rechercher constamment dans son environnement de quoi alimenter sa connaissance. Du coup, la frontière entre les moments d’étude et de la vie courante s’estompe. Et en particulier, l’autodidacte ne perd jamais une occasion de pratiquer ce qu’il a appris.

L’autodidacte pratique

On associe bien souvent l’autodidaxie à l’apprentissage par la pratique, et à juste titre. Comme il n’a pas besoin d’encadreur, l’autodidacte peut étudier la partie théorique des cours n’importe où. Il est donc libre d’aller se former là où il peut pratiquer. C’est un avantage énorme car cela lui permet de confronter très régulièrement les modèles théoriques qu’il a en tête aux objets réels, se rendant mieux compte des approximations qui ont été faites sur ses supports d’apprentissage. Cette démarche est très différente de celle du mangeur de livres qui ne se réserve la partie pratique que dans un futur hypothétique (le passage à la vie professionnelle par exemple).

Le lien constant avec la réalité lui donne une certaine sécurité face aux erreurs d’interprétation qu’il aurait pu faire en puisant le savoir uniquement dans les livres. Il se rends mieux compte de ce qui est futile et de ce qui est essentiel, son esprit critique s’éguise. A force de pratiquer, il apprends à faire la part entre les textes contradictoires afin de dégager pour lui-même ce qu’il considère comme admi.

Notons aussi que certains savoirs manuels sont très difficiles à coucher sur le papier, ou même sur des support multimédia. Pratiquer sera donc non seulement utile pour dégager le vrai du faux mais également pour apprendre plus naturellement en vivant corps et âme l’activité visée. Plongé dans une situation réelle, il aura l’impression que ce qu’il apprends a une réelle fonction, ce qui améliorera de beaucoup sa motivation.

L’autodidacte explore

Libéré des pressions institutionnelles, l’autodidacte a le champ libre pour mener ses recherches là où bon lui semble. Il n’est pas obligé de suivre le chemin conventionnel de l’étudiant encadré qui doit se concentrer sur l’obtention du diplôme.

Il en ressort une curiosité insatiable qui le pousse sans cesse à l’acquisition de compétences multiples souvent mêlées. Cela lui donne plus de chances d’aborder son sujet sous plusieurs perspectives, et donc plus de chances de voir des choses qui auraient échappées aux experts. Son profil singulier nourrira une créativité abondante lui permettant d’innover et de développer son propre style.

Remarquez ici que pour être efficace, l’autodidacte devra veiller à se discipliner, en trouvant un équilibre entre dispertion et concentration. Il est évident qu’apprendre sans cesse de nouveaux savoirs de manière superficielle est contre-productif.

Conclusion

Comme on le voit, le principal atout de l’autodidacte est la liberté que lui procure ce mode d’apprentissage. Il peut ainsi apprendre ce qui lui tient à coeur, aller pratiquer sur le terrain et organiser son parcours comme il l’entends. Mais c’est aussi un mode d’apprentissage exigeant : l’autodidacte doit être capable de s’automotiver et de se discipliner pour avancer. Il doit lui-même trouver ses supports d’étude et faire la part entre le futile et l’essentiel, notamment en pratiquant le plus souvent possible.

S’il arrive à trouver son rythme tout en restant exigeant avec lui-même, l’étudiant autodidacte aura alors initié une habitude propre à lui assurer une autoformation permanente. Il aura alors mis toutes les chances de son côté pour faire partie des grands de ce monde.

Pour plus d’exemples de personnalités autodidactes célèbres et inspirantes, je vous invite à lire le Hall of fame du site Autodidactic Press.

Cet article fait partie de la 5ème édition du festival A la Croisée des Blogs organisé ce mois-ci par Laurent Brixius sur le blog ArchiMarketing.

59 commentaires sur l'article “Ces autodidactes qui réussissent

  1. Jean

    Je pense que l’autodidaxie peut-être une bonne chose, mais seulement à partir d’un certain âge.
    Au delà des problèmes de motivation (pas toujours facile de se motiver à bosser sans être contraints à 15 ans, même avec de la passion), je pense que le principal risque est le manque d’expérience global qui peut faire passer à côté de certains savoirs indirectement indispensables à ce que l’on veut faire plus tard. Si on ne va jamais à l’école par exemple, on aura pas forcément envie d’apprendre à écrire correctement en français, ou pas envie de travailler sa culture générale, ou le commercial…
    Il y a aussi le risque que le domaine dans le quel on va se spécialiser s’effondre (par exemple une personne qui se serait spécialisée dans le traitement des photos argentique) : sans socle large de connaissances, on peut être pris au piège.
    Et puis au final il y a le risque de se retrouver isolé, car en dehors du socle de base pour les jeunes : le système éducatif.

    Enfin bon tout ça pour dire que l’autodidaxie est quelque chose qui peut être très positif, mais après un certain âge.

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    1. Guillaume Lajeunesse

      Tissu d’âneries. Je suis autodidacte depuis un très jeune âge. On peut faire preuve d’une force volitive extraordinaire de même que d’un champ de compétences et de connaissances variées. Vous avez une pensée de « neurotypique ».

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  2. Alexandre Auteur de l'article

    @Jean : je partage ton point de vue. Le cas de Edison, qui n’est pas allé à l’école est un peu spécial : on peut lire dans sa biographie que sa mère qui était dans l’éducation l’a mis à l’école puis enlevé car son prof disait qu’il était hyperactif et lent à apprendre. De plus, il était atteint de surdité. Et comme sa mère était dans l’éducation elle a avait les moyens de lui donner des cours particulier au départ.

    Donc tout à fait d’accord, il faut quand même être guidé au départ, surtout quand on est jeune.

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  3. Jean

    C’est vrai que le fait d’être bien entouré doit pouvoir permettre de se passer du système éducatif. Mais c’est un peu trop la loterie pour en faire un système à recommander je trouve.

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  4. Thierry Roget

    bien vu! dans ton article on dirait que tu me décris, bien que muni d’un licence d’électronique, je me sens très autodidacte, surtout que j’ai pu encadrer des polytechniciens et d’autres ingénieurs top moumoutte, personne ne m’a jamais faire remarqué que je ne faisais pas parti du clan! Justement parce que l’apprentissage ne se termine pas à l’école, il faut en permanence ce recycler,

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  6. Stanislas

    Très bon article !

    Personnellement fais actuellement mes études en ESC, et je me sens assez autodidacte dans le sens où je passe beaucoup de temps sur internet à m’informer sur des sujets qui me passionnent.

    Et lorsque je regarde les autres de ma promo, j’ai parfois vraiment l’impression de voir un tas de larves qui attendent de copier tout cru ce que leur dit le prof pour l’apprendre ensuite par coeur, sans se poser aucune question ni avoir envie d’en savoir plus… Bref aucune curiosité…

    Et ça, on en parle pas assez 😉

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  8. Nico

    Très bon article effectivement, depuis tout petit déjà je me suis intéressé à plus de choses que la moyenne, j’ai appris le tâtonnement et j’avoue que c’est un grand plus dans la vie de tous les jours.

    L’apprentissage passif est vraiment contre-productif, il n’y a rien de tel pour apprendre que de chercher soi même. C’est de l’activité (au contraire de la passivité)et l’intéressement que naît le meilleur apprentissage qu’il soit.

    Il faut aussi noter le formatage de certains, trop longtemps à recevoir les données qu’à aller les chercher. Ils ne jurent que par le par-cœur et réfutent toute possibilité de réinventer soi-même ne serait-ce qu’une définition.

    Amicalement, Nicolas

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  9. Jukien

    Je suis partiellement d’accord.

    Être autodidactes pour se spécialiser, pas de problème. Mais l’être dès le départ, sans recevoir aucune formation, sans apprendre de l’expérience et du savoir-faire des plus anciens, me semble plus délicat.

    Je pense sincèrement qu’être un bon autodidacte n’est possible qu’à partir du moment où certaines bases sont acquises. Certaines personnes vont les acquérir plus rapidement que d’autres, mais la base reste la même : l’école. Et même si les matières enseignées ne servent pas toujours, elles ont au moins le mérite de t’ « apprendre à apprendre ».

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  10. Brogol

    Apprendre à apprendre, quand l’école le fera elle remplira son rôle d’éducation, aujourd’hui on fait du par coeur.

    Je me reconnais dans l’autodidaxie décrite ici, et d’après mon expérience je pense que l’école n’est pas du tout une base nécessaire (par exemple pour le dessin)

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  11. marlène Dubé

    Bonjour à vous,
    Je viens de prendre conscience de votre site et j’en suis ravie.

    Autodidacte, j’ai utilisé mes recherches personnelles sur la motivation ainsi que ma passion pour le rêve éveillé pour donner naissance à un livre de psychologie et de croissance personnelle.

    Au plaisir d’échanger avec vous tout
    Marlène Dubé
    http://www.marlenedube.com
    Canada

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  12. Mathieu

    A MybusinessEducation.fr on y croit fort à l’autodidacte !
    Il y a pleins de choses intéressantes et passionnantes à apprendre en dehors des écoles et universités, et c’est encore mieux quand on se retrouve avec d’autres personnes motivées par les même sujet !

    Répondre
  13. dom

    Tout à fait d’accord, je suis moi même ce qu’on pourrait appeller un « autodidacte ». Je ne supporte absolument pas les cours collectifs, non-pas que je refuse l’autorité, mais j’ai besoin de trvailler avec un groupe restreint (voir seul) face à mon professeur.
    J’ai besoin de cette relation élève-mentor, pour pouvoir assouvir mon besoin de curiosité.
    C’est tres dur, car aujourd’hui, je me lance dans le domaine artistique, qui contrairement à la croyance populaire est un métier et qui, comme toute discipline, nécéssite un apprentissage.L’avantage c’est que l’on est pas bloqué par le diplôme dans ce domaine, comme par exemple la médecine, le droit, l’architecture,… qui sont eux des metiers protegés.

    Soit on choisi la voie de la haute-école, soit autodidacte. Je pense que je ne suis pas adapté au système scolaire qui est fort réstrictif (à mon gout) et qui est adapté à un certain type de fonctionnement.

    En ce qui concerne le travail en lui même, j’essaye de m’entourer de professionnels pour ne pas être seul dans mon petit laboratoire secret.
    Je tente de me discipliner, mais je dois dire que c’est tres tres difficile de travailler et d’apprendre seul, de faire le point sur ses acquis (ce qu’apporte les interros et les exams dans l’enseignement « classique »), de synthétiser, de suivre son horaire de travail, de s’assurer que cet horaire de travail n’est pas trop exigeant ou trop peu adapté à soi même.

    Bref, je dirais que pour être autodidacte, il faut bien se connaître, savoir que moralement ça peut parfois être dur de se sentir « marginal » dans le domaine que l’on voudrait maîtriser, ne pas hésiter toutefois à demander conseil et apprentissage à des professionels qui peuvent vous guider à certains moments, à se discipliner, mais surtout à apprendre à travailler éfficacement.

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  14. Alexandre Auteur de l'article

    @dom : merci de partager ton parcours avec nous. Je te souhaites bonne réussite. Peut-on savoir dans quel secteur artistique tu te spécialise?

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  15. dom

    le jeu scenique, l’ecriture.

    Disons que je me sers de ce que j’ecris pour travailler le jeu scenique avec des comediens professionels, qui me donnent des conseils et m’aident a donner de la couleur et de la technique (pose de voix, articulation).

    Le plus difficile, c’est de sortir de soi pour dans chaque texte, arriver a faire parler un personnage different.

    Jusqu’a present, sur scene, je fonce, je donne beaucoup de sensibilite, mais je reste dans les memes inflexions de voix, les memes mimiques,…

    En ce qui concerne l’ecriture, quand on se met a ecrire, au debut on fait de jolie petite chose, les gens vous lancent des fleurs, mais tres vite on est confronte aux grands artistes (Vian, Tchekov, Brel,…), donc beaucoup de lectures, d’analyses et d’ecoutes.

    Je participe a de nombreux concours litteraire en Belgique, je crois que le plus important c’est de rester constament en contact avec le monde exterieur, soit via des projets ou via des concours.

    J’essaye aussi de me lancer dans l’ecriture de chansons, pour d’autres interpretes, (j’ai une voix deplorable) la je prepare trois chansons avec une chanteuse belge qui enregistre son album a Montreal en janvier.

    je croise les doigts et surtout je m’accroche…

    voila

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  16. marlène Dubé

    Bonjour à vous,

    Existe t-il en Europe un rassemblement d’autodidactes. Ça pourraît être un bon moyen de vous rencontrer.

    Au plaisir

    Marlène
    Québec, Canada

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  17. San Ska

    J’étudie par correspondance et je m’aperçois que, à mesure que j’apprends seul, que l’intérêt se dissipe et donc au final, il en résulte une « démotivation » qui freine largement l’intérêt que je portais au tout début de mes cours par correspondance.
    Donc si il est vrai que l’autodidaxie est une bonne chose (a bien des égards d’ailleur car elle s’oppose à la formation passive) il est tout aussi vrai qu’elle peut occasionner l’effet inverse à cause de l’isolement, du manque de sociabilité, et pour toute autre raison liée à notre personnalité.
    Tout dépend de la personnalité d’un individu.
    Une personne habitué à apprendre de manière « traditionnelle » sera peut être pris au dépourvu face à la sollitude qu’il rencontrera en se formant; Voilà en ce qui me concerne, je voulais vous faire partager mon sentiment et ce que je vis.
    Attention !!! Je ne cherche pas à vous décourager !.

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  18. marlène Dubé

    Bonjour à vous,

    Il est vrai qu’être autodidacte nous amène à la solitude. Pourquoi à ce moment là ne pas créer un réseau d’autodidactes.

    Marlène
    Canada
    Québec

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  19. San Ska

    Bonjour Marlène,

    Ce serait une bonne initiative de créer un réseau d’autodidacte, pourquoi pas un forum ?

    Si certaines personnes trouvent l’idée intéressante contactez moi par mail : sk463@hotmail.fr

    Encore une fois merci à Marlène pour la suggestion d’un réseau.

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  20. marlène Dubé

    San Ska,

    Je suis heureuse de constater que mon idée porte fruit.

    À quand notre première rencontre Internationale pour travailleurs ( eues) autodidacte?

    Prenez soin de vos rêves et projets de vie
    Marlène

    Répondre
  21. San Ska

    Marlène,

    En ce qui concerne une rencontre internationale je ne pourrais pas mais l’idée que vous suggerez me paraît très intéressant.
    Dommage que l’idée n’est jamais produit de forum sur le net.

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  22. dakouo mawari

    bjr chers confréres les autodidactes.je me prénom dakouo mawari un jeune malien c’est juste partager mes visions par rapport à l’autodidaxie. je me prendre pour example. la chose dont j’ai bcp admiré dés l’enfance c’est l’école mais faute de moyens pour faire face aux frais scolaires et j’ai pris courage aupres de mes camarades qui vont à l’école c’est comme ça j’ai commencer à apprendre sans l’aide de personne. aujourd’hui je suis interpréte autodidacte français anglai. mais personne ne me crois entant que autodidacte car j’ai former des gens avec susccé
    le désir est même l’essence de l’homme. (open mind)
    Mister dakouo mawari

    Répondre
  23. marlène Dubé

    Bonjour Dakaouo Mawari,

    Il est un peu normal que les gens aient de la difficulter à croire que vous êtes interprète car vous faites beaucoup de fautes lorsque vous écrivez. Mais, je sais que l’expression verbale c’est différent que l’écrit. Car je fait moi même des fautes de français à l’écrit ce qui ne m’empêche pas de prendre la parole en public.

    Bonne chance à vous
    Marlène

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  24. Pingback: Il y a un an sur C’éclair! - janvier 2009

  25. domingo william

    excelente el articulo.considero que los autodictas le han brindado a la tierra los cambios en cada siglo.en el caso mio he descubierto que existe un metodo natural de regenrar las celulas humanas y asi alargar el envejecimiento,y tambien considero que en la naturaleza esta la verdadera medicina para curar nuestros males.saludos

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  26. marlène Dubé

    Holla senior Domingo,

    Porque no ecribir el francais? Me habla mucho el espagno. Penseo que el autra personas es la mismo.

    Me gusta usted write tambien.

    Buenas tardes senior
    Marlène
    http://www.marlenedube.com

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  27. Stéphane Feye

    J’ai été professeur d’Écriture Musicale au Conservatoire pendant 30 ans, mais ma passion autodidacte pour les langues anciennes m’a fait PARLER LATIN couramment. Cela m’a tellement passionné que j’ai publié souvent des traductions réputées auprès des universitaires.
    Cela, non pour me vanter, mais pour témoigner de ce que la passion prime sur les méthodes scolaires.

    Mais ce n’est pas tout: voulant faire partager mes connaissances, j’ai fondé en Belgique SCHOLA NOVA il y a 15 ans. 70 élèves y parlent eux aussi, latin. On peut venir visiter cette école ne dépendant d’aucune pédagogie ni d’aucun organisme.

    Répondre
  28. Carole

    Article très intéressant où je me suis complètement retrouvé. Je rajouterais (comme dans mon cas) qu’une fois qu’il a appris l’autodidacte se contente de ce qu’il jusge suffisant sans chercher à faire mieux parfois. J’ai appris à lire, à nager, à me former dans mon nouveau travail… seule. Et je n’ai jamais cherché à me perfectionner. Le danger c’est d’être étouffer par la fierté et de se reposer sur ses lauriers sans aller plus loin.

    Répondre
  29. Jérôme

    Excellent article !
    J’aime l’autodidaxie. Cependant je ne me sens pas encore autodidacte. J’ai l’impression que l’on peut se dire autodidacte qu’après avoir accompli des choses reconnues sans que l’on ait officiellement les diplômes dans le domaine concerné.

    Répondre
  30. lila

    tres bon article
    je considere l’auto-formation depuis l’enfance, mais sont diplomes c deficille de travailler et donc de quoi il se nourit?
    l’essentiel c’est etre bien a l’aise et on est ts eleve a l’ecole de vie

    Répondre
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  34. Hélène

    Très bon article.
    Je suis autodidacte (47 ans) en informatique (c’est mon job).Je suis entourée d’autodidactes et de non autodidactes.
    Ce qui me permet de comparer nos méthodes d’apprentissage.A un certain niveau je trouve qu’il est difficile de reconnaitre un autodidacte .

    Le seul souci que j’avais (que j’ai de moins en moins car ça aussi ça s’apprend) c’est la soif d’apprendre tout, tout le temps et de façon anarchique (en informatique on passe son temps à apprendre de cette façon mais ce qui est valable en informatique ne l’est pas forcément pour d’autres domaines).
    J’ai eu un peu plus de mal à me former aux langues, l’histoire, la philo etc…à cause de ça.Je souhaitais avoir un minimum de culture générale dans tous les domaines.
    Bravo pour l’article
    Hélène

    Répondre
  35. Julien

    Très bon billet où je retrouve mes points forts et mes points faibles : mais ça se travaille avec les années 😉

    Répondre
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  37. helene

    La structure, la rigueur est je pense le plus difficile à acquérir , on aime apprendre par soi même (les raisons sont multiples..)mais apprendre à apprendre à mon sens est capital si on veut progresser rapidement.
    Je le vois quand je donne mes cours adultes (certains élèves ont fait des études d’autres pas..) J’ai du quelquefois me résoudre à m’adapter à la façon d’apprendre de chacun (certains son très scolaires, d’autres passionnés , visuels..).mais mes méthodes pour enseigner restent en gros les mêmes, les élèves finissent pas s’adapter à ma façon d’enseigner l’informatique (j’ai donné des cours dans les arts plastiques et d’autres domaines). J’enseigne par l’exemple, le cas concret avant d’aborder la théorie.
    J’ai donné des cours dans des écoles(j’aimais beaucoup) mais c’est un vrai casse tete de travailler avec certains instits(leur façon d »enseigner m’a toujours dérouté) .
    Ils s’entêtent à privilégier la théorie, les dates,le par coeur à des enfants qui ne sont pas aptes à retenir tout ça. je préférais passer par des mini scènes de théâtre, des anecdotes, des films à voir et ensuite on était capable d’apprendre les dates, noms..
    On peut respecter un programme de la même façon c’est la méthode d’apprentissage qui n’est pas la même …

    Répondre
  38. helene

    J’ai dans mon entourage deux « formateurs de formateurs » (autodidactes)qui travaillent en entreprise depuis de longues années. Je me dis toujours qu’à un moment donné il va leur manquer qqs (par exemple, l’esprit rédactionnel ne s’apprend pas comme ça)….

    Répondre
  39. doumbia

    nous les africains (maliens)sommes entrains d’oeuvr

    er tout pour la mise en valeur de l’autodictate
    tel:0022376134954

    Répondre
  40. Stéphane Feye

    Très bon article en effet! Sans entrer dans l’examen minutieux des qualités ou des défauts de l’apprentissage autodidactique, celui-ci devrait pour le moins faire comprendre aux pédagogies officielles pourquoi elles freinent souvent plutôt que favorisent les études de certains. Finalement, je crois que le « pédagogisme » est surtout nuisible en tant que recherche d’un système scientifique valable pour tous. De même que certains médicaments sont parfois plus efficaces quand on ne les prend pas, il faut reconnaître que le rôle des pédagogues est parfois beaucoup moins important qu’on ne le croit régulièrement. Les fleuristes doivent constamment se rappeler qu’ils ne « créent » pas mais arrosent et entretiennent la meilleure terre. Mais certaines plantes trouvent mieux d’elles-mêmes tout ce qui leur faut. En tant que pédagogue, je serais tenté de dire: « veillez avant tout à enseigner une matière intéressante et à captiver les élèves. Pour le reste, essayez des « trucs », et s’ils marchent, tant mieux. s’ils ne marchent pas, n’insistez pas. »

    Répondre
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  42. Pierre

    Bonjour, je souhaite continuer à me former en autodidacte l’an prochain. Cette article très intéressant, m’a amené à me demander s’il y a beaucoup d’acteur de théâtre ou de cinéma s’étant formé en autodidacte, c’est la profession que je vise. Peut-être pouvez vous me citer quelques noms ?

    Répondre
  43. Aris

    L’autodidaxie… Quel sujet sans limite.
    Des gens passent leurs vies à savoir qui ils sont, ce qu’ils aiment, en ce sens je trouve qu’ils les perdent .
    Les autres, sont ceux qui ont la capacité maximale à décrire leurs émotions et envies, eux passent leurs temps à essayer de comprendre les autres et apprendre à faire des compromis.
    Cette situation, beaucoup la connaissent.
    Personnellement c’est apparu très tôt; vers l’age de 10/12 ans, cet engouement pour l’architecture et l’envie de passion. En y regardant de plus loin (pas trop:10ans) je me rend compte que ce n’est pas qu’une question de volonté mais aussi de contexte. Mon père est un exemple de réussite pour moi: ingénieur industriel aux savoirs fous (un peu comme le professeur Tournesol) alors qu’à d’autres il ne reste qu’un homme qui ne gagne pas bien sa vie… Au moins il ne la perd pas à la gagner (argent). Son père était tout aussi arborescent que lui.
    Tous deux on a longtemps essayer de comprendre ce phénomène. On en est venu à assister à des conférences sur les gens à « haut potentiel » (ASBL Douance), aller dans des voies plus de l’ordre de la médecine ou de la psychologie. Au final, on pourra toujours se chercher des problèmes et leurs solutions. Parce que je vous le dis on est pas malades, enfin si, on est fous de ce que l’on fait, comme si une force en nous guidait vers un but extérieur à notre volonté d’homme. Une aspiration supérieure, une cause extra-personnelle.
    Je crois que les vrais malades sont ceux qui n’ont pas cette aspiration. Ceux qui mène une vie linéaire et dépourvue de sens dans un monde qui peut vivre sans eux. Une société qui rend les gens malade pour se trouver une condition d’existence: les soigner.
    Je crois que c’est avant tout une condition d’esprit indépendante de la volonté, qui peu être continuée ou éteinte… Combien de fois on ne s’est pas restreint à faire mourir des passions dans notre vie.

    Mais tous cela me laisse une questions primordiale sur l’existence de l’être au sein du groupe; existe-t-on pour une société, ou existe-t-elle grâce à nous?

    Aris
    Bruxelles BE

    Répondre
  44. Gilbert Bruno SYLVA

    Salut,
    Je suis autodidacte depuis l age de 10 ans grace à la patronne de ma mère qui m inondait de livres:Atlas,Quid,Astronomie…etc.Pour lire une ligne je consultais le dictionnaire à chaque mot.C est comme ça que le virus de la recerche a pris racine dans ma vie.Je fais des recherches dans plusieurs domaines à la fois.Aujourd hui après 18 ans de recherche j ai créé un programme spécial d entrainement au Football(Soccer)pour club professionnel.Après 15 ans de recherche j ai mis au point sur le plan médical une thérapie naturelle susceptible de guérir des maladies supposées incurable telle que le SIDA.Après 25 ans de recherche j ai créé un programme de coaching en Techniques modernes de leadership.j ai écrit un livre sur la loi DIVINE.
    En Autodidacte je me suis formé au Commerce,à la psychologie,à l organisation structurelle et fonctionnelle des entreprises modernes,à la Médecine en gènéral…Je suis un passionné de football,de la création d entreprise,de psychologie,de médecine et de DIEU.

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  45. Zeka&dream

    bonjour, je pense etre un autodidact, je vais avoir bientot 20ans et je cherche constament a vouloir comprendre la moindre petite chose de ce qu’il ce passe autour de moi. j’ai une réélle soif de connaissance et je suis capable d’apprendre tout ce que je veux a grande vitesse. j’ai passé un bac en assistant a seulment de mois au cours par année de lycée. je ne suis pas la pour exposer mes exploit, mais parce je voudrai utiliser ma tete pour faire des bonnes choses

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  46. Pingback: Réhabiliter l’autodidacte | Alice, au pays des Tweets ou Paradoxe du Babyboum!!

  47. Anita Daulne

    Bonjour,

    Je suis autodidacte. J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre article.
    Et je voulais vous faire part de mon expérience en tant qu’autodidacte.
    Je suis passionnée depuis ma plus tendre enfance par les chants et la musique du monde ethnique d’Afrique.
    Adolescente, je passais des heures à décortiquer des enregistrements d’ethnomusicologue tout simplement par passion sans savoir où cela m’amènerait.
    J’ai voyagé dans plusieurs pays d’Afrique, et j’ai développé un style pédagogique basé sur mes expériences et recherches personnelles.
    Il y a 20 ans j’ai commencé à donner des stages de chant « polyphonie ethnique ».
    Aujourd’hui Je donne des séminaires dans des écoles de musique, je donne aussi des formations pour les enseignants de musique. Mon dernier gros travail est une composition musicale pour d’une pièce de théâtre à Oxford.
    Je dirige aussi un chœur, et je donne des cours de didactique dans les centres de musique de la méthode Orff.
    Mon travail c’est propagé de bouche à oreille, et je ne vie que de ma passion.
    J’ai un diplôme de puéricultrice qui ne me sert à rien.
    J’ai eu à plusieurs reprises la chance de rencontrer et de discuter avec de très grand compositeur, et ethnomusicologue. Je sais sans problème défendre mon travail face à ces académiciens aussi passionné que moi.
    Le seul problème que je rencontre, c’est que dans la société occidentale, on se défini à travers un diplôme ou certificat, un papier signe et reconnu pas une institution.
    Ce qui n’est pas mon cas, et parfois cela me frustre. Je me sens amoindrie. Car je n’ai pas ce papier. J’aimerai pouvoir avoir une reconnaissance écrite.
    On pourrais me dire : Rien ne t’empêche de faire un diplôme !
    C’est vrai mais le travail que je fais n’existe dans aucune université, ni académie de musique. On m’appel pour donner ce travail et je continue toujours mes études en tant qu’autodidacte. Je ne pense pas que j’arrêtai d’étudier.

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  48. Dom

    Bonjour,

    Je voudrais réagir une fois de plus car je remarque que malgré que cet article soit déjà âgé (pour internet c’est très vieux) il y a encore beaucoup de réaction.

    Je dois dire que le principal problème d’un autodidacte est la solitude.

    J’ai des projets qui me demanderont de travailler avec un groupe, mais le travail préparatoire reste un travail solitaire. Pour moi c’est le principal défaut à un apprentissage autodidacte. Quand on suit un parcours classique, en particulier dans le secteur artistique, on participe à des cours tous les jours, on se motive par l’énergie d’un groupe de personne qui se trouve être dans la même situation que vous. En étant seul, il n’existe aucune échappatoire à la solitude. On est obligé de se discipliner soit même, de se faire un programme soit même,… Le plus dur est de ne pas s’éparpiller, de garder une constance.

    Prenons l’exemple d’un pianiste qui déciderait de se former en dehors des Universités ou Conservatoires. Il décide de prendre quelques cours en Jazz par exemple, de jouer avec d’autres musiciens, mais la formations de base il l’assure par lui même. (techniques, sonorités de l’instrument, apprendre la lecture à vue, l’harmonie,…) Imaginons que ce musicien constate des lacunes dans sont jeu, il décide d’appuyer un travail régulier pour combler cette lacune. Il s’impose un programme pour cela. Deux études de Chopin qui travailleront ces défauts. Au fur et à mesure qu’il avance dans le travail préparatoire, il se rend compte qu’en plus du défaut qu’il souhaite travailler, un autre défaut lui saute aux yeux pendant l’étude de ses deux morceaux. Il se rend compte également qu’en travaillant avec d’autres musiciens il doit insister sur d’autres défauts qu’il doit corriger! Notre apprentis pianiste est déjà perdu et commence à s’éparpiller.

    Quel défaut combler en premier?
    Comment mettre une priorité sur un programme que l’on s’impose?

    Il me semble que cet exemple peut se retrouver dans tous les domaines. L’avantage d’une école est que le programme et la méthode vous sont servi sur un plateau d’argent. Mais cela ne veut pas dire qu’il faille passer obligatoirement par une école. Imaginons ensuite que ce pianiste décide de contacter un professeur et de trouver celui avec lequel il aura une bonne accroche humainement et au niveau de l’apprentissage. Ce professeur peut-être un prof de l’université ou du conservatoire. Grâce à ce dernier il comble ces lacunes, mieux, le professeur voyant sa motivation et son acharnement dans le travail, décide de le faire jouer pendant les auditions prévues dans le cadre de l’école ou il travaille. Ce qui va donner un but à notre apprentis pianiste et l’occasion de rencontrer d’autres musiciens.

    Je vais terminer par ceci, j’ai rencontré d’autres autodidactes dans mon domaine, qui étaient dans la même situation que moi. le problème pour certain est qu’il mélangeait apprendre en autodidacte et se réfugier derrière ceci.
    je m’explique, être autodidacte et croire que l’on va tous faire entièrement seul est une illusion. Souvent cela dépeint un problème sociale. En tant qu’autodidacte, on doit aller vers des personnes plus expérimentées. On doit aller vers les autres, vers nos « collègues » pour pouvoir nous épanouir dans notre travail. C’est le seul moyen.

    terminons par l’exemple de l’apprentis pianiste. Qui s’évertue à travailler seul, jouer dans son salon, ne pas écouter les conseils d’autres professionnels. Il arrivera probablement à un résultat, mais en jouant dans son salon, il n’impressionnera que ces voisins ou finira par les agacer. Quel que soit le domaine que l’on choisi d’apprendre en autodidacte, on doit se confronter aux autres, pour avoir un reflet de son travail, ne confondez pas autodidacte avec tour d’ivoire.

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  49. Dom

    Je voudrais rajouter ceci… (j’aime m’exprimer désolé);)

    Il ne faut pas croire qu’il est facile d’aller rencontrer d’autres professionnels.

    On a toujours le complexe du papier. « je n’ai pas de diplôme, pas assez d’expérience, ils vont se foutre de moi,… »

    je ne suis pas au top de ma carrière ni un génie, mais pour le moment au vus de mes acquis et expériences, je peux témoigner de ce que j’ai constaté:

    Effectivement, il y a des gens qui vont soit abuser de vous, soit se foutre de vous, mais ceux là sont une minorités.
    si cela doit arriver, il y a aussi une leçon à prendre…

    Je ne dis pas que c’est facile, j’ai déjà voulu abandonner plus d’une fois et me lancer dans autre chose, mais le plus important est de se donner des chances.

    Quel sont les priorités de la vie? Payer ses factures.
    Quels sont vos aspirations? Êtes-vous prêt à supporter de prendre des risques, de vous priver matériellement pour arriver à un but?

    Quand j’ai commencé, j’ai exercé un travail en plus de ma passion, un travail alimentaire que je détestait. Des que j’en ai eu l’occasion, j’ai décidé de quitter ce travail. J’ai vécu non pas dans la misère, mais dans une situation financière limite.
    je me suis dit qu’il fallait que je gagne ma vie et pourquoi pas me lancer dans mon domaine. Même en tant que balayeur ou être celui qui prépare le café pour l’équipe et les artistes. J’ai commencé comme cela, sans être bien payé. aujourd’hui je ne possède pas maison de campagne avec piscine, ou trois voitures plus une que je ne sort que le dimanche, mais mes factures sont payées, je ne vis pas mal et je mange à ma faim. Je devrai sans doute m’endetter très longtemps pour me payer un logement, mais comme beaucoup de gens.

    je me suis aussi dit que je me donnait deux ans pour réaliser mon rêve, c’est à dire non pas arriver au top, mais avancer et progresser, ne fut ce que d’un petit pas.

    Si au bout de deux ans en ayant TOUT essayé, je devais constaté qu’il n’y avait aucune lueur d’espoir ou de progrès alors, je pourrais repenser à autre chose, mais l’esprit serein car j’aurais tout essayé!

    au final, j’ai été abusé par une personne dont j’ai été l’assistant (c’est à dire bosser comme un chien pour peu de revenu), d’autre qui se sont foutus de moi, mais j’ai tenu bon et malgré tout j’ai aussi rencontré des personnes avec les quelles je suis toujours en contact qui m’ont permis de m’épanouir.

    je ne dit pas qu’il faut se montrer ou se vendre mais essayer de les rencontrer dans un but d’échange. Il existe des personnes ouvertes dans ce point de vue et elles sont plus nombreuses que l’on ne le pense.

    J’aime les exemples, je vais donc en choisir un réel.
    Il y a pas mal de temps, un de mes amis avait décidé de se lancer dans la musique et la chanson. Il composait ses propres chansons, avec de chouettes textes. Nous avions alors décidé de faire un spectacle à deux et de prendre nos c……s en main pour aller se présenter dans des théâtres et cabarets.

    Le set était, une ou deux chansons à lui qu’il chantait seul, quelques petites choses à moi, de nouveau lui, puis moi,… le but était de nous faire voir dans nos deux disciplines différentes.

    Nous avions également décidé de faire cela ensemble car nous étions dans le même état d’esprit: On se donne X temps pour se lancer et voir ce que cela donne, en essayant de se donner au maximum.

    Nous avons fait une audition dans un cabaret et il a chanté deux morceaux et moi présenté deux choses.

    La tenancière du cabaret a acceptées de nous programmer et nous à quand même donnée son avis. Quelques petites choses à corriger pour moi et pour lui.
    Son principale défaut était qu’il s’accompagnait à la guitare, en ayant appris les accords dans des livres, il ne connaissait ni les notes ni le solfège. Elle lui a donc dit que le fait de jouer seul sur scène en jouant des accords scouts risquait de vite lasser un public. Peut-être il serait intéressant pour mettre plus sa voix et ses chansons en valeur qu’il prenne quelques cours de guitare.

    Il l’a très mal prit et s’est réfugier derrière un échec et après le concert à tout abandonné.

    J’ai eu aussi mon lot de critiques, mais je les ai prises du bon côté en acceptant de me remettre un peu en question et au final, cela m’a fait avancer. je suis retourné plusieurs fois dans ce cabaret et j’ai fait quelques sets seul.
    Je ne suis pas un génie, mais le fait de prendre les conseils ou remarques du bon côté, me permet aussi d’avancer.
    Attention à ne pas tout prendre, il faut faire le tris de ce qui vous semble utile.

    Aujourd’hui cet ami est employé dans une grosse boîte et chaque fois que je parle de ce que fais, je le sens amer et moqueur. Je ne lui fais pas la morale, mais j’évite maintenant de parler de ce que je fais, ou même de l’inviter à un de mes spectacles.
    Je trouve juste dommage pour lui qu’il doive vivre avec un regret, ou un sentiment de non achevé.

    Mes post ont l’air de ceci: « je vais vous expliquer petits scarabées ce que c’est d’être autodidacte », mais ce n’est pas le cas. Je ne suis pas un exemple de réussite loin de là, j’ai encore beaucoup de travail à faire, mais si je peux parler de mes expériences avec d’autres autodidactes, je le fait avec plaisir.

    En gros (pour conclure!!!!),

    Il est important je crois d’aller vers les autres, c’est dur pour certains, il faut se faire violence, mais c’est à mes yeux un excellent moyen d’avancer dans son apprentissage. Encore une fois le but n’est pas de se vendre mais de partager, car vous aussi avec le peu d’expérience dont vous faîtes preuve face à un vieux de la vieille, vous avez des choses à apporter. Ne fût ce qu’un regard neuf sur les choses.

    IL y’a aussi une chose importante quand on est autodidacte il me semble. (vite fait…) C’est de garder une vie sociale. Quand vos amis sont aux bureau, il faut vous discipliner seul, travailler seul. le soir il faut entreprendre de voir du monde, car on s’exclut vite en étant autodidacte. C’est important de ne pas s’enfermer dans son petit monde car on devient vite fou!!
    C’est important d’avoir des amis qui vous comprennent, particulièrement dans vos périodes de stress car on peut vite avoir envie de tout lâcher. Avoir une conjointe aide aussi. Pour moi c’est un plus que je bénit.

    Comme vous le constatez, je me qualifie autodidacte, mais je ne fais pas tout, tout seul. je m’entoure.

    Voilà, je vais conclure ici. Je vous souhaite bonne chance dans vos entreprises et surtout beaucoup d’acharnement!!

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  50. Liza

    Bonjour à tous,

    J’ai été ravie de trouver cet article sur le net, car je suis moi même autodidacte en même temps je suis assez d’accord avec le point de vie de Jérome Said qui dit je cite  » J’ai l’impression que l’on peut se dire autodidacte qu’après avoir accompli des choses reconnues sans que l’on ait officiellement les diplômes dans le domaine concerné. » Pour ma part je n’ai pas fait d’études universitaires mais je me suis formée à différentes disciplines qui me permettent aujourd’hui de pratiquer un métier que j’adore et à mon compte.

    Donc en résumé je me suis formée autant qu’une personne sortant de l’unif et je continue tous les jours et avec les difficultés de l’autodidaxie, auto-discipline, la rigueur, l’auto-motivation, cadrer les choses soi même, et surtout s’entourer de mentor et d’experts, en somme être son garde fou 😉

    Aujourd’hui je suis satisfaite car j’ai mené de front les études et le travail et j’en suis fière et ravie d’avoir partagé cela avec vous.

    Je trouve l’idée d’organiser des rencontres entre autodidactes excellente.
    A quand la première ?

    Succès, Bonheur & Réussite à Tous

    Liza

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  51. guerre

    salut, je suis déjà venu ici l’année dernière, et depuis j’ai beaucoup évolué. (l’évolution est constante quand on a 20 ans :))
    je pense aujourd’hui que l’autodidaxie, est la forme la plus parfaite de décrire la liberté (professionnelle ou sociale).
    Je suis parti de rien, je n’ai qu’un bac techno, et pourtant je fais ce qu’il me plait. (travail avec google)
    Et j’aime ma vie aujourd’hui. c’est dure au départ de ce faire remarquer mais rien est impossible. (dans le domaine du réel bien-sure) c’est le système qui veut çà.
    règle sur règle… j’ai toujours était contre le système d’aujourd’hui. Il n’est pas là pour valoriser l’être humain…

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  52. Boulama

    Bonsoir,
    Pour ce qui est de l’époque de Thomas Edison, nous ne sommes pas dans le même siècle. Surement qu’à son époque, le diplôme n’avais pas autant de valeur qu’aujourd’hui …
    Pour moi, l’autodidaxie est une bonne chose mais à un moment donné de la vie.
    Je m’explique :
    Disons qu’un adolescent de 15 ans, n’ayant que son DNB en poche décide de quitter le système scolaire pour apprendre de lui même. Aujourd’hui, le diplôme (Baccalauréat) est « un passeport pour l’emploi », et sans ce dit passeport difficile de réussir.
    Alors que quelqu’un qui a son baccalauréat peut intégrer une université (ou un école) y faire quelques années. Il peut ensuite quitter cette école (avec un diplôme), pour se mettre à apprendre ce qu’il veut (développement web …)
    Voilà, bonne soirée 😉

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  53. zeka

    bonjour, j’ai déjà laissé un commentaire il y a un an maintenant, je suis autodidacte, un vrai! je n’ai que 21 ans et je boss avec google, l’état français et ferrero international.
    je suis sur le point de créer ma propre société.
    L’autodidaxie est une forme d’habitude! ce n’est pas quelque chose que l’on décide! arrêté de croire aussi que les diplômes son la seul reconnaissance de vos compétences! c’est une connerie inventé pour que l’on reste dans un cadre!
    je n’ai quasi jamais était à l’école alors posé vous des questions. et j’ai des possibilité immense que j’ai décidé d’ouvrir en bougeant mon cul de mon coté! et ça sans l’école!
    J’ai juste les meilleurs motivation qui existe : la recherche du bonheur et l’envi de changer le monde!
    j’ai passé ma vie a vivre avec des gens qui vous juge sur vos études ou sur le fric que vous gagnez… et maintenant c’est moi qui les juges parce qu’il ne comprenne pas ou on trouve réellement le bonheur!

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  54. Lynn S. Curral

    Bonjour,
    J’ai trouvé votre article super hyper passionnant.
    Vous définissez très bien ce que vivent les autodidactes.
    Moi-même m’occupe beaucoup de ce sujet, notamment du problème des élèves à précocité intellectuelle (dits aussi ‘surdoués’) et qui ont pour la plupart une grande qualité d’autodidaxie et de passion de l’apprentissage à condition que celui-ci ne soit pas formalisé. Ils ont besoin d’étudier en profondeur, comme vous le dites.
    Beaucoup d’entre eux sont des méditatifs, des contemplatifs, comme l’était Pierre Curie, qui ne supportait par l’école et y était en échec. Il n’a donc pas suivi le cursus scolaire avant ses 16 ans…

    Je vous invite à jeter un coup d’oeil sur ce site qui révèle notre action :
    http://lynn-sylvie-curral.blogspot.fr/

    Bien cordialement,
    LSC

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  55. Pingback: AUTODIDACTE! | Christine Lavanchy, peinture & photographie

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