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	<title>C'éclair! &#187; Métaphores</title>
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		<title>C&#039;éclair! &#187; Métaphores</title>
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		<title>Quels sont vos détrompeurs?</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Jul 2010 20:49:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Argancel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Développement Personnel]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour éviter de faire des erreurs, rien de tel que de mettre en place des détrompeurs qui vont nous contraindre à bien agir de manière proactive. Avez-vous mis en place vos propres détrompeurs?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><script type="text/javascript"><!--
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<p>Tout le monde connaît les <strong>détrompeurs mécaniques</strong>. Le connecteur USB est un bon exemple. Il est conçu de manière à ce qu’il soit impossible pour notre brave pantin de bois écervelé sur la photo de le brancher à l’envers : une languette de plastique à l’intérieur du connecteur l’en empêche. Le système ne risque donc pas d’être endommagé par une mauvaise utilisation, qu’elle soit intentionnelle ou pas.</p>
<p>Mais le concept du détrompeur ne pourrait-il pas se généraliser <strong>au delà du cadre des appareils mécaniques</strong>? J’ai la conviction que oui. Nous sommes tous enclins à commettre des erreurs routinières qui auraient pu être évitées si l’on avait travaillé dans un environnement mieux adapté, un environnement fool-proof, <strong>anti-crétin</strong> si je puis me permettre <img src='http://ceclair.fr/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  .</p>
<p>Pourquoi ne pas prendre un moment pour réfléchir à notre environnement de travail afin de prévenir ces erreurs en créant nos propres détrompeurs? On y gagnerait du temps et la qualité de notre travail s’en trouverait renforcée.</p>
<p>C’est pourquoi je vous propose d’examiner les moyens d’y parvenir dans cet article. Et comme le titre le suggère, nous essaierons au terme de cet article de bâtir ensemble une bonne liste de détrompeurs grâce aux commentaires que vous pourrez saisir dans le bas de la page…</p>
<p> <span id="more-2133"></span><br />
<h3>Enjeux et histoire du détrompeur</h3>
<p>Le détrompeur est un concept très populaire dans le domaine industriel. Sur les chaînes de montage, un bon système de détrompeurs doit permettre d’éviter les erreurs de fabrication sur un produit. Ainsi le produit fini est sans défaut et ne nécessite aucune vérification. En somme : l’idée est de “<strong>faire la qualité</strong>” <strong>au lieu de “contrôler la qualité”</strong>.</p>
<p>Lors de la conception d’un système de détrompeurs, une étude doit être réalisée afin de déterminer précisément les besoins à satisfaire et les restrictions mises en place par les détrompeurs. Les points où l’opérateur peut agir sont analysés afin de minimiser les possibilités d’erreur. Les opérateurs sont généralement mis à contribution puisque c’est eux qui vont réaliser les manipulation potentiellement sources d’erreur.</p>
<p>Ce fût <em>Shigeo Shingō</em> (1909-1990), ingénieur japonais employé chez Toyota qui inventa le système détrompeur &quot;poka-yoke&quot;, dispositif mécanique permettant d’éviter une erreur involontaire. Il s’intéressa beaucoup aux moyens d’améliorer la qualité de production des entreprises et de parvenir au fameux “zéro défaut”.</p>
<h3>Les trois types de détrompeur</h3>
<p><em>Shigeo Shingō</em> distingue trois sortes de détrompeur :</p>
<ul>
<li><strong>Le détrompeur de contact</strong> : la configuration de l’environnement de travail contraint l’opérateur à agir de la bonne manière. C’est comme la prise USB : sa forme physique empêche de faire un branchement incorrect. </li>
<li><strong>Le détrompeur de signalement</strong> : l’opérateur est averti de son erreur par un signal sonore désagréable, qui ne cessera que lorsque l’erreur aura été réparée. </li>
<li><strong>Le détrompeur chronologique</strong> : une liste de cases à cocher indique la liste des choses à faire pour que le travail soit bien fait, comme par exemple la vérification effectuée par un pilote d&#8217;avion lors de la prise des commandes. </li>
</ul>
<h3>Dompter l’animal qui est en nous</h3>
<p>Vous vous demandez peut-être maintenant : ok c’est bien beau ces considérations industrielles, mais comment puis-je en bénéficier?</p>
<p>Une des applications les plus intéressantes concerne la gestion de nos émotions. Il faut bien avouer qu’un grand nombre de nos émotions sont des sources d’inefficacité : la colère, l’anxiété, la déprime sont par exemple des émotions rarement utiles. Pour bien gérer le flot de nos émotions, nous recourrons tous à une capacité que l’on appelle notre <strong>Intelligence Emotionnelle</strong>, un concept popularisé dans le livre du même nom par l’auteur <a href="http://www.amazon.fr/LIntelligence-%C3%A9motionnelle-Daniel-Goleman/dp/2290332968?tag=ceclair-21">Daniel Goleman</a>.</p>
<p>Dans ce livre, l’auteur parle de la manière dont est organisé le cerveau et comment les émotions court-circuitent parfois notre raison.</p>
<p>On avance que notre cerveau a évolué en <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cerveau_triunique">trois couches</a> : </p>
<ul>
<li><strong>Le cerveau reptilien</strong> : la partie la plus primaire située à la base de notre cerveau que nous avons hérité des reptiles. Elle est responsable des fonctions vitales telles que la respiration, les battements du coeur et le système moteur. </li>
<li><strong>Le cerveau limbique : </strong>le centre de nos émotions, dévolu aux principaux comportements instinctifs et à la mémoire. </li>
<li><strong>Le cerveau humain</strong> ou <strong>néocortex</strong> : situé en périphérie, c’est la partie la plus évoluée, responsable des raisonnement logiques et du langage. </li>
</ul>
<p>Normalement, les stimuli que nous percevons grâce à nos sens dans la partie primaire du cerveau sont d’abord analysés par le néocortex afin que l’on prenne une décision qui va déclencher une réaction émotionnelle dans le cerveau limbique puis le mouvement approprié. Il s’agit du <strong>circuit long</strong>.</p>
<p>Mais sous le coup d’une <strong>menace </strong>forte, le signal passe directement dans la partie limbique du cerveau pour déclencher l’émotion automatique qui corresponds à cette menace. Et ce n’est qu’après coup qu’on évalue le réel danger de façon raisonnée. Le signal a emprunté dans ce cas le <strong>circuit court</strong>, habituellement plus efficace pour des décisions à prendre à la hâte.</p>
<p>L’exemple typique est le cas où l’on perçoit une forme qui ressemble à un serpent sur un chemin. Instinctivement, nous allons nous écarter d’emblée du serpent. Alors qu’à postériori, l’analyse de la forme par le néocortex pourrait bien déterminer qu’il ne s’agissait en réalité que d’un bout de bois.</p>
<p>Il faut bien avouer que dans notre monde moderne, les réactions émotionnelle que nous avons hérité de nos ancêtre sont souvent inadaptées. Pour anticiper ces moments de faiblesse où nos émotions prennent à tort le dessus par rapport à notre raison, nous pouvons utiliser la puissance des détrompeurs. Voyons quelques exemples…</p>
<h3>Des exemples!</h3>
<h4>1/ Les détrompeurs de contact</h4>
<p>Je me permet de généraliser les détrompeurs de contact à tous les détrompeurs de type bloquants. En voici une petite liste :</p>
<ul>
<li><strong>ne pas avoir de télévision chez soi</strong> : ce détrompeur permet d’éviter de regarder machinalement la télévision au lieu de faire avancer nos projets les plus chers. C’est un détrompeur que j’utilise moi-même. C’est peut-être radical mais très efficace!</li>
<li><strong>ne pas placer son bureau en face d’une fenêtre</strong> : comme je suis très curieux, j’aime regarder ce qu’il se passe par la fenêtre. Alors vous imaginez bien que si mon bureau était en face d’une fenêtre, mon boulot n’avancerait plus! </li>
<li><strong>ne pas acheter de Nutella</strong> : bon vous savez maintenant que je suis accroc au nutella. Et pour ne pas mourir d’une overdose, eh bien je n&#8217;en achète pas : je n’en mange que chez les autres. <img src='http://ceclair.fr/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  </li>
<li><strong>attacher ma clé USB à mon trousseau de clefs</strong> : moi qui suis tête en l’air, j’aurais tôt fait d’égarer ma clé USB dans un coin si je ne l’attachais pas à mon trousseau de clés.</li>
<li><strong>l’anti-vol de mon vélo</strong> : cette fois-ci, voilà un détrompeur dédié aux autres, pour éviter que quelqu’un veuille m’ “emprunter” mon vélo sans mon accord. </li>
<li><strong>mes mots de passe </strong>: une bonne manière de me prémunir de la naturelle curiosité de mes concitoyens.</li>
</ul>
<p><strong>2/ Les détrompeurs de signalement</strong></p>
<ul>
<li><strong>utiliser un minuteur pour commencer un projet</strong> : pour vaincre la procrastination, rien de tel que de se dire qu’on va travailler pendant un court laps de temps, disons dix minutes avant que l’alarme ne sonne. Tant qu’on n’est pas arrivé au bout du temps imparti, le tic-tac du minuteur nous rappelle sans cesse que notre temps est compté. Et au bout du temps imparti, la sonnerie nous signale qu’il faut faire une pause… ou bien continuer pour profiter de l’élan. Remarquez qu’ici, notre instinct de compétition arrive à contrebalancer notre fainéantise naturelle.</li>
<li><strong>s’engager auprès d’autres personnes</strong> : voilà une autre arme psychologique de choix. Cette fois-ci, ce sont des personnes qui jouent le rôle de l’alarme. Comme on n’aime pas perdre notre crédibilité, on n’osera jamais rester sans rien faire lorsqu’on s’engage publiquement. Ici, c’est la peur du rejet qui bat notre naturelle fainéantise.</li>
<li><strong>les posts-it</strong> : lorsqu’on a un but très important à réaliser, il est bon de se le rappeler sans cesse en collant un peu partout des post-it qui nous rappelleront que nous nous sommes promis d’y arriver.</li>
<li><strong>placer de beaux stylos sur la table</strong> : si on a comme but d’écrire tous les jours, alors nul doute que placer de beaux stylos sur la table aidera à se donner l’envie de gratter du papier.</li>
<li><strong>le voyant lumineux de l’essence</strong> : je ne sais pas pour vous mais celui-ci m’a déjà rendu de fiers services <img src='http://ceclair.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </li>
</ul>
<p><strong>3/ Les détrompeurs chronologiques</strong></p>
<ul>
<li><strong>le rituel matinal </strong>: grâce à une petite liste de choses à faire, je sais chaque matin par quelles actions je dois commencer pour démarrer ma journée du bon pied. Ce fût l’objet d’un précédent article : <a href="http://ceclair.fr/le-pouvoir-du-rituel-matinal">Le pouvoir du rituel matinal</a></li>
<li><strong>les check-lists de choses à amener</strong> : lorsque je pars à la plage ou en salle de sport, je sais que j’oublie forcément quelque chose. Alors pour éviter cela, j’ai créé des check-lists qui indiquent les choses que je dois amener.</li>
</ul>
<p><em>Voilà tout, je suis sûr que vous avez vous aussi mis en place toute une panoplie de détrompeurs dans votre vie pour être efficaces. Alors pour les partager avec nous, je vous propose de les saisir dans le champ des commentaires ci-dessous. Merci beaucoup!</em></p>
<p><em>Crédit photo :</em> <a href="http://www.flickr.com/photos/julianrod/"><b>julianrod</b></a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>La stratégie du dauphin – 4ème partie : la carpe pseudo-éclairée</title>
		<link>http://ceclair.fr/la-strategie-du-dauphin-la-carpe-pseudo-eclairee</link>
		<comments>http://ceclair.fr/la-strategie-du-dauphin-la-carpe-pseudo-eclairee#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 08 Apr 2010 18:04:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Argancel</dc:creator>
				<category><![CDATA[créativité]]></category>
		<category><![CDATA[Développement Personnel]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
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		<description><![CDATA[La stratégie du dauphin est un livre qui décrit de manière métaphorique divers types de comportements dans une organisation. Dans cette quatrième partie, nous traitons le cas de la carpe pseudo-éclairée, qui croit dur comme fer que le monde n'est qu'abondance absolue.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2761922328/?tag=ceclair-21"><img title="La Stratégie du Dauphin" style="display: inline; margin: 0px 0px 5px 5px" height="240" alt="La Stratégie du Dauphin" src="http://s3.ceclair.fr/wp-content/uploads/2010/03/livre-la-strategie-du-dauphin.jpg" width="164" align="right" /></a>
<p>Après la partie sur le <a href="http://ceclair.fr/la-strategie-du-dauphin-le-dauphin">dauphin</a>, voici la suite de notre revue du livre <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2761922328/?tag=ceclair-21"><strong>la stratégie du dauphin</strong></a>, avec aujourd’hui la présentation du dernier personnage : la <strong>carpe pseudo-éclairée (CPE)</strong>. C’est un état qui rapproche un peu la carpe du dauphin sans pour autant l’atteindre, d’où le terme “pseudo-éclairée”.</p>
<p>Si vous vous rappelez bien : la carpe, notre premier personnage, était obnubilée par un sentiment de pénurie. Mais pour la carpe pseudo-éclairée, c’est au contraire un sentiment d’<strong>abondance absolue</strong> qui prédomine. Dans la vie, la CPE ne voit pas de mal ni de vrai perdant car à long terme, tout le monde fini par être gagnant. Elle a un besoin viscéral de guérison. Elle adore se soigner en se faisant du bien et en faisant du bien aux autres. Par conséquent, elle n’est pas à l’aise avec les représailles ou la fuite. Elle ne peut pas manifester son amour par le pouvoir et cette impuissance la met en colère. La plupart du temps, la carpe pseudo-éclairée se contente du lâcher prise, qui lui permet de flotter dans le conduit d’une force supérieure à laquelle elle se soumet avec plaisir.</p>
<p> <span id="more-1682"></span>
<p>Ce personnage m’a particulièrement intéressé, dans le sens où il fait écho à une mode très en vogue actuellement : la <strong>positive attitude</strong>. Comme le souligne <em>Marc Traverson</em> dans son article <a href="http://www.troisiemevoie.com/troisiemevoie/2010/01/positive-thinking-mais-pas-trop.html">Positive thinking, oui, mais pas trop !</a>, on ne peut pas “noyer la complexité de l&#8217;être et de l&#8217;âme sous les flots d&#8217;une gentillette musique d&#8217;ascenseur”. Aussi, vouloir simplifier la vie en voyant tout en rose mène à une impasse qui empêche la CPE de développer pleinement son potentiel.</p>
<p>Cela dit, comme l’auteur de l’ouvrage le souligne, cet état de carpe pseudo-éclairée est un premier pas vers <strong>plus de choix</strong>, plus de marges de manoeuvre par rapport au statisme teinté de fatalisme qui s’exprime dans le comportement des deux premiers personnages : la carpe et le requin. La carpe pseudo-éclairée évoluerait en somme dans une zone grise qui précèderait l’état de dauphin car elle entrevoit les capacités immenses de l’être humain, même si elle ne parvient pas à les développer rationnellement.</p>
<p>Le plus grand mérite de la carpe pseudo-éclairée est sans aucun doute son pouvoir de <strong>guérison</strong>. Elle se fait un devoir de guérir tous les maux du monde. Les enfants des ghettos, les femmes battues, les alcooliques, les victimes d’abus sexuel trouveront un <strong>havre réparateur</strong> en sa compagnie. Cette notion de havre est comparée par l’auteur aux campements des autochtones nord-américains. Ce sont comme des étapes, où la CPE se guérit et guérit les autres.</p>
<p>Cependant, les carpes pseudo-éclairées ont tendance à généraliser le havre à tout ce qui les entourent. Aveuglées par une impression d’abondance absolue, elles ne voient <strong>aucune limite</strong> à craindre ou à surmonter, aucune frontière à poser à la réalisation du potentiel humain. Devant la réalité des choses, cette croyance en un univers omniscient qui prendra soin d’elles les pousse finalement à se dérober et à rejeter leurs responsabilités, tout comme les carpes communes.</p>
<p>Soucieuses de prouver et d’alimenter leur croyance dans un monde sans limite où tout est possible, les CPE saisissent chaque occasion de généraliser des <strong>phénomènes extraordinaires</strong>. L’histoire du centième singe en est un exemple. Elle raconte que des singes vivant au japon ont été éduqués par des hommes à laver leur patate douce dans l’eau pour enlever les saletés avant de la manger. Ces singes transmirent le tuyau à tout leur entourage, et à partir d’un certain seuil (le 100ième singe), toute la population était <em>instantanément</em> pourvue de ce savoir faire, même les singes des îles environnantes qui n’avaient pourtant aucun contact avec les autres singes! Bien sûr, ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres facultés métaphysiques fabuleuse qu’on prêterait à la nature et au genre humain.</p>
<p>Ce genre de croyances laisse place à une carpe enragée lorsqu’elle se rends compte que le monde n’est pas sans limite, instantané, et qu’elles restent impuissantes contre les requins. Elles se mettent alors à se définir en fonction de ce à quoi elles s’opposent. Elles maudissent “le système” dont pourtant elles dépendent puisque cela leur donne une excuse pour ne pas changer et rejeter leur responsabilité.</p>
<p>Dans les organisations, l’auteur classe les CPE en deux groupes distincts : la <em>CPE métaphysique</em>, et la <em>CPE sociale</em>. La première se situant parmi les employés de l’organisation, tandis que l’autre critique l’organisation de l’extérieur.</p>
<p>Notamment, les <em>CPE métaphysiques</em> sont :</p>
<ul>
<li><strong>Antimatière</strong> : elles cherchent souvent à s’évader par des drogues ou thérapies spirituelles favorisant la dématérialisation. </li>
<li><strong>Antimâle</strong> : elles pensent que le gouvernement et la testostérone forment une combinaison impossible. </li>
<li><strong>Antistructure</strong> : les CPE refusent les structures car elles n’acceptent aucune limite. </li>
</ul>
<p>Et les <em>CPE sociales sont </em>:</p>
<ul>
<li><strong>Antitechnologie :</strong> car la technologie risque de perturber le “flux” de l’univers. </li>
<li><strong>Anticomplexité : </strong>car cela donne trop d’endroits aux requins pour se cacher.</li>
<li><strong>Anti-autorité :</strong> parce qu’accepter que l’autorité est nécessaire revient à accepter l’existence du mal.</li>
</ul>
<p>On voit surtout des carpes pseudo-éclairées parmi les adeptes du <strong>gagnant-gagnant basique</strong>. C’est à dire le genre d&#8217;association qui partage les gains par un compromis “acceptable” au lieu de générer plus de valeur. Elles sont conciliantes parce qu’elles veulent se montrer gentilles envers leurs proches, sans se demander si une éventuelle percée serait possible à long terme. Dans ces conditions, les requins seront nombreux à faire la queue au seuil de la porte pour dévorer ce qu’il y a à dévorer.</p>
<p>Au final, on pourra résumer la stratégie de la <strong>carpe pseudo-éclairée</strong> de la manière suivante :</p>
<ul>
<li>Les carpes pseudo éclairées ne croient qu’à l’abondance et ignorent l’existence de limite, de mal ou de perdant.</li>
<li>Elles croient qu’elles nagent dans un univers bienveillant qui prendra toujours soin d’elles, et qui converge vers une fin heureuse.</li>
<li>Les CPE ne veulent pas assumer la responsabilité de résoudre tous les torts contre lesquels elles se révoltent, elles ne sont pas à l’aise avec les représailles. Elles croient qu’il suffit de les signaler et que l’univers prendra soin d’améliorer la situation en temps voulu.</li>
<li>Pour elles, il suffit d’être dans le flux, se fondre dans la masse. Elles ne se rendent pas compte que c’est parfois inefficace.</li>
<li>Elle ont bien un but ultime dans la vie mais elles ne se donnent pas les moyens de l’atteindre.</li>
</ul>
<p>En une phrase, les carpes pseudo-éclairées voient d’immenses capacités dans l’être humain mais rechignent à provoquer le changement pour ne pas troubler la marche du monde, qu’elles idéalisent, au moins à long terme.</p>
<p>C’est ainsi que se clôture notre présentation des personnages qui peuplent l’univers du livre <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2761922328/?tag=ceclair-21">La stratégie du dauphin</a>. Bien sûr, ces articles ne sont qu’une invitation au voyage offert par le livre, où vous trouverez bien d’autres éléments complémentaires. Je pense cependant que j’en couvrirai certains à l’occasion, alors restez connectés!</p>
<p>Pour le moment je vous propose de faire une pause et de réfléchir aux personnages que nous avons vus. Autant vous le dire tout de suite, je m’identifie plutôt à la carpe pseudo-éclairée, mais vous vous doutez bien que j’aimerais évoluer progressivement vers le dauphin!</p>
<p><em>Et vous? Auquel de ces poissons vous identifiez-vous? Est-ce que c’est un mix entre plusieurs poissons? Ou alors peut-être changez-vous de race selon la situation à laquelle vous êtes confronté?</em></p>
<p><em>Je serais ravi d’en discuter avec vous!</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>La stratégie du dauphin – 3ème partie : le dauphin</title>
		<link>http://ceclair.fr/la-strategie-du-dauphin-le-dauphin</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Apr 2010 16:44:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Argancel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La stratégie du dauphin est un livre qui décrit de manière métaphorique divers types de comportements dans une organisation. Dans cette troisième partie, nous traitons le cas du dauphin, l'animal en mutation constante qui sait provoquer des bénéfices à long terme par des stratégie menant à des percées qui créent de la richesse pour chacun de ses collaborateurs.]]></description>
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</script></p><p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2761922328/?tag=ceclair-21"><img title="La Stratégie du Dauphin" style="display: inline; margin: 0px 0px 5px 5px" height="240" alt="La Stratégie du Dauphin" src="http://s3.ceclair.fr/wp-content/uploads/2010/03/livre-la-strategie-du-dauphin.jpg" width="164" align="right" /></a>
<p>Après avoir vu le comportement du <a href="http://ceclair.fr/la-strategie-du-dauphin-le-requin">requin</a>, voici donc la suite de notre revue du livre <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2761922328/?tag=ceclair-21"><strong>la stratégie du dauphin</strong></a>, avec aujourd’hui la présentation du personnage principal : le <strong>dauphin</strong>.</a></a></p>
<p>Mais tout d’abord, qu’avons-nous appris dans les précédents articles? L’idée qui domine les deux premiers personnages : la <strong>Carpe</strong> et le <strong>Requin</strong> est l’idée de pénurie. Ils ont tendance à croire que nous vivons dans un monde statique aux limites bien établies et exploitent leurs ressources en utilisant tout le temps les mêmes approches. Ils s’identifient même à leurs comportements, qui sont comme “câblés” dans leur esprit. Cela s’apparente à la <a href="http://www.yoannromano.com/2010/03/comment-bien-se-fixer-des-objectifs/">stratégie de la mouche</a>, qui se cogne et se recogne encore plus fort contre la vitre, croyant que pour s’en sortir dans la vie il suffit de persister en se contentant de faire la même chose plus intensément.</p>
<p>Le <strong>dauphin</strong> quant à lui croit à la possibilité d’une pénurie comme à la possibilité d’une abondance, et surtout que les deux sont accessibles. Il est capable de réfléchir à sa façon de penser pour adopter le comportement adéquat dans chaque situation afin d’exploiter au mieux ses ressources et trouver la solution élégante. Il sait tirer partie de sa flexibilité pour utiliser l’effet de levier qui vise à faire plus avec moins.</p>
<p><span id="more-1666"></span>
<p>Les dauphins ne sont pas des super-poissons qui attendent la moindre occasion pour faire profiter le monde de leur “sagesse supérieure”. Ce ne sont pas non plus des gourous, ou des magiciens attirés par les forces mystiques ou occultes. Ils ne sont pas du genre à appliquer aveuglément des principes. Les dauphins sont tout simplement des adeptes de <strong>ce qui marche</strong>.</p>
<p>Ce qu’on appelle <strong>solution élégante</strong> allie trois qualités :</p>
<ul>
<li>la précision (scientifique) </li>
<li>la cohérence </li>
<li>la simplicité </li>
</ul>
<p>Malheureusement, les notions de compétition, de victoire et d’échec dans notre culture nous empêchent souvent de coopérer efficacement pour la trouver. Même lorsqu’on adopte une stratégie prétendument gagnant-gagnant, on se rends compte que le concept est davantage utilisé comme un moyen de favoriser la bonne entente par des compromis plutôt que comme un levier menant à une véritable percée, porteuse de richesse. Le sentiment de satisfaction abusive qui en découle est nuisible puisqu’il pousse à se contenter de peu. A long terme c’est une stratégie perdante.</p>
<p>Loin d’être conciliant en permanence, le dauphin se comportera parfois en carpe ou en requin suivant la situation. C’est pour cela que la carpe le verra souvent comme un requin, et que le requin le considèrera souvent comme une carpe. Mais le dauphin agit en pleine connaissance de cause, dans un but précis, suivant ce que la situation exige. Plus important encore : il le fait en espérant tomber sur l’opportunité d’une <strong>percée</strong>.</p>
<p>Pour comprendre cette logique, il est important de comprendre la différence entre <strong>jeu fini</strong> et <strong>jeu infini</strong>, une notion développée dans le livre <a href="http://www.amazon.fr/Finite-Infinite-Games-James-Carse/dp/0345341848?tag=ceclair-21">Finite and Infinite Games</a> de <em>James Carse</em>.</p>
<p>Dans un <strong>jeu fini</strong>, on joue suivant des règles bien précises, dans le but de gagner. Les règles sont là pour que le jeu prenne fin à un moment donné, donnant la victoire à un des joueurs. Voici quelques exemples de jeu fini : un débat, jouer à un sport, recevoir un diplôme, appartenir à une société ou s’engager dans la guerre.</p>
<p>On assimile aussi le jeu fini au jeu <strong>à somme nulle</strong> (ou à somme constante) où les bénéfices et les pertes de tous les joueurs additionnés donnent toujours la même valeur. Couper un gâteau est un exemple de jeu à somme nulle (ou constante), puisque prendre une part de gâteau plus grande réduit la part de gâteau restante pour les autres. On appelle aussi ce genre de jeu un jeu <em>strictement compétitif</em>.</p>
<p>Dans un <strong>jeu infini</strong>, le but est que le jeu continue. Les règles du jeu infini évoluent de façon à éviter que quelqu’un gagne &#8211; que la partie soit terminée – et de façon à apporter autant de personne que possible dans le jeu. C’est le jeu de la vie.</p>
<p>Voici quelques extraits du livre de <em>James Carse</em> qui permettent de mieux cerner le concept :</p>
<ul>
<li>Dans un jeu fini, les règles ne changent pas; les règles d’un jeu infini <em>doivent</em> changer.</li>
<li>Les joueurs d’un jeu fini jouent suivant certaines limites; les joueurs de jeu infini <em>jouent</em> <em>avec</em> les limites.</li>
<li>Les joueurs de jeu fini sont sérieux; les joueurs de jeu infini sont <em>joueurs.</em></li>
<li>Un joueur de jeu fini joue pour être puissant; un joueur de jeu infini joue <em>avec force</em>.</li>
<li>Un joueur de jeu fini consomme du temps; un joueur de jeu infini <em>génère</em> du temps.</li>
<li>Le joueur de jeu fini aspire à la vie éternelle; le joueur de jeu infini aspire à la <em>naissance éternelle</em>.</li>
</ul>
<p>Les joueurs de jeu fini veulent tout <strong>contrôler</strong>. Ils aspirent à être tellement entraînés que rien ne puisse les surprendre. Si parfaitement entraînés que chaque étape soit prévue au départ. Ils jouent comme si le jeu était déjà dans le passé, d’après un script dont chaque détail est connu avant que le jeu lui-même ne commence.</p>
<p>La vision de jeu infini considère plutôt les organisations comme des <strong>systèmes créatifs</strong>, dont le but est d’améliorer et de favoriser la création sur une vision à long terme. Dans ce&#160; contexte plus large on peut trouver une succession de jeux finis où l’on gagne, on perd, ou on obtient un compromis, mais chacune de ces étapes vise à faire durer le jeu plus large dans lequel ils s’inscrivent.</p>
<p>Comme mentionné, le dauphin est capable de jouer à des jeux à somme nulle, mais sans perdre de vue son aspiration pour une percée à long terme. Voici certains critères qui l’aident à décider quand adopter un comportement donné :</p>
<p><strong>Mainmise : </strong></p>
<ul>
<li>Quand la relation importe peu et qu’un certain résultat final est en jeu. Par exemple pour une urgence médicale, le dauphin peut se permettre de froisser certaines personne puis recoudre les relations plus tard, une fois l’urgence passée.</li>
<li>Quand des représailles sont nécessaires. Par exemple en assenant un bon coup sur le museau du requin, pour se protéger ou montrer aux autres qu’ils devraient le prendre au sérieux et jouer avec intégrité.</li>
</ul>
<p><strong>Compromis :</strong></p>
<ul>
<li>Quand les positions sont très polarisées, mais qu’il faut progresser.</li>
<li>Quand autrui est avare de coopération.</li>
<li>Quand il est à court de temps, quand la relation reste primordiale, quand l’importance de l’enjeu est dérisoire ou moyenne.</li>
</ul>
<p><strong>Renoncement : </strong></p>
<ul>
<li>Quand l’enjeu est insignifiant, et la relation, capitale. Par exemple pour guérir une relation.</li>
<li>Quand c’est un bon moyen d’aider autrui à apprendre par l&#8217;expérience. Par exemple laisser un enfant gagner de temps en temps pour l’encourager à continuer à jouer.</li>
<li>Quand la situation est urgente, et le consentement crucial.</li>
<li>Quand il se rends compte qu’il a tort.</li>
</ul>
<p>Le dauphin est même parfois ouvert au désengagement, qui rappelons-le est la seule option qui soustrait quelque richesse de l’univers ou de l’individu :</p>
<p><strong>Désengagement :</strong></p>
<ul>
<li>Quand le résultat importe peu.</li>
<li>Quand d’autres besoins sont plus pressants.</li>
<li>Quand il faut retrouver son sang-froid pour ensuite régler les problèmes de base.</li>
<li>Quand il faut collecter de l’information.</li>
<li>Quand il a besoin de temps pour rassembler ses ressources</li>
<li>Quand il est clair que rien de bon ne peut être tiré de la situation, sauf une leçon douloureuse.</li>
</ul>
<p>Enfin, le <strong>Non-engagement</strong> est sans doute une des stratégies les plus fécondes du dauphin, puisqu’elle lui permet d’éviter les situations peu constructives au profit d’expériences qui tendent vers ses buts et valeurs.</p>
<p>Au delà de ces considérations propres au jeu fini, le dauphin s’efforcera toujours de créer un gain net de richesses pour la communauté, par une <strong>percée</strong> qui repousse les limites du jeu fini. Lorsque cela est possible, il privilégiera la coopération par rapport à une approche strictement compétitive afin de provoquer le changement.</p>
<p>Par contre, le dauphin a conscience que cette coopération doit toujours se faire dans l’optique de la percée, et non pas dans l’optique d’être gentil pour se donner bonne conscience. C’est une notion souvent mal comprise par les partisans de la stratégie gagnant-gagnant telle qu’on la conçoit habituellement. Nous verrons cela en étudiant le quatrième et dernier personnage du livre : la <strong><a href="http://ceclair.fr/la-strategie-du-dauphin-la-carpe-pseudo-eclairee">carpe pseudo-éclairée</a></strong>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>La stratégie du dauphin – 2ème partie : le requin</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 21:29:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Argancel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Développement Personnel]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Métaphores]]></category>
		<category><![CDATA[collaboration]]></category>
		<category><![CDATA[métaphore]]></category>

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		<description><![CDATA[La stratégie du dauphin est un livre qui décrit de manière métaphorique divers types de comportements dans une organisation. Dans cette deuxième partie, nous traitons le cas du requin, l'animal agressif par nature qui ne veut jamais perdre.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2761922328/?tag=ceclair-21"><img title="La Stratégie du Dauphin" style="display: inline; margin: 0px 0px 5px 5px" height="240" alt="La Stratégie du Dauphin" src="http://s3.ceclair.fr/wp-content/uploads/2010/03/livre-la-strategie-du-dauphin.jpg" width="164" align="right" /></a>
<p>Après avoir vu le comportement de <a href="http://ceclair.fr/la-strategie-du-dauphin-la-carpe">la carpe</a>, voici donc la suite de notre revue du livre <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2761922328/?tag=ceclair-21"><strong>la stratégie du dauphin</strong></a>, avec aujourd’hui la présentation d’un nouveau personnage : le <strong>requin</strong>.</p>
<p>A la différence de la carpe, le requin est un <strong>prédateur</strong>. Il est armé d’une puissante mâchoire ornée de plusieurs rangées de dents acérées qui poussent continuellement. Autant dire qu’il est toujours en position de force lors d’un face à face avec un autre poisson, sauf peut-être lorsqu’il rencontre un de ses congénères ou un animal plus futé que lui.</p>
<p>Le requin humain est dans une situation analogue : il a un avantage qui lui permet le plus souvent de remporter la victoire au détriment des autres. Pourtant, cet avantage lui joue des tours puisqu’entre temps, ses adversaires ont appris à se méfier de lui, de sorte que les proies faciles ne tardent pas à se volatiliser. Pire : certaines vont se liguer contre lui afin de l’éliminer. Il se retrouve donc de la même façon que les carpes dans une situation précaire de <strong>pénurie</strong>. Cette situation le pousse à vouloir toujours obtenir davantage de ses proies, qui se raréfient d’autant plus vite, entraînant un cercle vicieux aussi implacable que celui de la carpe.</p>
<p>Pour gagner, le requin utilise les stratégies suivantes :</p>
<p><span id="more-1660"></span>
<p><strong>L’arnaque :</strong>&#160; le requin est prêt à tout pour être le gagnant. Aussi infime que soit l’enjeu, il n’hésitera pas à tromper l’adversaire ou à tricher pour arriver à ses fins.</p>
<p><strong>Le brouillard :</strong> le requin aime semer la panique et la confusion de ses adversaires en agitant l’eau, car ça lui permet de masquer ses agissements. Face à des victimes trop occupées à essayer de comprendre ce qu’il se passe, il est sûr de gagner.</p>
<p><strong>Le déni : </strong>le requin prends soin de ne jamais avouer ses fautes et déforme la réalité afin qu’il ne puisse jamais être mis en cause. Mais à trop vouloir jouer à ce jeu, il risque de croire à ses propres inventions.</p>
<p><strong>La dose : </strong>le requin est un grand nombriliste, et son égo le pousse à la paranoïa. Il est poussé à ne voir la vie qu’à travers son propre jugement, sans égard pour les solutions alternatives proposées par son entourage.</p>
<p><strong>La supposition : </strong>un requin prétends toujours que sa solution est la seule valable, puisque si tous les autres échouent, ce sera lui qui aura gagné. Pourtant cette attitude est un grand fardeau car comme tout le monde, le requin échouera inévitablement à un moment ou à un autre. Cela le poussera une fois de plus à essayer d’occulter la vérité.</p>
<p><strong>La crise et l’emprise : </strong>le requin a toujours besoin de contrôler les autres. Il maintient un climat de crise pour maintenir la dépendance des autres vis-à-vis de lui. Mais cela nécessite une vigilance de tous les instants, et ce but bien illusoire l’empêche de se focaliser sur des actions constructives.</p>
<p>Comme vous l’aurez deviné, le territoire de prédilection du requin est la <strong>Mainmise</strong>, avec parfois des élans de <strong>Compromis</strong> lorsqu’il a affaire à plus fort que lui.&#160; Du fait de sa soif de pouvoir, le requin se retrouve souvent dans des emplois où il peut exercer une stratégie offensive. Ce sont les propriétaires d’entreprise, avocats, superviseurs, maîtres d’école, commerciaux, cadres supérieurs. Notamment les emplois qui ont trait au monde des affaires. C’est dans ce milieu en particulier que se sont bien vendus les ouvrages sur l’art de la guerre et la stratégie militaire, inspirés par des penseurs tels que <strong>Sun Tzu</strong> et <strong>Machiavel</strong>.</p>
<p>Cette stratégie de <em>Mainmise</em> fonctionne pendant un temps. Mais sur du <strong>long terme</strong>, elle n’est <strong>pas viable</strong>. L’auteur prends l’exemple des prédateurs d’entreprises, qui sévissent de moins en moins grâce à des réflexes qu’ont acquis les entreprises menacées. Par exemple le fait de faire appel à des acheteurs d’obligations bon marché, aux prêteurs, aux législateurs, aux organismes de régulation et à la presse permet de limiter l&#8217;impact des requins. Ainsi les cibles faciles se raréfient et les requins se voient obligés d’accepter des compromis, faute d’avoir eu le dessus.</p>
<p>Le <em>Compromis</em> est loin d’être une solution idéale. <em>Robert Lawrence</em> écrit dans son livre <em>Dealmaking : All Negotiating Skills and Secrets You Need </em>: </p>
<blockquote><p><font color="#050d24">Le compromis, c’est l’art d’amener les deux parties à accepter une solution que ni l’une ni l’autre aime. Tant et aussi longtemps que personne n’est content, dit-on, le marché est équitable</font></p>
</blockquote>
<p>Chaque parti doit s’<em>adapter</em> aux contraintes, aux conditions négociées pour obtenir seulement une partie du gain initial. Chacun accepte de préserver un degré <em>modéré</em> d’amour propre. On pourrait dire qu’il s’agit de ce que certains appellent une stratégie <em>gagnant-gagnant</em>, puisque chacun obtient quelque chose. Mais en réalité, on devrait plutôt appeler cela une stratégie <strong>moitié gagnant-moitié gagnant</strong>. Les deux acteurs reviennent à une idéologie de pénurie, puisque l’objectif n’est que d’éviter de perdre en obtenant au moins quelque chose. Ainsi jouer au jeu du <em>Compromis</em> n’est pas une solution plus durable que la <em>Mainmise</em>.</p>
<p>Nous verrons dans la <a href="http://ceclair.fr/la-strategie-du-dauphin-le-dauphin">troisième partie</a> comment les <strong>dauphins</strong> utilisent la stratégie de la <em>Percée</em> pour créer de la valeur ajoutée en recherchant la solution élégante.</p>
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		<title>Petit à petit l&#8217;oiseau fait son nid</title>
		<link>http://ceclair.fr/petit-a-petit-loiseau-fait-son-nid</link>
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		<pubDate>Thu, 30 Apr 2009 20:51:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Argancel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Métaphores]]></category>
		<category><![CDATA[métaphore]]></category>
		<category><![CDATA[nid]]></category>
		<category><![CDATA[oiseau]]></category>
		<category><![CDATA[point de bascule]]></category>
		<category><![CDATA[projet]]></category>
		<category><![CDATA[réussite]]></category>
		<category><![CDATA[succès]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour construire son nid l&#8217;oiseau fait des centaines de va-et-vient avec une brindille, une feuille ou un peu de mousse dans son bec. Au début, l&#8217;équilibre semble fragile : on a l&#8217;impression que la moindre rafale de vent pourrait remettre en question toute l&#8217;entreprise. De plus, chaque brindille ajoutée est une étape bien dérisoire par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://ceclair.fr/wp-content/uploads/2009/04/petit-a-petit-l-oiseau-fait-son-nid.jpg" alt="Petit à petit, l'oiseau fait son nid" title="Petit à petit, l'oiseau fait son nid" width="220" height="166" style="margin: 0px 0px 0px 10px;" align=right border=5 />Pour construire son nid l&#8217;oiseau fait des <strong>centaines de va-et-vient</strong> avec une brindille, une feuille ou un peu de mousse dans son bec.</p>
<p>Au début, l&#8217;équilibre semble fragile : on a l&#8217;impression que <strong>la moindre rafale de vent</strong> pourrait remettre en question toute l&#8217;entreprise. De plus, chaque brindille ajoutée est une étape bien <strong>dérisoire</strong> par rapport au résultat final attendu. L&#8217;oiseau reste pourtant régulier dans sa besogne. Et à force de <strong>détermination</strong> et de <strong>persévérance</strong>, le nid prends peu à peu sa forme et arrive à temps pour la belle saison.</p>
<p>Cette success story animalière nous donne de bons conseils quant à la gestion d’un projet. Nous allons nous en servir ici pour analyser les étapes qui mènent à son aboutissement.</p>
<p><span id="more-949"></span><br />
<h3>Au commencement</h3>
<p>Le commencement d’un projet est une étape critique, et il en va de même pour la construction du nid. </p>
<p>Tout d’abord, l’oiseau doit s’assurer qu’il est en <strong>sécurité</strong>.</p>
<p>Pour cela, plusieurs stratégies :</p>
<ul>
<li><strong>Former des colonies</strong> : c’est bien connu, un prédateur hésitera à s’attaquer à un groupe. Non seulement le groupe peut donner l’alerte plus facilement. Mais il constitue aussi une proie plus corriace et menaçante qu’un oiseau isolé. Au pire, si le prédateur se décide quand même à attaquer, il y a de fortes chances que le mauvais sort tombe sur un autre.
<p>Construire en groupe comporte d’autres avantages : par exemple certains oiseaux économisent leur énergie en construisant d&#8217;abord un grand toit commun qui les met à l&#8217;abri des intempéries avant de construire chacun son nid personnel sous ce toit.</li>
<li><strong>S’isoler</strong> : d’autres oiseaux optent pour des endroits isolés et inaccessibles comme les falaises pour construire leurs nids. </li>
<li><strong>Se barricader</strong> : d’autres encore viennent se loger dans le creux d’un arbre et condamnent l’entrée avec de la boue, ne laissant qu’une petite ouverture pour que leur conjoint apporte la nourriture.</li>
<li><strong>Se faire oublier</strong> : l’Alouette construit typiquement son nid sur le sol. Le mimétisme est utilisé ici pour se fondre dans les buissons.</li>
</ul>
<p>Si l’on transcrit tout cela sur le plan humain, les analogies sont nombreuses :</p>
<ul>
<li><strong>Former des colonies</strong> : certaines personnes choisissent de construire leur maison dans le cadre d’un lot, avec des co-entrepreneurs. Ainsi, ils peuvent avoir des prix de groupe et sont plus durs à piéger par d’éventuels arnaqueurs.</li>
<li><strong>S’isoler</strong> : cibler un secteur de niche sous-exploité ou un marché émergent est une bonne manière d’être à l’abris de concurrents expérimentés.</li>
<li><strong>Se barricader</strong> : le protectionnisme est une pratique courante qui permet de soustraire une entreprise de sa concurrence en lui donnant des privilèges.</li>
<li><strong>Se faire oublier</strong> : il suffit parfois d’un procès pour mettre à genoux une entreprise. Alors quand on est petit, mieux vaut ne pas faire de vague et être bien vu par les élus locaux. Dans un cadre illégal, il est encore plus crucial de se fondre dans la masse. Ainsi les pirates informatiques prétendent vendre du conseil en sécurité et&#160; les prostituées exercent dans des salons de massages.</li>
</ul>
<p>Lorsque l’oiseau construit son nid, il a intérêt aussi à partir sur de <strong>bonnes bases </strong>pour ne pas risquer que le nid tombe et que sa progéniture finisse en omelette. Heureusement, par instinct, les oiseaux connaissent des techniques avancées comme les noeuds, le tissage et même la coûture (dans la cas de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fauvette_couturi%C3%A8re" target="_blank">fauvette couturière</a>). Ils peuvent ainsi en s’attardant un peu donner un maximum de stabilité à la structure initiale de leur nid, dont ils auront pris soin de bien choisir l’emplacement, si nécessaire en bâtissant plusieurs ébauches.</p>
<p>Les projets humain impliquent également des choix initiaux qui déterminent la solidité d’un projet :<br />
  </p>
<ul>
<li>le nom du projet/de l’entreprise/du site web/du produit</li>
<li>le lieu d’implantation</li>
<li>le cadre légal/la licence du produit/le modèle économique</li>
<li>les technologies/matériaux à utiliser dans les produits</li>
<li>etc.</li>
</ul>
<p>Pour éviter les premières étapes délicates de la construction du nid, certains oiseaux choisiront la solution de facilité de <strong>partir d’un nid abandonné, </strong>ou d’un nichoir. Ils le peaufineront ensuite selon leurs désirs. Encore faudra-t-il dans ce cas que l’effort à apporter soit inférieur à l’effort initial nécessaire à la construction d’un nid en partant de zéro.</p>
<p>De façon analogue, lorsqu’on reprends une entreprise, mieux vaut s’assurer qu’elle ne constitue pas un gouffre financier. Ou alors être persuadé qu’en peu d’effort, on peut la transformer en poule aux oeufs d’or.</p>
<h3>La mâturation</h3>
<p>Avant d’être mâture, un projet comporte toujours une <strong>phase initiale pénible</strong>.</p>
<p>Chez l’oiseau, puisque le nid est indispensable à la reproduction et à la survie de l’espèce, c’est l’instinct qui va le motiver à affronter cette période douloureuse . Il lui faudra parfois beaucoup de patience comme on peut le voir sur <a href="http://www.flickr.com/photos/8395858@N05/3418752882/" target="_blank">cette vidéo</a>. Mais avec un peu d’acharnement, le nid sera prêt.</p>
<p>Chez l’homme, le cas est un peu spécial puisque nous sommes des êtres intelligents. On peut penser à priori qu’en être rationnels, nous savons naturellement être responsables. Mais ce serait faire abstraction de nos émotions limitantes telles que la peur ou la feignantise. Apprendre à les gérer est une faculté qu’on appelle <a href="http://www.amazon.fr/L-intelligence-emotionnelle-Goleman-Daniel/dp/2221082842?tag=ceclair-21" target="_blank">intelligence émotionnelle</a>.</p>
<p>Nous devons par exemple <strong>privilégier les bénéfices à long terme</strong>. Ainsi si on lance un élevage, il ne faudra pas tuer les bêtes trop tôt parcequ’on a subitement besoin d’argent pour se payer le dernier 4&#215;4 à la mode. Il faudra une certaine <strong>discipline personnelle</strong>. Par exemple travailler un peu le soir sur le projet qui nous tient à coeur plutôt que de se vautrer tout de suite devant la télévision.</p>
<p>Les hommes sont habitués à rechercher la validation de leur entourage. Pourtant, il faudra ignorer ceux qui se mettent à peser sur notre moral en critiquant gratuitement le projet qui nous tient à coeur. En somme, tel le cheval dans son labeur, on <strong>portera des oeillères</strong> pour se concentrer sur l’objectif.</p>
<p>Le mieux sera sans doute de rendre l’activité agréable. Par exemple en faisant en sorte que l’avancement du projet nous mette dans un <a href="http://ceclair.fr/developpement-personnel/les-8-caracteristiques-de-letat-de-flow-922" target="_blank">état de flow</a>, cet état psychologique optimal propice à l’efficacité. Rappellons-en les 3 caractéristiques principales :</p>
<ol>
<li><strong>Définir clairement les objectifs</strong>, et en particulier découper le projet en tâches concrètes.</li>
<li><strong>Obtenir un feedback direct et immédiat</strong>. Ainsi nous savons où nous en sommes et nous pouvons nous corriger à mesure qu’on avance.</li>
<li><strong>Trouver un</strong> <strong>équilibre entre la difficulté de l’activité et les compétences de l’acteur</strong>. Même sur un projet simple, on peut se donner des défits motivants, tels que réaliser le projet en peu de temps et avec le moins de ressources possibles.</li>
</ol>
<p>Comme l’oiseau, nous serons ainsi capables de faire preuve de patience et persévérer pour atteindre notre but.</p>
<h3>Le point de bascule</h3>
<p>Le point de bascule est le moment à partir duquel le projet semble porté par un <strong>élan</strong> qui accélère sa croissance. L’effort inital consistant à vaincre l’inertie étant passé, on <strong>bascule</strong> vers plus de facilité. Il devient clair que le changement opéré va s’inscrire dans la durée. Et on aquière la conviction que le projet va être mené à son terme.</p>
<p>Chez l’oiseau, on saura par exemple que son nid a atteint <strong>la masse critique</strong> s’il peut se tenir dessus sans que la plateforme s’écroule. La construction s’accélèrera tandis qu’avec l’entraînement, il sait maintenant choisir les bonnes brindilles et les assembler efficacement. Et éventuellement, le nid partiellement construit pourra lui servir de refuge pour une meilleure qualité de sommeil la nuit, et donc plus d’énergie pour la construction.</p>
<p>Parfois, un simple coup de chance fera croître le projet de manière exponentielle. C’est ce que nous explique Darren Rowse dans son article <a href="http://www.problogger.net/archives/2008/06/03/probloggers-first-tipping-point/" target="_blank">ProBlogger’s First Tipping Point</a>. Il y confie que son blog ProBlogger a commencé à vraiment bien marcher à partir du moment où il a annoncé publiquement gagner une somme à 6 chiffres par an grâce à l’ensemble de ses blogs. L’article a ensuite été repris par Slashdot, un des plus gros blogs américains. Et de fil en aiguille, de nombreux blogueurs se sont intéressés à son blog, lui apportant de nombreux visiteurs grâce aux liens qui pointaient vers ProBlogger.</p>
<p>Notons que Darren Rowse a bien parlé de “First” Tipping Point. Comme quoi un projet peut subir plusieurs phases d’accélération lorsque les conditions sont favorables.</p>
<h3>L’achèvement du projet</h3>
<p>Le <strong>fignolage</strong> d’un projet est en général <strong>aussi important que le démarrage</strong>.</p>
<p>Ainsi l’oiseau portera une attention particulière à l’aménagement de l’intérieur de son nid. Afin que les oeufs aient le plus de chaleur possible, il le garnira de matières en décomposition. Pour obtenir plus de douceur, il le remplira de plumes, de crin ou de mousse. Il pourra aussi choisir de répartir des branches épineuses sur le toit du nid afin de tenir les prédateurs à distance.</p>
<p>De là, l’analogie avec la construction d’une maison nous viens tout de suite en tête. On retrouve les mêmes problématiques de chauffage, de confort et de sécurité. Les finitions sont en général <strong>longues et coûteuses</strong>. A tel point que certains ayant trop investi se retrouvent à habiter dans une maison incomplète ou terminée avec des matériaux bon marché. Ceci leur coûtera certainement plus cher à l’avenir, lorsqu’il faudra payer la facture de la <strong>maintenance</strong>.</p>
<p>Remarquons que les finitions ont parfois pour rôle d’<strong>embellir de mauvaises graines</strong>.</p>
<p>Chez l’oiseau, qui doit maintenant s’occuper de ses oeufs, il faudra bien faire attention au coucou, cet oiseau qui vient pondre dans le nid des autres. Ses oeufs étant très similaires à ceux des espèces d’oiseaux dans le nid desquels il pond, la plus grande vigilance s’impose. A défaut, l’hôte est conduit inconsciemment à couver et à élever un intrus qui les dépasse en taille et en appétit aux dépends de sa propre progéniture :</p>
<p><img src="http://ceclair.fr/wp-content/uploads/2009/04/parasitisme-de-couvee.jpg" alt="Parasitisme de couvée" title="Parasitisme de couvée" width="250" height="352"/></p>
<h3>Conclusion</h3>
<p>Comme on le voit, la mise en oeuvre d&#8217;un projet est un <strong>combat de longue haleine</strong> dont l&#8217;issue n&#8217;est jamais gagnée d&#8217;avance. L&#8217;oiseau mène un combat constant contre les intempéries, les prédateurs et même ses propres congénères.</p>
<p>Malgré cela, il <strong>lutte</strong> sans se décourager pour la survie de son espèce. Sa besogne lui permet du même coup d&#8217;évoluer. De sorte que s&#8217;il échoue, il pourra mettre à profit son expérience lors de la prochaine couvée.</p>
<p>De même que l&#8217;oiseau, nous devons prendre à coeur les projets que nous entreprenons <strong>comme si la survie de notre espèce en dépendait</strong>. Le succès ne se mesure plus alors dans le fait d&#8217;arriver au bout du voyage. Mais de savoir qu&#8217;on a fait tout ce qui était en notre pouvoir pour arriver au but, en se relevant sans cesse face aux obstacles qui s&#8217;élèvent devant nous.</p>
<p><em>
<p>Cet article a été écrit dans le cadre du festival <a href="http://developpementpersonnel.org/croiseedesblogs" target="_blank">A la Croisée des Blogs</a> organisé ce mois-ci par Val du blog <a href="http://finir-riche.net/Blogue/">Finir Riche</a> dont le thème de mai 2009 était : <a href="http://finir-riche.net/Blogue/annonce-du-festival-les-etapes-qui-menent-au-succes/">les étapes qui mènent au succès</a>.</p>
<p></em></p>
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		<title>Le trou noir : aspirer et accumuler à l’infini</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Apr 2009 21:33:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Argancel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Métaphores]]></category>
		<category><![CDATA[accumulation]]></category>
		<category><![CDATA[analogies]]></category>
		<category><![CDATA[créativité]]></category>
		<category><![CDATA[métaphore]]></category>

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		<description><![CDATA[Cet article se propose de réfléchir aux analogies possibles entre le concept du trou noir et certains phénomènes de notre vie quotidienne.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://ceclair.fr/wp-content/uploads/2009/04/black-hole.jpg" alt="Une étoile se faisant peu à peu aspirer pas un trou noir" title="Une étoile se faisant peu à peu aspirer pas un trou noir" width="220" height="176" class="size-full wp-image-936" style="margin: 0px 0px 0px 10px;" align=right border=5 />
<p>Le trou noir est un <strong>ogre intersidéral</strong>. Il avale tout ce qui passe à sa portée, y compris la lumière. Sa masse est telle que ce qu&#8217;il absorbe est déformé et surtout compacté à l&#8217;extrême. Rien ne peut le rassasier et aucun objet ne peut sortir de son emprise après avoir atteint le point de non retour.</p>
<p>Fort heureusement, personne n&#8217;a encore fait les frais de la force destructrice du trou noir. C&#8217;est même un objet théorique qui n&#8217;a jamais pu être observé ou détecté de manière directe. Par contre, il arrive que certaines situations de notre vie quotidienne nous rappellent étrangement ce phénomène.</p>
<p><span id="more-934"></span></p>
<h3>La pauvreté</h3>
<p>C&#8217;est ce qui m&#8217;a interpellé dans une scène du film <strong><a href="http://www.slumdogmillionaire-lefilm.com/" target="_blank">Slumdog Millionnaire</a></strong>, où de riches touristes américains se font dépouiller. Le caractère principal, Jamal, est un enfant orphelin issu des bidonvilles(slum en anglais) de Mumbaï. Afin de survivre, il s&#8217;improvise guide touristique. Lors de la visite d’une tannerie, il commet un jour l&#8217;erreur (ou était-ce voulu?) de faire garer la voiture de ses clients dans un terrain vague. Une bande d&#8217;enfants s&#8217;empresse alors de <strong>dérober </strong>tout objet de valeur dans la voiture pendant leur absence.</p>
<p>Il est clair que des quartiers pauvres tels que des bidonvilles concentrent une telle quantité de nécessiteux que <strong>les besoins qui en émergent sont colossaux</strong>. L’<strong>effet d’aspiration</strong> est d’autant plus fort que ces besoins sont vitaux. On les retrouve tout en bas de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins" target="_blank">pyramide des besoins de Maslow</a>, ce sont par exemple les besoins de manger, dormir, se réchauffer, etc.&#160; Ces besoins peuvent facilement l’emporter sur la conscience s’ils ne sont pas satisfaits. Et dans ces conditions, toute richesse qui passe à la portée de cet <strong>amas de besoins</strong> a de grandes chances de “disparaître” à jamais.</p>
<p>Tel le vrai trou noir qui aspire à l’infini, il est probable que la pauvreté du bidonville ne soit <strong>jamais résorbée</strong>, même si on <strong>injectais</strong>&#160;<strong>beaucoup de richesses</strong>. Ceci est largement dû à une certaine <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Culture_of_poverty" target="_blank">culture de la pauvreté</a>, qui fait que les enfants sont socialisés dans des comportements et attitudes qui perpétuent leur incapacité à échapper à leur condition. Ceux-ci privilégient par exemple le gain facile au jour le jour plutôt que les bénéfices à long terme.</p>
<p>La précarité de ces milieux est alors propice à l’<strong>émergence de profiteurs</strong>. Dans le film Slumdog Millionnaire, on découvre ainsi le business peu scrupuleux d’un malfrat qui s’enrichit en faisant mendier des enfants. Celui-ci vise uniquement son intérêt personnel et a donc intérêt à maintenir ces enfants dans la pauvreté pour continuer à les asservir alors qu’ils grandissent. C’est pourquoi il rends aveugle un des enfants, réduisant à néant les chances d’émancipation de celui-ci. Le bidonville est en ce sens un espace où règne la <strong>loi du plus fort</strong>. Ceux qui arrivent à dominer sont en général les premier à bénéficier de la richesse qui se présente, au détriment des autres, ainsi maintenus dans la pauvreté.</p>
<h3>Le matérialisme</h3>
<p>On peut faire le même constat à l’<strong>échelle d’un pays</strong>. On sait bien par exemple que l’aide apportée à certains pays du tiers monde n’a d’effet concret que sur les dirigeants et une quantité réduite de privilégiés, qui <strong>accumulent la richesse</strong> sans jamais la redistribuer. Elle repart cependant la plupart du temps dans les pays riches sous forme d’achat de produits de luxe (voir <a href="http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2311/articles/a394952-les_affaires_fran%C3%A7aises_de_%C2%ABpapa%C2%BB_bongo.html" target="_blank">les affaires françaises de “Papa” Bongo</a>).</p>
<p>Le trou noir peut donc aussi représenter le <strong>matérialisme</strong>, et à une plus grande échelle la société de consommation. Nous accumulons sans cesse de nouveaux biens, tandis que ceux qu’on possède se détériorent plus ou moins lentement. Et notre appétit est insatiable : il nous faut sans cesse des nouveautés, répondant à un nombre croissant de besoins.</p>
<p>Beaucoup d’entre nous sont même devenus des <strong>collectionneurs</strong>, accumulant sans cesse le même type d’objet à l’infini. Et comme vous le voyez, je ne suis pas épargné puisque je collectionne désormais les métaphores!</p>
<p>Comme quoi, le matérialisme peut aussi&#160; concerner le savoir, notamment via les livres. Par exemple certains blogs tels que <a href="http://www.des-livres-pour-changer-de-vie.fr/" target="_blank">Des livres pour changer de vie</a> et <a href="http://leslivresdebenjamin.blogspot.com/" target="_blank">Les livres de Benjamin</a> se spécialisent sur ce créneau. Le danger est alors&#160; d’accumuler le savoir sans jamais l’appliquer. Par perfectionnisme, on préfère critiquer qu’agir, notamment pour ne pas subir à notre tour le jugement des autres, comme l’explique CoachDom dans son article <a href="http://blog.coachdom.org/2009/01/la-voie-du-coeur.html" target="_blank">La voie du coeur</a>.</p>
<h3><strong>La mauvaise fortune et le malheur</strong></h3>
<p>Certaines personnes sont parfois des trous noirs à eux tous seul, accumulant inexorablement la mauvaise fortune et le malheur. Dans le livre <a href="http://www.amazon.fr/Power-48-lois-du-pouvoir/dp/2848992549?tag=ceclair-21" target="_blank">Les 48 loies du pouvoir</a>, on nous cite l’histoire de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lola_Montez" target="_blank">Lola Montez</a> en exemple. Cette danseuse utilisa son charme ravageur pour gagner sa vie en tant que courtisane auprès d&#8217;hommes puissants et riches. Peu après les avoir rencontrés, ils sont tous comme ensorcelés. Prisonniers de ses sautes d’humeur et de son arrogance, elle précipita la ruine de la plupart d’entre eux.</p>
<p>Bien que ce soit moralement tentant, aider une personne qui se noie peut donc parfois nous <strong>faire basculer dans la même situation</strong>. Mieux vaut donc éviter de s’associer avec des personnalités qui attirent le malheur et la mauvaise fortune sur elles, par exemple celles qui sont émotionnellement instable ou violentes par nature.</p>
<p>Parfois, ces personnes forment même des réseaux. Ce sont les mafias, les sectes et autres mouvements intégristes religieux. Faire l’erreur de les fréquenter, c’est s’exposer à de grave périls. D’autant plus qu’il est extrêmement difficile de s’en extirper une fois qu’on est rentré dans leur sphère d’influence.</p>
<p>D’un autre côté, il est des personnes qui semblent attirer le bonheur grâce à leur bonne humeur, leur dynamisme et leur intelligence. Ce sont celles avec qui l’on doit s’associer pour profiter de la prospérité qu’ils canalisent vers eux-même.</p>
<h3>La déchèterie</h3>
<p>Le trou noir est également très pratique lorsqu’on cherche à se débarrasser de nos déchets. Puisqu’il semble que rien ne puisse sortir de l’emprise du trou noir, ce serait donc la <strong>déchèterie parfaite</strong>! Aussi a-t-on pris de tout temps les rivières et les océans comme d’immenses trous noirs/vides ordures, où nos déchets sont emportées au loin et à jamais.</p>
<p>L’embêtant, c’est que le trou noir a aussi son symétrique : <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Trou_blanc" target="_blank">la fontaine blanche</a></strong>, qui recrache ce que le trou noir a aspiré.&#160; Ainsi, les polluants déversés dans les étendues d’eau nous reviennent finalement d’une manière ou d’une autre. Parfois ce sont les poissons que nous consommons qui sont devenus incomestibles. Parfois même, l’étendue d’eau s’est retirée, comme en <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mer_d%27Aral" target="_blank">Mer d’Aral</a>, laissant à l’air libre les dangereux pesticides et insecticides qui se sont accumulés au fond du bassin. La population exposée contracte ensuite de graves maladies.</p>
<p>De manière plus sournoise, les pays développés ont parfois tendance à faire des cadeaux empoisonnés aux pays pauvres. On se débarrasse ainsi de nos vieux ordinateurs et ne nos vieilles machines outils devenues obsolètes.</p>
<p>Le site facile.ch dénonce très bien tout cela dans une série d’articles sur le concept du trou noir/poubelle, à prendre au second degré bien sûr :<br />
  <br /><a href="http://www.facile.ch/Article.aspx?Article=TrouNoir1" target="_blank">Trou noir. (1) la création</a></p>
<p><a href="http://www.facile.ch/Article.aspx?Article=TrouNoir2" target="_blank">Trou noir. (2) comment ça marche?</a></p>
<p><a href="http://www.facile.ch/Article.aspx?Article=TrouNoir3" target="_blank">Trou noir. (3) on en fait quoi?</a></p>
<p><a href="http://www.facile.ch/Article.aspx?Article=TrouNoir4" target="_blank">Trou noir. (4) zut, ça ressort!</a></p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>C’est ainsi que se termine notre exploration de la <strong>métaphore du trou noir</strong>, en quelque sorte une reprise du concept de <strong>puits sans fond</strong>. </p>
<p>Si vous avez aimé cette analyse, restez connectés en vous abonnant au <a href="feed://http//ceclair.fr/feed">flux RSS</a>, car je compte prochainement lancer un <strong><font color="#ff00ff">site collaboratif visant à promouvoir les métaphores créatives</font></strong>. Et n&#8217;hésitez pas à enrichir la métaphore du trou noir via les commentaires de cet article…</p>
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		<title>Sardonicus : de la comparaison à la métaphore</title>
		<link>http://ceclair.fr/sardonicus-de-la-comparaison-a-la-metaphore</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 19:12:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Argancel</dc:creator>
				<category><![CDATA[créativité]]></category>
		<category><![CDATA[Métaphores]]></category>
		<category><![CDATA[comparaison]]></category>
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		<description><![CDATA[Sardonicus est un recueil de comparaisons disponible gratuitement en ligne visant à mettre en valeur le lien entre les comparaisons et les métaphores.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ces temps-ci, je m&#8217;intéresse beaucoup à la <strong>métaphore</strong>, notamment après avoir lu le livre <a href="http://ceclair.fr/developpement-personnel/la-grenouille-qui-ne-savait-pas-quelle-etait-cuite-12-863">La grenouille qui ne savait pas qu&#8217;elle était cuite</a>. Et de fil en aiguille, je suis tombé sur un outil fort intéressant nommé <strong>Sardonicus</strong> qui propose un recueil de comparaisons (ou <strong>simile</strong> en anglais) glanées sur le net via Google grâce à une méthode quasi-automatique de datamining. L&#8217;ensemble du recueil a été en outre trié en catégories, ce qui permet une consultation intuitive.</p>
<p>J&#8217;ai pu retrouver le texte original du <a href="http://www.cogsci.rpi.edu/CSJarchive/Proceedings/2007/docs/p683.pdf">travail de recherche de Tony Veale et Yanfen Hao</a> qui explique la finalité de cet outil et comment il a été créé. Je vais donc vous résumer tout cela dans cet article&#8230;</p>
<p><span id="more-886"></span></p>
<p><H4>De la comparaison à la métaphore</H4></p>
<p>Traditionnellement, on assimile la métaphore à une <strong>comparaison</strong>. Cependant, la comparaison explique mal l&#8217;assymétrie d&#8217;une métaphore. Dans une comparaison, je peux invariablement dire : &laquo;&nbsp;un flocon de neige est aussi délicat qu&#8217;une plume&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;une plume est aussi délicate qu&#8217;un flocon de neige&nbsp;&raquo;. Par contre, dans le cas d&#8217;une métaphore, l&#8217;inversion n&#8217;est pas possible. Ainsi la métaphore &laquo;&nbsp;mon avocat est un requin&nbsp;&raquo; n&#8217;a plu de sens si on la transforme en &laquo;&nbsp;le requin est un avocat&nbsp;&raquo;. Ceci est surtout dû au fait que dans la métaphore originale, il y a un transfert de sens entre la source (un requin) et la cible (mon avocat). Etant donné que l&#8217;agressivité est un concept évident chez le requin, alors qu&#8217;il ne l&#8217;est pas chez l&#8217;avocat, on ne peut pas faire le transfert inverse. Du coup, le chercheur Glucksberg a proposé une nouvelle approche de la métaphore. Au lieu de la voir comme une comparaison, il faudrait la voir comme une <strong>catégorisation</strong>. Ce qui est pratique avec les catégories, c&#8217;est qu&#8217;on retrouve le caractère irréversible de la métaphore. Ainsi lorsqu&#8217;on catégorise les espèces d&#8217;animaux, on peut dire qu&#8217;un rouge gorge est un oiseau mais on ne peut pas dire qu&#8217;un oiseau est un rouge gorge.</p>
<p>Le principe de la <strong>catégorisation</strong> est simple. Une métaphore donne une relation &laquo;&nbsp;est-un&nbsp;&raquo;, une relation &laquo;&nbsp;appartient-à-telle-classe&nbsp;&raquo; dans laquelle la cible est dite être un membre de la catégorie représentée par la source. La source elle-même n&#8217;est pas la catégorie où l&#8217;on place la cible. Elle est seulement un des membres de la catégorie et donne un exemple des caractéristiques de cette catégorie. Par exemple, dans la métaphore : &laquo;&nbsp;mon boulot est une prison&nbsp;&raquo;, la source, la prison, est choisie parceque c&#8217;est un membre de la catégorie créée spécifiquement pour cette métaphore. La catégorie pourrait être quelquechose du genre &laquo;&nbsp;espace confiné&nbsp;&raquo;. La cible hérite ensuite de tous les attributs de cette catégorie.</p>
<p>Bowdle et Gentner exposent une théorie encore plus passionnante appelée la <a href="http://www.psych.northwestern.edu/psych/people/faculty/gentner/papers/BowdleGentner99.pdf" target="_blank">Carri&egrave;re de la m&eacute;taphore</a>. Selon cette théorie, lorsque nous rencontrons une métaphore inconnue, nous l&#8217;interprétons d&#8217;abord comme une comparaison puis peu à peu, alors que nous nous familiarisons et que cette métaphore devient plus conventionnelle, nous la voyons plus comme une catégorisation. Par exemple si je dis : &laquo;&nbsp;l&#8217;acrobate est comme un papillon&nbsp;&raquo;, puis &laquo;&nbsp;la patineuse artistique est comme un papillon&nbsp;&raquo;, puis &laquo;&nbsp;la ballerine est comme un papillon&nbsp;&raquo; je vais peu à peu voir le papillon comme appartenant à la catégorie &laquo;&nbsp;une activité artistique et grâcieuse&nbsp;&raquo;. A terme, je préfèrerai même la forme métaphorique implicite &laquo;&nbsp;l&#8217;acrobate est un papillon&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Partant de là, on peut aisément faire l&#8217;hypothèse d&#8217;une chemin allant de la comparaison vers la catégorisation. Et par là même dire qu&#8217;il existerait <strong>un chemin entre la comparaison et la métaphore</strong>. D&#8217;où l&#8217;idée de Tony Veale et Yanfen Hao de générer une collection de comparaisons visant à faciliter l&#8217;esprit créatif, une sorte de <strong>créativité linguistique assistée par ordinateur</strong> en somme.</p>
<p><H4>Confection du recueil de comparaisons</H4></p>
<p>Résumons maintenant la méthode de collection des compaisons à travers le web. Tony Veale et Yanfen Hao se sont appuyés sur l&#8217;<strong>API Google</strong> et notamment la possibilité de rechercher en utilisant le caractère spécial *. Ainsi, ils ont pu rechercher toutes les comparaisons de la forme : &laquo;&nbsp;as ADJ as a|an NOUN&nbsp;&raquo;. Ils ont créé d&#8217;abord une liste d&#8217;adjectifs antonymes tels que &#8216;hot&#8217; et &#8216;cold&#8217; récupérée sur <a href="http://wordnet.princeton.edu/" target="_blank">WordNet</a>(c&#8217;est une base de donnée lexicale très utilisée dans la recherche), puis ils ont exécuté les requêtes correspondantes : &laquo;&nbsp;as hot as a|an *&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;as cold as a|an *&nbsp;&raquo; en se limitant aux 200 premiers résultats. On isole ensuite les noms les plus fréquents et on les réutilise ensuite dans la requête inverse : &laquo;&nbsp;as * as a|an NOUN&nbsp;&raquo;.
</p>
<p>Un travail de tri est alors nécessaire puisque toutes les comparaisons ne sont pas si simples. Certaines utilisent des noms composés, ou même des expressions entières à la place du nom, qui sont donc éliminés des résultats. De plus, la comparaison est parfois <strong>ironique</strong>, et dans ce cas l&#8217;intervention d&#8217;un juge humain est nécessaire.</p>
<p>Une troisième étape a été enfin d&#8217;extraire le sens du mot utilisé dans la comparaison. Ceci est simple si le mot a un seul sens, mais pour les mots qui ont plusieurs sens, c&#8217;est une autre histoire. Pour pouvoir faire cela de manière automatique, c&#8217;est encore <a href="http://wordnet.princeton.edu/" target="_blank">WordNet</a> qui a été utilisé. Ainsi, l&#8217;ambiguité est levée pour un nom N1 associé à l&#8217;adjectif A si on trouve un autre nom synonyme N2 qui est également associé à l&#8217;adjectif A, ou bien si le nom N2 est proche du nom N1 (hypernyme ou hyponyme).
</p>
<p>
L&#8217;étude effectue ensuite diverses analyses mesurant la qualité des comparaisons, notamment en utilisant le <a href="http://ketch.usc.edu/~abe/emotion_in_text_cgi/DAL_app/" target="_blank">dictionnaire du language affectif</a> de Whissell. Mais je m&#8217;arrêterai là pour l&#8217;explication. Voici le lien vers la collection de comparaisons réalisée par Tony Veale et Yanfen Hao :<br />
<a href="http://afflatus.ucd.ie/sardonicus/tree.jsp" target="_blank">Sardonicus</a></p>
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		<title>La grenouille qui ne savait pas qu&#8217;elle était cuite (2/2)</title>
		<link>http://ceclair.fr/la-grenouille-qui-ne-savait-pas-quelle-etait-cuite-22</link>
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		<pubDate>Wed, 25 Feb 2009 18:17:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Argancel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Développement Personnel]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
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		<category><![CDATA[Virtuosité linguistique]]></category>
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		<description><![CDATA["La grenouille qui ne savait pas qu'elle était cuite (et autres leçons de vie)" est un recueil de sept allégories qui se propose de nous fournir pour chacune d'entre elles des pistes d'enseignement à utiliser pour notre développement personnel.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
<a href='http://www.amazon.fr/Grenouille-savait-quelle-%C3%A9tait-cuite/dp/2501056450?tag=ceclair-21' target=_blank><img src="http://ceclair.fr/wp-content/uploads/2009/02/livre-grenouille-qui-ne-savait-pas-qu-elle-etait-cuite.jpg" alt="La grenouille qui ne savait pas qu'elle était cuite (et autres leçons de vie)" title="livre-grenouille-qui-ne-savait-pas-qu-elle-etait-cuite" width="200" height="292"  align="right" border="0" hspace="5" vspace="5" /></a><br />
Voici la suite des 7 allégories présentées dans le livre <a href="http://www.amazon.fr/Grenouille-savait-quelle-%C3%A9tait-cuite/dp/2501056450?tag=ceclair-21">La grenouille qui ne savait pas qu&#8217;elle était cuite</a> :
</p>
<h4>5. Le champ magnétique et la limaille : modifier le visible en agissant sur l’invisible</h4>
<p>L’allégorie de la limaille et du champ magnétique repose sur une <strong>expérience</strong> toute simple que l’on réalise habituellement à l’école primaire. Elle consiste à saupoudrer avec de la <strong>limaille de fer</strong> une table en Formica sous laquelle on aura préalablement dissimulé un <strong>aimant</strong>. On constate alors avec émerveillement que les petites particules noires viennent se disposer en suivant les lignes de force invisibles qui relient les pôles de l’aimant. Si l’on n’est pas satisfait du motif obtenu, on peut renouveler ensuite l’expérience en utilisant de la limaille colorée en bleu. Cependant, même si la couleur a changée, les particules épouseront invariablement le même schéma.</p>
<p><span id="more-865"></span><br />
</p>
<p>On ignore souvent cette influence de l&#8217;invisible sur le visible, de sorte que nous avons trop souvent tendance à <strong>traiter les symptomes d&#8217;un problème</strong> (colorer la limaille) au lieu d&#8217;agir sur les <strong>causes profondes</strong> (modifier l&#8217;aimant). Cette histoire m’a fait penser au cheminement que font tous les apprentis séducteurs (y compris moi-même) après avoir lu la bible en la matière : le livre <a href="http://ceclair.fr/developpement-personnel/le-monde-secret-des-virtuoses-de-la-drague-1ere-partie-679">The Game : Les secrets d&#8217;un virtuose de la drague</a>. Avides de solutions rapides, ils commencent par imiter le comportement des &quot;experts&quot; du domaine. Ils apprennent donc des tours de magie, des dialogues pour entamer les conversations ainsi que des histoires à raconter et autres tests psychologiques dont les femmes sont friandes. Puis lors de la pratique, beaucoup sont déçus car au-delà de ces astuces, leur sentiment d’insécurité laisse transparaître un manque d’intégrité et d’authenticité évidents. La peinture étalée sur un fond incohérent s’effrite. Le changement opéré n&#8217;est pas durable.</p>
<p></p>
<p>Ceux qui persévèrent se rendent compte alors à quel point certaines <strong>croyances</strong> profondément ancrées dans leur esprit peuvent <strong>limiter leur champ d&#8217;action</strong> (le champ magnétique dans l&#8217;allégorie). Ainsi notre éducation maternelle nous apprends-elle à être gentil avec les femmes, ces êtres délicats, élégants et émotifs persécutés par un monde d’hommes tout puissants. D&#8217;où la tentation d&#8217;une discrimination positive, où l&#8217;on hisse les femmes sur un piédestal et dont on s&#8217;offre les faveurs de manière artificielle, au prix de divers cadeaux et autres flatteries. Celui qui adopte cette stratégie se retrouvera immanquablement relégué au rang de bon ami facilement manipulable plutôt qu&#8217;objet de désir.</p>
<p></p>
<p>Cette prise de conscience de nos croyances limitantes est la première étape vers une évolution durable, qui ne sera atteinte que lorsqu&#8217;on aura modifié cette croyance au plus profond de nous-même : notre <strong>inconscient</strong>. Pour cela, il faudra travailler lentement grâce notamment à des changements d&#8217;habitudes qui aideront à modifier notre état d&#8217;esprit.</p>
<p></p>
<p>Au delà du parallèle avec l&#8217;inconscient, l&#8217;auteur nous invite à constater à quel point notre monde est régit par des forces non perceptibles par nos cinq sens. Ainsi une multitude d&#8217;appareils familiers utilisent des ondes tels que : la radio, la télévision, le téléphone portable, le radar, le sonar. Et nous communiquons chaque jour sur l&#8217;internet grâce à d&#8217;infimes impulsions électriques alimentées pour un grand nombre par la radioactivité du combustible des réacteurs nucléaires. Nous devons être conscients qu&#8217;au delà de la matière visible règne <strong>un monde moins dense, plus subtil dont l&#8217;influence est pourtant considérable</strong>. </p>
<h4>6. L&#8217;oeuf, le poussin&#8230; et l&#8217;omelette : de la coquille au squelette</h4>
<p>Un oeuf est formé initialement de <strong>matière molle</strong> entourée de <strong>matière dure</strong> : le futur poussin à l&#8217;intérieur est entouré par la coquille qui empêche le liquide de s&#8217;épandre et protège le tout du monde extérieur. Puis, à la fin de la mâturation, la situation s&#8217;inverse : le poussin a intériorisé la partie rigide dans son squelette et la partie molle (les chairs et les organes) se retrouve à l&#8217;extérieur. Il brise alors la coquille devenue inutile, étant assez fort pour faire ses premiers pas dans la vie.</p>
<p>Voici une allégorie de choix pour étudier les diverses structures éducatives et sociales dans lesquelles nous évoluons lors des transformations qui jalonnent notre vie. La partie rigide est le symbole des <strong>règles et principes</strong> que nous devons suivre pour y vivre harmonieusement. Au départ, nous y sommes forcés par une barrière extérieure : nos parents nous apprennent à respecter notre prochain, à choisir la voie du bénéfice durable plutôt que du plaisir immédiat et à agir pour le bien commun. Puis idéalement, nous avons suffisamment assimilé ces principes pour nous tenir droit tout seuls et être autonomes.</p>
<p>Les choses ne se passent pourtant pas toujours aussi bien : parfois la coquille se casse et donne de l&#8217;<strong>omelette</strong>. L&#8217;auteur cite en exemple les conséquences de mai 68, mouvement de libération contre le carquant social étouffant de l&#8217;époque. Ceci donna toute une génération d&#8217;enfants roi, ou enfants tyrans, qui, privés de repères et d&#8217;un squelette sur lequel s&#8217;appuyer se réfugient plus tard dans les bras d&#8217;organisations sectaires.</p>
<p>A l&#8217;inverse, les régimes totalitaires donnent un &quot;<strong>oeuf bétonné</strong>&quot;. Tout évolution y est condamnée. Le germe des nouvelles idées ne peut donc pas féconder l&#8217;oeuf. Et de toute façon, la chaleur nécessaire à l&#8217;incubation y manque cruellement.</p>
<p>L&#8217;allégorie de l&#8217;oeuf et du poussin met également en évidence l&#8217;alternance cruciale des cycles de création(de l&#8217;oeuf) et destruction(de la coquille). La destruction est trop souvent décriée dans notre société moderne : on essaie de faire vivre à tout prix des malades condamnés, on conserve avec acharnement certains vieux bâtiments sans intérêt. Pourtant, cette incapacité à briser la vieille coquille ne peut s&#8217;opposer à la marche du <strong>changement</strong>. Si celui-ci est freiné, il se produira alors brutalement, favorisant le passage d&#8217;un extrême à l&#8217;autre et nous condamnant à ne jamais trouver l&#8217;<strong>équilibre</strong> nécessaire à toute chose.</p>
<h4>7. La vipère de Quinton : milieu extérieur et force intérieure</h4>
<p>Le biologiste <strong>René Quinton</strong> (1866-1925) est à l&#8217;origine d&#8217;une <strong>théorie de l&#8217;évolution</strong> peu connue comparée à celle de Darwin mais tout aussi passionnante. Lors d&#8217;une balade en forêt, par une journée d&#8217;automne, il tomba sur une vipère engourdie par le froid, qui aurait dû logiquement commencer à hiberner en cette période de l&#8217;année. Il la ramena alors chez lui et la réchauffa non loin de sa cheminée. Elle eu tôt fait de retrouver toute sa vitalité et de présenter même des signes d&#8217;agressivité. Quinton remarqua donc que la vipère fonctionne de manière optimale dans un environnement chaud et faiblit lorsque ces conditions se dégradent, au froid.</p>
<p>Or il se trouve que les premières formes de vie seraient apparues dans un environnement beaucoup plus chaud qu&#8217;à l&#8217;heure actuelle, dans lequel elles vivaient en <strong>osmose</strong>. Lorsque leur environnement commença à se dégrader, certains de ces organismes se seraient adaptés grâce à des <strong>sauts évolutifs</strong> leur permettant de conserver les conditions optimales dans leur milieu intérieur (les animaux à sang chaud), tandis que d&#8217;autres ont été contraints de subir la <strong>dégration de leur milieu extérieur</strong> (tel les animaux à sang froid). La chaleur n&#8217;est qu&#8217;un exemple des propriétés à conserver dans le milieu intérieur puisqu&#8217;il peut y avoir aussi la salinité, l&#8217;acidité, l&#8217;humidité, la pression&#8230; et même la lumière (dans le cas des organismes des profondeurs des océans).</p>
<p>Comme à l&#8217;apparition ou à la naissance des êtres vivants, nous absorbons la plus grande part de nos valeurs, de nos croyances et de notre façon de voir la vie pendant l&#8217;enfance. Pour le vérifier, il suffit d&#8217;imaginer le même enfant grandir dans un milieu radicalement différent, un autre pays par exemple. Au delà de son éducation, ne serait-ce que par imitation, de nombreux traits de son comportement seront <strong>typiques de la région où il baigne</strong>.</p>
<p>Plus tard, lorsqu&#8217;il commencera à s&#8217;émanciper et que son milieu de vie changera, il se rendra compte que certaines de ses caractéristiques <strong>persistent</strong> (celles qu&#8217;il aura complètement intériorisées) tandis que d&#8217;autres restent <strong>influençables</strong>. Les sauts évolutifs accomplis pour conserver une caractéristique donnée dépendront largement de son <strong>niveau de conscience</strong>. Le réflexe sera aisé lors d&#8217;une <strong>rupture brutale</strong> d&#8217;un des principes chers à l’individu. Mais ce sera beaucoup plus difficile de résister à une <strong>déterioration fantômatique</strong>, dure à détecter.</p>
<p>C&#8217;est ici que l&#8217;auteur renoue le lien avec l&#8217;allégorie de la grenouille. Il faut savoir être conscient d&#8217;un environnement qui se dégrade pour pouvoir s&#8217;y opposer et garder son intégrité intérieure. C&#8217;est une capacité qui heureusement tends à se répandre, d&#8217;après le livre <a href="http://www.amazon.fr/L%C3%A9mergence-cr%C3%A9atifs-culturels-Paul-Ray/dp/291349210X?tag=ceclair-21">L&#8217;émergence des créatifs culturels</a> de Paul H. Ray et Sherry Ruth Anderson. Ils seraient déjà 44 millions d&#8217;adultes aux Etats-Unis nous apprends-on. Ces individus capables de faire un <strong>choix personnel</strong> contraire aux valeurs dominantes seraient capables de contrebalancer l&#8217;<strong>entropie</strong> (la dégradation) de notre environnement socio-culturel. Par leur effort séparé, ils recréent de nouvelles cultures capables de réguler à leur tour notre milieu, un peu comme les écosystèmes marins qui absorbent la pollution à laquelle on les soumet.</p>
<p>Mieux : tous ces individus devenus <strong>responsables</strong> et sachant améliorer leur milieu <strong>au delà de leur intérêt personnel</strong> pourraient bien un jour, par leur efforts invisibles à l&#8217;heure actuelle mais bien en marche, aboutir à une transformation extérieure aussi prodigieuse que celle du bambou chinois!</p>
<p>Sur ce, je vous laisse méditer sur les éclairages prodigués par toutes les métaphores de <a href="http://www.amazon.fr/Grenouille-savait-quelle-%C3%A9tait-cuite/dp/2501056450?tag=ceclair-21">ce fabuleux livre</a> et vous invite à réagir dans les commentaires…</p>
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		<title>La grenouille qui ne savait pas qu&#8217;elle était cuite (1/2)</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Feb 2009 03:12:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Argancel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Développement Personnel]]></category>
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		<description><![CDATA["La grenouille qui ne savait pas qu'elle était cuite (et autres leçons de vie)" est un recueil de sept allégories qui se propose de nous fournir pour chacune d'entre elles des pistes d'enseignement à utiliser pour notre développement personnel.]]></description>
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<a href='http://www.amazon.fr/Grenouille-savait-quelle-%C3%A9tait-cuite/dp/2501056450?tag=ceclair-21' target=_blank><img src="http://ceclair.fr/wp-content/uploads/2009/02/livre-grenouille-qui-ne-savait-pas-qu-elle-etait-cuite.jpg" alt="La grenouille qui ne savait pas qu'elle était cuite (et autres leçons de vie)" title="livre-grenouille-qui-ne-savait-pas-qu-elle-etait-cuite" width="200" height="292"  align="right" border="0" hspace="5" vspace="5" /></a><br />
<a href="http://www.amazon.fr/Grenouille-savait-quelle-%C3%A9tait-cuite/dp/2501056450?tag=ceclair-21">La grenouille qui ne savait pas qu&#39;elle était cuite (et autres leçons de vie)</a> est un recueil de <strong>sept allégories</strong> qui se propose de nous fournir pour chacune d&#39;entre elles des pistes d&#39;enseignement à utiliser pour notre <strong>développement personnel</strong>. Ce livre a l&#39;avantage de se lire très facilement grâce à l&#39;aspect concret des histoires et à la simplicité de l&#39;écriture de l&#39;auteur. Ce fût un délice de le parcourir tout en imaginant où tout ceci pouvait bien s&#39;appliquer dans la vie de tous les jours.
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  Maintenant que je suis arrivé au bout, je vous propose de partager avec vous les principes que j&#39;ai retenus :
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<p><span id="more-863"></span></p>
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  1 &#8211; La grenouille qui ne savait pas qu&#39;elle était cuite<br />
</h4>
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  Je connaissais déjà cette petite histoire que j&#39;avais découverte en surfant au hasard sur le net. Elle repose sur une expérience selon laquelle une grenouille plongée dans l&#39;eau d&#39;une marmite que l&#39;on chauffe très lentement jusqu&#39;à ébullition serait incapable de <strong>prendre conscience du danger</strong> avant qu&#39;il ne soit trop tard, se laissant engourdir puis cuire malgré elle. Par contre, si l&#39;eau avait été chaude dès le début, la grenouille s&#39;en serait sortie indemne en sautant de la marmite, la stimulation étant suffisamment critique dès le début.
</p>
<p>
  Même si elle n&#39;a pas pu être vérifiée jusqu&#39;à présent, on observe que cette histoire s&#39;applique à bon nombre de phénomènes de la vie courante. Elle dénonce le <strong>laisser aller</strong> de certains qui, accoutumés à des désagréments mineurs, se retrouvent bientôt piégés dans des situations beaucoup plus graves d&#39;où ils ne peuvent plus sortir. On peu citer par exemple le lent conditionnement des femmes battues, la pollution inexorable des sols de notre belle planète ou au niveau santé, l&#39;évolution d&#39;un cancer.
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<p>
  Face à ces dangers, l&#39;auteur nous propose trois grandes pistes :
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<p>
  -Entraîner notre <strong>conscience</strong> : arrêter de jouer les robots et faire une pause de temps en temps pour prendre du recul et piloter consciemment nos faits et gestes. L&#39;auteur va même jusqu&#39;à parler d&#39;éveiller notre conscience dans nos rêves, un comble!
</p>
<p>
  -Entraîner notre <strong>mémoire</strong> : afin de percevoir des changements subtils, il est crucial d&#39;avoir une bonne mémoire. La mémoire permet de comparer, de discerner et au bout du compte de savoir évoluer dans la bonne direction.
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<p>
  -Avoir de bons <strong>points de repère</strong> : si la grenouille n&#39;arrive pas à agir face à la lente augmentation de la température, c&#39;est peut-être aussi parcequ&#39;elle ne sait pas où elle en est. Si elle avait eu un thermomètre(et avait été assez intelligente pour le lire), nul doute qu&#39;elle aurait pu prendre conscience du danger. D&#39;où l&#39;importance d&#39;avoir des références solides, et notamment des idéaux pour pouvoir avancer sereinement dans la vie.
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<h4>
  2. Le bambou chinois : la préparation dans l&#39;obscurité<br />
</h4>
<p>
  Ce qui est étonnant avec cette histoire, c&#39;est que j&#39;en ai pris connaissance pour la première fois quelques jour avant de me plonger dans le livre, dans l&#39;email d&#39;une collègue. Et c&#39;est cette coïncidence qui a orienté mon choix de lecture, sachant que j&#39;avais reçu trois nouveaux bouquins.
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<p>
  L&#39;histoire raconte qu&#39;il existe un bambou chinois à la croissance toute particulière. Lorsqu&#39;on le plante, il ne donne aucun signe de vie pendant les quatre premières années. Puis la cinquième année, il se met finalement à pousser de façon fulgurante, pour atteindre 25 mètres. Il aura donc fallu quatre ans pour que la plante prépare ses racines à son émergence en pleine lumière.
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<p>
  Cette histoire suit et en même temps s&#39;oppose à l&#39;allégorie de la grenouille. Elle propose de travailler lentement dans le secret pour ensuite grandir vite et fort au grand jour. On peut y voir un certain parallèle avec le mécanisme de procréation, qui a lieu dans une matrice protectrice, ou avec la lente mâturation d&#39;une idée de projet dans le cerveau d&#39;un entrepreneur. L&#39;important est de protéger la création naissante de l&#39;agression du monde extérieur. Une fois prête, elle fera une entrée rayonnante au devant de la scène.
</p>
<p>
  Le thème de la prise de <strong>conscience</strong> et de la <strong>persévérence</strong> sont présents ici aussi. En effet, l&#39;évolution sera très subtile au début, il faudra donc beaucoup de sensibilité pour prendre conscience du phénomène et de volonté pour continuer alors que les signes de progression sont si minces.
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<p>
  Enfin, si on prends la chose d&#39;un point de vue négatif, on peut faire un parallèle avec le krach boursier démesuré de la fin 2008. Les racines de cette crise se sont construites lentement, de façon imperceptible pour beaucoup, mais la mauvaise gestion du système financier mondial est un mal bien ancré dans la terre, dont il faudra longtemps pour en venir à bout.
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<h4>
  3. La cire et l&#39;eau chaude : la force de la première impression<br />
</h4>
<p>
  Cette allégorie apparaît dans de nombreux livres sur la créativité, dont le fameux Lateral thinking de Edward Bono. Le principe est de faire couler un peu d&#39;eau chaude sur une surface de cire plane. On se rend compte alors que l&#39;eau chaude a tôt fait de creuser un chemin sur la cire. Mais ce qui est le plus remarquable, c&#39;est que lorsqu&#39;on refait couler de l&#39;eau, le chemin emprunté reste implacablement le même. Ainsi, c&#39;est la première impression qui détermine le cours de tous les écoulements d&#39;eau suivants.
</p>
<p>
  Parmi les situations analogues évoquées dans le livre, je me suis particulièrement retrouvé dans celle du <strong>pianiste</strong> qui déchiffre une nouvelle partition. Il est vrai qu&#39;il faut veiller à travailler lentement au début, et en particulier éviter de commettre des fautes de lecture ou de doigté. Autrement, un mauvais plis peut vite se former et rendre toute correction fastidieuse, la mémoire kinesthésique (du corps) ayant pris le relais sur le mouvement conscient des doigts.
</p>
<p>
  Sortir du tracé imprimé dans la cire est également un thème récurrent du <strong>développement personnel</strong>. On y apprends à abandonner d&#39;anciennes habitudes inefficaces pour en adopter de nouvelles plus adaptées à nos objectifs. On se motive à sortir de notre zone de confort pour explorer de nouveaux horizons. On remet en question nos à priori pour faire évoluer notre esprit et aiguiser notre créativité. La question est vraiment de sortir de notre conditionnement initial pour reprendre les rennes de notre vie.
</p>
<p>
  Rappelons aussi que la cire et l&#39;eau chaude sont deux faces d&#39;une même pièce. La cire, qui symbolise l&#39;inconscient, la matière ou le corps, complémente l&#39;eau chaude, symbolisant la conscience, l&#39;énergie ou l&#39;esprit. L&#39;eau chaude sculpte la cire et la cire canalise l&#39;eau chaude. On ne peut être efficace qu&#39;en sachant <strong>équilibrer les deux</strong>, tantôt en utilisant le savoir-faire contenu dans les habitudes, tantôt en prenant consciemment la voie du changement.
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<h4>
  4. Le papillon et le cocon : l&#39;aide qui affaiblit et l&#39;épreuve qui renforce.<br />
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<p>
  Lorsqu&#39;un papillon est prêt à sortir de son cocon, il lui faut beaucoup de force pour s&#39;en extirper et prendre son envol. Pourtant, saviez-vous que c&#39;est une étape absolument nécessaire à sa survie? En effet, sans cette épreuve de force, le papillon serait incapable de développer la musculature qui lui permettra de prendre son envol. C&#39;est pour cela qu&#39;il ne faut jamais aider un papillon à sortir d&#39;un cocon en le perçant, ça le condamnerait.
</p>
<p>
  Cette allégorie est très pertinente de nos jours où l&#39;on se demande souvent dans quelle mesure nous devons aider les pays du tiers monde, assister un enfant qu&#39;on éduque ou traiter une maladie bénigne. Car <strong>toute souffrance n&#39;est pas inutile</strong>. Bien sûr il y a des situations d&#39;urgence où l&#39;aide est nécessaire, sous peine d&#39;une issue néfaste et fatale. Mais bien souvent, nous devons nous garder &#39;intervenir à tout bout de champ et choisir de soutenir l&#39;effort au lieu de le substituer par la facilité et la dépendance extérieure.
</p>
<p>
  L&#39;histoire du papillon et du cocon fait l&#39;éloge de la <strong>force intérieure</strong> comme moyen de croissance et de dépassement de soi. Elle dénonce les solutions de facilité qui n&#39;induisent pas un véritable changement en profondeur. Il faut laisser le temps à l&#39;individu de s&#39;adapter et d&#39;affronter l&#39;épreuve par ses propres moyens, guidé par la motivation inspirée par les grands bénéfices qui l&#39;attendent au bout du chemin.
</p>
<p>
  La souffrance n&#39;est plus alors un fardeau mais a sa raison d&#39;être car elle donne un prix à toute chose. Elle rends heureux car elle permet de mieux apprécier nos acquis.
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<p>
  Finalement, tout ceci nous pousse à agir de façon subtile et responsable lors d&#39;un accompagnement, en canalisant la force intérieure de l&#39;accompagné pour que s&#39;exprime en lui tout son potentiel.
</p>
<p>
<b><a href="http://ceclair.fr/developpement-personnel/la-grenouille-qui-ne-savait-pas-quelle-etait-cuite-22-865">Lien vers la deuxième partie</a></b></p>
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