Boostez votre motivation en annonçant haut et fort un objectif ambitieux

Par | 25 septembre 2010

Cet article est ma contribution au festival A la Croisée des Blogs du mois de Septembre 2010, sur le thème Ambition et dépassement de soi : viser le soleil quitte à ne décrocher que la lune organisé par Jérôme Hoarau du blog Pourquoi entreprendre?

Boostez votre motivation en annonçant haut et fort un objectif ambitieux

Le mois dernier, dans l’article Défier la loi du moindre effort, nous discutions de la mise en place d’une structure propice au dépassement de soi. L’idée était en quelque sorte de se forcer à réussir en orientant nos actions dans la bonne direction grâce à diverses contraintes que l’on se fixe pour soi-même.

Il est temps à présent de décrire un premier élément de cette structure, qui est une contrainte très efficace et en même temps assez simple à mettre en place, qu’on pourrait appeler : le pouvoir de l’engagement public.

Cette contrainte consiste à se fixer un objectif et à l’annoncer haut et fort à un public large au lieu de le garder pour soi. Ainsi, nous créons un contrat moral avec les autres, qui se feront une joie de nous rappeler à l’ordre si nous ne mettons pas tout en œuvre pour atteindre cet objectif.

Bien sûr, pour corser les choses, on prendra soin d’énoncer un objectif ambitieux. Cela aura le double avantage de marquer les esprits et de nous faire avancer à pas de géant sur le chemin de notre développement personnel.

Je vous propose  d’étudier plus en détail cet outil de motivation dans la suite de cet article…


Pourquoi ça marche?

Tout d’abord le fait de s’engager fermement auprès des autres joue sur une de nos peurs les plus viscérales : la peur du rejet. Annoncer fièrement haut et fort que l’on va réaliser un objectif est une affirmation dangereuse, car nul ne peut prédire le futur.

Si l’on s’est trompé, le public envers qui l’on s’est engagé sera impitoyable. On pourrait être traité de menteur, de flambeur, ou en tout cas perdre une bonne partie de notre crédibilité. Selon l’importance de l’enjeu, certaines personnes risquent peut-être de se détourner de nous : des clients, des partenaires, des fans,… En somme, c’est toute une réputation que nous mettons en danger et ce serait un sérieux coup à notre amour propre.

De fait, cette peur va nous aider à nous mettre la pression. Par exemple il y a fort à parier que l’on ne soit pas capable de regarder tranquillement la télévision le soir, si l’on se sent tourmenté par la peur de ne pas réussir un objectif ambitieux annoncé en grandes pompes. Nous allons nous battre pour cette cause et laisser le moins de prise possible au hasard. Nous allons agir franchement, sans détour, pour notre succès, car la peur du rejet sera plus forte que d’autres petites envies telles que regarder la première émission venue à la télévision.

L’autre raison pour laquelle ça marche est un phénomène souvent cité en développement personnel, que l’on appelle la prophécie autoréalisatrice. Le simple fait d’énoncer la prédiction de l’objectif modifie les anticipations, et donc les comportements. Cela peut créer un phénomène de rétroaction positive permettant de favoriser la réalisation de l’objectif.

J’ai le souvenir d’un exemple tout simple : alors qu’il rédigeait son livre Séduire en 5 secondes, mon confrère Sébastien Night avait coutume d’inscrire sur son compte skype le statut “writting a bestseller”. Or le simple fait d’annoncer qu’on a pour objectif d’écrire un bestseller rends le livre forcément plus attractif, et donc plus apte à devenir un bestseller!

Créer une vision inspirante

Maintenant que nous savons que ça marche, il va falloir trouver un objectif accrocheur, à la fois pour soi-même, et pour ceux envers qui l’on s’engage. Cela implique de soigner le message de façon à créer une vision inspirante.

Imaginez par exemple l’engouement qu’a suscité le discours de John Fitzgerald Kennedy le 12 septembre 1962, lorsqu’il a annoncé que les Etats-Unis enverraient un homme sur la Lune avant la fin de la décennie. N’était-ce pas un message fascinant?

Le but est de s’imaginer, non pas tel que nous sommes – ce serait trop ennuyeux – mais tel que nous pouvons être. C’est comme si nous mettions le grappin sur un territoire vierge en dehors de notre zone de confort, et que nous nous hissions de toutes nos forces jusque là.

Bien entendu, tout le monde ne peut pas se permettre d’annoncer un objectif aussi prestigieux que d’aller sur la Lune. Mais nous pouvons par exemple nous servir de nos plus grandes frustrations comme une force pour nous motiver à réaliser l’extraordinaire.

Le public visé est également à prendre en considération. Si j’annonce ici sur C’éclair que mon objectif est de jouer le morceau Fantaisie Impromptu de Chopin au piano, à la vitesse originale, forcément ça ne va pas intéresser grand monde puisque ce blog n’est pas dédié au piano. Mais je peux tout aussi bien créer demain un blog spécialement pour l’occasion, orienté sur les mots clés “Piano” et “Chopin”. Et j’aurai bien plus d’impact en annonçant d’emblée cet objectif à la fois inspirant, clair et précis auprès d’un public ciblé, plutôt que si je l’annonçais simplement à un plus grand nombre de personnes sur un blog non ciblé.

Un objectif ambitieux mais réaliste

Afin que le message soit efficace, il ne suffit pas qu’il soit accrocheur. On doit également pouvoir y croire. Et cela implique de savoir savamment doser la difficulté. Si l’objectif est ambitieux mais considéré comme vraiment irréalisable, on détruit la motivation au lieu de la créer. A l’inverse, si l’ objectif est trop conservateur, il n’y a pas de motivation puisque tout le monde se dit qu’il sera atteint sans difficulté.

Il est donc crucial de connaître la limite entre l’ambition et le réalisme. Afin de bien doser cela, il faudra se baser sur des données objectives : quel est le temps, le budget et les ressources que je peux allouer au projet? Est-ce que d’autres ont déjà atteint un objectif similaire? En combien de temps?

Afin d’être convaincues, les personnes envers qui l’on s’engage doivent connaître précisément comment les choses vont se dérouler : quels seront les moyens utilisés? Quelles échéances je me fixe? Comment vais-je mesurer mon succès à chaque étape du projet?

Et pour parfaire le tout, on peut se donner une pénalité en cas d’échec. C’est ce que fit Carlos Ghosn lorsqu’il prit la tête de Nissan en 1999 suite à la prise de participation de Renault pour former l’alliance Renault-Nissan. Lorsqu’il arriva, la société accusait des pertes énormes, avec environ 20 milliards de dollars US de déficit. Après une phase d’observation, il annonça donc un plan de restructuration : le Nissan Revival Plan (NRP).

Ce plan prévoyait la fermeture de quelques usines, notamment au Japon, le licenciement de quelques employés et un retour aux bénéfices dans un délai très court. Carlos Ghosn s’était engagé à démissionner si Nissan n’atteignait pas les objectifs qu’il avait fixés. Malgré le choc culturel que cette restructuration a provoqué, le pari fût réussi puisque dès 2001, la firme renoua avec les bénéfices. Et en 2003, la dette de Nissan fût entièrement remboursée. La firme japonaise devint ainsi l’un des groupes d’automobile les plus rentables au monde.

Ignorer les sceptiques

Bien entendu, lorsqu’on se donne un objectif ambitieux, et qui plus est novateur, les sceptiques ne tardent pas à faire leur apparition. Le problème, c’est que la plupart des gens ont tôt fait de se faire une image préconçue de vous, et sont incapables de voir que vous avez le potentiel de progresser.

C’est ce qui est arrivé à Arnold Schwarzenegger lorsqu’il annonça vouloir se lancer dans une carrière d’acteur après le bodybuilding. Tout le monde lui disait qu’il n’avait aucune chance. Les agents lui reprochaient d’avoir un corps trop atypique, un trop fort accent autrichien ou encore un nom trop long. Mais cela a seulement accentué sa détermination à réussir. Il prit des cours pour améliorer sa voix et son jeu d’acteur, et réussi à s’établir dans le domaine spécifique des films d’action avec un héro musclé tels que Conan le barbare ou Terminator.

Le fait est que nous devons utiliser ce qu’il y a de meilleur en nous, optimiser ce qui nous rends unique, sans se soucier de ce que les autres veulent que nous soyons.

Nous avons intérêt aussi à nous entourer de gens qui nous tirent vers le haut et non vers le bas, puisqu’il est fort probable que les coups de blues ne manqueront pas…

Et si j’échoue?

Quand on annonce haut et fort un objectif ambitieux, il y a forcément un moment où l’on se demande ce qu’il pourrait arriver si jamais les choses tournaient mal et qu’on ratait cet objectif. Il est difficile de généraliser les choses, les conséquences peuvent être minimes comme elles peuvent être graves.

On imagine bien qu’un funambule qui se donne pour objectif de traverser un ravin sans filet s’expose à un risque mortel, et bien sûr je ne le recommande pas! En outre, un patron qui échoue alors qu’il s’est engagé à démissionner s’il ne rétablissait pas la santé de son entreprise serait obligé de perdre son emploi.

Pourtant, la plupart du temps, l’échec est plus une opportunité pour apprendre que de se lamenter. Par exemple une équipe de foot qui perd un match peut analyser le déroulement du match pour élaborer une meilleure tactique pour la prochaine fois. Un échec peut servir à améliorer notre expérience dans un domaine : si les américains avaient raté leur première tentative d’alunissage, ils auraient bien sûr mis à profit leurs connaissances pour un prochain essai.

Et puis lorsqu’on se donne un objectif ambitieux avec une date d’échéance, il arrive souvent que l’on arrive à obtenir un résultat très proche de ce que l’on avait annoncé. S’il est possible d’augmenter le délai, on peut alors réussir à terminer très facilement le peu de travail qu’il reste.

Des exemples!

Pour finir, je saisi l’occasion de cet article pour établir une sorte de liste de projets ambitieux énoncés sur le web. Je commencerai par deux exemples très inspirant parmi mes amis blogueurs :

Si vous connaissez d’autres défis inspirants sur la toile, je vous propose de les saisir dans les commentaires. Je les ajouterai ensuite avec plaisir à cette liste!

Et comme toujours, vous êtes cordialement invités à réagir à l’article dans les commentaires :)

Crédit photo : paulo cruz – Fotolia.com

30 commentaires sur l'article “Boostez votre motivation en annonçant haut et fort un objectif ambitieux

  1. Justin

    Bravo pour les nombreux exemples qui agrémentent tout l’article. C’est réellement motivant.

    Par contre, je ne partage pas complètement ton avis sur le fait que l’on doit absolument se fixer des objectifs réalisables. Je pense qu’il est important de garder une part de rêve en nous afin de garder la motivation.

    Un simple exemple : je suis un cycliste amateur d’un niveau très moyen. Mon plus grand rêve serait de gagner le Tour de France. Si je me fixe ce rêve comme objectif et qu’à la fin de ma carrière je n’y ai que « simplement » participé, je pense que le résultat me satisfera amplement.

    Or, si je me fixe un objectif réaliste, en prenant compte de mon niveau, de mon âge, de mes moyens financiers, etc. Je ne me fixerai comme objectif que de devenir pro, ce qui serait déjà un exploit, et je m’en contenterai certainement.

    Je ne pense donc pas que se fixer un objectif considéré comme irréalisable casserait la motivation mais que cela donnerait justement un « coup de boost » à notre imagination.

    Enfin, après tout c’est ma façon de voir les choses : j’ai besoin de rêve pour me motiver :)

  2. Jérôme

    Super article de fond, avec plein de contenus instructifs, un vrai régale. Pour ma part, c’est cette phrase qui m’a fait tilter : « l’échec est plus une opportunité pour apprendre que de se lamenter » . Tout à fait d’accord :-). Comme je le dis souvent, on apprend mieux de ses erreurs que de ses succès. Et les objectifs ça sert à ça aussi. Pas d’échec sans objectif, mais pas de succès non plus. Merci pour ta contribution haut de gamme 😉

  3. Fabrice

    Très bon article! C’est claire que clamer haut et fort un objectif est une bonne technique!

  4. Ambiome / Joanne Tatham

    Excellents conseils et exemples.

    Pour ma part cependant, je dirais qu’il s’agit moins de la peur du rejet que d’un besoin de soutien et d’échange.

    Lorsque j’ai arrêté de fumer, j’en ai essentiellement parlé à des proches, j’ai écrit sur mon blog, mais je ne voulais pas en parler au boulot parce que je savais qui douterai de moi et me le ferai savoir. D’ailleurs, ça n’a pas loupé quand je l’ai finalement dit (ça finissait par se voir que je ne fumais pas après manger) ! Mais finalement, je n’avais pas peur d’échouer, ni peur de leur regard.

    J’ai fini par reprendre la cigarette presque trois ans après, mais c’était juste un fait. Je ne considère pas ça comme un échec; d’ailleurs je ne préfère pas employer ce terme. Il n’y a pas d’échec tant que l’on tire un enseignement de ses erreurs. J’ai foiré à un moment précis, c’est tout. Mais j’ai aussi accompli d’autres choses qui m’auraient paru impossible depuis, et c’est aussi parce que sur ce coup là, j’ai foiré.

    Et pour rebondir sur le commentaire de Justin, pour moi, qu’importe la hauteur de l’objectif, ce qui compte c’est d’avoir des étapes, qui elles, sont réalistes. A moins d’avoir énoooormément de chance et de faire un bond incroyable ! :)

    (désolée, je crois que j’ai écrit un pavé, un peu ;))

  5. Sophie - Esprit de Succès

    Pour ma part, je ne suis pas d’accord à 100% avec l’intérêt de dire à tout le monde quels sont nos objectifs.
    1°) parce que cela peut susciter le doute chez les autres, comme le mentionne Ambiome ci-dessus. Et que parfois, ils vont se faire un plaisir de nous décourager, nous dissuader,etc. Il ne faut pas perdre de vue que ce n’est pas toujours facile de voir les autres réussir là où soi-même on a échoué et, de ce fait, on n’a pas toujours envie de l’encourager…
    Ou encore, la réussite de l’un peut modifier ses relations avec les autres, qui n’ont pas forcément envie de ce changement. Et donc, rebelote, ne vont pas l’encourager…
    2°) parce que, à force de parler de ce qu’on va faire, on peut en oublier de réellement le faire. Comme on le dit par chez moi (chez les Chtis), « Grands diseux, petits faiseux » !…

  6. ProLire

    Quand tu parles de créer un blog spécifique sur Chopin et le piano pour arriver à jouer un morceau difficile, j’ai immédiatement pensé au premier exemple que tu donnes.

    C’est vrai que c’est une bonne stratégie pour à la fois créer le buzz et se motiver à réaliser le défi. Il ne reste plus qu’à trouver des idées d’objectifs ambitieux à partager.

    A froid, je penserais à : mettre en pratique toutes les habitudes cités par tel ou tel auteur (Léo Babauta, Steve Pavlina etc…). Mais bon, c’est à méditer.

  7. Pingback: Festival à la Croisée des blogs : Ambition et dépassement de soi | Pourquoi entreprendre ?

  8. Aurelien

    En voila de l’article de fond ! Je partage totalement l’avis de Alexandre et je le remercie au passage de m’avoir cité parmi ses exemples.

    C’est amusant parce qu’au départ j’ai senti que clamer haut et fort le fait que je me donnais un an pour développer un business sur Internet attirerait les gens, mais je ne me doutais pas à quel point.

    De plus, le fait de fixer une limite de temps ça rend le challenge encore plus attractif puisque ça veut dire qu’on connaîtra l’issue de ce défi, de plus ça tient les gens en haleine de mois en mois..

  9. Alexandre Auteur de l'article

    Merci pour vos commentaires!

    @Justin : je pense en effet qu’il faut aller légèrement plus en faveur de l’ambition que le réalisable. Le cas du cyclisme est un peu particulier, parce que gagner le tour de France, c’est en principe faisable même si c’est la première fois que tu y participes. Néanmoins si tu ne t’entraîne pas sérieusement pour y parvenir, personne ne pourrait y croire.

    Je te remercie pour la vidéo, je vois que le débat n’est pas neuf lol. Le raisonnement se tient. Mais j’aurais bien aimé avoir une démonstration un peu plus poussée :) En particulier, la vidéo donne l’exemple d’une femme qui décide de faire du sport d’appartement. Mais le fait est qu’annoncer cet objectif seulement à son entourage immédiat n’est peut-être pas suffisant pour lui mettre la pression.

    @Jérôme : merci pour tes encouragements. Effectivement je pense que les exemples concrets permettent au lecteur de mieux appréhender le raisonnement.

    @Fabrice : merci! Est-ce que tu as de l’expérience là dessus?

    @Ambiome : félicitations pour cet effort, trois ans, c’est déjà beaucoup! Tu as raison en ce qui concerne le public visé : mieux vaut l’annoncer à des gens qui vont te soutenir plutôt que tenter de te décourager.

    @Sophie : très intéressant ton retour. Pour ceux que ça intéresse, Sophie vient d’écrire un article qui vient étendre le débat, ça se passe par ici : Pour ou contre l’engagement public?. Et j’en ai profité pour y glisser mon avis.

    @ProLire : oui effectivement. A vrai dire, c’est ce qu’a fait Olivier du blog Des livres pour changer de vie. Il a annoncé son objectif dès le début et ensuite il a motivé quelques blogueurs pour en parler, dont je faisais partie. Cela a créé déjà un public de départ qui lui a permi de se mettre la pression.

    @Aurélien : merci pour ton retour. J’espérais en effet que tu viennes nous dire ton avis sur la chose, étant toi-même en plein dedans! C’est vrai que maintenant ce challenge c’est ta marque de fabrique.
    Dans la vidéo que Justin nous a proposé, le présentateur indique que parler de son objectif au grand public est contre-productif, car ça donne une espèce de gratification immédiate qui fait qu’on a l’impression d’avoir déjà atteint l’objectif. Qu’est-ce que tu en penses? Comment le vis-tu?

  10. Justin

    @Alexandre : c’est clair que la vidéo ne reprend qu’un exemple simple. Mais par exemple, lorsque l’on affiche ses objectifs sur son blog qui est suivi, en quelques sortes, par « ses proches », on se retrouve peut-être au même stade.

  11. Sylvain

    Bonjour,

    très bon article bien que je pense que clamer haut et fort son objectif n’est pas toujours nécessaire : je préfère sacrifier tout le reste pour me concentrer tel un laser et réussir l’objectif en question sans forcément l’enoncer à tout le monde : j’aime les surprises.

    Je connais un autre défi inspirant sur la toile, il s’agit de : http://www.des-livres-pour-une-sante-durable.fr/mon-defi-fou/

    Sylvain

  12. Fabrice

    @Alexandre
    En fait, pas vraiment. Les plus « gros « trucs que j’ai fait c’était sans le clamer publiquement.
    Mis à part peut-être ma traverser de l’Afrique de l’ouest en 125: c’était un projet que j’avais monté et j’avais fait une campagne de presse, tv, radio locale. Pour le coup, c’était de la déclaration publique:-)

  13. Alexandre Auteur de l'article

    @Justin : pas sûr, moi par exemple je n’ai pas trop clamé l’existence de mon blog parmi mes proches. Je les laisse le découvrir indirectement, par eux même, par exemple s’ils sont amis avec moi via facebook. Je n’ai pas envie que ce soit une obligation, parce qu’ils sont de mon entourage, de me suivre.

    @Sylvain : je crois que ça dépends aussi un peu des projets. Certains se prêtent mieux que d’autres à ce concept d’engagement public.
    Au passage merci pour m’avoir fait découvrir le blog sur la santé durable. Je viens de l’ajouter à la liste!

    @Olivier : merci pour ton soutiens!

    Fabrice : ah oui justement j’avais pensé à citer le projet du voyageur qui veut relier les pôles. Tu as dû t’éclater en Afrique de l’ouest! Veinard! Enfin j’imagine que tu as dû passer par des coups dur aussi…

  14. Justin

    @Alexandre : je ne parlais pas de tes vrais proches mais plutôt de la blogosphère du développement personnel que l’on pourrait considérer comme « proche ». Car les bloggeurs jouent plus ou moins le même rôle, ils nous encourageront et nous diront que cet un bon objectif. La satisfaction pourrait donc déjà être au rendez-vous :)

  15. Fabrice

    Qui veut relier les pôles?
    Oui c’était une totale liberté! Et sans internet quasiment!
    En fait non pas de coup dur, j’ai eu une bonne étoile!

  16. Alexandre Auteur de l'article

    @Justin : ah ok, c’est dans ce sens que tu l’entendais

    @Fabrice : ça a dû vraiment te changer la vie. Est-ce que ce fût l’inspiration pour la création de ton blog? Au passage, tu peux publier les liens vers tes articles sur devperso.org si tu veux, il y a une catégorie styles de vie>voyages (tiens moi au courant, il faut que je te donnes les droits)
    Pour le gars qui veut relier les pôle, j’ai vu ça récemment dans les journaux. Ils en parlent ici:
    http://www.france24.com/fr/20100915-marathonien-veut-relier-deux-poles-a-travers-ameriques

  17. Fabrice

    @Argencel

    Me changer la vie, c’est peut-etre un peu trop fort mais c’est sûr cela a changé ma vision de la vie.Cela n’a pas été l’inspiration pour celui-ci, car cette histoire date, déjà, de 4 ans. J’avais déjà un blog à l’époque qui racontait ma vie d’expat au Nigéria. C’était une des rares source en français sur le pays, j’ai fait des rencontres sympas, je suis même passé à l’époque sur Direct8, je sais c’est pas une réference:-)

    Pour le portail devperso.org ok, je veut bien, la rubrique coincide!

    Etonnant ce mec! Sacre athlete!

    Tu habites l’île maurice non? J’espère que tu ‘es mis à la plongée?;-)

  18. Aurelien

    @Alexandre: j’ai regardé la vidéo et je trouve sa démonstration vraiment bidon. Si je parle de mes objectifs à un ami je ne me sentirai pas du tout plus proche du résultat.

    Quand j’ai annoncé à mes proches que je montais un business en Australie en septembre 2007 personne ne croyait à ma réussite, quand j’ai annoncé publiquement que j’allais me donner un an pour développer mon business sur Internet en 2010 personne non plus ne croyait à ma réussite, je ne vois donc pas comment le fait d’énoncer cet objectif publiquement aurait pu me faire sentir plus proche du résultat comme il le dit.

    En fait c’est même le contraire qui se produit, lorsque vous annoncez votre objectif (monter un business, perdre du poids ou autres) à vos proches, vous allez sentir que certains ne croient pas du tout en vous, et ça va vous motiver encore plus car vous allez avoir envie de leur donner tort.

    Si il y en a bien un qui aurait du « keep his mouth shut » c’est bien Monsieur Derek Sivers, bon ben je crois que je vais bientôt être prêt pour faire une présentation au TED moi !

  19. jerome F.

    Le souci c’est que si on se ramasse on n’a pas l’air c..
    Mais au moins on n’ pas fait une guy roux! 😉

  20. Grégory

    Je pense que c’est une méthode qui marche.

    C’est un peu ce que je fais sur mon blog : tous les mois, j’annonce mes objectifs mensuels. Et j’ai aussi publié mes objectifs à 3 ans.

    Maintenant, c’est efficace de faire ça sur le net. Il n’y a pas de contact, d’échange physique. Mais, comme le dit Julien, dans la blogosphère du développement personnel, tout le monde va dans le même sens et s’entre-motive. Ce qui est très plaisant …

    Dans la vraie vie, par contre … Sans annoncer mes objectifs, juste en évoquant la possibilité de faire un peu différemment, je sens bien que je ne fais pas l’unanimité … Donc je choisis mes interlocuteurs. Et là, c’est plus efficace. On m’a plutôt encouragé, et même demandé où j’en étais …

    Au départ sceptique, je suis maintenant convaincu de cette méthode. Mais en choisissant ces interlocuteurs. Ce qui semble un peu normal, en y réfléchissant.

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  22. Blandine

    Existe t-il le truc inverse ? Annoncer à tout le monde ce qu’on veut faire. Et être tellement sous pression qu’on lâche tout et abandonne…

    Ca m’est déjà arrivé il y a quelques années, mais c’était pour un truc auquel je ne croyais pas vraiment. Enfin, je m’en suis rendue compte après.

  23. Alexandre

    @Fabrice : oui j’habite à l’Ile Maurice. Pour la plongée, j’ai mis ça entre parenthèse à cause de mes oreilles. Mais je dois voir un médecin pour ça.

    @Aurelien : oui effectivement je suis dubitatif aussi sur cette vidéo. Je pense que l’exemple est un cas particulier. Il faudrait creuser tout ça de manière plus rigoureuse. En tout cas je pense que l’engagement public fonctionne mieux quand les gens ont un moyen de vérifier qu’on a atteint le but, et surtout si on leur rappelle sans cesse qu’on s’est donné ce but, comme tu as fait en inscrivant ça dans le header de ton site :)

    @jerome F. : oui c’est sûr que c’est pas agréable de se ramasser. Mais bon si on déjà réalisé une grosse partie du challenge, je pense que c’est pas trop grave. Bien sûr, encore faut-il que le challenge ne coûte pas trop cher en cas de défaite (par exemple si Carlos Ghosn avait foiré, il aurait dû démissionner…)

    @Gregory : effectivement ça marche sans doute mieux sur le net, mais c’est dur à mesurer :).

    @Blandine : ah oui forcément ça peut arriver si on a mal dosé l’effort. C’est pour cela qu’il faut trouver un équilibre entre ambition et réalisme :)

  24. Fnor

    J’ai passé ce cap lorsque j’ai récemment annoncé à mon entourage – mes amis et ma famille – que je comptais faire mes deux dernières années d’étude à l’étranger.

    Se sentir soutenu dans cette entreprise est vraiment agréable, on a l’impression que cela est encore plus près de se concrétiser.

  25. Existant

    J’ai tenté cette technique mais ça n’a pas fonctionné.

    J’avais entre autres annoncé à mon entourage qu’avant la fin d’une certaine période, j’aurais déménagé.

    Et c’est assez déprimant quand au bout de plusieurs mois vous revoyez des personnes qui vous disent : « au fait tu ne devais pas déménager ? » « tiens tu es toujours là ? »

    Donc maintenant je garde mes objectifs pour moi, ainsi pas de frustration en cas d’échec.

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  28. marina

    Super l’article, j’ai doucement sourie en parcourant ces lignes car c’est ma technique! J’ai partager les « challenges » que je me lance, ça leur donne plus de force et nourrit ma motivation!!Une technique à exploiter!

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